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09 mars 2012

Libye. Les autonomistes de l'Est peuvent-ils réussir ?

 

 

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La spectaculaire déclaration d'autonomie de la Cyrénaïque le 6 mars peut déboucher sur la désintégration de la Libye, comme elle peut aboutir au renforcement du Conseil national de transition (CNT). Analyse des forces en jeu.

En appelant à un retour au fédéralisme (en vigueur jusqu'en 1963), le président du haut conseil de transition de Brega, Ahmed Zoubaïr Al-Senoussi, cousin de l'ancien roi Idriss Senoussi et membre du CNT, a fortement déstabilisé le déjà très fragile patron du conseil, Mustapha Abdeljalil.

 

Mais ce dernier a contre-attaqué aussi sec depuis Misrata, la ville-symbole de la résistance contre Mouammar Kadhafi, où s'est forgé l'esprit de la révolution. Il a immédiatement menacé de recourir à la force contre les "autonomistes".

Un blocus sur la Cyrénaïque (gel des salaires des fonctionnaires, etc.) est évoqué. Le temps joue en la défaveur du CNT : les autonomistes appellent à bouder de facto l'élection de l'Assemblée constituante, le 23 juin. Ce boycott, s'il est suivi, pourrait entériner la partition.

Abdeljalil va donc jouer sur deux tableaux dans les semaines à venir. A l'international, il vient de recevoir l’appui de l’Egypte, qui a proclamé son attachement à l’unité de la Libye, tout comme l'Organisation de la coopération islamique, contrôlée par l’Arabie Saoudite. Or l'Est libyen est économiquement très dépendant de l'Egypte. Le Caire devrait aussi œuvrer en sous-main pour modérer l'influence du Qatar, qui attise la flamme sécessionniste. Abdeljalil a aussi reçu le soutien, déterminant, d'Ibrahim Dabbashi, le représentant libyen à l’ONU, originaire de Benghazi ; il avait joué un rôle-clé dans l'adoption de la résolution 1970, le 26 février 2011.

Sur le plan intérieur, le patron du CNT a aussi entrepris de rallier autour de lui les différentes milices pour rappeler aux "sécessionnistes" qu'ils n'ont peut-être pas les moyens militaires de leurs ambitions. Premier acte fort : les miliciens de Zintan viennent de remettre l'aéroport de Tripoli au ministère de l’intérieur. De son côté, le conseil local de Misrata devrait transférer la semaine prochaine au CNT le contrôle des infrastructures portuaires, aéroportuaires et des checkpoints terrestres. Ce qui devrait forcer les Berbères, qui contrôlent les points de passage avec la Tunisie, à se positionner à leur tour. Cercle vertueux ?

Les pétroliers sur le qui-vive   

A peine rétablie, en un temps record, un an après le début de la crise, la production nationale de brut libyen va-t-elle de nouveau flancher ?

C'est ce que craignent les compagnies pétrolières depuis la soudaine déclaration d'autonomie de la Cyrénaïque le 6 mars, qui s'est immédiatement suivie de menaces de recours à la force des autorités du Conseil national de transition (CNT) à Tripoli. La région Est libyenne recèle la majorité des ressources en pétrole du pays. S'y trouvent le bassin de Cyrénaïque, mais surtout le bassin de Syrte et son très complexe réseau de champs pétroliers - au moins une vingtaine -, dont les actifs stratégiques de Waha et de Sarir.

Les grands producteurs d'hydrocarbures, au premier chef desquels l'italien ENI (dont le gros des actifs se situe en Cyrénaïque), redoutent une nouvelle instabilité juridique de leurs titres, voire une renégociation de leurs concessions avec de nouvelles autorités autonomistes.

Côté évacuation portuaire, les terminaux stratégiques de Marsa al-Harigah, Benghazi, Zueitina, Ajdabiya et Marsa al-Brega se trouvent en Cyrénaïque, mais pas ceux, tout aussi incontournables, de Ras Lanuf et Sidrah.

 

 

 

CAMEROONVOICE

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26 février 2012

Libye : Khamis Kadhafi, toujours, vivant ?!

