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30 mars 2012

Sarkozy accusé d'avoir accepté illégalement des liquidités

 

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L'héritière de L'Oréal « a donné 800.000 € à Sarkozy »

 

Un magistrat français a découvert une nouvelle preuve qui laisse penser que la campagne présidentielle de 2007 du Président Nicolas Sarkozy a reçu un financement illégal de 800.000 € de la part de l'héritière de la société de cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt.

Tandis que [le Premier ministre britannique] David Cameron, en Grande-Bretagne, cherche à désamorcer une controverse sur le financement de [son] parti, M. Sarkozy se retrouve face à un scandale bien plus grave de financement [politique] à quatre semaines du premier tour de la nouvelle élection présidentielle.

Un juge d'instruction indépendant enquêtant sur l'« affaire Bettencourt » tentaculaire a retrouvé deux transferts en liquide de 400.000 € chacun effectués depuis la Suisse en 2007, lesquels, soupçonne-t-il, ont apporté des fonds illégaux à la course présidentielle de M. Sarkozy, qui remporta cette élection.

Dans des documents divulgués dans deux journaux, ce juge, Jean-Michel Gentil, dit enquêter sur la possibilité que le premier versement, en février 2007, fut remis dans un bar parisien au trésorier de campagne de M. Sarkozy, Eric Woerth. M. Gentil dit également enquêter sur des preuves circonstanciées selon lesquelles un deuxième versement aurait pu être remis directement à M. Sarkozy lui-même.

liliane_bettencourt_reference.jpgDans le cadre de ses investigations, le juge a saisi un journal personnel tenu par l'ami de Mme Bettencourt, le photographe et play-boy François-Marie Banier. Le 26 avril 2007 - le même jour que le deuxième transfert de 400.000 € - le journal de M. Banier rapporte que l'héritière de L'Oréal lui a dit : « Sarkozy a une nouvelle fois demandé de l'argent. J'ai dit oui ». D'autres témoins ont dit à M. Gentil que M. Sarkozy avait passé 15 minutes seul avec le mari de Mme Bettencourt, aujourd'hui décédé [19 novembre 2007], André, durant la campagne électorale de ce printemps-là.

Les affirmations de financement illégal de la campagne de M. Sarkozy par la plus riche femme de France sont apparues, il y a deux ans, dans le cadre d'une dispute familiale et judiciaire complexe à propos du prétendu abus de faiblesse commis sur l'héritière par M. Barnier et d'autres membres de l'entourage de celle-ci. A cette époque, M. Sarkozy rejeta avec courroux les accusations de financement politique illégal comment étant non-fondées.

M. Gentil est un juge d'instruction indépendant basé à Bordeaux, qui a été nommé pour examiner les aspects financiers et politiques de la querelle de la famille de l'Oréal. Il a déjà commencé des investigations judiciaires contre, entre autres, M. Woerth, M. Banier et l'ancien gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre. Jeudi dernier, le juge a arrêté pour la deuxième fois M. de Maistre. Au cours des quatre derniers jours, M. Gentil a interrogé M. de Maistre à propos de sommes excessivement importantes, s'élevant à plus de 5 millions d'euros, que Mme Bettencourt a versées à sa société de holding personnelle.

Le juge a également interrogé M. de Maistre sur une série de sept transferts clandestins de liquidités, faits par coursier, entre 2007 et 2009, à partir de comptes secrets en Suisse de Mme Bettencourt. Ces versements, révélés par des officiels suisses après l'envoi d'un mandat de perquisition international par M. Gentil, incluent deux versements de 400.000 € effectués durant la campagne présidentielle de 2007.

Dans sa requête officielle pour l'arrestation de M. de Maistre, le juge fait remarquer que le premier de ces transferts depuis la suisse a eu lieu le 5 février 2007 - deux jours avant que le gestionnaire de fortune de M. Bettencourt admette qu'il avait rencontré M. Woerth, le trésorier de campagne de M. Sarkozy, dans un bar parisien. Le juge fait également remarquer la coïncidence entre la date du second transfert, le 26 avril 2007, et la note de M. Banier dans son journal dans laquelle Mme Bettencourt aurait mentionné la demande de M. Sarkozy pour obtenir plus d'argent.


Article original : "L'Oréal heiress 'gave Sarkozy € 800,000'"The Independant, le 28 mars 2012

Traduction par JFG, Questions Critiques

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6421

 

24 mars 2012

Nouvelle guerre froide : faut-il désepérer de la Russie !

 

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L’histoire se répète. Triste, têtue, dévastatrice, sans cœur, sans morale, sans éthique. Comme un déterminisme des temps anciens, elle s’impose dans toute sa rigueur, à l’humanité presque moderne. Mais très peu le savent ou feignent de ne pas le savoir ; tous, se sentant proches d’un des anciens Blocs, ont peur de se tromper.

Et pourtant, il en est ainsi. L’Occident est à l’origine de la naissance du terrorisme islamiste qu’il a créé, financé et utilisé pour mener sa guerre de positionnement géostratégique contre l’ex-URSS et aujourd’hui, contre la Russie de Vladimir Poutine.

Le décor étant planté, je vous invite à entrer avec la Révolution Permanente, dans l’antre originel du terrorisme islamiste, dans son histoire authentique, telle qu’elle a été conçue, expérimentée et implémentée en Afghanistan, par les Etats-Unis d’Amérique et leurs autres alliés du Bloc occidental.

Nous sommes en 1979. La guerre froide est à son apogée entre le Bloc occidental dirigé par les Etats-Unis d’Amérique et le Bloc de l’Est, dirigé par l’URSS. Pour les plus jeunes, il est bon de rappeler que cette division en Blocs du monde, était né d’un antagonisme idéologique plaçant d’un côté le Bloc Occidental d’obédience capitaliste et le Bloc de l’Est, se réclamant du Communisme, la forme la plus rigoureuse du socialisme tel que théorisé aujourd’hui.

Pour la petite histoire – [source Wikipédia] – l’URSS soutenait l’Afghanistan qui avait depuis 1919, des revendications territoriales sur les régions à majorité pachtoune du Pakistan dont l'acquisition aurait permis à l’Afghanistan de se désenclaver en possédant un accès à la mer d’Oman. Pendant ce temps, le Pakistan, créé en 1947 d’une partition de l’Inde britannique, était soutenu par les Etats-Unis d’Amérique.

À la suite d'un coup d’État perpétré en 1973 par le prince Mohammed Daoud Khan, l’État afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. Pour éviter sa perte d’influence dans la région, l'URSS décide d’intervenir en Afghanistan, dès 1978, pour y placer un régime prosoviétique.

Mais les réformes encouragées par l’URSS et mises en œuvre par le nouveau pouvoir afghan à savoir, l’imposition d'un athéisme d'État, l’alphabétisation, le droit des femmes, les réformes agraires, etc. contrarient les coutumes conservatrices afghanes, qui vont davantage se radicaliser face à une politique répressive envers les élites et classes moyennes du pays.

L’opposition grandissante menace donc le régime communiste de Kaboul (Afghanistan), ce qui pousse le dirigeant de l’URSS, Monsieur Brejnev, à intervenir en Afghanistan en décembre 1979 dans la nuit du 24 au 25 décembre 1979 à 3 h du matin. L'URSS justifie son intervention par la volonté de préserver le régime en place et de maintenir le calme en Asie centrale.

Durant les trois premières années, les Soviétiques étendent leur contrôle sur le pays et augmentent leurs effectifs sur place, passant de 85 000 hommes en mars 1980 à 108 000 et 118 000 hommes selon que les détachements KGB ou non sont pris en compte.

Mais ils font très vite face à la désertion des deux tiers de leurs alliés, soit 120 000 hommes de l'armée afghane, et les moudjahidines, soutenus et armés par les pays occidentaux, les États-Unis en tête, prennent progressivement le contrôle de la majorité du territoire (80 %) à l'exception des villes principales. Les Soviétiques sont alors réduits à des opérations ponctuelles comme la protection de leurs convois ou le largage de millions de mines antipersonnel.

Mais comment la riposte des moudjahidines a-t-elle était organisée, avec quels moyens et quels rôles ont joué des leaders comme Ben Laden ?

BEN LADEN.jpgJe vous invite à entrer de plain-pied maintenant, dans l’histoire de la naissance du terrorisme arabe, tel que créé, financé et utilisé en Afghanistan par les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés pour neutraliser l’URSS.

En 1986, Mohammed Nadjibullah remplace Babrak Karmal à la tête de l'État afghan et veut négocier avec les rebelles (les moudjahidines) en suivant un processus de réconciliation nationale sur le principe d'une perestroïka afghane. Les Soviétiques envoient des raids d'hélicoptères MI-24 Hind et des chasseurs bombardiers vers les places fortes afghanes car les Spetsnaz (KGB, SVR, Armée russe) subissent de lourdes pertes au sol.

Mais au cours de la même année, les moudjahidines commencent à recevoir des missiles sol-air FIM-92 Stinger, ce qui fait perdre aux Russes le contrôle du ciel, bouleversant du coup, l'équilibre des forces.

En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud. Cette trêve devient effective un an plus tard, le 15 février 1989, date de la fin du retrait soviétique d'Afghanistan.

Mais dans l’antichambre de cette défaite de l’URSS, ce trouvent un vaste réseau de recruteurs, de formateurs, de mécènes de la guerre contre l’URSS dont les grands noms sont les suivants :

-       la CIA : elle assura la formation, le financement d’une partie du coût de la guerre et la fourniture des équipements militaires de pointe à la résistance afghane via l’Opération baptisée Cyclone. Selon les informations disponibles, les Etats-Unis ont dépensé 3,3 milliards de dollars américains et l'Arabie saoudite presque le triple durant les dix années qu’a duré la guerre d'Afghanistan, pour alimenter la résistance antisoviétique et anticommuniste incarnée par, entre autres, les moudjahidines de Hekmatyar et notamment de Oussama Ben Laden.

Mais aux dires de Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller pour la sécurité de Jimmy Carter, c’est six mois avant l'intervention des Soviétiques, soit le 3 juillet 1979, que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul.

-       Oussama Ben Laden : à l'origine, il n'était qu'un représentant du Prince Turki al-Fayçal, alors chef des services de renseignements saoudiens, chargé de ventiler les sommes allouées à la résistance afghane.

A l’époque, le principal leader des volontaires arabes était un certain Abdullah Azzam, un cheik palestinien, qui avait enseigné à l'université de Djedda. Aux yeux d'Azzam, idéologue de la résistance moudjahidine, le djihad afghan était une obligation morale pour tous les musulmans, le sixième pilier de l'islam.

Mais, déjà, Abdullah Azzam théorisait sur un djihad qui dépasserait le cadre de l'Afghanistan, puisque dans son livre "Défendre la terre des musulmans est le plus important devoir de chacun", il écrivait que l'Afghanistan n'était qu'un début et que ce devoir ne prendrait pas fin avec la victoire en Afghanistan ; il devra se poursuivre jusqu'à ce que toutes les autres terres jadis musulmanes comme la Palestine, Boukhara, le Liban, le Tchad, l'Erythrée, la Somalie, les Philippines, la Birmanie, le Sud-Yémen, Tachkent et l'Andalousie (le Sud de l’Espagne actuelle), reviennent aux djihadistes afin que l'islam règne de nouveau.

Ben Laden, selon les informations disponibles, avait plusieurs fois été formé par la CIA aux missions secrètes de type terroriste. Il fut alors fasciné par les enseignements de Azzam et décida de monter son propre groupe de volontaires pour se lancer sur le terrain du combat armé contre l’URSS.

Disposant d’énormes moyens financiers et d’une logistique militaire de pointe ainsi que de la meilleure des formations apportée par la CIA, il devint très vite une des figures de proue du combat antisoviétique. Après avoir construit une base pour son propre usage, baptisée la "Tanière du Lion", près de Jaji, il se lança dans les combats militaires contre l’URSS, en 1986.

Après la victoire des Moudjahidines, Ben Laden et les autres combattants qui se disputaient déjà le contrôle du pays, décidèrent de transformer l’Afghanistan en un vaste camp de formation militaire antioccidentale pour tous les volontaires ayant combattu l’URSS mais aussi et surtout, pour tous les nouveaux mouvements islamistes qui voulaient mener le djihad contre l’invasion occidentale ou soviétique dans leurs Etats respectifs.

Le terrorisme était donc né, par suite d’un retournement des moyens militaires et des méthodes terroristes de déstabilisation contre les Etats-Unis d’Amérique et tous leurs alliés du Bloc occidental qui avaient travaillé à la création de ce terrorisme.

Entre temps, en 1989, le Bloc soviétique s’effondre. La Russie broie du noir. Puis surgit en 1999, un certain Vladimir Poutine, ancien patron du KGB, avec un charisme hors pair et des capacités exceptionnelles de conduire des réformes qui permirent une restructuration rapide du communisme originel pour éviter à la Russie d’imploser et, en moins d’une décennie, de permettre à ce vaste pays de redevenir une Nation puissante qui compte.

poutine.jpgMais Poutine voit grand et veut mener très loin la Russie. Avec la Chine, il réussit une alliance stratégique en créant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa).

