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06 avril 2012

11 avril

 

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11 avril…
Souveraineté pendue
Liberté guillotinée
Et ce carcan du francs CFA
Qui nous serre la gorge
Qui nous broie l’intestin
Des démons libérés par les dieux gaulois
Portés par leurs intérêts sangsues
Le Chaos des Hélicos
Des kalaches en cascade
Les rugissements des Tanks
Les cris des bombes
Sur ce bunker téméraire
Au cœur de Koudou
L’Africain mâle
L’Africain fondamental

 

11 avril …
Quand s’insurgent nos mémoires
Instants obscurs
Heures ensanglantées
D’Ivoiriens calcinés
De patriotes broyés
Ah Duékoué ! mes larmes intarissables
Mon immense chagrin
C’est une femme qu’on empalme
C’est un homme qu’on castre
Au nom d’un amour pour des nègres

11 avril….
Le triomphe de génuflexions
Et des courbettes éhontées
La gloire des déculottés
Encore une Afrique honnie
La victoire du chien attaché
Qui se goinfre des restes
Pourtant…
Brille en nous l’étincelle de l’espoir
C’est l’étincelle qui devient braise
Et la braise enfante la flamme
La flamme de notre avenir
Et de la flamme surgit l’incendie
L’incendie de  la liberté
Hum ! Je dis espoir.

11 avril
Nous continuerons la montée
Sous la pluie de notre sueur
Noyés dans nos pleurs
Jamais nous ne céderons au curetage
Cet enfant nous lui donnerons vie
Et nous lui vêtirons
De ce nom brûlant de nos rêves :
LIBERTE !

 

Macaire Etty
Le Filament

 

 

LYNXTOGO

 

Solutions ridicules

 

 

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L’anecdote que m’a racontée la dernière fois un de mes amis sur le coût de la vie en Côte d’Ivoire est à tomber de rire. « De toutes les pancartes RHDP de la dernière campagne électorale, celle qui a fait long feu et qu’on ne reverra certainement plus jamais, c’est celle qui annonçait que le kilogramme de viande passerait de 2000 à 1200 f dès que Dramane Ouattara accédait au pouvoir. Ils se sont précipités pour les enlever. Ce fut d’ailleurs la première mesure gouvernementale la plus rapide et la mieux appliquée.» La situation que nous font vivre les dirigeants actuels est tellement ubuesque que ce sont les larmes qui accompagnent généralement ces courts et rares instants d’hilarité. Après un an de gouvernance, on ne compte plus le nombre de fois où Dagobert Banzio a annoncé que le coût de la vie va baisser. Pis chaque fois qu’il s’est signalé, les prix ont pris l’ascenseur sur les marchés. De guerre lasse, le revoilà ces deux derniers jours à vouloir prendre les taureaux par les cornes. Pour ce faire, il croit bon de sensibiliser les préfets et l’ensemble des administrateurs pour faire appliquer les mesures et les prix dont il n’a même pas encore dressé la nomenclature. Est-il sérieux ? Veut-il vraiment réduire le coût de la vie des Ivoiriens ? Quelqu’un a même émis la boutade que Banzio veut transformer les préfets en contrôleur de prix. Si ce n’est pas une injure à l’endroit du nec le plus ultra de notre administration, ce n’est pas une promotion non plus. Mais au-delà de cette maladresse qui montre à l’évidence que le gouvernement de Dramane Ouattara manque d’imagination et que sur cette question du coût de la vie on ne peut vraiment rien attendre de lui, on n’a pas besoin de faire HEC pour se poser la simpliste question de savoir comment on jugule les prix des produits sur un marché ? Moi qui n’ai pas fait un PHD en économie et qui ne peut s’enorgueillir d’être un ?cerveau? dans les rouages des finances internationales, pour le peu que je sache, les prix sur un marché donné obéissent à la loi de la demande et de l’offre. Ce n’est pas à Dramane Ouattara qu’il faut apprendre que les prix sur le marché augmentent quand la demande est plus forte que l’offre. Et pour que l’offre rattrape la demande, la supplante et que baissent les prix, il faut produire. Qu’est-ce que Dramane Ouattara et son gouvernement pléthorique font pour inciter les Ivoiriens au travail ou à quel mécanisme purement économique avait-il pensé quand il promettait monts et merveilles au peuple ivoirien ? Parce que ce n’est pas en détournant les préfets de leur fonction régalienne comme dans une ?république familiale? que Dramane Ouattara pourra se faire l’illusion de résoudre durablement les problèmes nés de sa gestion des affaires de l’Etat.

 

Joseph Marat

Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 06/04/2012

 