Cette information a été diffusée, après l'arrestation d'un groupe d'hommes armés pro-Khadafi, qui projetait d'attaquer Tripoli. Les personnes arrêtées affirment que Khamis est en vie et que 24 heures avant l'attaque, ils l'ont rencontré. Khamis commandait l'une des bataillons anti-"CNT".

 

IRIB

CAMEROONVOICE

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14 février 2012

Libye. Regain de violences

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C’est le branle bas de combat, de Tripoli à Benghazi, en passant par Syrte, aussi bien chez les prédateurs qui ne sécurisent que leurs raffineries, que du côté du gang des barbares du CNT.

Après avoir trouvé un accord avec les renégats de Zentan, il a été enfin décidé que le procès de Seif Al-Islam aura lieu bel et bien en Libye et dans les semaines qui viennent. Mais, le dossier étant vide, les traîtres à leur nation s’arrachent les cheveux. Ils fouillent, mais ne trouve rien à reprocher au fils du guide libyen Mais, étant un danger pour leur pouvoir usurpé, ces gens sont capables de tout…

Après les déclarations de Saïdi Kadhafi depuis Niamey, au Niger, les Occidentaux ont demandé au CNT de faire très attention, de cesser de torturer les prisonniers et de s’occuper du peuple au lieu de leur confort. Mais, la Libye d’aujourd’hui, par la faute de quelques illuminés, est un agrégat de territoires indépendants où règne la terreur, le vol, le viol, le trafic de drogue ou d’alcool etc. Vous avez dit charia ?

Apeuré par le soulèvement annoncé, le CNT a fermé ses bureaux de Benghazi. A noter que, dans de nombreuses maisons, la plupart même, le portrait du frère guide Mouammaer Kadhafi refleuri. De nombreux drapeau vert sont gardés au chaud. Normal, chaque peuple a besoin d’un symbole.

Or, avec les malfrats que l’Occident veut imposer en Libye, qui peut vraiment vouloir s’identifier à eux, à des félons ? Faire appel à l’étranger et tuer ses propres frères, sont le déshonneur suprême chez un homme qui se respecte.

Sur le terrain, puisque l’armée de résistance de la Libye commence à devenir très puissante et surtout insaisissable, les représailles des renégats sont virulentes. Ils s’en prenent aux femmes, les accusant de ne pas dénoncer leurs hommes.

17 morts dans des violences entre tribus dans le sud du pays

Des combats armés entre tribus dans le sud-est désertique de la Libye ont fait 17 morts et 20 blessés ces dernières 48 heures, ont indiqué lundi des sources tribales.

Les affrontements entre la tribu des Zwai et celle des Tobous ont éclaté dimanche dans la ville de Koufra et cinq personnes y ont péri, selon des sources au sein des deux tribus.

Lundi, le bilan s'est alourdi à 17 morts, dont huit côté Tobou, selon les même sources.

Mohammed al-Harizi, porte-parole du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, a confirmé les accrochages et le bilan de cinq morts de dimanche, précisant que 20 autres personnes avaient été blessées. En début de soirée, il n'était pas en mesure de confirmer le nouveau bilan.

C'était un problème entre deux tribus et des efforts sont entrepris pour trouver une solution pacifique, avait-t-il affirmé dans la matinée, indiquant que les violences avaient éclaté après qu'un groupe armé a attaqué des habitants de Koufra. Les thowars (ex-rebelles) ont réagi et repoussé ce groupe hors de la ville.

Les protagonistes avaient au départ utilisé des armes légères mais les affrontements ont dégénéré avec des tirs de roquettes RPG et de DCA, selon des sources tribales.

Selon un membre des Tobou, la tribu rivale est soutenue par le CNT. Il y a un projet pour exterminer les Tobou. Notre situation est pire que du temps de Kadhafi, a-t-il dit.

 

CAMEROONVOICE

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04 février 2012

Libye – Seif al-Islam serait libre : enlèvement ou libération… par qui ?

 

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Le CNT serait sur les dents. Elle court, elle court, la rumeur. Seif Al-Islam ne serait plus entre les mains des rebelles de Zentan. Mais, aucune nouvelle ne nous permet, aujourd’hui, à ce moment où nous bouclons ce court billet, qu’il est effectivement libre. Toujours est-il que, depuis hier, les renégats de Misrata affrontent ceux de Zentan, à Tripoli.