La Russie est et demeure une puissance militaire au même rang que les Etats-Unis. L’Inde dispose de l’arme atomique. L’Afrique du Sud également. La Chine est devenue la Première économie disposant d’une trésorerie réelle au monde.

La menace russe est donc née. Les équilibres géostratégiques sont bouleversés. L’Occident ploie sous le poids de la dette et se meurt.

Il ne reste alors qu’une seule alternative : empêcher l’hégémonisme naissant du nouveau Bloc de l’Est conduit par la Russie et la Chine.

Mais comme hier, en 1979, le Bloc occidental dirigé par les Etats-Unis veut éviter une guerre directe avec la Russie et la Chine. Il faut alors recourir aux méthodes qui ont payé hier.

Alors, un nouvel accord est signé avec un Ben Laden tué et mort sans convaincre qu’il est réellement mort. Son mouvement Al-Qaïda devient du coup un allié incontestable pour "l’Aube de l’Odyssée" conduite par l’OTAN en Libye. Il devient également le plus grand allié pour la campagne en Syrie et le projet du même type en Iran.

Les terroristes d’hier sont subitement devenus des démocrates et, les pouvoirs légitimes pro-Russe ou pro-Chinois sont taxés par les média et politiques occidentaux, de régimes qui massacrent leurs peuples épris de démocratie et de liberté.

Comme aux heures glorieuses de la Résistance antisoviétique par moudjahidine interposé en Afghanistan, les terroristes volontaires du monde sont recrutés, payés comme des salariés de la nouvelle guerre antisoviétique puis, reçoivent des moyens militaires et des financements colossaux venant de l’Europe, de l’Amérique et notamment de l’Arabie Saoudite et du Qatar.

Alors, la boucle est bouclée. L’histoire se répète. La Russie et la Chine doivent être neutralisées. Et il n’y a pas de meilleurs alliés que les alliés d’hier, dont les méthodes et moyens, ont prouvé leur efficacité, surtout qu’après coup, leur volonté d’instaurer la sharia au soir d’une énième victoire sur la Russie ou la Chine, devra donner des raisons de mener de nouvelles opérations comme celles conduites en Afghanistan après les attentats terroristes, "bien utiles", du 11 septembre 2001.

Comme hier en Afghanistan, la Russie perdra la face en Syrie. La Chine évitera peut-être un chaos en Iran.

Mais au bout de toute cette nouvelle Guerre froide, les terroristes sortirons vainqueurs parce que l’alliance avec la Russie à toujours un coût qui se chiffre en milliards de dollars et que la plupart des régimes agressés sont incapables de payer pendant longtemps, à cause des sanctions économiques de l’Occident.

Alors, regardons-nous droit dans les yeux et posons-nous cette question : faut-il désespérer de la Russie, cet allié qui vend tout, qui n’a point la patience de t’aider à triompher de l’ennemi commun avant de te tendre les factures et, qui te lâche quand tu n’as plus les moyens de payer alors que tu es à un moment de la lutte où tu as le plus besoin de lui ?

Ou bien, doit-on espérer que l’apport de la Chine aidera à faire la différence cette fois-ci et que les leçons du passé, donneront à la Russie, une nouvelle approche du combat de positionnement géostratégique, par pays interposé ?


Les tournures que prennent les événements en Syrie ne nous donnent aucunement d’assurance quant aux chances d’espérer en une Russie nouvelle.

Mais l’erreur est humaine. Espérons que nous nous sommes trompés et qu’une Russie nouvelle est réellement née pour un être un Allié nouveau, fiable, sur qui l’on peut compter, pour le meilleur et le pire.


A Très bientôt.

Hassane Magued

 

CAMEROONVOICE

 

22 mars 2012

Les raisons profondes du soutien russe à la Syrie

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La propagande américano-occidentale et les outils de la guerre médiatique contre la Syrie évoquent la possibilité d’obtenir un changement de la position de la Russie sur la crise syrienne grâce à des marchandages proposés par le camp du bellicisme américain dans le but de pousser Moscou à faire preuve de plus de flexibilité. Les tentatives occidentales d’influencer l’attitude de la Russie se poursuivent sans relâche depuis le premier double véto qui a compromis les plans de guerre coloniale contre la Syrie, en octobre dernier.

 

Toutefois, toutes ces tentatives ont été vouées à l’échec et la Russie n’a accordé aucune importance aux "assurances" et autres "garanties" fournies par l’Occident concernant la prise en compte de ses intérêts en contrepartie du déverrouillage du Conseil de sécurité en éloignant le spectre du véto.

Le conflit entre la Russie et les États-Unis a des causes profondes et ne supporte plus des compromis partiels et incomplets. Depuis des années, Moscou s’efforce de mettre un terme à l’hégémonie unilatérale exercée par les États-Unis sur les relations internationales. La crise syrienne a fourni une fenêtre d’opportunité pour aller de l’avant et établir de nouveaux rapports de forces plus équilibrés.

La composition de la force économique russe est semblable à celle des États-Unis et dispute aux Américains les marchés mondiaux des armes et de l’énergie. Il est connu que les cartels militaro-énergétiques constituent la colonne vertébrale des intérêts américains dans le monde et dictent les principaux choix diplomatiques de Washington.

Le caractère impérial de la force de la Russie a toujours marqué l’histoire récente et ancienne de ce pays slave, considéré comme le cœur de la chrétienneté orthodoxe. Cela explique les liens géopolitiques entre la Russie et l’Europe de l’Est qui était inclue, de l’époque des Tsars à l’Union soviétique, dans la zone d’influence russe. La Russie renaissante, sous le leadership de Vladimir Poutine, ambitionne de récupérer cette région tombée depuis sous le contrôle des États-Unis.

Les ingérences américaines et occidentales dans les affaires internes russes et dans les anciennes Républiques soviétiques, considérées comme la chasse gardée de Moscou, constituent une menace pour la sécurité nationale de la Russie. Ces agissements nécessitent aux yeux de la Russie des ripostes décisives, portées au cœur de l’hégémonie américaine. Cela passe par une confrontation au Moyen-Orient dans le but de limer les ongles des États-Unis et de juguler leurs pulsions dominatrices et leurs velléités interventionnistes.

La Syrie occupe une position centrale et décisive dans les nouveaux équilibres. L’alliance syro-russe offre à Moscou un accès aux eaux chaudes de la Méditerranée et empêche que cette mer de devienne un lac atlantiste. Mais ce n’est pas tout. Des experts révèlent l’existence d’un projet américain-européen-israélien, avec la coopération de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, visant à construire un gazoduc géant pour transporter le gaz et le pétrole vers l’Europe. Ce gazoduc doit traverser la Méditerranée au niveau du Liban et de la Syrie. Un tel projet constituerait un coup fatal pour l’économie russe qui compte beaucoup sur les exportations des hydrocarbures vers l’Europe.

Les stratèges qui planifient ce genre de projet savent pertinemment qu’aussi bien la Résistance au Liban que l’État résistant en Syrie, ne permettront jamais la réalisation d’un tel plan "turco-israélo-golfien". L’exécution de ce projet explique en grande partie la guerre de 2006 et la création de la Finul navale, ainsi que les pressions et complots dirigés contre la Syrie depuis l’invasion de l’Irak, en 2003.

Dans ce contexte, on comprendra que l’affaire syrienne constitue pour la Russie, une question de sécurité nationale. Et pour toutes les raisons précitées, Vladimir Poutine l’a utilisé, à la veille des élections présidentielles, comme exemple pour illustrer la politique étrangère de la Russie, anti-impérialiste et favorable aux forces et pays résistants à l’hégémonie occidentale.

Cette réalité, prouvée ces derniers mois, montre que les rêves de l’hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et sur le monde, se brisent, encore une fois, sur le rocher syrien.


Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca

Terrorisme en France: Stigmates d’une opération psychologique des services de renseignement et d’actions fausses-banières

terroriste.jpgMohamed Merah, le suspect dans les meurtres de sept personnes dont celles d’une école juive de Toulouse, France, correspond au profil d’un membre d’Al Qaïda manipulé par les services de renseignement. D’après la BBC, il était sur le radar des autorités françaises à cause de ses visites en Afghanistan et dans le “nid à militants” de la province du Waziristan au Pakistan. De manière plus spécifique, Merah était contrôlé par la DCRI française “depuis des années”, d’après les dires de Claude Guéant, ministre de l’intérieur français.

Merah, un citoyen français d’origine algérienne, a été arrêté le 19 Décembre 2007 et condamné à trois ans de prison pour avoir posé des bombes dans la province du sud Afghanistan de Kandahar. En Avril 2011, les Etats-Unis ont admis avoir opéré des prisons militaires secrètes en Afghanistan où des suspects de terrorisme étaient détenus et interrogés sans avoir été inculpés de quoi que ce soit.

Le tristement célèbre centre de détention de la base aérienne de Bagram est géré par le Joint Special Operation Command et le Defense Counterintelligence and Human Intelligence Center (DCHC).Celui-ci “est responsable de développer une capacité d’opérations offensives de contre-espionage pour le ministère de la défense, qui pourrait comprendre des efforts pour pénétrer, corrompre et mettre hors d’état de nuire, des activités du renseignement des forces étrangères, dirigées contre les Etats-Unis”, rapporta Secrecy News en 2008 après que le gouvernement ait annoncé la création du DCHC.

Le pentagone et la CIA se spécialisent dans la création de terroristes cela faisant partie d’une doctrine de soi-disant guerre masquée et non conventionnelle, datant de la fin de la seconde guerre mondiale

(voir Michael McClintock’s Instruments of Statecraft: U.S. Guerilla Warfare, Counterinsurgency, and Counterterrorism, 1940-1990 pour plus de détails).

Bien que virtuellement ignoré par la presse de masse, c’est un fait établi que la CIA et les services de renseignement pakistanais ont créé ce qui est connu sous le nom d’Al Qaïda de ce qu’il restait des moudjahidines afghans après la fin de la guerre secrète à 3 milliards de dollars de la CIA contre l’URSS en Afghanistan.

Ce fut le soi-disant Safari Club, organisé sous le contrôle de la CIA et avec la participation des services de renseignement de la France, d’Egypte, d’Arabie Saoudite, du Maroc et d’Iran (alors sous le régime du Shah), qui ont poussés pour faire croire à une menace tirée par les cheveux du terrorisme international avant et durant la guerre fabriquée par la CIA en Afghanistan (voir Peter Dale Scott, Launching the U.S. Terror War: the CIA, 9/11, Afghanistan, and Central Asia).

Les agences de renseignement se sont spécialisées dans la création secrète et pas si secrète de terroristes qui sont ensuite utilisés pour donner une raison d’être (en français dans le texte) cynique au lancement d’interventions militaires dans le monde ainsi qu’à fournir un prétexte pour construire une état policier en perpétuel expansion. Un cas d’école de cette stratégie est le fiasco du terroriste au slip piégé de Noël 2009, qui fut par la suite exposé comme étant une action fausse bannière, faite pour pousser à l’acceptation des chambres de sécurité scanners dans les aéroports américains, scanners qui émettent de dangereuses radiations et permettent la prise de photo nue des passagers qui y sont soumis.

Le fait que Mohamed Merah fut détenu par le Joint Special Operations Command en Afghanistan ainsi que son évasion supposée de la prison de Sarposa orchestrée par les Talibans (également une créaton de la CIA et des services pakistanais de l’ISI), pose certaines questions sur les attaques ayant eu lieu en France, où une élection nationale doit bientôt avoir lieu.

Le Telegraph de Grande-Bretagne rapporte que les attaques menées par Merah, soi-disant connecté avec Al Qaïda, joueront en la faveur de la candidate du Front National Marine Lepen, qui n’a que très peu de chances de devenir un jour présidente de la France.

Cela a en outre donné un prétexte à Nicolas Sarkozy de mettre le sud de la France en alerte maximum et d’annuler les réunions des candidats à la présidentielle dans cette région. Sarkozy gagnera de ces attaques terroristes et joue le rôle d’un leader fort dans une crise nationale.

A court terme, il est plus que certain que cela bénéficiera au président Sarkozy. “Il a pris l’affaire en compte très vite. Il s’est hâté sur les lieux. Il a suspendu sa campagne électorale. Il a parlé en tant que président de la république”, écrit Gavin Hewett pour la BBC.

Article original en anglais : French Terror Attack: All the Hallmarks of an Intelligence Psy-op and False Flag

Traduction par Résistance 71


Articles de Kurt Nimmo publiés par Mondialisation.ca

La France championne européenne de la vente d’armes à l’Arabie Saoudite

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Selon un article de la revue allemande Der Spiegel, l’Union européenne est le plus important exportateur d’armes vers l’Arabie Saoudite. De tous les membres de l’Union, la France arrive au premier rang des exportations avec 2168,6 millions d’euros en 2010. En seconde position, loin derrière, vient l’Italie avec 435,3 millions d’euros, devançant la Grande-Bretagne avec 328,8 millions d’euros en exportations.