ALASSANE OUATTARA, L’HOMME QUI VALAIT DES MILLIARDS

ADO_doigts joints.jpgQue n’avons-nous pas entendu dans cette Côte d’Ivoire? Ouattara par ci, Ouattara par là. La solution par ci, la solution par là. Les militants automatisés du Rdr, ne pouvaient passer une seule seconde sans reprendre en chœur leur fameuse formule « Ado pissanci » « warifatchè », le tout puissant, le père de l’argent. Certains mêmes avouaient que Ouattara était propriétaire d’avions, de bateaux. Ouattara lui-même, pour confirmer les enfantillages de ses militants, fit campagne en avion lequel changeait de design selon les besoins du moment. On a pu ainsi voir cet avion passer de « Ado Solutions » à « Rhdp Solutions ». Lors de ces campagnes, Ouattara disait sans se lasser « Je suis banquier et mon rôle consiste à chercher de l’argent. C’est ce que je sais faire le mieux.» Il avait aussi des amis milliardaires, attendait-on de la bouche de certains « adophiles » ou « adorateurs ». Carlos Slim et Bill Gates se pliaient en quatre devant lui. Les pétro dollars saoudiens n’inquiétaient pas le seul et éminent docteur en économie capable d’enseigner le Pr Gilbert Aké N’Gbo. Ses amis, selon lui étaient prêts à l’aider à faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent, la seule ex colonie française (en Afrique de l’ouest) qui deviendra, sous Ouattara, un pays émergent. Quel pari !
En un mot, Ouattara pesait des milliards, Il pesait lourd comme Sagone.
Ouattara est maintenant au pouvoir, les milliards sont donc là, l’argent est là disent-ils. Les premiers milliards déversés sur la Côte d’Ivoire par Ouattara ont été attaqués par des pirates dans nos eaux territoriales. Les ivoiriens n’ont senti aucune odeur de ces fameux milliards. Mais ce pouvoir continue son malade imaginaire. Il ne cesse de dire aux ivoiriens que « l’argent est là », parce que le gruman présidentiel, comme Magellan, fait le tour des planètes, courant d’ami en ami pour récolter quelques sous. L’argent est donc là, avec le propriétaire de l’argent, l’homme qui valait des milliards de FCFA. L’oreille des ivoiriens n’est pas idiote, elle qui n’a cessé d’être fatiguée par cette litanie. Le ventre communique donc au cœur ses besoins et voilà l’ivoirien tendant la main au « warifatchè ». Le personnel de la santé porta sa blouse et alla s’adresser à l’homme qui valait des milliards. « Monsieur, nous voulons notre part sinon, c’est la grève. » A la surprise générale, le porte parole du gouvernement demanda aux candidats à la grève d’être « raisonnable » parce que la situation ne permet de « répondre favorablement à toutes les demandes qui sont faites ». En clair, il n’y a pas d’argent messieurs. Mais où sont passés les milliards, l’homme qui valait des milliards ne vaut plus ses milliards? Le syndicat des enseignants, précisément celui des instituteurs, donne mandat à son secrétaire de réclamer aussi leur 14 millions. Rien. Le warifatchè, l’homme qui valait des milliards, la Solution, n’a pour l’instant aucune solution. Quel est donc le problème? Le pouvoir nous parle du point d’achèvement de l’initiative Ppte, nous exhorte à être « raisonnables ». L’ivoirien pense tout simplement que c’est de la foutaise.
Ouattara ne peut pas dire aux ivoiriens d’attendre le point d’achèvement Ppte, ce même Ppte pour lequel le camp Gbagbo était hué, présenté ironiquement d’être fier que la Côte d’Ivoire soit déclarée Ppte. A la vérité, si le pays en est à ce niveau de rabaissement, c’est bien parce que les pouvoirs précédents l’avaient endetté plus que de raison. En outre, Ouattara demande aux fonctionnaires d’être raisonnables. Mais le pouvoir lui-même est-il raisonnable quant il infantilise les gouvernés? Ouattara a-t-il été raisonnable en formant un gouvernement de 40 membres? A-t-il rendu public les salaires des ministres ainsi que le sien? Savait-il qu’il augmentait les charges de l’état en portant le nombre de sesministres à 40? Que dit-il du train de vie de l’état?
M. Ouattara, le ventre ne peut être raisonnable parce que les problèmes eux mêmes s’abattent sur les ivoiriens de façon irraisonnable. Ventre affamé n’a point d’oreille. Si la situation du pays ne permet pas à l’état d’honorer ses engagements, Ouattara peut appeler ses nombreux amis milliardaires à sa rescousse. Ceux-ci, n’ont rien à faire de leur argent, ils sont nés pour aider Ouattara. Au demeurant, à défaut de voir les amis,  Ouattara lui-même (puisqu’il est Warifatchè) peut régler sur fonds propres les problèmes des ivoiriens. Il peut prêter de l’argent à l’eata de Côte d’Ivoire.
Visiblement, il ne peut faire face aux besoins des populations. Un an que les ivoiriens souffrent, un an que l’homme qui valait des milliards est au pouvoir. Le wari fatchè est-il donc devenu le Kon’go fatchè (père de la famine)? Bien malin qui répondra.
On se rend compte, en définitive, que Ouattara a berné ses militants qui n’osent même plus encenser leur guide en public. Nous sommes tous assis, sans distinction, dans le navire de la souffrance ivoirienne. Peuple ivoirien une fois encore yako.
Que Dieu nous sauve.


Les pamphlets d’Alain BOUIKALO
Juriste-Consultant
bouikhalaud@deboutciv.com

Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 06/04/2012

Dès la fin de ce mois – Ouattara baisse les salaires des fonctionnaires

 

 

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Le conseil des ministres tenu hier a pris des mesures qui se traduisent dans les faits par une réduction des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat. Une autre pilule amère que les Ivoiriens devront avaler. La décision a été annoncée après le Conseil des ministres d'hier. Mais elle a été présentée de la manière la moins claire possible par la communication gouvernementale officielle.

 

"Sur présentation du Ministre d’État, le Président de la République a signé une ordonnance portant organisation des Régimes de Pensions gérés par la CGRAE. Le régime de pensions publiques gérées par la CGRAE ne cesse de cumuler des déficits d’ordre structurel, qui mettent en péril la pérennité de la couverture sociale accordée aux fonctionnaires. Cette réforme institutionnelle a pour objet de mettre en place un nouveau cadre de retraite par capitalisation au profit des fonctionnaires et agents de l'Etat, ce qui permettra de donner une réelle autonomie de gestion à la CGRAE et d'en faire une institution dynamique, performante et véritablement maîtresse de son destin. Dans ce cadre, d’importantes mesures ont été prises au plan paramétrique, pour l’équilibre financier à long terme du régime de retraite. Parmi ces mesures, figurent le relèvement dès 2012 du taux de cotisation (de 18 à 25%, dont 2/3 à la charge de l’Etat et 1/3 à la charge de l’employé), l’allongement de l’âge de départ à la retraite, de 57 à 60 ans pour les personnels civils de la catégorie D à A, grade A3 et de 60 à 65 ans, pour les personnels civils de la catégorie A, grades A4 à A7. Le Président de la République a salué la finalisation de ce dossier et les initiatives prises pour réformer le régime des pensions publiques géré par la CGRAE, qui font partie des conditionnalités nécessaires à l’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE et permettront d’assurer durablement l’équilibre financier du régime des pensions publiques."

La réalité que traduit cette formulation un peu savante n'est pas très réjouissante. Premièrement, l'âge de la retraite s'éloigne, allant désormais jusqu'à 65 ans. Quand on sait que l'espérance de vie dans notre pays est de moins de 57 ans, l'on comprend que le nombre de personnes qui bénéficieront de leurs cotisations retraite diminuera fortement, ce qui sera une source d'économies pour un Etat dont les agents alimenteront la CGRAE pendant trois a cinq années de plus.
Conséquence immédiate de la mesure officialisée hier, les salaires nets des fonctionnaires baisseront dès cette fin de mois. Avant, le taux de cotisation supporté par les salariés était de 6%. Désormais, il sera de 8,33%. Cela signifiera que les salaires nets des fonctionnaires seront amputés de plus de 2%. Dans un contexte de vie chère et de tension inédite sur les prix des produits de consommation courante, cette mesure est une nouvelle attaque portée contre le pouvoir d'achat des Ivoiriens. Dans un contexte d'augmentation du prix de la patente des taxis-compteurs et de création de quatorze nouvelle taxes qui pourraient se répercuter sur les prix.

Par Philippe Brou

Source : Le Nouveau Courrier : Dernière Mise à jour : 06/04/2012

TELEDIASPORA

 

Voici les têtes que Bensouda réclame à Ouattara

 

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La remplaçante de Luis-Moreno Ocampo vient d’effectuer une visite de 24h en Côte d’Ivoire au cours de laquelle elle a eu un tête-à-tête avec Alassane Ouattara. Fatou Bensouda tente de sauver la face de la CPI mise à mal par sa démarche incohérente et sélective dans le jugement des acteurs de la crise ivoirienne.

Le chef de la section de la coopération internationale à la Cpi, Amady Ba, avait prévenu, lors d’une de ses sorties, qu’aucune partie dans la crise post-électorale n’était exempte des poursuites judiciaires. «Il y aura d’autres affaires. Personne et aucun camp ne seront épargnés. Il y aura d’autres mandats d’arrêt. Mener l’enquête et procéder aux arrestations par étape ne signifie pas que le bureau du procureur entend laisser quiconque s’en tirer à bon compte. Au contraire, il entend engager des poursuites à l’encontre des personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes les plus graves quelle que soit leur appartenance politique», a-t-il dit.

