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18 octobre 2011

QUI TIRENT VRAIMENT LES FICELLES EN LIBYE ? D'APRÈS GÉRARD DE VILLIERS « C'EST LE QUATAR ET NON LE CNT ».

La situation en Libye confine à l'anarchie la plus complète, entre les ambitions de tribus rivales et un « Conseil de transition » abandonné, sans gouvernement ni réel chef... Gérard de Villiers raconte son voyage au cœur du chaos. Source : « L'Atlantico ».



Libre opinion.


ATLANTICO :
Vous revenez d'un voyage en Libye. Où en est-la situation ?

GÉRARD DE VILLIERS : La situation en Libye est au point mort, parce que l'éviction de Kadhafi ne s'est pas passée aussi bien qu'elle aurait dû, dans le sens où des villes tiennent encore tête. On ne sait combien de temps cela va durer. Le problème est surtout qu’il est dans la nature, et vraisemblablement dans la région des trois frontières – c'est-à-dire Algérie, Niger et Libye – avec la possibilité de passer très rapidement dans ces deux autres pays, protégé par les « Touaregs » qui sont ses alliés depuis toujours, et donc en embuscade.

Le processus a été que la France, comme l'Angleterre, ont rallié une partie du monde occidental autour du «CNT (Conseil national de transition) », dirigé par Abdel Jalil, un homme de Cyrénaïque, ancien ministre de la justice de Kadhafi, mais qui ne dispose pas de troupes à l'ouest. Les gens se sont battus à Benghazi, à Brega, à Ras Lanouf, tout cela c'est l'Est. Mais le gros des combats a été gagné par des troupes qui, du moins à Tripoli, sont dirigées par Belhadj et son groupe d'islamistes libyens anti-Kadhafi, qui contrôlent en grande partie Tripoli. C'est un grand groupe, une grande Katiba (unité pouvant varier entre 50 et 5000 personnes !). Ensuite il y a tous les « berbères » de Djebel Nefoussa (au sud de Tripoli), armés auparavant par les Français, qui sont hostiles aux hommes de Cyrénaïque, et suivent ainsi leur propre combat. Les habitants de Misrâtah sont ceux qui ont le plus combattu : eux ils sont un peu particuliers, parce que ce sont des descendants de colons turcs de l'époque de l'empire ottoman. Ces gens-là sont très bien organisés, continuent les combats autour de Syrte. Enfin, il y a les groupes de Zintan. En réalité il n'y a que peu de Katibas reliées à la Cyrénaïque.


ATLANTICO : Est-il totalement utopique d'espérer parvenir un jour à une union ?

GÉRARD DE VILLIERS : Le « CNT », qui a eu l'adoubement des occidentaux, a deux inconvénients : ses membres viennent de Cyrénaïque, et en outre il n'a pas de troupes, il ne contrôle pas les Katibas les plus importantes. Or les occidentaux, je m'en suis aperçu en discutant avec les Américains là-bas, n'ont pas vu le rôle du Qatar. Le Qatar et son émir ont donné énormément d'armes, d'argent et apporté leur soutien, à des groupes tels le « groupe Salabi », dont le frère Ali Salabi est un conseiller de l'émir du Qatar. Aujourd'hui le Qatar a des instructeurs auprès de ces Katibas, auprès de ce qu'on appelle l'armée de libération nationale, qui n'est pas vraiment une armée mais plus une milice avec des camionnettes, des armes antiaériennes, des lance-roquettes... Au sein du « CNT », ils se sont rendus compte que s'ils ne fédéraient pas une armée qui tienne la route, ils avaient perdu d'avance. Alors le président du « CNT » a recruté l'ancien ministre de l'intérieur de Kadhafi, le général Younès. Celui-ci a été chargé d'unifier tous ces groupes disparates (à peu près une quarantaine de Katibas), pour en faire un semblant d'« armée ». Or le général Younès a été assassiné le 27 juillet 2011 dans des circonstances extrêmement troubles, et tout semble indiquer que ses assassins sont des islamistes, d'une part parce qu'il était mêlé à la répression contre les islamistes du temps de Kadhafi, et d'autre part parce qu'il voulait essayer de mettre sous sa coupe les grandes Katibas islamistes.