 

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Source: Der Spiegel

En armant le royaume saoudien, les membres de l’Union transgressent les règles européennes sur le contrôle des exportations, rappelle Der Spiegel citant la section du règlement sur la non-prolifération et le désarmement intituléeContrôles des exportations à des fins de sécurité II - Équipements militaires, laquelle stipule :

 

 

[…] les États membres [sont] déterminés à empêcher les exportations de technologie et d'équipements militaires qui pourraient être utilisés à des fins indésirables telles que la répression interne ou l'agression internationale, ou pour contribuer à l'instabilité régionale.

Or, une partie des armes que les pays de l’Union ont vendues à l’Arabie Saoudite se sont ultimement retrouvées dans les mains de « rebelles » libyens et syriens, contribuant ainsi considérablement à l’agression internationale et à l’instabilité régionale : « L'Arabie Saoudite et surtout le Qatar ont contribué au développement des événements en Syrie et en Libye en fournissant des armes, un appui financier, des combattants clandestins, ainsi qu'un appui diplomatique solide aux soi-disant "conseils de transitions". » 

De plus, comme le rappelle Der Spiegel, l’Arabie Saoudite a participé à la violente répression des révoltes populaires à Bahreïn, révoltes et répressions somme toute ignorées par les médias occidentaux.

Les membres de l'Union, surtout la France, se disent préoccupés par les droits humains en Libye et en Syrie, et pourtant, ils ferment les yeux sur le mépris de l’Arabie Saoudite envers ces mêmes droits humains. Ils sont les principaux fournisseurs de l'armement de ce régime monarchique, l'un des les plus répressifs de la planète, servant les intérêts stratégiques des États-Unis et de l'OTAN au Moyen-Orient.

Le magazine allemand note que le commerce mondial des armes est en plein essor, ayant connu une « augmentation de 24% durant les cinq dernières années, malgré les efforts visant à l’endiguer ». (EU Nations Sell the Most Arms to Saudi Arabia, Der Spiegel, 19 mars 2012.)

Les plus importants exportateurs d’armes sont paradoxalement les pays ayant le devoir de préserver la paix, à savoir les membres du Conseil de sécurité de l’ONU : Les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni et la Chine. (Richard F. Grimmett, CRS Report for Congress; Conventional Arms Transfers to Developing Nations, 2003-2010 , 22 septembre 2011.)

Le « commerce de la guerre » se chiffrait, selon le Stockholm International Peace Research Institute, à environ 1,6 billions de dollars en 2010.



Édité le 21 mars à 10:25


Julie Lévesque est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Julie Lévesque publiés par Mondialisation.ca

Les troupes antiterroristes Russes arrivent en Syrie : une "bombe" !

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Une unité militaire russe est arrivée en Syrie, selon les rapports de la presse russe, un développement qui pourrait être « une bombe », selon une source du Conseil de sécurité des Nations Unies, et avoir de graves répercussions.

 

 

La Russie, un des alliés le plus puissant du Président Bachar al-Assad malgré une condamnation internationale de la répression violente du gouvernement sur le soulèvement du pays, a bloqué à plusieurs reprises les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour mettre fin à la violence, en accusant les États-Unis et ses alliés d'essayer de commencer une nouvelle guerre.

Un pétrolier de la flotte russe est arrivé dans le port syrien de Tartous sur la mer Méditerranée avec une escouade antiterroriste de la marine russe à bord, selon l'Agence de presse Interfax.

La presse russe n'a pas donné de précisions sur la mission des troupes russes en Syrie où si ils sont censés quitter le port.

La présence de troupes russes en Syrie pourrait être un spectacle « assez évident » de soutien au régime, selon les experts de sécurité russes Mark Galeotti.

 

Source: abcnews.go.com via Conscience du peuple

CAMEROONVOICE

 

20 mars 2012

Syrie : L'ultimatum d'Amnesty International à la Russie

Suzanne Nossel

Alors que la Libye se fractionne en factions antagonistes et que des escadrons de la mort racistes et génocidaires chassent les “indésirables” à travers la nation, que des régions entières du pays se détachent comme des émirats de la terreur semi-autonomes, qu’un patron d’institut pétrolier financé par BP, Shell et Total est installé comme premier ministre, chacun peut vérifier aujourd’hui que les dizaines de milliers de morts occasionnées par la campagne sponsoriée par les Etats-Unis et menée par l’OTAN dans cette nation souveraine d’Afrique du Nord est un échec total. A savoir, si la préservation de vies innocentes en étaient bien le but.

Quoi qu’il en soit, si le but était de fractionner la nation en micro-états inefficaces et belligérants tout en installant un gouvernement fantoche à Tripoli afin d’autoriser les contrats donnés aux entreprises occidentales pour le pillage en règle de la richesse nationale, alors ce fut un succès retentissant.

Le monde a été clairement berné par les Nations-Unies, le tribunal pénal international, le gouvernement des Etats-Unis, les gouvernements britanniques et français et bien sûr par l’OTAN dans sa mission de“responsabilté à protéger”. Autoriser le renouvellement de ces actes crimininels qui ont ravagés la Libye serait inconcevable. C’est pourtant exactement ce que demande Amnesty International à la Fédération de Russie.

Avec une demande intitulée: “Russie, plus d’excuses, agissez contre le bain de sang en Syrie”, Amnesty tente de manière perverse, de retourner les violences et les troubles clairement fomentés par l’occident en Syrie, comme étant quelque part le résultat du refus de la Russie de capituler devant la perspective d’une autre intervention de l’OTAN. Une intervention, qui soit dit en passant, est certaine de créer encore plus de violence, de divisions ethniques et de bains de sang en Syrie, en même temps que le pillage par les entreprises occidentales avides de remplir le vide laissé quand l’establishment nationaliste syrien sera éliminé comme il le fut en Libye.

Le rapport d’Amnesty cite les statistiques de mortalité fabriquées par l’ONU et qui ne sont exclusivement basées que sur les rapports de l’opposition syrienne, avant de critiquer le positionnement des troupes syriennes et de son équipement autour de la ville de Homs, qui est reconnu depuis récememment comme la bases d’opérations de militants lourdement armés. Amnesty demande ensuite de manière réthorique:“combien de victimes devront –elles souffrir avant que la Russie ne prenne une attitude décisive envers les crimes contre l’humanité commis en Syrie ?” On pourrait tout aussi bien répondre par cette question: combien de victimes doivent encore souffrir avant que le monde ne prenne l’attitude nécessaire contre Wall Street et la City de Londres dans leur carnage global perpétré de la Libye à la Syrie, en passant par l’Iran, l’Irak et les montagnes et villages d’Afghanistan ?

Amnesty conclut son ultimatum en demandant que la Russie arrête de vendre des armes à la Syrie, et ce alors même que les gouvernements occidentaux, par le biais de l’OTAN et ses clients des états arabes continuent eux à suppléer de manière constante des armes, des fonds et même des combattants étrangers au mouvement d’opposition syrien.

Amnesty est financée et gérée par le ministère des affaires étrangèrs américain et le gros business

Suzanne Nossel
Suzanne Nossel

D’aucun pourrait se demander pourquoi Amnesty International travaille clairement en contradiction avec son propre objectif de mission qui est de “protéger les personnes à qui on refuse la justice, la liberté, la vérité et la dignité où que ce soit”. Notre premier indice vient de qui en ce moment est le patron de l’association: Suzanne Nossel en est sa directrice exécutive.

Nossel a terminé une pige comme secrétaire assistante des organisations internationales auprès du ministère des affaires étrangères états-unien, avant d’avoir été nommée à la tête D’Amnesty International. Elle fut également vice-présidente des opérations stratégiques pour le Wall Street Journal et fut une consultante médiatique pour McKinsey & Co (membre fondateur corporatiste du Council on Foreign Relations – CFR -). La manipulation de l’opinion publique est une de ses spécialités, une qui est certainement pleinement utilisée en ce qui concerne la Syrie.

Nossel alors au ministère des affaires étrangères, parle du“printemps arabe” créé par les Etats-Unis et le rôle des Etats-Unis dans le soutien des groupes d’opposition. Elle parle au National Iranian American Council et elle cite spécifiquement la Brookings Institution pour bâtir le cas sur les abus des droits de l’Homme en Iran. On peut se demander si Nossel ne s’est pas négligemment inspirée de rapport de la Brookings “Which path to Persia”, qui conspire ouvertement pour renverser le régime iranien en soutenant une “révolution colorée”, en armant des groupes terroristes dûment répertoriés (tout comme les Etats-Unis le font maintenant en Syrie), et provoquer l’Iran dans une guerre dont elle ne veut absolument pas. Nossel continue de manière évidente son travail de déstabilisation de nations souveraines en utilisant comme levier la cause des droits de l’Homme au sein d’Amnesty International.

Comment Amnesty International peut-elle être considérée comme impartiale alors qu’elle est gérée par une femme qui représente clairement les intérêts américains, à la fois gouvernementaux et au travers de l’establishment industrio-financier, est quelque chose de complètement sidérant.

Le pire est qu’Amnesty International est également financièrement soutenue par le gouvernement et le monde des affaires international. Amnesty International reçoit des fonds du spéculateur de Wall Street George Soros et de son Open Society Institute ainsi que du département pour le développement international britannique, la commission européenne et d’autres fondations financées par la grosse industrie (page 8).

Amnesty International est compromise par un conflit d’intérêt conséquent qui voit son organisation être financée de manière disproportionnée et gérée par des représentants de Wall Street et de Londres. Il est très clair que non seulement Amnesty International est une organisation compromise, mais ils utilisent sans scrupule également comme levier, la noble cause des droits de l’Homme afin de perpétrer un agenda politique qui les sert, ce qui dans le cas de la Syrie veut dire, changement de régime en faveur de créer dans le pays un état client de l’occident.


Les troubles en Syrie sont soutenus en sous-main par les Etats-Unis et sont planifiés de longue date

La Syrie a été programmée pour un changement de régime depuis au moins 1991. En 2002, le secrétaire aux affaires étrangères John Bolton ajouta la Syrie à “l’axe du mal”. Il sera révélé plus tard que les menaces de Bolton contre la Syrie se concrétisèrent par un soutien et un financement des groupes d’opposition à l’intérieur de la Syrie et ce au cours des gouvernements d’à la fois Bush et Obama.

Dans un artice de CNN d’Avril 2011, le porte-parole du ministère des affaires étrangères Mark Toner déclara: “Nous n’essayons pas de miner le gouvernement de la Syrie. Ce que nous essayons de faire en Syrie, au travers de notre soutien à la société civile, est de construire le genre d’institutions démocratiques, que franchement nous essayons de construire dans bien des pays dans le monde. Ce qui est différent, je pense, dans cette situation est que le gouvernement syrien perçoit ce type d’assistance comme une menace sur son contrôle du peuple syrien.”

Les remarques de Toner arrivèrent juste après que le Washington Post ne fuite des câbles indiquant que les Etats-Unis avaient financé des groupes de l’opposition syrienne depuis au moins 2005 et qu’ils continuaient aujourd’hui.

Dans un rapport de l’AFP d’Avril 2011, Michael Posner, le secrétaire d’état auprès du ministère des droits de l’homme et du travail déclara que “le gouvernement des Etats-Unis a budgetisé 50 millions de dollars les deux dernières années pour développer des technologies nouvelles pour aider les activistes à se protéger contre les arrestations et les poursuites des gouvernements autoritaires.”

Le rapport en vint à expliquer que les “Etats-Unis organisent des sessions d’entrainement pour 5 000 activistes dans différentes parties du monde. Une session qui s’était tenue au Moyen-Orient six semaines auparavant avaient réuni des activistes de Tunisie, de Syrie, d’Egypte et du Liban, qui retournèrent dans leur pays avec pour objectif d’entraîner leurs collègues sur place”. Posner ajouta:“Ils s’en retournèrent et il y eut des ondes de choc en retour”. Cette “onde de choc” fut bien sûr le “printemps arabe” et dans le cas de la Syrie, l’origine des troubles coutant menaçant de déstabiliser la nation et d’inviter à une intervention étrangère.”

Plus récemment, des révélations montrant que les militants syriens sont en fait armés, entraînés, financés et même rejoints sur les champs de bataille par le groupe islamique armé de Libye, une organisation listée comme terroriste par le ministère des affaires étrangères états-unien, ne fait que souligner d’autant plus la nécessité du gouvernement syrien du président Assad de tenter de restaurer l’ordre à tout prix. Le journal britannique le “Telegraph” rapportait en Novembre 2011 que le leader du groupe armé islamique libyen, Abdul Belhaj, avait rencontré les leaders de l’Armée Syrienne Libre sur la frontière turco-syrienne. Il fut rapporté que Belhaj promettait des armes et de l’argent (qu’il reçoit tous deux de l’OTAN), ainsi que d’envoyer des combattants libyens pour entraîner et se battre aux côtés des militants syriens.