Cette déclaration et les récentes enquêtes à l’ouest ivoirien précèdent la visite de la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI). Avant cette arrivée, les spins doctors du camp Ouattara ont vite fait de détourner l’attention de l’opinion sur les vraies raisons du séjour de Bensouda à Abidjan, focalisant l’attention des Ivoiriens sur un éventuel transfèrement de Simone Gbagbo à la Haye. Une stratégie qui consiste à endormir les cibles pro-  Ouattara de la Procureure de la CPI qui se trouvent être parmi les cadres de l’actuel régime. En effet, selon des indiscrétions au Palais, Fatou Bensouda, lors de son entretien avec Alassane Ouattara, a souhaité qu’il s’implique dans le processus d’inculpation de certains de ses proches, acteurs directs bien identifiés dans les massacres.

Ce qui transparaît d’ailleurs dans ses propos, à sa sortie d’audience, lorsqu’elle évoquait «la coopération des autorités». L’ex-adjointe de Luis-Moreno Ocampo a évoqué la possibilité de mettre très rapidement le grappin sur les auteurs des massacres des civils à Duékoué, Yopougon et des 60 gendarmes à Bouaké en 2002 et leurs «donneurs d’ordre». Ce qui, selon elle, pourrait redorer le blason de son institution dont l’image est fortement ternie par la façon hâtive avec laquelle le président Laurent Gbagbo a été transféré à la Haye.

 

L’hôte de Ouattara lui a confié que cela contribuerait également à décrisper la tension et améliorer l’image de la justice internationale au sein de l’opinion. Si d’entrée de jeu Alassane Ouattara n’a pas ouvertement exprimé sa gêne face à Bensouda, eu égard aux grincements de dents que cette inculpation pourrait créer si elle devient effective maintenant, toujours selon notre source, il lui aurait rappelé le processus de reconstruction de l’armée en cours. Et le rôle déterminant de certaines grosses têtes épinglées par la CPI. Amnesty international et d’autres organismes avaient révélé la responsabilité directe de certains chefs de l’ex-rébellion, notamment Chérif Ousmane, Ben Laden, Losseni dit Loss et bien d’autres dans les massacres de Duékoué et Yopougon. Mais la Cour pénale internationale gagnerait en crédibilité en s’attaquant aussi aux «donneurs d’ordre».

Gilles Naismon / Le nouveau courrier

 

02 avril 2012

Rébellion armée contre le régime: Le Commando Beinguiste décrète Alassane Ouattara persona non grata à l’Ouest du 20 au 24 avril

 

 

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Tout le monde convient aujourd’hui, toute presse confondue, que l’insécurité est grandissante à l’ouest. Selon le pouvoir en place à Abidjan, cette insécurité serait l’œuvre de coupeurs de route. Tout est fait pour minimiser l’action néfaste du Commando Beinguiste, rébellion armée contre Ouattara, dont les hommes se présentent comme les véritables justiciers de l’Ouest, menant une traque implacable contre les FRCI qu’ils mettent constamment en déroute.

 

Cette présence du Commando Beinguiste dans l’Ouest ivoirien n’est pas une bonne nouvelle pour Ouattara, car elle pourrait faire capoter sa visite dans la région prévue pour bientôt, précisement du 20 au 24 avril prochain. Il a donc décidé de mener une traque sans merci contre ce Commando, qui opère selon la méthode de la guerilla urbaine.

Récemment, à la faveur de l’assassinat de M. Minga Yatié, un paysan ligoté et tué le vendredi 02 mars, et d’un jeune dénommé Kallé du village de Béouè (Bangolo) par les FRCI et les dozos, le Commando Beinguiste, qui avait fait une trêve, est sorti pour mettre en déroute tous les FRCI de l’axe Guéhibly-Béouè, obligeant les burkinabé et allogènes djoula à plier bagages.

COMMENT LE COMMANDO BEINGUISTE FAIT LA LOI DANS LE REGION ?

L’ouest de la Côte d'Ivoire demeure une zone dangereuse depuis la fin de la crise post-électorale. L'insécurité grandissante dans les départements de Duékoué et de Bangolo a atteint un niveau qui inquiète. Ce, à quelques semaines de la visite du chef de l'Etat, Alassane Ouattara, prévue du 20 au 24 avril prochain, après avoir été reportée une fois, il y a quelques mois. Après les élections législatives et le démarrage de la campagne agricole, les départements de Duékoué et de Bangolo sont devenus, en effet, de véritables nids pour des hommes armés, qui ont juré de faire la peau à Alassane Ouattara. Si les hommes du Commando Beinguiste n’attaquent pas les populations civiles, ils s’en prennent aux FRCi et aux coupeurs de route qui dépouillent et tuent les populations civiles aux mains nues, d’où l’appelation « Justiciers de l’Ouest » qui leur est affublée. Parmi eux, on peut citer les rédoutables combattants Petit piment et Gbagbadè.

A Duékoué comme à Bangolo, les hommes du Commando Beinguiste, après avoir neutralisé les FRCI ou les coupeurs de route, s’emparent de leurs engins et de leurs treillis.
Malheureusement, à eux seuls, ils ne peuvent traquer les coupeurs de route et les FRCI véreux. Ainsi le 26 février 2012 dernier à Bangolo sur l’axe Dah-Guinglo, 6 coupeurs de route, encagoulés et sortant de la broussaille puissamment armés de fusils d'assaut et de Kalachnikovs, vont s’attaquer à un car de transport.Ils vont dépouiller scientifiquement tous les passagers, hommes et femmes, de leur argent, téléphone portable, bijoux, et pagnes.
A Duékoué, le Commando Beinguiste fait également la chasse aux coupeurs de route, car leur objectif à eux, c’est le pouvoir d’Alassane Ouattara.
L’assassinat de M. Minga Yatié, un paysan ligoté et tué le vendredi 02 mars, alors qu’il venait de son champ situé non loin du site des déplacés, a beaucoup marqué les esprits. La moto de la victime est aussitôt emportée par ces assassins. Cet assassinat macabre couplé à celui du jeune Kallé de Béouè (Bangolo), a obligé le Commando Beinguiste à mettre fin à la trêve qu’il observait.
Le samedi 24 mars 2012, le Commando Beinguiste passe à l’offensive pour sécuriser la région. A Béouè, ils ont pourchassé les FRCI et les burkinabé, qui ont fui sans demander leur reste. Ils ont tué deux jeunes burkinabé et deux soldats FRCI. Deux autres corps de FRCI ont été également retrouvés dans un puit.

LES POPULATIONS ACQUISES A LA CAUSE DU COMMANDO BEINGUISTE, LES JUSTICIERS DE L’OUEST

Alors que les populations dénoncent les méfaits des coupeurs de route et autres FRCI, elles éprouvent de la sympathie pour le Commando Beinguiste, rédoutables combattants qui peuvent vivre pendant des mois en milieu hostile et sans nourriture.
Doté d’une véritable puissance de feu et d’un arsenal de guerre de première main, le Commando Beinguiste constitue aujourd’hui, une réelle menace pour le régime de Ouattara.