Tous les ministres ont démissionné du « CNT ». Le « CNT » n'est plus tenu que par son président, puisque le « numéro 2 » aussi est parti. Le « CNT », aujourd'hui, est une organisation fantôme, qui a la reconnaissance de l'occident, mais c'est tout. Alors vous avez entendu parler de la déclaration de l'islamisteBelhadj, qui s'est auto-proclamé commandant militaire de Tripoli. Belhadj, vieil islamiste combattant, qui a été en Afghanistan, est très proche d'« Al-Qaida ». C'est un vrai radical. Il a convoqué la chaîne de télévision «Al-Jazeera » et a déclaré « Je suis le commandant militaire de Tripoli ». Seul problème, le « CNT » n'était pas au courant, et quand le « CNT » a voulu le faire rentrer dans le rang, il a refusé. Par conséquent, vous avez à Tripoli Belhadj, le plus puissant, mais aussi une douzaine de Katibas, chacune contrôlant un quartier.


ATLANTICO : Le problème réside donc dans l’impossibilité d'unir les Katibas. Est-il plausible de voir émerger plusieurs petits chefs, comme Belhadj à Tripoli ?

GÉRARD DE VILLIERS : C'est surtout un risque de voir émerger les islamistes, soutenus par le Qatar, et qui se soutiennent entre eux. Pour endiguer ce phénomène, le but du « CNT », poussé par les occidentaux, était de créer des ministres, un gouvernement. Et depuis Août, toutes les semaines le « CNT » annonce qu'il va créer un gouvernement... Pourquoi n'y en a-t-il pas ? Parce que c'est une telle anarchie... Chaque « tribu », et les « tribus » ont une réelle importance comme par exemple la « tribu Al-Obeïdi » à laquelle appartenait le général Younès, veut sa part du gâteau. Elles veulent toutes avoir un membre dans le gouvernement, un représentant. Chaque ville aussi : les gens de Misrâtah, de Tripoli veulent aussi des représentants... Pour satisfaire tout le monde, il faudrait un gouvernement de 80 ministres !

Et que s'est-il passé ? La semaine dernière Abdel Jalil a déclaré qu'on ne ferait un gouvernement que le territoire entièrement libéré. C'est-à-dire aux calendes grecques ! Il faut tout de même être conscients d'une chose : aujourd'hui tout vient du Qatar (le pétrole par exemple...).


ATLANTICO : Peut-on affirmer que le Qatar tient l'avenir de la Libye?

GÉRARD DE VILLIERS : C'est effectivement le Qatar qui, pour le moment, tient tout le futur de la Libye. Ce ne sont pas les Européens. A la base la Libye est un pays extrêmement islamiste, qui pratique la « charia ». Pas vraiment fondamentalistes, mais très religieux et traditionalistes. Ils ne pratiquent pas la charia féroce qui coupe la main des voleurs, mais la « charia » dans toute la vie sociale, politique, le droit des femmes, le mariage... Donc finalement, les islamistes purs et durs comme Belhadj ou Ismaïl Salabi, qui sont très extrémistes, auront peu de mal à convaincre les Libyens moyens. Pour ceux-ci, cela ne change presque rien : la démocratie n'a jamais existé, c'est un pays profondément islamiste, et qui va le rester. Mais je pense que ce à quoi on va assister, et on y assiste déjà, c'est un effacement progressif du « CNT », qui n'a ni pouvoir militaire ni pouvoir politique, mais qui a été reconnu avec une certaine imprudence par le monde occidental, les États-Unis et le Royaume-Uni sous l'influence de la France, principalement. On est, en ce moment, dans une impasse totale.


ATLANTICO : La mission poursuivit par le « CNT » est-elle vouée à l'échec ?

GÉRARD DE VILLIERS : Oui. Ils n'ont pas de forces, ils n'ont pas de pouvoir. Il ne faut pas oublier que la Libye est un pays tribal.


ATLANTICO : D'après votre description de la situation actuelle, le futur de la Lybie ne résume-t-il pas à échanger un tyran qui régnait depuis 50 ans contre mille tyrans qui déchireront le pays ?

Ce ne sont pas des tyrans, mais des gens qui gouvernent chacun une « tribu », une ville, qui ne se font pas forcément la guerre entre eux. On assiste « juste » à un morcellement du pays, une désunité extrême. On sait déjà ce qui va se passer d'ici la fin de l'année. Concrètement : vont-ils réussir à conquérir totalement Syrte, Bani Oulid, et les quelques points d'ancrage de Kadhafi ? C'est le premier point important, parce que ça bloque tout. N'oublions pas qu'aujourd'hui, on ne peut pas aller de Benghazi à Tripoli par la route, parce que c'est bloqué à la hauteur de Syrte.