Le Réseau Voltaire confirmait les rôles de Belhaj et de son groupe islamique libyen non seulement à assister les militants syriens mais en fait les menant dans la déstabilisation en règle de la Syrie par l’OTAN.

Invisible Children
Kony 2012 (Invisible Children)

A en juger par les dix ans de guerre globale dans laquelle les Etats-Unis sont engagés au nom de “combattre les terroristes”, on peut légitimenebt se demander pourquoi les Etats-Unis et Amnesty International protestent et non pas applaudissent les tentatives de la Russie de renforcer la position d’Assad contre les tentatives de déstabilisation de son pays par des terroristes d’origine étrangère comme cela est vérifié. Une fois de plus, comme en Libye, il apparaît que le monde est trompé par ce qui est de manière grandissante un cirque géopolitique compromis ,forcené et illégitime centré autour de la City de Londres et de Wall Street.

Amnesty parle pour Wall Street et Londres et non pas pour les droits de l’Homme.

Qui va signer la pétition d’Amnesty pour soutenir leur demande envers la Russie ? Sera-ce le même groupe de personnes qui se laisse impressionner et berner dans l’escroquerie qui implose maintenant de “Kony 2012” ? De manière ironique, Amnesty International est sur le bateau qui coule depuis un moment, avec cette pétition adressée au président Obama intitulée “Mettons fin à l’utilisation des enfants-soldats”, qui déclare dans une de ses parties: “Je commande le gouvernement des Etats-Unis d’assister les efforts pour l’arrestation de Joseph Kony….”

Amnesty a pris en compte la propagande de guerre de l’ONG Invisible Children, ne donnant pas seulement une excuse à AFRICOM (US Army Africa Central Command) pour établir une présence en Ouganda, mais d’avertir que tous les groupes armés “dans la région” peuvent être utilisés pour justifier une expansion d’AFRICOM sur le continent africain.

Il n’y a aucune raison pour laquelle la Russie devrait tenir compte des mots d’Amnesty International, qui a simplement remis au goût du jour les demandes et désirs de financiers et industriels de Wall Street et de la City de Londres, sous le déguisement de mauvais aloi de “préoccupations humanitaires”.

Tony Cartalucci, mondialisation.ca


Article original en anglais : Amnesty International's Ultimatum to Russia US State Department-run Amnesty International demands Russia allow US & NATO to commence the ruination and plundering of Syria. Publié le 16 mars 2012.


Traduction par Résistance 71

CAMEROONVOICE

19 mars 2012

Ségolène Royal sur France 5 hier: Sarkozy a «peur» de perdre son «immunité» qui le protège contre les affaires de «corruption

 

 

segolene.jpgL'ex candidate socialiste à l'Elysée a déclaré dimanche que le président sortant craignait de perdre son poste, et l'immunité présidentielle qui le protège contre les affaires de «corruption qui ont émaillé ces cinq années».

 

L'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, a déclaré dimanche sur France 5 que Nicolas Sarkozy avait "peur" de perdre l'élection présidentielle parce qu'il avait "absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle".
"Il a peur de perdre, de la sanction des Français", a déclaré Mme Royal dans l'émission C Politique, ajoutant: "Il a peur parce qu'il va perdre son immunité présidentielle, et on connaît tous les problèmes de corruption qui ont émaillé ces cinq années".
Cette perte va, selon elle, "permettre à la justice de poursuivre un certain nombre d'investigations sur un certain nombre de problèmes".
"Il va falloir attendre que Nicolas Sarkozy ne soit plus président de la République pour que la justice puisse enquêter sur l'affaire de Karachi, sur ce que dit le fils de M. Kadhafi, qui aurait financé sa campagne électorale, sur l'affaire Woerth-Bettencourt, puisque de l'argent liquide aurait circulé", a poursuivi Mme Royal. "Il aura à s'expliquer. Donc il a absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle".
"Il est agité, agressif, lui et ses porte-parole. Les spécialistes du comportement, lorsqu'ils analysent ce comportement physique survolté, l'expliquent par la peur", a-t-elle affirmé au sujet de Nicolas Sarkozy.
"Regardez ce qui est arrivé à Jacques Chirac. Les emplois fictifs, c'était beaucoup moins grave, il a fallu attendre qu'il ne soit plus président pour que la justice puisse faire son travail", a relevé Mme Royal.


Source : Le monde et Afp

IVOIREBUSINESS

 

Pourquoi Sarkozy ne doit pas être réélu

 

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Le temps d’un printemps Africain : Africains lisez le « coran » et non plus la « Bible » !

L’élection présidentielle française d’avril prochain doit interpeller les Africains à plus d’un titre – c’est lors de ces élections démocratiques qu’une partie de leur destin se joue – tout comme celui de la grande partie des populations “black-beurs” restées sur le continent terre de beauté.

 

Qui à ce jour peut se permettre de remettre en cause le rôle des réseaux politiques mafieux  qui jouxtent les relations  franco-africaines ? Si monsieur Juppé,actuel ministre des affaires étrangères rejette en bloc les accusations formulées par  ceux qui voient  d’un mauvais  oeil la réélection de son employeur Nicolas Sarkozy, à la tête de l’état français - il reste tout même vérifiable - puisque les faits et agissements de l’actuel gouvernement français l’attestent – que les hommes  et les états africains continuent d’être considérés par les gouvernements successifs, de gauche comme de droite ,comme des vaches à traire , utilisés comme des objets économiques pour consolider la croissance française qui depuis des décennies ,peine à franchir la barre des 3% par an.

Le terme “nègre de service” employé pour désigner le travailleur africain n’est pas une légende mais bien au contraire... Quand vous questionnez trois immigrés sur quatre concernant la fonction qu’il exercent au quotidien au pays des droits de l’homme, ils vous répondent  “vigile”,”chauffeur-livreur”,”femme de ménage”,”aide-soignante” ou encore – tout orgueilleusement !-, “Assistante maternelle”.Il y a pas de sot métier dit l’adage, mais le contexte actuel laisse croire à une ghettoïsation des Africains dans des secteurs moins perspectifs ou carriéristes.

Qui n’a pas vu d’un mauvais oeil l’idée qui consistait à ouvrir les portes de sciences po – une école qui forme l’élite française - aux élèves des lycées de « secondes zones ».Les africains sont opprimés chez eux et opprimés dans les pays qui les accueillent ! Parler de “discrimination positive ” ,néologisme qui met en exergue les lacunes d’un système d’intégration raciste  - au vu du contexte où ce concept fût utilisé revient à  reconnaître - voire admettre qu’il existe des disparités liées à l’origine ou à la race entre les français dits de souche et ceux venus d’ailleurs(les noirs et les arabes en particuliers).Les Africains aujourd’hui,comme hier,sont pris en otage par l’état français en collaboration avec ses sous-préfets qui dans la majorité des cas ,tiennent les manettes gouvernementales dans les pays africains,notamment  ceux au sud du sahara.

sarkozy-chef.jpgLa population française qui parfois est victime elle aussi des clichés que les medias aux ordres veulent bien faire passer pour doper la préférence nationale par rapport aux immigrés“de plus en plus envahissants” selon la droite française, ignore les grandes manipulations qui se trament sur son dos ,tellement est-elle  préoccupée par sa survie au quotidien - face au chômage grandissant conséquence de la crise mondiale ,et à la décadence du modèle  francais.La France,depuis quelques décennies a perdu beaucoup de sa capacité de production,d’exportation . Le secteur de l’automobile, pilier de son économie après les années 60, s’est vu doublé par le japon et l’Allemagne. L’industrie française souffre de son manque d’innovation et de sa capacité à produire moins cher – le secteur du luxe à lui seul ne peut pas sauver l’économie française de sa prochaine faillite ; on peut aujourd’hui dire,sans risque de se tromper,que l’économie française n’est pas loin d’un “ Collapse”.La chine aujourd’hui est sur le point d’imposer à la France sa vision du monde en matière d’économie alors que la France aurait pu étendre son territoire économique à l’Afrique par le mécanisme du codeveloppement,tellement le rapprochement culturel s’y prête.

Pour certains, il n’y a plus de doute en ce qui concerne le racisme de l’état français par rapport à l’afrique.Le Politologue Jean-paul Pougala ne va pas par quatre chemins pour dire que l’ère de la France en Afrique est révolue – nous le confirmons d’ailleurs ;  la France joue ses dernières cartes en misant sur la pérennisation des autocraties sanguinaires – immondes - sales et mesquines dans certains états africains (Cameroun,Tchad, Centrafrique, Congo etc..).

Qui ne se souvient pas qu’au plus fort du débat sur la crise constitutionnelle qui engageait les camerounais à leur gouvernement, l’actuel  locataire du quai d’Orsay à l’époque des faits,  maire de Bordeaux – recevait à l’indifférence générale Paul Biya, le président Camerounais à la moralité douteuse en matière de bonne gouvernance et de démocratie ? Ce dernier aurait, selon l’ONG française CCFD, dépensé près 42 Millions Cfa par jours en vacance à la Baule, alors que quelques temps après, des centaines de jeunes tombaient sous les balles de l’armée camerounaise dans ce qu’on a appelé de manière abusive “ les émeutes de la faim”. La justice à double vitesse mise en oeuvre par la France dans la résolution des conflits de souveraineté en Libye et en côte d’ivoire laisse entrevoir un machiavélisme criard des élus français.

L’Afrique plus que jamais,a l’occasion de rompre avec les pratiques de ces systèmes désuets dont Nicolas Sarkozy demeure l’une des figures emblématiques.Cités dans plusieurs affaires de pot de vin,notamment  l’affaire des attentats de Karachi et dans l’affaire Béthencourt; son frère cité lui dans l’affaire de l’arche zoé qui englobait un réseau de trafics d’enfants - son fils Jean nommé sans grande expérience à la tête de l’épad,Nicolas Sarkozy a de fortes chances de rendre son tablier dès le mois avril prochain.Il faut aussi noter que l’actuel président n’a que rompu au discours (démagogie)les relations mafieuses entre la France et l’Afrique! L’éviction brutale de Jean-marie Bockel à la coopération, les révélations troublantes que le guide Libyen aurait emporté dans sa tombe ne sont pas de nature à aider l’ancien avocat du barreau de Paris.

Au delà des propos injurieux (“nettoyer au karcher”,”Casse-toi, pauvre con”, et surtout le discours de Dakar…) de celui qui voulait rompre avec la France-afrique et augmenter le pouvoir d’achat des français, la méthode Sarkozy a montré ses limites  entre guerres impérialistes couvertes « d’humanismes »(Afghanistan, Libye, Côte d’ivoire), bilan économique mitigé et règles diplomatiques bafouées. Le choix des Africains de France devra théoriquement se porter sur François Hollande qui,en bon “novice ignorant”des réseaux de la France-afrique,mettra du temps à construire le sien - en tout cas - si Fabius ou Aubry n’est pas nommé aux Affaires étrangères; ce petit temps de transition pourra permettre à l’Afrique,victime de la mollesse de ses hommes, de souffler un peu…,le temps qu’Hollande le Bourgeois épris de justice - l’énarque généreux, comme nous le disions tantôt ,réactive peut-être les réseaux dormants de la gauche française par le truchement  hommes troubles tels Albert Bourgi puisque,quand il s’agit de préserver les intérêts de la France,gauche et droite convolent en noces.

Dans tous les cas, un printemps africain est nécessaire, question de tuer le mal à la racine. Africains, n’attendez rien de l’extérieur car la délivrance viendra de vous-mêmes. Priez comme vous voulez, mais en retenant ceci : Celui qui ne travaille pas n’a pas droit au salaire.

Alain florent

CAMEREOONVOICE

 

Syrie : Regroupement de combattants étrangers aux frontières turque et jordanienne

 

 

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Simultanément, un va-et-vient d'autobus a acheminé au moins 2000 combattants dans un camp de "réfugiés" à Hatay (Turquie) dans les journées de vendredi 16 et samedi 17 mars. Ce transport se poursuit, il est encadré par l'Armée turque.

 

Le colonel Riyad Al Asaad, qui avait été un moment assigné à résidence après l'accord syro-turc du 7 février, assure à nouveau pleinement le commandement de l'Armée "syrienne" libre depuis la Turquie.

On estime que les forces déjà regroupées sont constituées par 500 à 1000 takfiristes à la frontière jordanienne et 2000 à 3000 à la frontière turque. Aucun groupe jihadiste d'importance n'est signalé à la frontière libanaise, l'Armée libanaise ayant démantelé au cours des dernières semaines un camp de regroupement et une base de communication.

Il reste encore plusieurs centaines de combattants étrangers sur le sol syrien après la chute de l'Émirat islamique de Baba Amr et le nettoyage de Deraa et d'Idlib. Bien que totalement désorganisés et à bout de souffle, ils peuvent préparer les attaques de ces nouvelles troupes.

L'Armée nationale syrienne est en train de renforcer son dispositif aux frontières pour empêcher toute infiltration dans le pays.