 

Il semblerait que, ces combats à l’arme lourde sont simplement le fait que, les deux gangs de malfrats aient envie de faire main basse sur le domicile privé d’un fils Kadhafi, dont la sécurité des lieux n’a pas permis sa violation jusqu’à ce jour. Une autre version parle d’histoire de peripatéticiennes séquestrées. Des renforts venus de Zentan, laissant un vide dans la ville, ont-ils occasionné la libération, l’enlèvement ou bien autre chose de Seif Al-Islam ? Nous n’en savons rien.

En revanche, la CPI, soi-disant redresseur des torts, a rejeté, hier, la demande de Aïcha Kadhafi, pour la défense des intérêts de son frère. Ainsi, se prévaloir de la justice et ne pas permettre que des avocats étrangers puissent défendre Seif, c’est faire preuve de faiblesse et surtout d’incompétence. Les mercenaires de l’OTAN, cachés sous l’appelation CNT ont donc blanc-seing pour tuer à son tour, cet autre fils Kadhafi. Mais où va donc s’arrêter l’horreur ?

C’est bien la preuve que, les supposés crimes contre l’humanité ou le recrutement des mercenaires par Seif Al-Islam ne sont que du foutage de gueule. le dossier est vide, tellement vide que, il n’y aura jamais procès s’il est entre leurs mains, ils vont simplement l’assassiner. C’est maintenant qu’il faut mesurer la vérité sur la Libye, pas celle que les médias “mainstream” ont vendu aux nigauds qui sont tombés dans les panneaux.

La Libye est désormais un champ de ruines. Le FMI va se pointer, alors qu’auparavant, au temps de la Jamahiriya, cette idée n’effleurait même pas l’esprit des Libyens. Comment peut-on être aussi bête, et s’engager dans une pseudo révolution ? Quand on voit Tripoli d’avant (vidéo), et celui de maintenant, il y de quoi verser des larmes. Inutile donc de montrer les agriculteurs qui ont pris d’assaut, hier, leur ministère de tutelle, les rues sales et désertes, les maisons détruites, les étals vides…tout ça pour atteindre un homme bref, tout est désolation. N’est-ce pas ils ont tué Kadhafi ? Qu’ils dansent maintenant !


source : allainjules.com

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03 février 2012

Libye : Les pro-Kadhafi sont-ils de retour ?

 

-fan de kadhafi.jpg«Il est plus facile de faire la guerre que la paix.» Cette maxime de Georges Clemenceau prend aujourd’hui tout son sens au sujet de la situation en Libye. Affaiblissement du CNT, impossibilité de désarmer les milices, affrontements entre tribus rivales, tout concourt à faire du théâtre libyen une zone de chaos en Afrique du Nord.

Confusion entre le CNT et les autorités locales

Lundi 23 janvier, la nouvelle est tombée: Bani Walid est à nouveau entre les mains de partisans de Mouammar Kadhafi. Cette ville, dont les habitants sont majoritairement de la puissante tribu des Warfala, fut avec Syrte et Sabha, l’un des derniers bastions loyalistes lors de la guerre civile.

Ce jour-là, des responsables locaux affirment que des Kadhafistes ont pris le contrôle de la ville aux cris de  «Allah, Mouammar, la Libye, c'est tout», ancien slogan des partisans de l’ancien chef d’Etat libyen. Un jour plus tard, le CNT dément et, dans un commentaire laconique du ministre de l'Intérieur Faouzi Abdelali, explique «qu'il y a des problèmes internes entre les habitants de cette ville, et c'est la raison de ce qui s'est passé».

Alors que Mahmoud al-Warfali, l’un des porte-paroles du conseil militaire de la ville, expliquait que 150 soldats pro-Kadhafi avaient dressé le drapeau vert de l’ancien régime aux porte de la ville, Faouzi Abdelali dément et évoque un différend entre habitants au sujet des compensations destinées aux personnes affectées par la guerre.

Un affrontement entre milices rivales

Sur place, un commandant militaire va dans le sens du gouvernement et explique que la brigade du 28 mai, la katiba régentant Bani Walid, a instrumentalisé la peur du retour des partisans du dictateur déchu afin d’obtenir l’aide du reste des thowars (ex-rebelles) dans un conflit interne.