Surtout que les autochtones Wê accusent les déserteurs des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) d’actes malveillants et de l’insécurité ambiante dans la région.
Elles sont selon plusieurs témoignages, prêtes à substituer les FRCI par le Commando Beinguiste. Alors que les malinké et burkinabé caressent les FRCI dans le sens du poil.
Les communautés Wê et allogènes se regardent donc en chiens de faience. La réconciliation version Banny peut donc attendre.

Aujourd'hui, pour résoudre ce problème de l’insécurité dans les ex-zones CNO, il faut que l'Etat s'accorde certaines priorités. Sinon la région pourrait aisement tomber aux mains du Commando Beinguiste. L'attaque en janvier dernier du domicile du chef Baoulé de Duékoué, Koumassi Elvis, est encore dans les esprits. Ce dernier s'en est sorti avec ses jambes broyées, sa fille violée et un préjudice financier de 1.105.000 F CFA, somme ; somme colletée au cours d’une réunion avec sa communauté.

LA FORÊT CLASSEE DU MONT PEKO, AUTRE REFUGE DES HOMMES DU COMMANDO BEINGUISTE

Située entre Duékoué et Bangolo et Kouibly, la forêt classée du Mont Péko, à cheval sur les départements de Duékoué, Bangolo et Kouibly, est aussi le nid des hommes du Commando Beinguiste. Il y mènent la vie dure aux FRCI et aux coupeurs de route de la région.
Comme on le voit, ces hommes pourraient mettre à mal la visite d’Alassane Ouattara à l’Ouest. Ils ont décrété que ADO y était persona non grata.

 

SUGAR

IVOIREBUSINESS


 

LA FRANCE DELIVRE DES VISAS AU RDR POUR ALLER SEMER LA CHIENLIT A LA HAYE, LE 18 JUIN 2012

 

 

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Selon une source très crédible, l’audience du Président Laurent Gbagbo le 18 juin à La Haye est fortement menacée. Cette source en a fait la révélation récemment à Ivoirebusiness en ces termes : « Il y a des choses qui se passent, en ce moment, et on fait semblant de ne pas les voir. Il faut dire, à l'attention des patriotes africains, que le RDR et la France veulent mettre du feu à la CPI. Il faut avertir les autorités hollandaises. C’est urgent ! J'ai assisté à leurs réunions. Ce vendredi, il y a un fait que j'ai vu de mes propres yeux. La France a délivré des visas aux partisans de Ouattara Dramane Alassane. C’est une réalité et ça se passe actuellement, à l'ambassade de France en Côte d'Ivoire. La vigilance soit la primeur de nos yeux à la CPI. Que DIEU bénisse l'Afrique digne! ».

 

Tous les pro-Gbagbo sont donc prevenus : Le 18 juin prochain à La Haye pourrait être le jour de tous les dangers. Abel Naki, le président du Cri-panafricain, contacté à cet effet a dit : « Nous ne pouvons empêcher personne d’aller manifester à La Haye, car la Hollande est un pays de droit et de liberté. Mais si j’avais un conseil à donner aux pro-Ouattara, c’est qu’il s’abstienne de venir à La Haye le 18 juin prochain. C’est dans leur intérêt ».
Ambiance

Serge Touré

IVOIREBUSINESS

 

Cote d'ivoire : Le chagrin des bourreaux

 

 

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La justice de la « république démocratique avec son président imposé », étant une justice “impartiale”depuis le commencement et qui prend  en compte la réconciliation nationale,  nous ne devons pas nous étonner de n’avoir que des inculpations unilatérales, lorsque nous lisons le communiqué rendu public du substitut du procureur de la république, et qui nous annonce 194 inculpations, toutes proches du camp Gbagbo. Nous retrouvons les six informations judiciaires ouvertes en février, évoquée par le procureur  Ocampo, avant même le début de l’enquête sur le terrain ! C’est vraiment une justice divine à l’œuvre, puisque  d’emblée, à la louche, le représentant de la justice impartiale, labellisée communauté internationale, donne en pâture ce chiffre de 6  informations judiciaires, et après plus de 6000 auditions, il reconfirme ce chiffre ! 

Où se situent les charges contre Michel Gbagbo? Dans quelle rubrique va-t-on classer ce délit de patronyme ? Et si le fils est redevable de la justice préfectorale, je ne saurais trop conseiller au Préfet de lancer un mandat d’arrêt contre la mère du président Gbagbo, car si l’on arrête le fils du père, ce dernier est aussi le fils d’une mère! Aussi j’encourage vivement le capitaine au gouvernail détraqué de la Côte d’Ivoire de rajouter cette dame au motif de “délit de patronyme” à sa liste de Délinquants de la République!

 

La recherche des assassins du professeur Philippe Raymond, représentant des ressortissants étrangers, n’est  pas non plus évoquée dans cette liste; pourtant ce dernier était dans le pays depuis 12 ans, et je crois savoir qu’il désirait la nationalité ivoirienne! Ne devrait-on  pas rechercher ses assassins, les vrais ?  

Mais voilà, il faudrait commencer dans le cadre de cette réconciliation tellement médiatisée, à enfin créer une catégorie « les assassins sont parmi nous, aidez-nous à les traduire devant la justice! » Oh, que le président “désigné” Ouattara se rassure, il sera aidé dans sa recherche de la vérité et des coupables, les vrais : des témoins à charge il y  en a, des films à charge il y en a, et s’ils ne circulent pas en ce moment sur internet, c’est pour protéger les témoins, ces pauvres ivoiriens dont la souffrance ne peut être gommée par ce simulacre de justice, et même si cela doit prendre des  années, la junte préfectorale et ses mentors étrangers peuvent continuer de se faire du souci, et  s’agiter pour couvrir leur crimes et désigner des bouc émissaires ! Le sang versé, jamais ne s’évaporera, et les bulldozeurs de la reconstruction jamais n’effaceront les crimes, pas plus qu’un régime pharaonique encore plus terrifiant! S’il est vrai que le troisième Reich devait durer 1000 ans, avec des structures et des infrastructures, des règles, une justice des vainqueurs, certes, mais aussi des hôpitaux, des administrations ,des écoles, des universités-ce n’était pas le chaos-et qu’il est tombé, à plus forte raison celui-ci qui n’est qu’une baudruche gonflée depuis l’étranger pour faire croire à un semblant de vie !

Les temps que nous vivons ressemblent à ces temps avant l’accouchement d’une réalité nouvelle : celle priée, ardemment attendue par tous les ivoiriens, qu’ils soient chrétiens, musulmans, simplement sincères et de bonne volonté et qui ne peuvent se contenter de ce retour abyssal dans les entraves de la colonisation esclavagiste !