Réseau Voltaire

CAMEROONVOICE

 

17 mars 2012

Syrie: Moscou met en garde les pays occidentaux contre tout lien avec des terroristes

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Moscou exhorte les pays occidentaux à s'abstenir de tout contact avec les organisations terroristes agissant en Syrie, a déclaré vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov(photo ci dessus) lors d'un point de presse à Moscou.

"(Les organisations terroristes) ne font pas partie de nos contacts, et nous espérons que nos partenaires occidentaux s'en tiendront aussi à cette position", a indiqué le vice-ministre.

Auparavant, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu, que le gouvernement syrien, critiqué par les pays occidentaux, ne réprimait pas les manifestants pacifiques, mais les bandes armées dont celles formées par Al-Qaïda.

Intervenant devant le Congrès américain, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a également évoqué la présence d'Al-Qaïda et d'autres groupes terroristes sur le sol syrien.

Par ailleurs, les représentants officiels de l'opposition syrienne ont confirmé que celle-ci obtenait des armes fournies par des Etats étrangers.

 

 

RIA Novosti

CAMEROONVOICE

Lettre ouverte adressée au prochain Président de la République Française.

« Je suis français et pourtant j’en ai assez de la dictature de faure gnassingbé au Togo !...»
En effet, cela fait bientôt cinquante (50) ans que la famille gnassingbé et l’état français via la françafrique ou plutôt la « mafia-Afrique » régissent d’une main de fer le Togo sois disant indépendant de puis 1963, pour les intérêts d’une minorité de voleurs en « col blanc » qui représentent des grandes entreprises, des expatriés de « réseaux », des bandits, des barbouzes, des mercenaires, des fonctionnaires reconvertis vivant dans une « bulle », roulant dans des 4x4 climatisés aux vitres fumées, des gens de maisons à foison, des villas « bollywoodienne », le plus souvent au mépris des Togolais eux-mêmes ! Dans leur propre pays le Togolais est un citoyen de seconde zone sous l’ère gnassingbé père et fils ! 
Insupportable !

Si ce n’était pas l’humanisme, l’hospitalité légendaires des Togolaises et Togolais alors depuis longtemps, nous, les Français aurions été chassés de cette merveilleuse Terre « l’Or de l’Humanité ! ».

Mais voilà, sous le joug des « sous préfets » de la République Française, gnassingbé père puis fils se servent de la terreur d’état afin de préserver les intérêts d’une oligarchie délinquante et assassine minoritaire, le résultat pour nos hôtes : 1 repas par jour à se mettre sous la dent ! Il ne faut plus jouer au « faux » surpris lorsque l’on débat en ce moment entre candidats à l’élection Présidentielle Française et la plupart vous posez la question du « problème » de l’immigration en France ! Là où la terreur et le sous développement sévissent, il y a souvent qu’une seule solution :   la fuite pour sa propre survie ! Paradoxe, alors que le continent Africain regorge de richesse naturelle qui abreuve l’occident et la France souvent dans des pillages d’état ; De manière juste et sensée nous pouvons affirmer que normalement ce serait aux citoyens Français, européens, américains d’aller immigrer au Togo et en Afrique afin de travailler pour un épanouissement existentiel personnel et pas l’inverse comme nous le constatons chaque jour par les naufrages en méditerranée et les retours enchainés en charter  ! 
Inadmissible !

Elections truquées après élections volées comme dernièrement le rapport de la CNDH (association Togolaise des droits de l’homme) trafiqué par la dictature Togolaise, sous la férule d’un « sous marin » françafricain bien connu, en la personne de charles debbasch ministre-conseillé du père puis du fils gnassingbé, la France garde ses pions assassins dans le sang des Populations Dignes mais de plus en plus atteintes dans un malheur indescriptible partagé.

Assez ! Ca suffit ! Ce système malfaisant qui détruit l’Amitié entre deux Peuples !
En effet, depuis quelques années, nous remarquons chaque jour lorsque l’on se ballade dans les rues de la capitale Lomé, les Français ne sont plus les bienvenus, les critiques acerbes de plus en plus souvent fusent à l’endroit des compatriotes venus de France !…

Nous entendons des : « La France ! Est-ce que c’est bien ce que vous faites au Togo !!? »,  ou bien : « Vous les Français, vous allez voir… Sarkozy tue les Togolais, les Africains !... », ou encore : « Yovo ! Azui… ! » etc…

Heureusement, que le Togolais généralement est très accueillant et réellement pacifique naturellement avec les étrangers car si nous les Français nous nous retrouvions sous d’autres latitudes en Afrique comme en ce moment au Mali ou bien au Niger mais aussi dans le désert du Sahara à faire du tourisme, nous aurions de fortes chances de nous faire décapiter et/ou kidnapper… !
Souvenons-nous en 2002 lorsqu’en Côte d’Ivoire, l’état français organisa un putsch avec l’aide des mafieux françafricains :allassane ouatara et guillaume soro afin de renverser le Président élu démocratiquement Laurent GBAGBO…

Le Peuple Ivoirien se révolta contre cette injustice et manipulation à relent colonialiste et s’en prit de manière violente en grande majorité aux français « lambdas » expatriés qui pour la plupart vivaient en bonne intelligence avec leurs Hôtes ! Les premières victimes de la politique malfaisante de l’état français furent de simples citoyens français qui perdirent en grande majorité le fruit de toute une vie de travail par la faute de ses dirigeants tarés !

Les « petits » français avec leur famille furent pourchassés dans tout le pays à cause de la politique inqualifiable d’un gouvernement colonialiste !

Aujourd’hui nous sommes le 16 mars 2012, en lisant le journal de ce jour j’apprends que deux français ont été enlevés au Maroc, qu’une femme de nationalité Suisse a aussi été enlevée !...  3 citoyens européens enlevés en une seule journée !!!???

Assez ! Y en à marre de cette politique à courte vue, orientée pour des intérêts généralement privés qui anéantissent les relations d’Amitiés entre les Peuples !

Nous, citoyens français « moyens », aujourd’hui ne sommes plus libres de voyager librement à la découverte du Continent Africain ou mieux d’y vivre paisiblement !
Pourquoi ?

Au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Nigeria, au Burkina, en Côte d’Ivoire,en Libye, au Tchad… il y a des régions interdites pour l’Homme « blanc » et le français en particulier ! La liste s’allonge des pays où, nous, les français sommes mal vus dû à la politique de l’état français de protection des dictateurs dans le « pré carré » en 2012 !!!

Aujourd’hui dire si  vous dites que êtes français dans l’espace francophone comme au Cameroun, au Togo ou bien en Côte d’Ivoire ce n’est que dédain ou menace à peine voilée que nous recevons comme une gifle à notre « amour propre » d’occidental « envahisseur/pilleur » de richesses mais surtout de Bonheur !

En conclusion, pour, nous, les français « amoureux » sincères de l’Afrique, nous demandons humblement mais avec force au prochain Président de la République Française de revoir sérieusement et en profondeur le prochain programme politique avec les pays Africains afin d’enrayer cette dégradation terrifiante à tous les niveaux de la situation tout d’abord des Peuples vivant en Afrique, surtout dans l’espace dit francophone, afin de sauvegarder le Respect entre les Peuples dans le partage des richesses et des latitudes pour une vie harmonieuse.

Si je ne m’abuse, ce sont les électeurs Français qui choisissent leur représentant à la fonction suprême c'est-à-dire la Présidence, pour qu’elle raison alors devrions-nous pâtir d’une politique qui nous pourrit la vie, une politique extérieure que nous n’avons pas choisie puisqu’elle va à l’encontre de la qualité de nos vies ?

L’intérêt premier de la France, c’est son Peuple et non pas celui de quelques groupes commerciaux qui ne payent pas pour la plupart leurs impôts en France comme le groupe TOTAL pour exemple…
Tournons enfin la page lugubre du soutien de l’état français aux dictateurs Africains en commençant par celui du Togo : faure gnassingbé ainsi que tous les autres…

Car les cinq (5) années de pouvoir hégémonique de nicolas sarkozy à la tête de l’état français ont accélérés la mise en danger des citoyens français dans le Monde et en Afrique plus particulièrement ! Jugez vous-mêmes : Au Pakistan : attentat  avec plusieurs morts Français à cause dit on de rétro-commissions non payées dont serait responsable nicolas sarkozy (ministre du budget à l’époque) ; La Turquie avec le projet de loi sur le génocide Arménien qui engendra la fuite précipitée de nombreux français séjournant en Turquie car mis en danger par sarkozy… Au Mexique, avec l’affaire Cassez où cette jeune femme est l’otage d’une guerre d’égo entre le chef de l’état Mexicain et sarkozy… Les otages Français enlevés dans le désert Malien depuis des mois… Les soldats français en Afghanistan, en Irak… Les touristes kidnappés dans la Corne de l’Afrique etc…

Le Président sarkozy, son bilan pour la sécurité des Français dans le Monde se résume à « une amputation » de la Liberté de choix de destinations pour voyager ou vivre ailleurs !
Si cette politique devait encore perdurer, comment alors dans les années qui viennent, le « vivre ensemble » et la Tolérance de l’étranger pourra être préservé ? Tant ces ressortissants de ces pays blessés par la politique hideuse de  l’état français engendre des « bombes à retardement » insurrectionnelle en France !...

Que peut penser aujourd’hui un jeune Franco-Togolais clairvoyant,  vivant en France, d’un colonel Français LETONDOT coopérant militaire éructant à Lomé  sur un journaliste et le menaçant de le mettre en prison en ordonnant à la milice du dictateur de l’emmener?!... 
Pour reprendre le slogan du candidat sarkozy : « la France forte ! », elle ne l’est pas et ne le sera pas car les Français depuis de nombreuse années sont affaiblis par cette politique castratrice d’abord vis-à-vis d’eux ! Les Français affaiblis, c’est une France qui se meurt…

Vivement que la prochaine équipe Présidentielle Française régénère sa politique étrangère avec les pays Africains afin que, nous, Français puissions nous voir  Fier et Digne dans le regard de notre Sœur et de notre Frère Africain !

Vive les Peuples Libres ! Enfin !

Mathieu CICHOCKI.

SUR LYNXTOGO

16 mars 2012

Qui est responsable des crimes en Syrie ?

Il y a un an seulement, les Syriens vivaient en sécurité. Ils ignoraient tout des armements qu’ils découvrent chaque fois que l’armée les saisit dans les cachettes des milices ou lorsqu’elles entrent depuis la Turquie ou le Liban. Ils n’avaient jamais vu les obus, les fusils et mitrailleuses de toutes sortes, les bombes assourdissantes, les obus anti-char, les revolvers, les appareils d’espionnage, les lunettes de vision nocturne, les charges explosives, les gilets pare-balles.

15 mars 2012

Les toits de Damas, une église et une mosquée, se côtoient paisiblement dans le crépuscule

Maintenant, nous savons que la mort peut venir des bonbonnes de gaz, ou des galons d’huile ! Nous savons que chacun d’entre nous peut mourir dans une explosion ou lors d’une attaque des bandes armées si son nom figure sur leur liste des gens à abattre ! Malgré cela, le Conseil des Droits de l’Homme à Genève refuse de reconnaitre que ce qui se passe ici est l’assassinat de notre sécurité, l’abolition de notre rythme de vie. Et va chercher les accusés parmi les victimes ! Or, nous qui vivons en Syrie, et non dans un pays occidental, nous connaissons la vérité que l’Occident et ses institutions « humanitaires » ne veulent pas connaître.

 

Nous avons en tête deux images. L’image -passée une seule fois à la télévision syrienne- d’une famille à Baba Amro, près de la table dressée, dont tous les parents, enfants, oncles avaient était tués ; sur le mur, leurs assassins avaient écrit, avec le sang des victimes, le nom de la brigade qui avait commandité ce crime. L’autre image est celle d’une femme habitant à Douma, [une banlieue de Damas] qui racontait que les milices avaient conduit un jeune homme ligoté sur la place publique, pointé leur mitrailleuse, et obligé les gens à assister à son exécution. Et que le lendemain, ils en avaient tué d’autres, de la même manière. À la même époque, simultanément, Ayman et Fahd Arbini - en compagnie de Zaher Qweider d’Al-Qaïda - ont tiré des obus RPG sur l’église d’Arbin, [banlieue de Damas] et sur le collège islamique. Ces crimes ont eu lieu dans des zones sous contrôle des bandes armées. Dans quel projet s’inscrit ce terrorisme ? Qui est responsable de ces crimes ?