La plupart des témoignages sur place plaident en faveur d’un affrontement entre milices rivales, la brigade du 28 mai et celle du 93, toutes deux issues de la tribu des Warfala.

Depuis plusieurs semaines, la brigade du 28 mai, rattachée au ministère de la Défense, fait régner un ordre musclé dans la ville, suscitant l’ire d’une partie de la population. Celle du 93 (nommée ainsi en raison du putsch raté de 1993 contre Kadhafi, dans lequel figuraient de nombreux warfalas dont le chef de cette milice, le colonel Salem al-Ouaer) aurait une attitude plus conciliante avec la population, évitant de dénoncer le sentiment pro-Kadhafi de nombreux habitants.

Une population nostalgique et inquiète de l’après-Kadhafi

Car l’ancien bastion kadhafiste, qui n’est tombé que quelques jours avant la mort de l’ancien dictateur, concentre beaucoup de nostalgiques du Guide de la Révolution. «A Bani Walid, 99% de la population aime toujours Mouammar», affirme Boubaker, un étudiant en droit de 24 ans. «Mouammar est dans nos cœurs. Si quelqu'un ici vous dit le contraire, il ment», acquiesce Salaheddine el-Werfelli, 19 ans. «Une révolution? Quelle révolution? Ils représentent peut-être le président français Nicolas Sarkozy ou des pays européens, mais pas la Libye», ajoute-il.

Les violences des derniers jours seraient à attribuer au refus de la brigade du 28 mai de libérer deux proches de la brigade 93 et membres de la tribu des Tlatem, qu'elle avait «enlevés» quelques jours auparavant, alors qu’elle s’était engagée à le faire.

Certaines sources expliquent que ces deux hommes auraient longtemps combattus au sein des troupes de Mouammar Kadhafi au début du conflit. Les affrontements entre les deux brigades rivales ont vu la population soutenir celle de 93 et, pour certains, brandir aux fenêtres des drapeaux verts de l’ancien régime.

Les miliciens de la brigade du 28 mai sont accusés par la population de toutes sortes d'exactions, du vol aux arrestations arbitraires. «J'ai été arrêté à un barrage, ils ont fouillé ma voiture et la mémoire de mon portable. Quand ils ont vu que j'avais des photos de Mouammar dessus, ils l'ont confisqué et m'ont frappé», témoigne Abdelhamid al-Ghariani, 25 ans.

Plus globalement, les Warfala s’inquiètent de leur rôle dans l’après-Kadhafi. Cette tribu est la plus importante de la Libye en terme de nombre et de répartition géographique et compte environ un millions d’habitants.

«Si l'on met en place un système 'un homme, une voix', que cette tribu parvient à s'organiser avec quelques autres (..), les Warfala domineront la vie politique pendant les décennies à venir», confirme Moustafa Fetouri, écrivain et universitaire natif de Bani Walid.

Une représentation égale pour chaque zone administrative du pays avantagerait les régions désertiques faiblement peuplées et à l'inverse, une prime accordée aux centres urbains nuirait aux Warfallah, qui sont disséminés à travers le pays.

Des affrontements amenés à s’intensifier

Les événements de Bani Walid ont donc vu la brigade du 28 mai être chassée de la ville. Le pouvoir est à présent assuré par une coalition militaro-tribale: la brigade du 93, de Salem al-Ouaer et le «Conseil des anciens», formé de dignitaires Warfala. «Les miliciens de la Brigade du 28 mai peuvent revenir, mais seulement à titre individuel et sans leurs armes», a précisé Salem al-Ouaer.

De son côté, la brigade du 28 mai semble vouloir prendre sa revanche et en découdre. «C'est notre droit de retourner à Bani Walid et personne ne peut nous en empêcher», a dit Imbarak al Foutmani depuis son camp installé dans le désert près de Sadada, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Bani Walid.

Selon le milicien, le Premier ministre du gouvernement intérimaire, Abdel Rahim al Kib, lui aurait demandé de retenir ses hommes afin de laisser le temps aux civils de fuir la ville. Avant un terrible affrontement? «Nous avons tous les combattants révolutionnaires avec nous et nous pouvons prendre Bani Walid en quelques heures», explique-t-il.