En temps que femme, j’ai ce privilège par rapport à Ouattara et ses soutiens français d’avoir été mère, et je sais, de mémoire de femme, que jamais, l’enfant à naître n’a reporté son échéance à plus tard. Au contraire, quand c’est l’heure, au moment le bon, les contractions s’enclenchent, s’amplifient, et rien ni personne ne peuvent les arrêter ! 

Cette réalité là, celle d’une Côte d’ivoire consolée, réconfortée, ressoudée, unie autour de ceux qui peuvent la débarrasser de celui qui n’avait pour eux que des promesses sans lendemain, pour mieux la livrer à ses violeurs, cette réalité là, même s’il faut attendre encore un peu de temps, oui ce temps viendra! Le Messie Ouattara, nous dit-on, va bientôt venir dans l’Ouest; par son simple déplacement il va, dit-on, penser les plaies, quand il viendra, -mais viendra-t-il ? Rien n’est moins sûr !

Nous voyons à grands pas arriver Pâques, la Pâque biblique, où les esclaves, après une dernière plaie, la morts des premiers nés des bourreaux, voient s’ouvrir très grand les portes de la liberté, car le bourreau en chef saigne, le bourreau pleure et ses caporaux avec lui, non pas de compassion pour les victimes, -lui et les siens  en sont bien incapables-, mais parce que le Dieu de ses enfants intervient lui-même, et frappe, là où ça fait mal! A chacun  son tendon d'Achille ! 

Quand on rebrousse chemin au dessus d’un aéroport, parce que des opposants vous y attendent, quand on n’ose même pas affronter la contestation sur le  tarmac de Bamako, alors qu’on se prend pour le messie de la Côte d’Ivoire et de l'Afrique, digne de diriger les destinées de la BCEAO, ça fait mal, et je pense que ce genre d’épreuves va se multiplier. La maladie est déjà là, et qui fait son œuvre, malgré les meilleurs soins, les meilleurs médecins…S’y rajoute les atteintes à l’honneur: être la risée, avoir honte, c’est une situation qui jusqu’à présent avait été épargné à Ouattara ; mais de plus en plus, nous voyons les limites du grand homme, qui ne l’est que de taille !

Même les enfants des écoles savent que c’est Martin Luther King qui a prononcé « I have a dream » Si Ouattara a associé cette phrase, non pas à son auteur qui est un plus des grands noms de l’Histoire de l’émancipation des Noirs et de l’Histoire universelle, mais à celle de JF Kennedy, c’est parce que le destin tragique - inimaginable jusqu’au bout-du président américain le frappe d’avantage que celui du prédicateur noir qui, à ses yeux n’a récolté que ce qu’il méritait, à vouloir sortir des sentiers battus en proclamant que le destin des noirs vaut bien celui des blancs, et qu’un jour ce sera une réalité! 

Comme le lapsus de la Chancelière qui l’a nommé bien malgré elle, « Monsieur le préfet », et décrit la réalité de ce qui se murmure dans le monde entier, ce lapsus n’est pas le signe d’un manque de culture du chef de l’état, mais de la tension qui l’habite face à une interview où il lui faut surtout rester maître du jeu. C’est du plus profond des ses angoisses que jaillit le président Kennedy, un homme qui a été mis hors jeu, non par un quidam -Oswald ou Ruby, l’affaire est bien trop embrouillée et les coupables bien trop évidents-, mais parce que, en haut lieu, on a jugé qu’il “fallait” un changement.

Alors ce n’est  un secret pour personne : face à un président-candidat Sarkozy qui n’est pas content, mais vraiment pas du tout du comportement de son protégé, et qui peut avoir envie de trouver un remplaçant, face à un Soro Guillaume qui s’installe dans le siège de second personnage de l’état, pouvant à tout moment remplacer un président défaillant, face à l’hostilité de plus en plus manifeste des Ivoiriens à l’égard d’un tyran sans aucune légitimité, il ne faut pas chercher plus loin : Ouattara est sur un siège éjectable, et l’approche de la semaine sainte lui fait redouter pour lui-même l’imminence d’un avenir dans lequel toute la Côte d’Ivoire espère : celui de sa chute, et de la délivrance qui en découlera.

Une Contribution de Shlomit Abel

 

30 mars 2012

Coup d’état au Mali – l’Onu craint des troubles en Côte d’Ivoire

 

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Frontières Côte d’Ivoire-Mali-Libéria / Risques de contamination : L’ONUCI boucle tout

 

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne suite au coup d’Etat survenu le 22 mars au Mali, a annoncé jeudi le porte-parole de l’ONUCI, Hamadoun Touré. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux des personnes et des biens est normal, a-t-il indiqué lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, ajoutant que la surveillance demeurait et que la vigilance serait de mise jusqu’à nouvel ordre.

M. Touré a rappelé la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, aux travaux du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali. « La présence d’un représentant de l’ONU à la réunion d’Abidjan signifie que nous suivons attentivement la situation », a-t-il dit.

Faisant le point hebdomadaire des activités de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hamadoun Touré, porte-parole du représentant spécial de Ban Ki-Moon, a fait des précisions sur la sécurisation des frontières ivoiriennes, principalement au niveau du Mali et du Libéria. On craint en ces points, un regain de la violence dû à la crise qui secoue le Mali voisin. Interrogé sur la question, Hamadoun Touré a rassuré en ces termes : «L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne, suite au coup d’état survenu le 22 mars au Mali. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux en ce qui concerne la circulation des personnes et des biens est normal. Cela dit, la surveillance demeure et la vigilance sera de mise jusqu’à nouvel ordre». Selon le porte-parole du représentant des Nations Unies en Côte d’Ivoire, dans le cadre des opérations militaires et dans l’exécution de leur mandat de protection des populations, les contingents de l’ONUCI ont effectué 1556 patrouilles terrestres et aériennes au cours de la semaine écoulée et poursuivi leurs patrouilles à la frontière ivoiro-libérienne pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. En plus des opérations de patrouilles, Hamadoun Touré a fait le point des actions menées par les différents bataillons de la Force de l’ONUCI en faveur des populations ivoiriennes, tant sur le plan humanitaire que de l’effort de collecte d’armes, toujours dans la dynamique de la consolidation de la paix. Des soins ont été donnés à 2721 patients sur l’ensemble du territoire ivoirien et plus de 77 000 litres d’eau potable ont été distribués. «Au chapitre du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), de nouvelles opérations de remise d’armes volontaire menées par la Commission Nationale de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) avec le soutien de l’ONUCI se dérouleront les 3 et 4 avril au Foyer des Jeunes d’Attécoubé et les 5 et 6 avril à la mairie d’Abobo. La semaine dernière, ces opérations avaient eu lieu à Yopougon et à Yamoussoukro», a-t-il annoncé.