 

Un des criminels arrêtés à Baba Amro raconte - comme on raconte une histoire banale - qu’il a tué et violé des femmes. Que des cheikhs du conseil militaire lui avaient signifié par fatwa que le meurtre et le viol étaient licites. Ce n’est pas étonnant : les cheikhs wahhabites d’Arabie Saoudite qui appellent de leur tribune au Jihad contre le gouvernement syrien, ainsi que Kardawi, le cheikh d’Al-Jazeera, prononcent des fatwas légalisant l’assassinat d’alaouites, de chrétiens, de druzes et de sunnites favorables au gouvernement. Les bandes armées qui exécutent ces fatwas reçoivent de l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ainsi que des drogues que l’armée syrienne confisque en quantités avec les armes. Faisaient partie du butin trouvé à Baba Amro : des armes et des devises occidentales et israéliennes, des passeports divers - parmi lesquels un « passeport pour le paradis » - du matériel de communication sophistiqué. Ces cheikhs ne connaissent pas la recommandation formulée, au début de l’Islam, par le Calife Omar bin el Khattab : « Ne tuez pas de femmes ni d’enfants ni de vieillards, ne coupez pas d’arbres, et laissez les moines dans leurs couvents. »

 

Ces fatwas expliqueraient pourquoi, le 7 mars 2012, un homme a raconté, sans peine ni remord, qu’il a tué cinquante hommes et violé des dizaines de femmes. C’est ce qu’on appelle communément de la conquête. Les bandes armées ont « conquis » les femmes et l’argent des victimes, ont pillé les institutions publiques, volé les ambulances et les voitures des municipalités et des particuliers. Hier, un citoyen de Homs se plaignait d’un sniper qui avait conquis les rues qu’il contrôlait depuis le haut de sa terrasse. Parmi les tués, il y avait un enfant de 11 ans, Malek El Aktaa. L’objectif de ce terrorisme ? Briser la société syrienne, infliger des pertes à l’armée, morceler la Syrie, paralyser la production agricole, industrielle et artisanale. Bref, détruire la structure de l’État. Dans les quartiers qu’elles contrôlaient, les bandes armées ont empêché les enfants d’aller à l’école, les étudiants de se rendre à leur examens universitaires. Elles ont tué les ouvriers sur le chemin de leur usine, elles ont empêché les paysans d’aller semer sur leurs terres et les centrales électriques de s’approvisionner, elles ont assassiné des hommes d’affaires et des professeurs d’université. Elles ont détruit la vie là où elles se sont installées. Le 11 mars 2012, elles ont kidnappé le politicien Mosbah Al Chaar à Homs, et elles ont assassiné le champion de boxe Ghiath Tayfour à Alep, comme elles avaient assassiné un champion de natation et fait sauter un pont dans la région d’Al Ghab.

 

Le rapport de la Commission des observateurs arabes - qui ont visité les lieux où ces événements se sont produits et rencontré les victimes - a relevé que le mandat de la Ligue Arabe adressé à la Syrie ne mentionnait pas les bandes armées. Et que ces bandes attaquaient les civils et les institutions publiques et privées, obligeant l’armée régulière à riposter. La Ligue Arabe, dirigée aujourd’hui par le Qatar et l’Arabie Saoudite, s’attendait à ce que la Syrie refuse de recevoir la Commission des observateurs. Puis elle a imaginé que le rapport rédigé par les observateurs irait dans le sens de son projet de légaliser une intervention militaire. Mais l’atrocité des crimes, l’ardeur des victimes à exprimer leur douleur, et la conscience politique des Syriens, a permis aux honnêtes personnes de la Commission de transmettre la vérité. C’est pourquoi la Ligue Arabe a par la suite négligé le rapport et a exigé la démission du chef de mission, cet homme loyal [1] qui a refusé le chèque en blanc proposé par le Qatar.

 

Pourquoi donc les dirigeants occidentaux et les institutions internationales n’ont-ils pas adopté ce rapport rédigé par des spécialistes en sécurité et des militaires qui documentaient les évènements tels qu’ils se déroulaient sur le lieu même ? Ils ont préféré adopter ce que concocte l’ « Organisation syrienne des droits de l’homme », basée à Londres ; une organisation représentée par un unique individu appartenant aux Frères musulmans, qui ne fait qu’inventer les « informations » diffusées à leur demande.

 

Le problème ne réside pas uniquement dans le fait que ces dirigeants occidentaux qui soutiennent la guerre contre la Syrie ne veulent pas savoir qui sont les véritables auteurs des crimes et des violations des droits de l’Homme. Le fond du problème est qu’ils exécutent une stratégie qui vise à détruire l’État Syrien. Ceci montre que les politiciens occidentaux sont devenus des vassaux aveugles du projet américano-sioniste ! Et que Sarkozy et Bernard Henri Lévy en France ont réussi à enterrer la politique de la France vis-à-vis des Arabes instaurée par De Gaulle. Lorsque nous entendons M. Alain Juppé, cela ne nous évoque nullement le Général De Gaulle. Nous avons plutôt l’impression d’entendre Oliva-Roget qui avait ordonné le bombardement de Damas en 1945 [2].C’est pourquoi, il nous semble que la lettre de M. Laulan à Juppé [3] - lui rappelant que la guerre contre la Syrie ne sert pas les intérêts de la France - suggère aussi que la dignité de la France suppose qu’elle ne soit pas la vassale du projet américano-sioniste.

 

Mettons donc de côté ces termes qui trahissent leur sens : « les droits de l’Homme, les révolutionnaires, l’armée syrienne libre, la défense des citoyens syriens ». Les dirigeants occidentaux doivent savoir que les « révolutions », supposent un programme politique national, que c’est la cause des hommes de grande envergure, penseurs et poètes. Une cause basée sur la loyauté à la Patrie, qui naît de cette Patrie ; et non pas une cause initiée par une décision extérieure. Comme l’histoire des luttes arabo-israéliennes est marquée par les guerres d’agression israéliennes, un des premiers principes des révolutionnaires patriotes est de ne pas recevoir d’aides ou d’armes israéliennes. Et de respecter les principes fondamentaux qui leur imposent de ne pas oublier que l’ennemi n’est pas la confession d’en face, mais que l’ennemi, l’agresseur c’est Israël, ainsi que l’impérialisme Occidental qui, lui, veille sur la sécurité d’Israël et se moque de celle des Arabes. Les dirigeants occidentaux savent ces vérités, mais ils consacrent leurs efforts au morcellement des pays arabes et à l’embargo contre l’Iran ; leur projet vise la Russie, la Chine, et les pays de l’ex-Union soviétique. Ils ont enfreint les lois internationales, leurs agents secrets se sont infiltrés à Homs, où ils ont dirigé la guerre de l’« Émirat islamique de Baba Amro », avec les bandes salafistes et Al-Qaïda ! Ils ont tenté par trois fois, au Conseil de Sécurité, d’autoriser l’ingérence en Syrie. Mais le fait que l’aviation israélienne bombarde Gaza, qu’elle ait tué, rien que le 10 mars, dix huit personnes dont des enfants, et que les colons israéliens détruisent les monuments palestiniens islamiques et chrétiens, et judaïsent la Jérusalem historique, tout cela n’a pas retenu leur attention.

 

Ces drames nous permettent de conclure que la politique occidentale ne reflète pas seulement un effondrement moral en adoptant le mensonge et les falsifications, mais aussi un effondrement politique et la cécité de la pensée. Cette politique conspire contre la Syrie. Un pays qui se distingue par un tissu social où se mêlent dans une unité nationale les religions, les confessions et les « ethnies ». Un pays qui se distinguait il y a peu par une sécurité rarement rencontrée en Occident, et par une culture humaine fière de ce qu’ont apporté les grandes révolutions à l’humanité. Un pays qui traduit les œuvres de la littérature mondiale, qui écoute la musique classique comme il écoute la musique locale, et dont les femmes participent à la vie productive et publique que le peuple cherche à améliorer. La politique occidentale utilise dans sa guerre, la diplomatie, les médias, les organisations internationales, et les armes sophistiquées ; elle s’appuie sur des régimes despotiques qui n’ont pas de Constitution ni de Parlement, qui accueillent sur leur territoire des bases militaires états-uniennes, et qui tuent les manifestants à Bahreïn et à Qatif en Arabie Saoudite.

 

Comment expliquer la collaboration de l’Occident avec des combattants d’al-Qaïda qui sont sur les listes du terrorisme international, et que le Qatar et l’Arabie Saoudite financent pour leur guerre contre la Syrie ? Comment expliquer la feinte ignorance occidentale de la position des chrétiens syriens présents sur le devant de la scène pour défendre la structure sociale, et qui condamnent l’intervention occidentalo-sioniste ? Pourquoi l’Occident n’écoute-t-il pas le Patriarche maronite du Liban, mais encadre-t-il les bandes takfiristes qui assassinent les chrétiens syriens, et attaquent leurs monastères et églises, que les musulmans respectent et honorent ? Al Zawahiri [leader d’Al-Qaïda] a revendiqué les attentats de Damas et d’Alep par Al-Qaïda. Des rapports officiels témoignent de rencontres entre les services secrets français et britanniques avec les combattants libyens d’Al-Qaïda.Les Syriens ont appris que les services secrets français et britanniques se trouvaient à Baba Amro aux côtés des bandes d’Al-Qaïda. Leurs médias se sont abstenus de montrer à l’écran ces infiltrés étrangers, laissant ainsi refroidir la colère ressentie vis-à-vis de ce non respect occidental de la souveraineté syrienne. La sagesse syrienne a préféré la maîtrise de la situation à Baba Amro, à une telle exposition. Des centaines d’hommes armés se sont rendus à l’armée syrienne lorsque la protection occidentale s’est retirée. Ceci confirme la responsabilité de l’Occident dans les crimes que commettent les bandes armées. Et il ne s’agit pas uniquement des assassinats et des enlèvements, mais également de la destruction des équipements de base dont le peuple syrien paie le prix : l’explosion des oléoducs et des gazoducs, des pylônes électriques, des stations d’eau, l’incendie des écoles, la destruction des hôpitaux, le pillage des édifices publics [par les bandes armées].Nous affirmons donc que l’Occident se moque de la protection des chrétiens, des monastères et des églises, car les chrétiens sont patriotes, refusent l’ingérence et condamnent le complot occidentalo-sioniste, Il ne leur échappe pas que les prétendus « révolutionnaires » sont des bandes de criminels, et que les sanctions européennes visent à se venger du peuple syrien, dont les chrétiens sont partie intégrante. Bizarre que ces vérités ne parviennent pas aux ministères des affaires étrangères occidentaux ?

 

En tous cas les instructions données par l’opposition extérieure sont : ne regardez pas la télévision syrienne, ni la chaîne al-Dounia, ne votez pas pour la Constitution ! Il semble que Madame et Messieurs Clinton, Juppé et Cameron ne veuillent pas voir non plus les funérailles des milliers de soldats et officiers de l’armée que les bandes armées ont tué [4] ; ni voir les honneurs rendus à ces martyrs par les villageois. N’ont-ils pas vu non plus que des millions de Syriens ont envahi les places, manifestant ainsi leur avis à l’égard du complot de l’Occident sioniste contre la Syrie ? N’ont-ils pas vu le niveau de conscience politique qui distingue le peuple syrien ? N’ont-ils pas entendu la clameur des femmes, voilées ou pas, et leur refus de l’ingérence dans les affaires internes de la Syrie ? Ils ne le voient pas, car seul celui qui a la conscience éveillée, et qui est libre, peut être ému par les douleurs humaines, et apprécier la dignité nationale syrienne. Est-il concevable que les « défenseurs de la démocratie » n’aient pas remarqué que la nouvelle Constitution interdit les partis fondés sur une base religieuse ou ethnique, et qu’elle garantit le respect des libertés personnelles et religieuses ? Le grand débat national n’a-t-il pas été remarqué ? Dans quel autre pays un projet de Constitution a-t-il été débattu dans des meetings, dans les centres culturels, à l’université, à la télévision, dans des réunions ? J’ai vu un exemplaire de la Constitution entre les mains de collégiens et d’étudiants universitaires ; les gens ont exprimé leur avis, et devant le Parlement se sont manifestés les politiciens en désaccord avec l’article 3 [de la Constitution].