Plus de 800 hommes seraient regroupés autour de la ville, prêts à attaquer après avoir reçu le renfort d’autres groupes révolutionnaires, avides d’en découdre avec les pro-Kadhafi de Bani Walid, en fait une population lasse des exactions des miliciens.

Le seul moyen pour cette brigade de reprendre puis de conserver le pouvoir à Bani Walid est de continuer à faire peser la menace des pro-Kadhafi et de laisser les armes circuler dans la ville.

On en revient toujours au même problème. Tant que les milices ne seront pas désarmées, les conflits se règleront à la Kalachnikov. De son côté, le CNT apparaît bien trop faible pour faire régner un semblant d’ordre et rassembler la population. Pis, «le CNT a joué un rôle négatif à Bani Walid. Donner une leçon aux Warfallah serait sanglant et inutile. Les Warfallah ne cèderont jamais, même pas dans un siècle. Ils continueront d'essayer d'asseoir leur propre autorité», dénonce Moustafa Fetouri.

Dès lors comment éviter «l’irakisation» de la Libye ? Reconstruire une armée libyenne semble être une partie de la solution. Cependant, une armée trop nombreuse et trop puissante pourrait vouloir jouer un rôle politique.

Ne pas exclure une partie de la population est une nécessité. Rappelons-nous qu’en Irak, à la chute de Saddam Hussein, l’armée et l’appareil d’Etat avaient été dissous. De même, les membres du parti Baas avaient été empêchés d’exercer un rôle public. Cette politique avait fabriqué des milliers d’insurgés.

Aujourd’hui, les actes de tortures dans les prisons libyennes à l’encontre des pro-Kadhafi, les exactions commises contre certaines populations nostalgiques de la période d’avant la guerre civile renforcent l’impression d’une envie de vengeance de la part de certains miliciens.

Enfin, la question de la gestion de la manne financière sera à suivre de très près. Plus de 200 milliards de dollars auraient été placés à l’étranger par Mouammar Kadhafi. A eux seuls,  les gouvernements français, italiens, britanniques et allemands auraient saisi quelque 30 milliards de dollars. Lorsque ces sommes «reviendront» en Libye, leur redistribution sera à suivre de très près.

De même, les revenus pétroliers promettent d’attirer les convoitises. Pour Global Witness, une ONG spécialisée dans la lutte contre le pillage des matières premières, la transparence dans le secteur du pétrole est l'une des clés du futur libyen.

Arnaud Castaignet

LYNXTOGO

 

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25 janvier 2012

Vidéo: Le drapeau vert réapparaît peu à peu en Libye

Rien n'est encore joué en Libye. De violents affrontements entre les partisans de Kadhafi et les rebelles du Conseil National de transition ont été observés partout à travers la Libye. La presse occidentale en fait un non-évènement...

Selon le journaliste Simon Assaf journaliste d'investigation à RT (Russia Today), il ya beaucoup d'inquiétude à travers la Libye en ce moment, ces affrontements font craindre une nouvelle guerre civile. "La population locale semble avoir clairement renié le CNT" a t il ajouté.

 

Ali Alkasih

D'après Ali Alkasih (vidéo ci dessous), un témoin oculaire de la campagne de l'OTAN en libye, "Nous n'avions pas des voyous de cet accabit en Libye. Nous n'avons jamais connu pareilles tueries... "

 

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19 janvier 2012

LIBYE POST-KADHAFI : UNE INSTITUTRICE EXPLIQUE « IL N'Y A PLUS D'ECOLES À SYRTE ».

 

LIBYE POST-KADHAFI :  UNE INSTITUTRICE EXPLIQUE « IL N'Y A PLUS D'ECOLES À SYRTE ».

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18 janvier 2012

LIBYE : DES CENTAINES DE SOLDATS AMÉRICAINS DÉBARQUENT SUR LES CÔTES LIBYENNES.

Selon « Elbadil », les « forces américaines » concentrés à Malte, ont débarqué mardi 17 janvier 2012sur les plages des villes « Brega », « Raes Lanouf » et « Sirte » sous le prétexte de protéger les champs pétroliés et les ports d’exportation. La « résistance » a annoncé qu’elle va brûler la Libye et tout soldat étranger qui posera ses pieds sur la terre libyenne. Source : « Algeria ISP ».