Deuxième point, va-t-on attraper Kadhafi ? Je crois que personne n'a vraiment envie de l'attraper, ou du moins pas vivant, parce qu'il pourrait parler. Il pourrait dire beaucoup de choses. Par exemple, j'ai été à Benghazi chez des gens extrêmement riches, qui n'ont pas fait leur fortune depuis février et la révolution ! OrKadhafi se trouve dans une zone très difficile d'accès, du côté de Gadamès, et il est à 1 heure de chameau du Niger. Et là, il garde une capacité de nuisance grâce à ses relais en Syrie, où il fait un peu ce que faisaitBen Laden, il enregistre des messages... ce qui fait peur à tout le monde !

Et puis la Libye ne peut continuer à être sans gouvernement ! Le « CNT » était un « conseil transitoire ». Toutefois on ne voit pas la fin du transitoire, puisque le « CNT » lui-même est en train de se déliter. Les Américains sont très ennuyés, ils se sentent trahis par le Qatar, qui n'a pas du tout cherché à protéger leurs intérêts mais plutôt à établir en Libye un pays extrêmement islamiste, pas du tout pro-occidental. C'est le «chaos absolu ». N'oubliez pas que la Libye, était composée, au départ, de trois régions différentes : la Cyrénaïque, la Tripolitaine, et le Fezzan. De la même manière, Saddam Hussein tenait d'une main de fer les « Chiites », les « Sunnites » et les « Kurdes ». Kadhafi agrégeait des groupes qui ne se sont jamais supportés.


ATLANTICO : Ce qui signifie que ce type de pays, fondé sur un amas de peuplades ou « tribus » hostiles les unes aux autres, doit être dirigé d'une main de fer ?

GÉRARD DE VILLIERS : Mais bien sûr, il n'y a pas d'autre moyen. Sinon, regardez l'exemple de la Yougoslavie, en Europe. Son unité ne tenait qu'à la force et la personnalité de Tito. En Libye, ils n'ont personne actuellement pour fédérer et contrôler les groupes. Ils n'ont pas un De Gaulle, tel que la France l'a eu en 1945. ...


NOTE :

Gérard de Villiersné en 1929, est un journaliste, écrivain et éditeur français. Il est diplômé de l'« IEP Paris» et de l'« ESJ Paris ». Après avoir fait la guerre d'Algérie comme officier, il a été reporter à « Rivarol », «Paris-Presse », « France-Dimanche ». Il est célèbre dans le monde entier pour ses romans d'espionnage «S.A.S. », traduits en plusieurs langues.

Son dernier ouvrage, récemment paru, s'intitule « Rouge dragon ».

 

Source : NERRATI

07 octobre 2011

Côte d'Ivoire : une lutte anti-apartheid s'impose !

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Désormais plus que jamais, nos espoirs nés de la libération de Nelson Mandela en 1990 se sont envolés. Nous qui avions cru que l’apartheid était mort en Afrique, sommes en train de déchanter avec l’avènement de Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire.

A l’époque, du temps de Nelson Mandela, l’apartheid était une affaire de Blancs contre les Noirs d’Afrique du Sud. L’apartheid (mot afrikaans signifiant « séparation, mise à part ») était une politique dite de « développement séparé ».

NelsonMandela-2-86f91.jpgElle visait à tenir les Noirs loin de la gestion du pouvoir d’Etat, des hauts emplois dans l’Administration, de l’exercice du pouvoir de commandement sur les forces armées et de sécurité, de la possibilité de poursuivre des études supérieures dans les écoles et universités d’Excellence et enfin loin de certains secteurs d’activité. L’enjeu, c’était de maintenir dans la paupérisation la plus totale, sur la base de critères raciaux ou ethniques, une partie de la population sud africaine qui se trouve être la plus nombreuse parce que représentant environ 80% de toute la population du pays.

Même si loin des terres du peuple Zulu, nous avons partagé par nos émotions, nos écrits, nos chants, notre voix de politique ou d’intellectuel, les cris du coeur du peuple noir d’Afrique du Sud contre cette injustice humiliante et destructrice, nous n’avons pas pu vivre dans notre chair la meurtrissure qui aura marqué à jamais l’histoire des Noirs d’Afrique du Sud de l’année 1948 au 30 juin 1991 date d’abolition de l’apartheid.