 

Mais la question n’est pas celle des droits de l’Homme car, si c’était le cas, MM. Juppé, Cameron et Mme Clinton auraient dû voir l’agression permanente dont est victime le peuple palestinien, et le mépris d’Israël à l’égard des décisions internationales qui interdisent la judaïsation de la terre occupée et la métamorphose de ses caractéristiques. Ils auraient dû condamner les crimes qu’a commis Israël au Liban, et méditer sur les violations des droits de l‘Homme en Libye. La « communauté internationale » aurait dû examiner les déclarations des officiels israéliens qui menacent de bombarder les installations nucléaires iraniennes, et les juger pour menaces de guerre. Mais la logique s’est évanouie. L’État d’Israël, qui possède des bombes atomiques, qui refuse de laisser visiter ses installations nucléaires, n’est pas condamné. L’Iran qui ne possède pas d’armes nucléaires, qui accepte de faire visiter ses installations nucléaires, est lui menacé par Israël. Tandis que l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique communique les noms des scientifiques iraniens, ce qui facilite leur assassinat…

 

On a vu le président Obama se tenir comme un écolier docile devant Netanyahou, garantissant le « droit d’Israël à assurer sa sécurité », (cette sécurité s’étendant d’Israël à l’Égypte, à la Lybie et à l’Iran !) et garantissant son engagement à assurer la suprématie militaire d’Israël. Nous avons ainsi vu, sur le plan symbolique, la concordance entre le projet occidental et le projet sioniste. C’est pourquoi, M. Juppé ne diffère guère de Mme Clinton. Son arrogance n’est pas sans rappeler celle d’un gouverneur pendant la période d’occupation. Ces événements ont permis de mettre une fois de plus en lumière l’influence sioniste au sein du parti communiste et du parti socialiste français. N’est-il pas ironique que Bernard Henri Lévy, le sioniste, se définisse comme socialiste ? Et qu’il cite Marx dans son livre sur ses missions dans l’invasion de la Lybie où il se déclare « fidèle à son judaïsme et son sionisme » ! Le parti communiste français n’a-t-il pas remarqué ce qu’est le système politique de l’Arabie et du Qatar, et ce que sont les bandes takfiristes utilisées dans la guerre contre la Syrie ? Il s’ensuit que l’Occident ne collabore plus qu’avec ceux qui ont des liens avec Israël et qui privilégient la sécurité de cette dernière, sur la sécurité nationale arabe. C’est pourquoi Basma Kodmani [5] a avoué qu’« Israël est une nécessité » ! Certains membres du Conseil d’Istanbul ont assuré qu’ils établiront des liens avec Israël. Dans cette concordance, s’inscrit la collaboration des services secrets israéliens, qataris, et saoudiens, ainsi que les bandes armées munies d’armes israéliennes découvertes dans des cachettes à Douma, dans la banlieue de Damas, et à Baba Amro. Ce Conseil, appuyé par Juppé et Clinton, a commis ce que le peuple Syrien ne pardonne pas : le fait d’avoir facilité l’ingérence étrangère politique et militaire en Syrie, d’avoir des liens avec Israël et le sionisme. Dans ce climat, l’Occident accuse les victimes des crimes qu’il a lui-même commis par le bais de ses bandes armées. Cela ne nous étonne pas qu’il voie AbdelKarim Belhaj, Al Mahdi Harati, Al Zawahiri, l’émir du Qatar, et le roi Saoudien comme autant de « révolutionnaires démocrates », et qu’il efface de sa mémoire Che Guevara et Manolis Glezos !

 

Est-il possible de changer la stratégie occidentale pour dissiper le danger d’un embrasement du proche Orient ? Le point lumineux est que des puissances ayant des stratégies différentes, essaient, avec force et courtoisie, de stabiliser les relations internationales ; ce sont de grandes puissances économiques avec des intérêts, une vision, et une structure. Le discours prononcé par Poutine le 10 février 2007 à la 43e Conférence sur la sécurité à Munich, ainsi que son dernier article, montrent que la Russie n’est plus le pays que l’Occident a sauvagement violé après l’effondrement de l’Union soviétique. Elle fait partie maintenant de l’union du BRICS, bien décidée à l’établissement de nouvelles relations internationales. Dans cette union, beaucoup de peuples voient la libération du joug du monde unipolaire, la sortie du chaos, et du déni du droit humain et international. Nous lisons l’espoir dans l’appel de Theodorakis qui indique la Russie pour sortir de la crise. Son appel « La vérité sur la Grèce » [6] dénonce la stratégie dessinée par le FMI : « ce n’est plus l’État-nation qui fait le progrès mais les banques ». Il faut mettre cela dans une autre expression : « ce sont les banques et la guerre qui fabriquent la misère des peuples et qui tuent les identités nationales ». En témoigne la parole de Sarkozy à la délégation du Conseil de transition Libyen : « nous devons apprendre au peuple grec à vivre ». Les banques occidentales non seulement dépouillent les peuples, mais elles les humilient. Que n’avions nous pas découvert plus tôt que la Russie, la Chine, l’Iran le Brésil, l’Afrique du Sud, et l’Amérique Latine, sont des espaces humains et économiques, remplaçant l’Occident !

 

Le sang des victimes avec lequel les Libyens d’Al-Qaïda ont écrit sur le mur de la famille assassinée, « de Misrata nous sommes venus pour libérer la Syrie », et les décombres de Baba Amro -là où les services secrets français et britanniques ont dirigé la guerre- dessinent un tableau réunissant Al-Qaïda, les cheikhs despotiques du pétrole (qui interdisent à la femme de conduire), les bandes de mercenaires, les dirigeants occidentaux, les services secrets occidentaux, les régimes coupeurs de têtes saoudiens, et l’opportuniste qatari. Un tableau très significatif, qui ne permet pas à ceux-là de donner aux Syriens des leçons sur les droits de l’Homme ou sur la démocratie ! Mais qui impose de juger les dirigeants de l’Occident et du Golfe qui ont planifié et financé les crimes en Syrie !

 

Dr Nadia KHOST Damas, 11 mars 2012 Traduit de l’arabe par Anis El ABED

URL de cet article : http://www.silviacattori.net/article2975.html


Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas.

La CPI ou la gouvernance mondiale en marche...

 

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Cour Pénale pour Indigènes...

De façon symbolique et prévisible, le premier verdict rendu par la Cour Pénale Internationale, le mercredi 14 mars 2012, a visé un ressortissant africain, Thomas Lubanga Dyilo. Ce dernier a vu sa culpabilité reconnue«pour crimes de guerre consistant à avoir procédé à la conscription et à l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans et à les avoir fait participer activement à des hostilités du 1er septembre 2002 au 13 août 2003».

 

D’aucun se féliciteront de cette avancée décisive vers un monde plus juste, plus sûr et certainement plus humain. Il serait plus exact d’y voir une avancée décisive et attendue de la mise en place d’une justice a-universaliste, expression de l’instrumentalisation de la protection des droits humains, par les têtes de pont d’un mondialisme se déclinant selon l’acception franc-maçonne. 

Que l’on use des mots de gouvernance mondiale ou de Nouvel Ordre Mondial pour décrire le lent processus visant à imposer le mondialisme prosélyte de l’élite occidentale, on ne pourra pas échapper à ce constat : le cadre d’un ordre global se pose de manière plus qu’évidente avec la première condamnation prononcée par la cour de la Haye.

Un avertissement se formalise également. Après l’incarcération partisane de Laurent Gbagbo, cette décision est la matérialisation d’une menace planant sur les dirigeants africains. Ceux qui ne suivent pas les préconisations ou oukases des maitres occidentaux iront fissa grossir les rangs des bagnards hollandais. 

Les satisfécits de l’inutile chef de la diplomatie européenne, La baronne Catherine Ashton of Upholland «Le verdict aujourd'hui de la Cour pénale internationale (...) représente une étape décisive pour la justice criminelle internationale», d’une administration américaine hypocrite et malfaisante, pataugeant dans le sang de civils irakiens et afghans, pour qui cette condamnation est «un moment historique», marquent la reconnaissance par les élites occidentales du timing excellent de leur projet globalisant.

Le mondialisme pour horizon...

Thomas Lubanga
Thomas Lubanga Dyilo

Parler de l’imposition d’une gouvernance mondiale est s’exposer aux quolibets des tenants de la pensée unique, contradicteurs et détracteurs de ceux que l’on nomme complotistes. Il y a cependant une différence entre mettre à jour le sens caché des décisions et réalisations de ceux qui décident de la marche du monde, et énoncer péremptoirement qu’un complot formé au sein des élites vise à asservir l’humanité. D’ailleurs, parler ici d’un complot,projet secrètement concerté à plusieurs contre des personnes et des institutions, entre puissances occidentales serait user d’un raccourci inepte et non-éclairant. 

A l’opposé évoquer une convergence de vues, quant à la mise en place d’un mondialisme bénéficiant à certains groupes évidemment occidentaux et pro-occidentaux, est faire preuve de lucidité. 

Fastidieux serait le recensement des faits matériels, évidents et vérifiés, établissant cette convergence de vue. Au-delà de manifestations visibles et de ses structures ayant pignon sur rue (Bilderberg, CFR aux Etats-Unis, le Siècle en France etc…), cette alliance objective se lit dans l'organisation des structures internationales et leurs politiques, telles que perceptibles par le commun. 

ONU, Banque Mondiale, FMI, UNESCO et aujourd’hui CPI ne tendent qu’à la mise en place d’un monde unifié. Pour des raisons géostratégiques intelligibles par tous, des forces s’opposent à cet agenda. La Chine, la Russie et leurs alliés des BRICS adoptant une autre lecture, rejettent l’unipolarité induite par ce dessein et plaident pour une multipolarité, source naturelle d’équilibre.  

Cette analyse ne souffre que peu la contestation, mais toujours est-il qu’en la dénaturant, en ne rebondissant que sur certains termes et en les positionnant tel l’arbre cachant la forêt, on s’empressera d’escamoter l’essentiel. Il existe indéniablement une volonté des élites américaines et européo-atlantistes de mettre en place une gouvernance unique, quelle que soit sa forme par ailleurs, imposant aux hommes vivant sur cette planète la globalisation, expression de la conception maçonnique du gouvernement de l’humanité.

Une cour illégitime, négation de la souveraineté étatique...

La CPI, mise en place par le statut de Rome signé le 17 juillet 1998 et officiellement créée le 1er juillet 2002, s’inscrit sans équivoque dans cette dynamique. Comptant aujourd’hui 120 Etats-membres, elle manque totalement de crédibilité. Les Etats-Unis, qui paradoxalement aiment à s’en servir comme épouvantail, afin de terroriser les dirigeants (notamment des pays africains) résistant à leur imperium, n’ont toujours pas ratifié ses statuts. On s’explique aisément pourquoi!  Nombre de ses dirigeants, anciens ou actuels ne dépareraient pas dans le box des accusés de la Cour de la Haye. 

Cette farce internationale n’a de fait aucune légitimité, à part celle que chacun voudra bien lui reconnaître. 
Son acceptation populaire repose sur le recours obscène à une sensiblerie de roman de gare, à des justifications pseudo-humanistes ne résistant pas à l’examen de l’histoire des politiques internationales (passées, présentes et sans aucun doute futures) de ses promoteurs occidentaux.

Le fait qu’elle soit autorisée à rendre des verdicts contraignant en matière criminelle est un élément décisif participant à l’érosion, et par conséquent à la déconstruction du principe de souveraineté des Etats.

La CPI n’est une avancée que si l’on considère la gouvernance mondiale comme un objectif à atteindre.





Une abdication intolérable...

La compétence de juger est un pouvoir régalien par essence. Admettre qu’une autorité extérieure puisse statuer sur le sort de ses propres ressortissants, en raison d’infractions commises sur le sol national, est l’acceptation volontaire d’un abandon de souveraineté. Plus encore, elle est l’acceptation de la conception d’une autorité (judiciaire en l’occurrence) mondiale, pas supplémentaire vers la gouvernance du même nom.

On comprend que les commentateurs aux ordres et chantres de l’idéal du mondialisme maçonnique, célèbrent sans coup férir la moindre décision de cet organe nocif, pernicieux et attentatoire aux droits des Etats les plus faibles.

Il n’y a pas plus de justice dans le monde grâce à l’action de la CPI  qu’il n’y en a dans les visées internationales impérialistes américaines et européennes. La CPI n’est une avancée que si l’on considère la gouvernance mondiale comme un objectif à atteindre. 

Les chefs d’Etats africains, a-nationalistes, anti-panafricains par définition, ayant signé les statuts de cet organe de domination, sont au mieux des benêts, au pire des traîtres. Une Afrique déjà soumise n’avait nulle besoin de s’entraver volontairement les mains!

Y a-t-il des conseillers en géostratégie dignes de ce nom dans les équipes gouvernementales de l’Afrique du Sud, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cap-Vert, Cameroun, République du Congo, République démocratique du Congo, Comores, Djibouti, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République centrafricaine, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Tchad, Tunisie, Zambie,autant de pays en liberté surveillée, ayant pourtant accepté de ratifier le statut de cette excroissance judiciaire nauséabonde, expression non pas d’un humanisme universel triomphant mais de la volonté hégémonique d’une minorité occidentale ?

Nous ne croyons pas, ne voulons pas, nous vomissons l’uniformisation planétaire sur une base occidentale et maçonnique. Nous ne croyons pas dans une justice internationale qui n’a de justice que la forme, mais qui n’est que la matérialisation de la mise au pas des plus faibles et des plus récalcitrants.






Un droit à l’information...

Nous ne croyons pas, ne voulons pas, nous vomissons l’uniformisation planétaire sur une base occidentale et maçonnique. Nous ne croyons pas dans une justice internationale qui n’a de justice que la forme, mais qui n’est que la matérialisation de la mise au pas des plus faibles et des plus récalcitrants.

Il est désolant de noter que pour bon nombre de décideurs africains, la cause est entendue : l’Afrique et les africains doivent s’aplatir et obtempérer sans réfléchir face aux admonestations du maître occidental. 

Il est pourtant du devoir des responsables politiques continentaux d’éclairer leurs populations sur implications de cet abandon de souveraineté. Les populations africaines ont le droit d’être informées des conséquences que représente le fait d’accepter librement la férule judiciaire de la CPI, à plus forte raison dans un contexte de globalisation occidentale et maçonnique.