Un débarquement, des soldats américains en afghanistan, en décembre 2009.


Pour rappel le quotidien « Elkods Elarabi » et le site « Elbadil » ont dèjà publié depuis quelques jours que leprésident américain Barack Obama a donné une directive à transférer 12 000 soldats américains de Malte vers la Libye.

Les « troupes occidentales » espèrent sécuriser l’exportation du pétrole libyen vers les marchés européens à des prix très bas ne dépassant pas 20 dollars le baril, ceci est le premier résultat de l’accord conclut par le chef du gouvernement libyen El-Kib avec les pays de l’« OTAN ».

Il est noté que les États-Unis a acheté de pétrole irakien entre 2003 et 2007 au prix d’un dollar le baril, sous le prétexte de restaurer les dépenses de la « libération » de l’Irak, et il semble que les atlantistes suivent de la même méthode aujourd’hui en Libye.

 

Source : NERRATI

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Jean Ping en Libye : Et pourquoi maintenant ?

 

 

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Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a sejourné à Tripoli. Il devrait échanger avec les nouvelles autorités libyennes de questions d’intérêt à la veille du XVIIIe sommet d’Addis Abeba. Mais pourquoi donc ce séjour de Jean Ping en Libye à la veille du sommet de l’UA ? Hasard ? Problèmes de calendrier ? Calculs politiques ?

 

Certes, depuis le renversement suivi de l’assassinat du Guide Mouammar Kadhafi, ce n’est ni le grand amour, ni l’amour parfait entre le Conseil national de transition (CNT) et l’UA. Mais les problèmes épineux ne manquent pas. Il va donc falloir les éplucher et surtout baliser le terrain avant cette première participation des dirigeants du CNT à une rencontre africaine au sommet de si grande portée. Selon l’Union africaine, le CNT libyen avait donné l’assurance que toutes les sensibilités seront prises en compte dans le gouvernement de transition. C’était donc le préalable posé par l’UA pour reconnaître la légitimité du CNT qui bénéficiait à l’époque de la reconnaissance d’une vingtaine de pays africains.

Reste donc à savoir si plusieurs mois après, les préalables de l’organisation panafricaine ont été respectés. Après des mois de bombardements intenses et de guérilla urbaine, la Libye nouvelle est à genoux. Il faut tout rebâtir. Le CNT au pouvoir semble avoir été marginalisé par l’UA qui bénéficiait du soutien du colonel Kadhafi. Celui-ci, reconnu comme étant le principal bailleur de fonds de l’UA et de nombreux pays du continent, avait pendant longtemps fait figure de préféré des dirigeants africains. Cela, contrairement à ses successeurs dont nul ne sait au fond s’ils se détourneront du continent ou s’ils poursuivront son œuvre de pourvoyeur et de philanthrope.

En ce qui la concerne, l’UA, elle, à coup sûr, aura besoin du concours précieux des successeurs du Guide défunt. En attendant, à Tripoli, le président de la Commission de l’UA et ses différents interlocuteurs du CNT et du gouvernement auront à se pencher sur des dossiers brûlants. Parmi ces derniers, il y a ceux de nombreux immigrants africains qui souffrent le martyr durant leur séjour ou leur transit en terre libyenne. Cela avait même poussé Jean Ping à relever qu’il était « dangereux d’assimiler mercenaire et noir ». Il ne croyait pas si bien dire.

Trop de morts, de blessés, de gens dépouillés, meurtris, pourchassés et expulsés figurent aujourd’hui au tableau de chasse du CNT, de ses partisans et tant d’autres individus animés par la vengeance, la haine ou la jalousie. L’Afrique sub-saharienne voudrait bien que le CNT rende compte et surtout qu’il dédommage toutes les familles endeuillées et dépouillées. En outre, des dispositions doivent être prises pour que les exactions et autres intimidations cessent à l’égard de ceux qui résident en Libye.

Il est inadmissible que d’un côté on parle de liens d’amitié et de fraternité, de renforcement de la coopération bilatérale ou multilatérale, alors que des ressortissants de pays membres de l’UA continuent de subir des traitements dégradants et humiliants. Sur ce chapitre, le CNT doit absolument clarifier ses positions et prendre les mesures qui s’imposent, afin que les familles des migrants africains cessent de verser des larmes en terre libyenne d’Afrique, et surtout que chacun rentre dans ses droits. Il y va aussi de la participation libyenne dans les activités de l’UA.