HK et le bureau de l’ONUCI

CONNECTIONIVOIRIENNE

 

Simone Gbagbo à la Cpi ?: Voici les dispositions de ses avocats

 

 

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Pour ne pas se laisser surprendre, les avocats de Simone Gbagbo ont mis à profit leur séjour à Odienné pour mettre en place une organisation efficiente. L’audience prévue pour ce vendredi à l’effet de plancher sur le transfèrement ou non de Mme Simone Gbagbo à La Haye n’aura plus lieu. Les juges n’ont pas effectué le déplacement à Odienné (nord-ouest du pays) où est détenue arbitrairement, depuis avril 2011, Mme Gbagbo. « Nous avons reçu un coup de fil du Procureur nous disant qu’ils ne viendront plus. Nous sommes donc en route pour Abidjan », a confié hier au téléphone, dans la mi-journée, un avocat de l’ex-Première dame. Le conseil de Simone Gbagbo dit ignorer les raisons de ce revirement de situation. « Il ne nous a rien dit d’autre », précise un autre avocat de Mme Gbagbo. Ni le sms que nous lui avons envoyé, ni nos appels incessants hier n’ont eu de réponse de la part du Procureur de République, Simplice Kouadio Koffi, relativement à l’annulation de l’audience à Odienné.

 

Cependant, les avocats qui s’étaient rendus à Odienné sur convocation du procureur Koffi Kouadio n’ont pas du tout chômé. Dès que le mandat de la Cpi a été signifié à leur cliente, ils ont eu une réunion marathon avec elle afin d’organiser sa défense. Ainsi, le conseil qui assurera la défense de Mme Gbagbo, si elle était transférée, aura pour avocat principal, a-t-on appris, Maître Ly Ciré Clédor, avocat au barreau de Dakar et inscrit à la Cour pénale internationale. Il sera assisté d’autres avocats dont les ivoiriens, Gbougnon Serges et Dirabou N’Caillou Mathurin. La défense ainsi organisée, elle se prépare évidemment à parer à toute éventualité.

Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

IVOIREBUSINESS

 

Mali: Alassane Ouattara chassé hier du Mali. Son avion empêché d’atterrir. Des milliers de maliens disent Non à son plan de sortie de crise

 

 

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Après avoir été chassés hier du Mali par une foule excitée, les chefs d’Etat de la Cedeao mandatés pour régler la crise malienne se sont retrouvés d’urgence à l’aéroport d’Abidjan autour d’Alassane Ouattara, pour prendre de graves décisions. Ce sont, le président en exercice de l'Union africaine (UA), Yayi Boni, les présidents Blaise Compaoré, Mahamadou Issoufou, Goodluck Jonathan et Ellen Johnson Sirleaf au Mali.

 

Comment en est-on arrivé là et pourquoi ont-ils été chassés du Mali, où leurs avions ont été empêchés d’atterrir?
Réunis en sommet mardi à Abidjan, les dirigeants de la Cédéao, qui ont auparavant suspendu le Mali de l'organisation, avaient décidé d'envoyer une délégation de six chefs d’Etat à Bamako jeudi pour trouver une issue à la crise née du putsch contre le président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé à quelques semaines de la présidentielle du 29 avril.
Selon Djibrill Bassolé, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, la CEDEAO travaillait sur un compromis consistant en une "transition" dirigée par Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale dissoute par la junte. Pour se donner les moyens de leur politique, la CEDEAO avait également brandi la menace d’une intervention militaire en autorisant "la montée en puissance de sa force pour parer à toute éventualité".
Toutes décisions qui n’ont pas été du goût de la junte malienne. Ainsi, le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte) n'a donné aucun signe laissant penser à une acceptation du plan de la Cedeao. Bien au contraire, ces derniers ont accéléré la consolidation de leur pouvoir, adoptant une nouvelle Constitution consacrant la prééminence des militaires jusqu'aux élections présidentielle et législatives qui clôtureront la transition et dont la date n'a pas été déterminée. Aucun membre de la junte n'étant autorisé à se présenter à ces scrutins.

C'est donc dans cette ambiance que hier, le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Ouattara devait se rendre, avec le président en exercice de l'Union africaine (UA), Yayi Boni, les présidents Blaise Compaoré, Mahamadou Issoufou, Goodluck Jonathan et Ellen Johnson Sirleaf au Mali. Pour mettre à exécution leurs propositions de sortie de crise et rétablir l’ordre constitutionnel.
Déjà à Bamako étaient présents le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso et de celui de l'Intégration africaine de la Côte d'Ivoire, ainsi que les chefs d'état-major de l'espace CEDEAO. Mais une centaine de manifestants hostiles à la Cedeao et occupant le tarmac a empêché l’avion d’Alassane Ouattara et ses pairs d’atterrir. Ces derniers, pour des raisons évidentes de sécurité ont préféré rebrousser chemin et atterrir d’urgence à Abidjan, pour y tenir une réunion de crise.
Déjà la veille, des milliers de manifestants avaient manifesté dans les rues de Bamako pour apporter leur soutien à la junte militaire.
Et à l'issue de cette réunion d’urgence de la Cedeao hier à Abidjan, d’énormes sanctions contre la junte applicable dans les 72H.
Il s'agit de sanctions politiques et diplomatiques, économiques, financières et même des sanctions sportives et culturelles. En des termes clairs, les présidents de la CEDEAO ont décidé du « Gel des comptes du Mali à la BCEAO, du non approvisionnement des comptes de l’État malien dans les banques privées à partir de la BCEAO, du gel des concours financiers à partir de la BOAD et de la BIDC ». Il a également été décidé du « gel des avoirs des membres de la junte militaire au pouvoir et de leurs associés, de la fermeture au Mali de l'accès des Ports des pays côtiers de la CEDEAO ». Sans oublier la « suspension du Mali de toutes les instances de la CEDEAO, du rappel des ambassadeurs des États membres de la CEDEAO accrédités auprès de la République du Mali pour consultation, de l'interdiction aux membres de la junte militaire et leurs associés de voyager dans l'espace CEDEAO ». Pis, la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO a décidé de « fermer les frontières de leur pays respectifs au Mali sauf pour les aides humanitaires ».

En ce qui concerne les autres sanctions, il s’agit du « gel de la participation du Mali à toute activité sportive et culturelle au sein de l'espace CEDEAO.
Patrice Lecomte

 

IVOIREBUSINESS

Bangolo noir: Les FRCI sèment la terreur et tuent le jeune Kallé. Le Commando Beinguiste arrivé en justicier, contrôle l’axe Guéhibly-Béouè

 

 

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Les hommes du Commando Beinguiste, qui jusque-là avaient observé une trêve pour mieux revenir en force, ont dû en urgence voler au secours des populations de Bangolo, de nouveau victime de la barbarie des FRCI.