Les Blancs qui ont institué cette doctrine étaient les Afrikaners constitués d’émigrés européens venus principalement des pays suivants : Pays-Bas, France, Allemagne, Grande Bretagne.

Un homme, Nelson Mandela et ses amis, dont Steve Biko et bien d’autres paieront qui de leur vie qui de leur liberté, ensemble de leur dignité d’homme, leur refus de ce système.

De 1991 à 2011, cela fait 20 ans que l’apartheid est aboli en Afrique du Sud. Mais ce 20e anniversaire introduit une nouvelle ère de l’apartheid dans l’Ouest de l’Afrique, précisément en Côte d’Ivoire. Oui. Les média de l’Occident n’en parleront pas. Comme l’apartheid en Afrique du Sud, ils attendront que la doctrine de l’exclusion promue par Dramane Ouattara porte les fruits qu’il en attendent et un jour, leurs organisations dites de défense des droits de l’homme viendront pour sortir leurs grimoires et y transcrire des rapports accablants.

En attendant, cet apartheid d’un genre nouveau, basé essentiellement sur une exclusion politique et ethnique, prend forme et fait des victimes beaucoup plus nombreuses que celles faites par les bombardements de la France et de l’ONU contre les civils ivoiriens.

Alors pour ceux qui ne le savent pas, l’apartheid qui a cours aujourd’hui en Côte d’Ivoire vise essentiellement les militants de la Majorité Présidentielle traités de militants pro-GBAGBO par les Occidentaux et leurs affidés ivoiriens afin de justifier  que ces millions de personnes partagent le sort qu’ils entendent réserver à Laurent GBAGBO.

Ainsi, tous les cadres en activité dans l’Administration publique, parfois de puis plus de 20 ans, jugés pro-GBAGBO et occupant des postes de responsabilité, sont démis sans motif de leurs fonctions et rétrogradés dans la hiérarchie administrative.

En dehors des cadres occupant des postes de responsabilité, tous les autres y compris les agents de maîtrise et les cadres assimilés, sont privés d’activité, isolés des centres de travail ou de discussions techniques. La plupart d’entre eux et notamment, ceux dénoncés à tort par certains collègues pour régler des vieux comptes, sont systématiquement licenciés sous le fallacieux prétexte de la restructuration des entreprises publiques ou des services administratifs.

Pendant ce temps, plusieurs recrutements sont lancés pour organiser leur remplacement par des personnes venant du même bord politique où de la région dont se réclame originaire Monsieur Dramane Ouattara qui n’oublie pas de faire de temps à autre, un clin d’oeil à son allié Konan Bédié pour les postes de peu d’intérêt.

Cette dynamique d’exclusion qui est déclenchée avec des consignes fermes, visant une mise à l’écart de toutes personnes soupçonnées d’être pro-GBAGBO pourra aboutir dans quelques mois, aux résultats suivants :

-         aucun cadre se réclamant du FPI ou des partis alliés ou dénoncé comme sympathisant de Laurent GBAGBO ne sera encore en activité car des notations éliminatoires seront mises en oeuvre en fin d’année 2011 par les chefs de service ou d’administration désignés par Ouattara et cela aboutira au licenciement de tous ces cadres pro-GBAGBO ;

-         aucun jeune jugé Patriote pro-GBAGBO ne sera reçu à aucun concours professionnel ou éligible à aucun programme d’insertion des jeunes, que des institutions engagées dans la réinsertion des jeunes, dans le cadre des programmes de démobilisation et de réinsertion post crise, initieront ;
-         aucun syndicat d’étudiant jugé pro-GBAGBO ne pourra être libre de se constituer et d’exercer ses activités ;

-         aucun élève ou étudiant jugé pro-GBAGBO ne pourra bénéficier de bourses d’études ;

-         aucune commerçante jugée pro-GBAGBO ne pourra avoir une étable dans aucun marché de Côte d’Ivoire ;

-         aucun commerçant jugé pro-GBAGBO ne pourra se réinstaller après la destruction des commerces sous le fallacieux prétexte d’une opération "pays propre" dont la vraie ambition est d’instituer une autorisation de faire le commerce qui ne sera délivrée qu’aux militants pro-Ouattara ;
-         etc. etc.


Ce programme d’exclusion basé sur la haine politique et ethnique de Dramane Ouattara est le nouveau visage de l’apartheid qui vient de voir le jour en Côte d’Ivoire.