Le prochain sommet de l’UA, devra, entre autres sujets, se pencher sur le renouvellement ou pas du mandat du président de la Commission. Jean Ping qui aspire succéder à lui-même, ne va certainement pas rater l’occasion de solliciter l’appui des dirigeants libyens. Sa réélection figurera donc inévitablement au menu des échanges avec le CNT.

Après avoir regardé, impuissante, et presque impassible, le déroulement des événements en Libye, l’UA voudrait bien se rattraper à travers la personne du président de la Commission. Le diplomate gabonais a gaddafi.jpgbesoin d’appuis face à la candidate que l’Afrique du Sud compte dresser devant lui. En venant à Tripoli, Jean Ping mettra sans doute ses atouts en avant. Par exemple, le président de l’UA connaît l’ensemble des chefs d’Etat membres de l’organisation. Il est mieux placé que quiconque pour jouer le médiateur et installer diplomatiquement le CNT à la recherche d’une forme de reconnaissance sub-africaine. Le CNT en aura besoin dans les mois et années à venir tant sur le continent qu’à travers le monde : conférence islamique, Nations unies, etc. Etre membre de la Ligue arabe ne suffit pas. Et d’ailleurs, des pays africains en sont membres.

Dans les négociations internationales, il faudra au CNT un soutien diplomatique. Et les Africains, même en ordre dispersé, constituent une force non négligeable, qu’ils soient arabophones, anglophones, francophones, lusophones, etc. Jean Ping qui a un carnet d’adresses bien fourni, se présentera sans doute en allié et futur défenseur des causes du CNT. Il ne désespèrera pas de recevoir en retour un appui à sa candidature.

Par ailleurs, chaque leader politique au sein du CNT a besoin de visibilité autant que de soutien politique et diplomatique. On peut avancer, sans grand risque de se tromper, que Jean Ping séjourne en Libye pour faire du plaidoyer en faveur de l’Afrique, du CNT et de…lui-même.

Et la période est bien choisie : qu’il le veuille ou pas, les nouveaux dirigeants de la Libye subissent actuellement des pressions dont ils voudraient bien être débarrassés au plus vite. L’après-Kadhafi pose trop problèmes inattendus. Des non-dits et des incompréhensions enveniment encore les rapports entre le CNT et les dirigeants de l’Afrique sub-saharienne. Un petit froid existe bel et bien. Il trouve sa source dans l’assassinat de Kadhafi le « bienfaiteur » pour les masses africaines.

Mais les rancœurs deviennent tenaces, les interrogations étant demeurées jusque-là sans réponse quant au traitement infligé aux migrants africains vivant sur le sol libyen ou en transition vers l’Occident. En allant à Tripoli, Jean Ping fait preuve de réalisme, l’UA ayant été considérée par l’opinion comme un anti-CNT. Le président de la Commission sauve la face, même si des exigences restent encore à satisfaire.

 

 

Source : CAMEROONVOICE

 

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16 janvier 2012

KADHAFI A LAISSÉ UN TESTAMENT ACCABLANT DES DIRIGEANTS ARABES.

Mechaâne Jabouri, l’ex-député irakien, et propriétaire de la chaîne « al-Raï », a indiqué que le colonel libyen, Moammar Kadhafi, a laissé un « testament » quelques heures avant sa mort, ainsi que des enregistrements accablant des dirigeants arabes, et les accusant d’incitation et de planification pour faire chuter d’autres régimes arabes. Source : L'« agence de presse allemande ».



Le guide de la jamahiriya libyenne, l'ex président de libye, le colonel Mouammar kadhafi.


Jabouri a déclaré, jeudi soir 12 janvier 2012, sur une radio algérienne que « kadhafi a contacté la chaîne la veille de son assassinat dans sa région natale, Syrte, et a laissé une sorte de testament, qui sera bientôt diffusé», rapporte l'« agence de presse allemande ». Il a indiqué que « sa chaîne obtenait les discours de Kadhafi, selon les usages par l’intermédiaire de responsables libyens, et dans certains cas par Seïf al-Islam Kadhafi etMoussa Ibrahim, mais après l’intensification des pilonnages, la chute des institutions officielles et le déplacement de Kadhafi vers Syrte, Kadhafi nous contactait directement par téléphone, bien qu’on l’ait averti que ce n’était pas un moyen sûr ».