Les peuples africains doivent accepter ou refuser, librement et en conscience, de s’y fondre. 

Laissons de côté la rhétorique infantilisante des ONG et autres mouvements faussement humanistes (incarnation de la bonne conscience occidentale et plaie de l’Afrique), prônant la lutte contre l’impunité de dirigeants sanguinaires (et bien sûr nègres), agitant la protection des droits de l’homme, explications mises en avant pour perpétuer la domination occidentale.

Concentrons-nous sur l'essentiel…

Se réapproprier les rênes de nos destinées...

L’histoire des peuples s’inscrit sur un temps long. La volonté de solder les comptes historiques dans l’immédiateté est un contresens. Le dévoiement des idées de justice et de réconciliation nationale, ne doivent pas amener les africains à brader leur souveraineté, leur honneur, l’écriture de leur propre histoire au motif du rendu de la justice. 

Les juges de la Haye n’ont aucune légitimité, aucune, pour dire le droit au sujet d’infractions ayant été commises dans des pays africains. Incidemment, ils n’ont aucune légitimité, aucune, pour prendre part à l’édification de la narration historique des peuples africains, en statuant sur les responsabilités de tel ou tel responsable politique ou chef de guerre.

Accepter cela, équivaut à abandonner le peu de responsabilités étatiques que les Etats africains réussissent tant bien que mal à conserver.

Accepter cela revient à déléguer à d’autres la rédaction de son propre récit historique. 

Déléguer en cette matière exprime la résignation des élites africaines, là où il faudrait pourtant combattre ! 
Il n’est pas ici question de plaider pour une impunité généralisée, loin de là.

Il est au contraire souhaitable de renforcer la coopération continentale, au moyen de traités organisant l’entraide judiciaire. Ainsi il serait permis aux victimes africaines d’exercer droit de suite et poursuites judiciaires à l’encontre de ceux ayant planifiés, couverts et participés à des crimes de masses, et ce, à l’échelle nationale et continentale, au lieu que de transférer cette obligation à des organes internationaux partisans, garant d’un mondialisme de mauvais aloi.

La condamnation de Thomas Lubanga Dyilo, le procès à venir de Laurent Gbagbo sont autant de faits empiriques de nature à faire germer une réflexion poussée quant à la nécessité de renforcer la coopération judiciaire entre Etats africains et une refonte des conventions d’extradition, voire de compétence juridictionnelle en matière de criminalité de masse.




Comprenne qui pourra...

Le besoin justice, la volonté de concorde nationale ne doivent pas entraîner abandon de souveraineté et inféodation. Que les Etats-Unis n’éprouvent pas le besoin de juger des criminels comme Georges Bush, Richard Cheney et Donald Rumsfeld ne nous importe guère.

Que les peuples irakiens et afghans ne puissent traîner ces assassins devant leurs juridiction nous désole. Cependant, ce ne sont pas là justifications suffisantes pour entériner un délitement des prérogatives des Etats,  l’abdication de la fierté et l’abandon de la rédaction des récits historiques, politiques et juridiques des peuples africains. 

Dénoncer les statuts de la CPI est une décision non seulement nécessaire mais impérative pour les pays d’Afrique. On ne peut prôner l’autonomie continentale tout en tissant de son propre chef les filets dans lesquels celle-ci se retrouvera inévitablement enserrée.

La condamnation de Thomas Lubanga Dyilo, le procès à venir de Laurent Gbagbo sont autant de faits empiriques de nature à faire germer une réflexion poussée quant à la nécessité de renforcer la coopération judiciaire entre Etats africains et une refonte des conventions d’extradition, voire de compétence juridictionnelle en matière de criminalité de masse.

La sortie du cadre juridique de la CPI n’est plus à penser,  elle s’impose intellectuellement et politiquement. Seuls les dirigeants africains n’ont pas saisi cela.

Comprenne qui pourra...

Ahouansou Séyivé

CAMEROONVOICE

 

13 mars 2012

Syrie. Comment Obama et le Pentagone préparent les plans de guerre

 

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C’est un fait avéré désormais, les Nations Unies sont bel et bien mortes en 2011 avec la guerre en Libye et le renversement du Colonel Kadhafi. La façade de la résolution 1973 établissant la "no-fly zone" au-dessus de la Libye n’avait dupé personne, malgré la propagande des médias occidentaux.

 

Mais désormais, nul besoin de résolution de l’ONU pour lancer une offensive contre un pays souverain comme la Syrie : le Pentagone va prendre les choses en main, n’en déplaise à la Chine et à la Russie qui ont jusqu’ici retardé l’échéance en opposant leur véto lors des précédentes tentatives américaines au Conseil de sécurité, comme leur statut le leur permet. Ces règles internationales ne sont plus du goût du Prix Nobel de la Paix Barack Obama qui a donc demandé au Département de la Défense d’accélérer les choses, et d’envisager toutes les options "y compris militaires" pour renverser le régime syrien de Bachar al-Assad.  

Témoignant devant le Comité du Sénat US mercredi dernier, les chefs civils et militaires du Pentagone ont confirmé qu’ils étaient en train d’élaborer les plans d’attaque de la Syrie sur demande de la Maison Blanche d’Obama.

Les déclarations du ministre de la Défense Leon Panetta et du chef d’état-major interarmes, le général Martin Dempsey, corroborent les preuves toujours plus nombreuses que Washington et ses alliés-clés européens, en collaboration avec l’aile droite des régimes d’Arabie Saoudite et du Qatar, sont en train de préparer une opération secrète visant à renverser le régime syrien.

Dans sa grande majorité, la couverture médiatique des auditions de mercredi s’est concentrée sur l’intervention empreinte de chauvinisme du sénateur McCain, l’ex-candidat républicain aux présidentielles. Il  exige que les USA lancent des frappes aériennes contre la Syrie, pour aménager des « zones sécurisées » dans lesquelles les groupes armés soutenus par l’Occident pourront préparer des offensives militaires contre le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad.


« Combien faudra-t-il encore de victimes civiles pour vous convaincre que les mesures militaires que nous proposons sont nécessaires pour en finir avec les massacres et pour forcer le Assad à quitter le pouvoir ? » a demandé McCain à Panetta.

Le secrétaire à la Défense a répondu en disant, « Nous ne sommes pas divisés là-dessus. » Il a précisé que le Pentagone « étudie actuellement toutes les étapes supplémentaires nécessaires qui peuvent être mises en œuvre » pour accélérer la chute du régime d’Assad, « y compris des options militaires, si nécessaire. »

Le Général Dempsey a prévenu qu’une intervention US en Syrie serait plus difficile que ne l’avait été la guerre de l’OTAN en Libye, car le pays est « très différent aux niveaux démographique et ethnique, et plus complexe au plan religieux. » Cela dit, il a assuré le Comité du Sénat que « si nous sommes appelés à défendre les intérêts US, nous serons prêts. » Le chef d’état-major a ajouté que les opérations militaires envisagées incluaient l’imposition d’une « no-fly zone », l’ouverture d’un « corridor humanitaire », un blocus naval des côtes syriennes et des frappes aériennes.

Panetta et Dempsey ont tous deux répété les déclarations faites la veille par le président Obama lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, disant que ce serait une « erreur de lancer une attaque militaire de façon unilatérale. »

Pourtant, aucun d’entre eux n’a parlé de demander une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies qui autoriserait l’usage de la force militaire, comme condition préalable à une intervention militaire américaine en Syrie.

Le général Martin Dempsey
Le général Martin Dempsey, Chef d'état-major américain interarmes

Un haut responsable du département de la Défense a clairement dit à CNN que l’Administration [Obama] ne considère pas une résolution de l’ONU – qui a jusqu’à maintenant été bloquée par la Russie et la Chine, tous deux opposant leur véto devant le Conseil de Sécurité – comme une chose indispensable. Le responsable a expliqué que « n’importe quelle forme de mandat d’une organisation locale »sera suffisante, ou toute alliance multilatérale soutenant l’intervention US, comme la « coalition de la volonté » que l’administration Bush avait rassemblée avant l’invasion de l’Irak.

Dans cette perspective, l’appui important est celui de la Turquie, qui accueille une conférence des « Amis de la Syrie » ce mois-ci. Même si elle s’oppose à une intervention militaire par toute force provenant « d’un pays étranger à la région, » la Turquie a appelé à la chute du régime d’Assad et a demandé à la Syrie de permettre l’ouverture de « couloirs pour l’aide humanitaire. »

De la même façon, les Nations Unies ont préparé un plan sur 90 jours pour gérer l’urgence et amener l’aide humanitaire aux civils syriens. Le département d’État US s’est empressé de soutenir ce plan, demandant l’accès immédiat, sécurisé et sans entraves à toutes les zones affectées [par les combats] en Syrie.

En réponse, le ministre des Affaires étrangères, Walid al-Muallem a déclaré que son gouvernement s’opposerait à toute intervention étrangère. L’établissement de « couloirs humanitaires signifie des couloirs militaires, » a-t-il affirmé. « Vous ne pouvez pas établir des couloirs humanitaires sans protection militaire. »

Durant sa déposition, il a été demandé à Leon Panetta si les USA fourniraient des « équipements de communication » aux groupes armés qui cherchent à renverser le gouvernement d’Assad. Panetta a répondu  qu’il « préférait parler de cela en séance privée, » admettant que l’Administration Obama « étudiait un éventail d’assistances non létales. »

En réalité, de multiples rapports indiquent que le gouvernement US est allé bien plus loin que cela.

Dans un rapport paru mardi, le ministère des Affaires étrangères a cité certains hauts responsables du gouvernement qui confirmaient qu’une réunion des délégués du Comité au Conseil de sécurité nationale avait permis de valider le projet d’ « étendre l’engagement US auprès des militants syriens et de leur fournir tous les moyens pour [mieux] s’organiser. »

Un représentant officiel a dit au journal : « La politique des États-Unis consiste maintenant à aider l’opposition à renverser le régime Assad. Cela représente un changement significatif dans notre politique en Syrie. »

Ce fonctionnaire a ajouté que des mesures sont prises pour soutenir le comité militaire formé récemment par le Conseil National syrien, que Washington considère comme une marionnette plus fiable que l’Armée Syrienne Libre. « Nous reconnaissons qu’une assistance létale sera peut-être nécessaire, mais pas pour le moment, » a-t-il affirmé.

Cependant, un message révélé par Wikileaks parmi les documents internes de la société de renseignement états-unienne Stratfor indique qu’une telle "assistance létale" existe depuis plusieurs mois.

Le message, datant de décembre 2011, émane de Reva Bhalla, Directeur des analyses de Stratfor. Il rend compte d’une réunion avec des officiers du renseignement militaire du Pentagone, à laquelle assistaient également un officier britannique et un officier français. Ces officiers, éléments des groupes d’études stratégiques de l’armée de l’air états-unienne ont suggéré que « des équipes des Forces spéciales sont déjà sur place et se concentrent sur des missions de reconnaissance et d’entrainement des forces d’opposition. »

Leon Panetta
Leon Panetta, ministre américain de la défense

Ces officiers, d’après Bhalla, ont affirmé que l’objectif de ces équipes des forces spéciales était de « commettre des attaques de guérilla et des séries de meurtres pour briser le dos des forces alaouites et de provoquer leur implosion de l’intérieur. »

Le jour précédent la comparution de Panetta et Dempsey devant le comité sénatorial des Services de l’Armée, le général des marines James Mattis, chef du Centcom (commandement central états-unien) responsable de l’ensemble des forces états-uniennes au Moyen-Orient s’est adressé au même auditoire et a candidement fait l’aveu des objectifs US en Syrie.

« Si nous devions offrir des options, quelles qu’elles soient, pour accélérer la chute d’Assad, cela constituerait une grande source de préoccupation et de mécontentement pour Téhéran, » a attesté Mathis.

Désignant l’Iran comme « la menace la plus significative de la région, » Mattis a ajouté que « la chute d’Assad constituerait le pire revers stratégique de ces 20 dernières années pour l’Iran. »

Derrière les attitudes affichées de protection des civils en Syrie, les objectifs et les méthodes réels de l’impérialisme US commencent à apparaitre clairement. Ils consistent à mener une campagne terroriste en Syrie, en préparation d’une intervention militaire plus directe.

Ils cherchent à renverser Assad, non pas en vertu d’un quelconque intérêt pour la démocratie ou les droits de l’homme, mais plutôt pour faire progresser les intérêts US en affaiblissant l’Iran, allié de la Syrie, que Washington voit comme l’obstacle principal à sa tentative pour assoir sa domination sur les régions riches en pétrole que sont le Golfe Persique et l’Asie centrale. Ainsi, masquée derrière l’escalade croissante de l’intervention américaine en Syrie, se profile la préparation d’une guerre beaucoup plus vaste, aux conséquences globales.

Bill Van Auken

Article original en anglais : Pentagon prepares war plans for Syria

Traduction STTC & GV pour ReOpenNews, mondialisation.ca

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