 

En effet la semaine dernière, un jeune guéré de Guéhibly du nom de Kallé, qui a acheté un tracteur pour acheter des produits dans la forêt, se voit menacé par le chef du syndicat de guéhibly, un jeune djoula, pour n’avoir pas payé sa taxe liée à son tracteur.
Ce que le jeune Kallé réfute arguant qu’il n’a aucune taxe à payer pour travailler dans son propre village. Il écope alors d’un ultimatum de 3 jours pour obtempérer.
A l’expiration de cet ultimatum, il est nuitament enlevé par des soldats Frci accompagnés de dozos, et tabassé jusqu’à ce que mort s’en suive.
Pour le Commando Beinguiste, qui observait jusque-là une trève, c’est la goutte d’eau qui fit déborder le vase.
Les hommes du Commando Beinguiste avec à leur tête Piment rouge et Commandant Gadèmè, ont lancé une expédition punitive sur une colonne Frci sur l’axe Géhibly-Béouè, tuant plusieurs d’entre eux. Les corps du caporal Coulibaly Lassina et de Diomandé Adama ont été retrouvés ce lundi 26 mars 2012 dans un puits perdu dans les environs du village de Béoué. Tous les Frci des 4 villages de l’axe Béouè-Guéhibly ont été mis en déroute par le Commando Beinguiste, de même que tous les djoula ont été priés de quitter la zone.

Le Commando Beinguiste contrôle en ce moment tous les 4 villages de l’axe Béouè-Guéhibly, qui s’était vidé comme une trainée de poudre depuis l’attaque des Frci. Le préfet de Bangolo, Fofana Lassina, qui traite le Commando Beinguiste de coupeurs de route, a même demandé aux populations de collaborer avec les forces de l’ordre en leur disant d’« Arrêtez de protéger les malfaiteurs, vous serez punis au même titre que le voleur que vous protégez ». Mais les populations prefèrent la protection des hommes du Commando Beinguiste, véritables justiciers de Bangolo.

Patrice Lecomte

IVOIREBUSINESS

 

Maladie de Blé Goudé : Ce que ses médecins ont découvert

 

 

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Depuis bientôt une semaine, les Ivoiriens à travers la presse nationale ont été informés de ce que l’état de santé du leader du Congrès panafricain des jeunes patriotes (Cojep), Charles Blé Goudé, s’était fortement dégradé. Les supputations vont bon train et le doute s’installe de plus en plus sur la question. Qu’en est-il exactement ? Comment se porte l’ex- ministre de la jeunesse du gouvernement Aké N’gbo ? De quoi souffre-t-il ? Autant de questions qui taraudent l’esprit de nombre d’Ivoirien, mais dont les réponses ne coulent pas de sources du fait de la vie de clandestinité que mène le fondateur du Cojep. Les recommandations médicales, selon nos sources, ont davantage rendu difficiles toutes les possibilités d’accès à l’environnement immédiat du malade, encore moins avoir des informations sur le lieu de sa prise en charge. Toutefois, selon des indiscrètions, il ressort que les conditions de prise en charge initialement difficiles, se sont améliorées et grâce au concours de certaines bonnes volontés, Blé Goudé a pu être interné en milieu hospitalier, dans un endroit tenu secret. Ce qui a permis une prise en charge multidisciplinaire (équipe médicale constituée de plusieurs spécialistes africains) et la réalisation d’examens radioloquiques et biologiques. Un diagnostic a donc été posé. Mais peu bavards, les médecins qui ont accouru au chevet de Blé Goudé pour le sauver n’ont laissé filtrer la moindre information offcielle sur sa santé , conformement au principe sacro-saint du secret médical. Toutefois, selon les confidences faites par l’un des médecins à un proche du président du Cojep, l’homme souffre de lombosciatique, un mal dû à une infection de la colonne vertébrale. Blé Goudé souffre aussi d’une infection des cordes vocales consécutive à une angine mal traitée au départ. Selon les mêmes sources proches de l’exilé politique, l’évolution de sa santé est globalement satisfaisante ces derniers jours. Contrairement à son état initial, Blé Goudé n’est plus aphasique ; sa voix est maintenant audible. Le pronostic vital quant à lui ne serait plus en jeu bien que des sequelles probables soient à craindre. Malgré tout , l’équipe médicale s’est voulu rassurante vis-à-vis de sa famille, ses amis et ses proches ainsi que l’ensemble des Ivoiriens. Charles Blé Goudé poursuit donc lentement sa convalescence loin des regards indiscrets comme l’exige la discipline sécuritaire qu’il s’est imposée lui-même. Il sera autorisé à reprendre ses activité dès que possible, selon le Médecin principal.

 

COULIBALY Vamara

Maladie de charles Blé Goudé : Ce que révèle le diagnostic

Publié le vendredi 30 mars 2012 | Notre Voie

Des personnes de bonne volonté dont des médecins se sont manifestées pour porter secours à l’ex-ministre Charles Blé Goudé, président-fondateur du Cojep. Elles ont pu permettre l’hospitalisation dans un endroit tenu secret du leader de la jeunesse ivoirienne. Selon des sources proches de Blé Goudé, il a ainsi a bénéficié d’une prise en charge multidisciplinaire assurée par une équipe médicale constituée de plusieurs spécialistes africains. Ces derniers ont aidé l’exilé politique dans la réalisation des examens radiologiques et biologiques.

S’agissant du diagnostic, un des médecins proches du malade révèle que le président du Cojep souffre de lombosciatique qui est un mal dû à une infection de la colonne vertébrale. Ce praticien confie, par ailleurs, que Blé Goudé souffre aussi d’une infection des cordes vocales consécutive à une angine mal traitée au départ. Un autre médecin proche de l’ancien ministre de Laurent Gbagbo rassure que l’évolution de sa santé est globalement satisfaisante. «Contrairement à son état critique annoncé, Blé Goudé n’est plus aphasique, car sa voix est maintenant audible. Le pronostic vital quant à lui n’est plus en jeu bien que des séquelles probables soient à craindre. Il poursuit donc lentement sa convalescence loin des regards indiscrets comme l’exige la discipline sécuritaire qu’il s’est imposé lui-même. Il sera autorisé à reprendre ses activités dès que possible», précise notre source.

Benjamin Koré

IVOIREBUSINESS

 

27 mars 2012

Probable départ de l’ex-1ère Dame à la Cpi / Des pro-Gbagbo préparés à son transfèrement : Les avocats de Simone Gbagbo à Odienné, aujourd’hui

 

 

