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07 avril 2012

39 banquiers et économistes réclament Iweala à la tête de la Banque mondiale

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Des banquiers et économistes français, américains et africains ont publié une lettre ouverte pour recommander la candidature de Ngozi Okonjo Iweala à la présidence de la Banque mondiale, dont l’élection aura lieu dans deux semaines. Estimant que les critères du mérite et de la compétence doivent primer sur la nationalité, ils affirment que l’actuelle ministre des finances du Nigeria est la personne qui correspond le mieux au profil recherché, vantant «ses qualifications exceptionnelles».

Parmi ces signataires, l'ancien directeur général de l'Agence française de développement Jean-Michel Severino.

Plusieurs anciens haut-dirigeants de l’institution ont également apporté leur soutien à cette candidature, parmi eux le Français François Bourguignon ex-économiste en chef, ou le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Mustapha Nabli, ex- président pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

D’autres Français ont signé cette lettre : Uri Dadush, Olivier Lafourcade, Philippe Liétard, Serge Michailof, Maryvonne Plessis-Fraissard, Jean-Louis Sarbib ou encore Karl Voltaire.

Du côté africain, on remarquera naturellement, parmi les soutiens de Ngozi Okonjo Iweala, le très respecté Sanusi Lamido, gouverneur de la banque centrale nigériane.

Malgré ces marques d’estime et cette mobilisation, il est peu probable que les Etats Unis renoncent à ce poste clé qu’ils se sont toujours octroyés. D’autant mois que la bataille électorale pour la Maison Blanche ne devrait pas favoriser une telle audace de la part du président Obama.

 

CAMEROONVOICE

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02 avril 2012

Les BRICS lâchent le dollar

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Les pays du bloc des BRICS (1) regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, ne devraient plus utiliser le dollar américain dans leurs échanges bilatéraux. C’est ce qui a été décidé au terme 4e sommet des dirigeants de ces cinq pays, jeudi dernier dans la capitale indienne. Un document intitulé "Déclaration de Delhi" a été adopté par les BRICS dont les banques centrales ont signé, rapporte l’agence de presse Xinhua (2), « un accord-cadre sur les facilités de crédit entre les monnaies des cinq pays et une convention multilatérale de confirmation des facilités de crédit au sein des BRICS ».

Selon la même source, les deux accords consacrent le principe d’une coopération bilatérale dans un cadre multilatéral, afin de promouvoir les activités liées au commerce, aux services et aux investissements dans les monnaies nationales des cinq pays membres à l’intérieur de leurs frontières. Les BRICS peuvent ainsi utiliser leur propre monnaie dans le cadre des échanges commerciaux, des investissements bilatéraux et des activités de financement, ce qui pourrait, à terme, leur permettre de réduire leur dépendance par rapport au dollar américain, d’éviter les risques liés à la fluctuation des devises internationales et de réduire leurs frais commerciaux.

Dans la Déclaration de Delhi adoptée par ce sommet, les cinq pays membres ont exprimé, en outre, leur volonté d’étudier la faisabilité d’une banque de développement qui viserait à mettre les ressources des cinq pays en commun afin d’apporter un soutien financier aux projets d’infrastructure et de développement durable des BRICS, ainsi qu’à d’autres pays émergents ou en développement. Les experts estiment que l’approfondissement de la coopération financière entre les BRICS contribuera à la construction d’un système globalement plus équilibré pour ce qui est du commerce mondial, des devises et des prix des produits, exerçant ainsi une influence profonde sur l’économie mondiale.

Les pays du BRICS, qui connaissent une forte croissance économique, représentent près de 20% du total mondial du produit intérieur brut, plus de 15% de son volume des échanges et environ 75% des devises étrangères. Leur contribution à la croissance économique mondiale dépasse maintenant les 50%. Le bloc était au départ un concept commercial visant à offrir aux entreprises multinationales d’importants indices économiques pour profiter des chances commerciales dans les marchés émergents. Depuis, il a évolué en un mécanisme de consultations multilatérales et de coopération entre les économies émergentes, avec la montée des pays en développement et avec la coopération Sud-Sud en plein essor au cours de la dernière décennie.

Quant à la décision d’abandonner le dollar, les experts estiment que cela devrait provoquer « un véritable basculement du monde ». Si à moyen terme, aucune monnaie, pas même l’euro, ne semble pouvoir remplacer le billet vert dans son statut de monnaie internationale hégémonique, un scénario de fragmentation de l’espace monétaire mondial n’est pas à écarter, rendant plus que jamais nécessaire un haut degré de coopération monétaire internationale.


(1) BRICS, Wikipédia

(2) http://french.news.cn/monde/2012-03/30/c_131498947.htm

 

CAMEROONVOICE

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13 mars 2012

L'Afrique du Sud veut construire des chemins de fer transafricains

L'Afrique du Sud compte poursuivre plus de projets d'infrastructures ferroviaires transfrontaliers, y compris le Couloir Nord-Sud sur le continent africain, et a présenté des plans détaillés lundi.


La première mesure est de construire un chemin de fer reliant l'Afrique du Sud au Swaziland et au Mozambique, selon les plans dévoilés au Forum mondial sur la croissance stratégique organisé par Ernst & Young au Cap.

Un autre chemin de fer reliera l'Afrique du Sud à la République Démocratique du Congo (RDC), a annoncé Brian Molefe, directeur de Transnet, entreprise de transport public sud-africaine.

Transet a également lancé des discussions sur le développement du Couloir Nord-Sud sur le continent africain, a informé M. Molefe lors du forum.

"A l'avenir, plus de projets audacieux devraient émaner de Transnet", a-t-il déclaré.

Ces projets font partie des plans d'infrastructure estimés à 300 millions de rands (environ 40 milliards de dollars américains) consacrés aux sept prochaines années, a expliqué M. Molefe.

Il a appelé à de plus grands efforts pour booster les investissements dans le domaine des infrastructures sur le continent via l'intégration régionale.

M. Molefe a expliqué qu'il était difficile de convaincre les acteurs des fonds privés d'investir sur le long-terme (15-20 ans), et que le gouvernements et entreprises affiliées aux gouvernements devront donc être au premier plan des investissements dans le domaine des infrastructures.

"Le problème c'est que, le rôle des infrastructures dans le monde entier est entre les mains des gouvernements. J'ai bien peur que l'Afrique doive suivre un chemin similaire. Nous ne pourrons dépendre des fonds privés. Nous devons nous tourner vers les flux de capitaux sur le continent, les fonds de pension et les utiliser ", a-t-il expliqué

 

CAMEROONVOICE

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