Cette doctrine de l’exclusion défendue par des journalistes comme Venance Konan, comme il l’a fait hier pour l’Ivoirité, est mise en oeuvre sous divers angles.

Sous celui de la communication dirigée par Venance Konan et des journalistes des Quotidiens du RDR aidés de ceux du PDCI, il s’agit d’insister sur la notion de "Refondateur" et d’attribuer la responsabilité des dysfonctionnements économiques, administratifs, institutionnels et politiques provoqués par la rébellion de Dramane Ouattara créée en 2002,  au FPI de Laurent GBAGBO.

Laurent_Gbagbo_48587b.jpgL’objectif, c’est de convaincre les pro-Ouattara ou pro-Bédié qui trouveraient à redire face à cette pratique haineuse, que c’est pour leur propre bien que tous ces cadres, travailleurs, étudiants devenus tous des "Refondateurs" doivent être liquidés et exclus de l’exercice de toute activité ou de toute liberté. Car cet apartheid crée de l’emploi pour eux, introduit la pensée unique dans la vie publique ivoirienne et permet d’anéantir à jamais ceux qui ont osé mettre fin au parti unique qui existait avant que Laurent GBAGBO n’introduise son idée de multipartisme en Côte d’Ivoire.

Sous l’angle de la lutte contre l’impunité, il s’agit d’attribuer des crimes et délits imaginaires à l’ensemble des cadres engagés publiquement dans la vie politique ivoirienne aux côtés de Laurent GBAGBO afin de souiller leurs casiers judiciaires de condamnations dont le seul but est de les exclure de l’exercice de certains emplois ou de certaines libertés.

Sous l’angle de la lutte contre les atteintes imaginaires à la sûreté de l’Etat, il s’agit de justifier les exécutions sommaires, les arrestations arbitraires, l’expatriation forcée des militants et cadres jugés pro-GBAGBO afin de créer une homogénéité politique dans un environnement où l’expression d’une opinion taxée de pro-GBAGBO peut vous coûter, et la vie et la carrière professionnelle ou un reniement de vos proches.

Mais comme en Afrique du Sud, l’apartheid se combat ! Avec tous les moyens ! En comptant sur nous-mêmes. En ayant du courage. En ayant le sens du devoir citoyen. Afin de vaincre, même au péril de notre vie.

Car la forfaiture de l’exclusion, de l’apartheid, de la haine qu’on attribuait à GBAGBO Laurent pour le diaboliser, ne vise rien d’autre que l’instauration d’une ségrégation politique et ethnique en Côte d’Ivoire au profit de Dramane Ouattara est ses alliés.  

La haine, le monde entier sait désormais qui la porte en Côte d’Ivoire. Parce que ceux qui prétendaient dénoncer l’exclusion dont ils auraient été victimes, montrent à la face du monde après seulement 5 mois d’imposture, qu’ils ne sont point capables d’aimer ceux qui pensent différemment d’eux.

Finalement, cela devient clair que c’était ces "exclusionnistes", qui n’arrivaient pas à accepter Laurent GBAGBO et ses camarades de lutte comme des cadres méritants, des fils de la Côte d’Ivoire ayant le droit de diriger cette Nation, qui auront pourri la vie politique et sociale en Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie.

Par l’apartheid qu’ils viennent d’instaurer, tous ceux qui sont honnêtes reconnaîtront enfin que c’est Laurent GBAGBO et ses proches qui étaient plutôt victimes d’un rejet politique et ethnique.

Car le temps d’une imposture de 5 mois, et voici Dramane Ouattara et ses partisans mettre en oeuvre leur doctrine du développement séparé, de l’exclusion ethnique et politique à tous les nivaux de la vie sociale, économique, politique et professionnelle.

C’est pourquoi nous n’avons pas d’autre choix que d’engager ici et maintenant, la lutte anti-apartheid pour libérer les fils de Côte d’Ivoire et ramener l’espoir de l’égalité de tous les enfants de ce pays, devant les lois, les opportunités professionnelles, économiques et politiques !

Laurent GBAGBO a sacrifié sa dignité d’homme pour nous. A nous de lui faire honneur en faisant triompher son idéal d’une Côte d’Ivoire débarrassée des prédateurs, des clans et bourgeoisies ethno politiques.

Notre devoir est donc de vaincre et de corriger les éventuelles erreurs du passé afin que notre combat soit vrai et juste pour tous.