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C’est confirmé. Les avocats de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo ont rendez-vous, demain mercredi 28 mars 2012, à Odienné, avec le Parquet d’Abidjan. Me Toussaint Dako Zahui, l’un des avocats de l’épouse de Laurent Gbagbo, a confirmé l’information relayée par le quotidien « Notre Voie » dans sa parution d’hier lundi 26 mars 2012. Interrogé, hier lundi, par la radio de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire « Onuci-Fm », il a affirmé avoir été convoqué, au téléphone, par une source judiciaire. Me Dako n’a pas dit si cette convocation va précéder le transfèrement de sa cliente à la Cour pénale internationale (Cpi). Mais, dans le camp de l’ex-régime au pouvoir, on est préparé à une telle éventualité. Des échanges téléphoniques que nous avons eus avec des responsables de la Refondation l’attestent. Pour nos interlocuteurs, les similitudes entre les faits qui ont précédé le transfert de Laurent Gbagbo à La Haye et ceux à quoi on assiste actuellement concernant son épouse, sont frappantes. « Quand le président Gbagbo devait être transféré à la Cpi, par la volonté de Nicolas Sarkozy et d’Alassane Ouattara, ses avocats ont été convoqués à Korhogo. Et, c’est sur place qu’on leur a signifié, le jour même du transfèrement (mardi 29 novembre 2011, ndlr), que leur client partait à la Cpi. Autre chose, on avait séparé le président Gbagbo de son médecin personnel avant cette décision de transfèrement. Aujourd’hui, ce sont les avocats de la Première Dame (Simone Gbagbo) qui sont convoqués à Odienné. Rappelez-vous qu’il y a de cela quelques semaines, son médecin a été libéré. Vous voyez que nous sommes préparés à ça », nous a confié, au téléphone, hier lundi, un baron du Front populaire ivoirien (Fpi). Même son de cloche chez un ex-ministre de Laurent Gbagbo. « Nos sources nous indiquent que Paris exerce de fortes pressions sur le pouvoir d’Abidjan pour le transfert de Simone Gbagbo à La Haye. Nous sommes convaincus que c’est pour cela que ses avocats ont été convoqués à Odienné ce mercredi », a indiqué l’ancien ministre de l’ex-président ivoirien, avant de s’exclamer : « Avec ça, on nous parle de réconciliation ! ». C’est dire que les pro-Gbagbo ne seront pas surpris si un mandat d’arrêt international de la Cpi venait à être décerné à l’ex-députée d’Abobo. 
D’ailleurs, nos sources révèlent que les avocats de Simone Gbagbo prennent, aujourd’hui mardi 27 mars 2012, la route d’Odienné pour répondre à la convocation du Parquet d’Abidjan. Ils doivent être rejoints, en principe, demain mercredi, par le Procureur du tribunal d’Abidjan-Plateau, Simplice Koffi Kouadio et/ou ses collaborateurs. Il est prévu que ceux-là rallient la capitale du Denguelé par un vol de l’Onuci. 
Membre fondatrice du Fpi, syndicaliste, historienne, docteur 3e cycle en littérature orale, chercheur en linguistique appliquée…, Simone Gbagbo a la réputation d’une dame de fer. Elle a été arrêtée, en même temps que son époux, le 11 avril 2011, dans la résidence présidentielle de Cocody, par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) soutenue par l’Onuci et la force Licorne. Gardée à l’hôtel du Golf, elle a été envoyée, le 23 avril 2011, à Odienné en résidence surveillée. Dans le cadre des enquêtes sur la crise post-électorale, la fille de Jean Ehivet, ex-gendarme, a été auditionnée par le procureur de la République d`Abidjan le 8 mai 2011, toujours dans la capitale du Denguelé. Le 18 août 2011, elle est inculpée et placée en détention préventive, par la justice ivoirienne, pour « vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion, pillage et atteinte à l`économie nationale ».

 

SYLLA A.

Source :  Soir Info : Dernière Mise à jour : 27/03/2012

TELEDIAPSORA

 

Election présidentielle au Sénégal: Wade n’a donné aucune leçon à Gbagbo

 

wade.gifAprès sa défaite face à son ancien Premier ministre, Macky Sall, dimanche au terme du 2ème tour de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat sortant du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a appelé le vainqueur pour le féliciter. Cette initiative de fair-play et de démocratie est à saluer. Et tous les Africains s’en sont réjouis. Curieusement, la presse pro-Ouattara en Côte d’Ivoire a trouvé là l’occasion pour brocarder le Président Laurent Gbagbo, renversé le 11 avril 2011, par l’armée française et injustement détenu actuellement à la Cpi à La Haye. Pour les partisans d’Alassane Dramane Ouattare, «le coup de fil de Wade à Macky constitue une leçon du premier cité à Gbagbo». Ce parallèle est à la fois inapproprié et infondé puisque la présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire était totalement différente, à tout point de vue, de celle du 25 mars 2012 au Sénégal. C’est donc établir un amalgame truffé de contrevérités que de rapprocher les situations ivoirienne et sénégalaise.
Au moment où s’organisaient les élections présidentielles en Côte d’Ivoire, le pays était toujours divisé en deux, en proie à une rébellion armée pro-Ouattara. Dont le Rdr, parti dirigé par Alassane Dramane Ouattara, ne cachait pas la proximité. Cette rébellion armée avait pris en otage une partie du pays, en l’occurrence le nord, où elle régnait en maître absolu. Elle s’est invitée, dès le premier tour en octobre puis en novembre lors du second tour, dans le jeu électoral en exerçant une violence inouïe sur les partisans du Président Gbagbo pour les empêcher de voter dans les zones Cno (Centre, nord et Ouest) qu’elle tenait. Dans le nord du pays, les rebelles ont bourré frauduleusement les urnes au profit de Ouattara. Au vu et au su des observateurs internationaux qui ont dénoncé la fraude massive et la violence perpétrées par ces combattants pro-Ouattara. Seuls les observateurs de l’Union?européenne sont restés bouche bée pour des raisons que tout le monde saura plus tard. Au Sénégal, la rébellion Casamançaise n’est pas l’œuvre d’un parti de l’opposition soutenu par des pays étrangers dont la France. Elle n’est pas spécialement dirigée contre?Abdoulaye Wade. Et ne s’est pas invitée dans le jeu électoral. De sorte que le vote s’est même bien déroulé en Casamance. Par ailleurs, en Côte d’Ivoire, avant que le président de la Commission électorale indépendante?(Cei), Youssouf Bakayoko, ne soit kidnappé par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis (Jean-Marc Simon et Philipp Carter 3) pour le contraindre à prononcer de vrais faux résultats au quartier général de campagne du candidat Ouattara au Golf Hôtel d’Abidjan, les résultats validés donnaient le candidat Gbagbo, vainqueur du scrutin. Par contre au Sénégal, Abdoulaye Wade a été dominé de bout en bout par Macky Sall. Et l’écart de voix entre les deux était tel que Wade n’avait d’autre choix que de reconnaitre sa défaite avant terme. Comme on le voit, si quelqu’un?devrait reconnaitre sa défaite avant terme, c’est bien Alassane?Dramane Ouattara. Pour tout dire, Wade a été écrasé par une coalition de partis politiques sénégalais, quand Gbagbo lui, a battu le Rhdp, la coalition comprenant le Rdr, le Pdci-Rda, l’Udpci et le Mfa. Au Sénégal, bien que Wade ait reconnu sa défaite avant terme, Macky Sall attendra que le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs et l’investisse?comme président de la République avant d’exercer le pouvoir. Ceci dans le strict respect de la Constitution sénégalaise. Pourtant en Côte d’Ivoire, Ouattara s’est opposé aux résultats proclamés par le Conseil constitutionnel qui est pourtant le seul organe habilité à le faire conformément à la Constitution ivoirienne. S’il y a une leçon à retenir des récentes électionsprésidentielles au Sénégal, c’est celle d’un scrutin libre et transparent, du respect des résultats des urnes et des règles institutionnelles du pays. Et cette leçon s’adresse bien évidemment à M. Ouattara. Mais pas à M. Gbagbo.

Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr/NOTREVOIE

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