« La majorité des responsables du régime libyen se sont enfuis, et se sont cachés avec l’intensification du pilonnage sur Tripoli ; ceux qui sont restés pour combattre aux côtés de Kadhafi, sont ses proches, des membres de latribu Kadhedhfaet des originaires de Syrte ». « Le dernier contact de Kadhafi avec la chaîne est intervenu à la veille de son assassinat », a-t-il dit. « Ce n’était pas un discours au peuple libyen, mais une forme de testament qui sera bientôt diffusé sur la chaîne », a-t-il souligné.

« La chaîneRaiïa obtenu des enregistrements de Kadhafi, accablant des dirigeants arabes, et les montrant en train de mener des incitations pour la chute d’autres dirigeants arabes », a-t-il révélé. « il y a un Etat, géographiquement petit, qui a voulu devenir un grand pays arabe, en démolissant un autre Etat », a-t-il indiqué, ajoutant que « de ces enregistrements, nous n’allons diffuser que ce qui sert la nation arabe et ses intérêts ».

Il a exclu avoir subi des pressions des autorités syriennes pour leur donner des copies de ces enregistrements, affirmant que « les Syriens sont convaincus que lorsque les choses touchent à leur sécurité nationale, ils n’ont besoin d’aucun moyen de le convaincre de coopérer avec eux », a-t-il souligné. Et de poursuivre : « la Syrie a abrité la chaîneal-Raiï +, malgré les grandes pressions qu’elle a subies de différentes parties, dont les Etats-Unis d’Amérique et de Kadhafi lui-mêmec’est pourquoi, on ne voit pas de mal à coopérer avec nos frères syriens, a fortiori si cela concerne leur sécurité nationale ».

Selon ses dires, « Kadhafi a contacté le Président syrien, Bachar al-Assad, et l’a menacé de pilonner la chaîne, si elle n’arrête pas ses incitations contre les régimes de Zine al-Abidine Ben Ali en Tunisie, et de Hosni Moubarak en Egypte ».


VIDÉO :  HUGO CHAVEZ, « KADHAFI FAIT CE QU'IL DOIT FAIRE, POUR RÉSISTER À L'AGRESSION IMPÉRIALE ».

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12 janvier 2012

Vidéo: Les « Mercenaires de Kadhafi » et la Division de l'Afrique

 

Suite a cette " erreur ", jamais le ressentiment contre les noirs Africains n'a  été aussi fort en Libye que depuis le début de la 'révolte' contre l'ancien maître du pays, qui avait fait du rapprochement avec l'Afrique l'un des piliers de sa politique étrangère ces dernières années.

Conséquences:

 

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06 janvier 2012

LIBYE : LA GUERRE DES MILICES (LE POINT DE SITUATION DU MERCREDI 03 JANVIER 2012).

 

Il aura fallu les combats du mardi et du mercredi 02 et 03 janvier 2012 pour que la presse française se décide enfin à reconnaître que les milices s’affrontent en Libye, notamment à Tripoli. Les « analyses » confuses des médias français ne permettant pas d’y voir clair, quelle est donc la situation sur le terrain ? Par Bernard Lugan.



Un véhicule militaire des rebelles de Misrata, tirant des obus en direction de Misrata  et soutenu par les bombardements de l'« OTAN », pour déloger les pro-kadhafi en mars 2011, lors de la guerre civile en Libye.


Tripoli est l’enjeu d’une lutte entre quatre principales factions armées :

1- Les miliciens de la ville de Misrata, ceux qui ont ignominieusement lynché à mort le colonel Kadhafi, refusent de quitter la capitale où ils constituent en quelque sorte la garde rapprochée du ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelal, lui-même originaire de Misrata. C’est entre ces miliciens et ceux qui soutiennent le « Conseil national de transition (CNT) », que se déroulent les actuels combats. Pour tenter de se concilier Misrata, le faible et impuissant « CNT » vient de nommer un autre originaire de cette ville, le général Youssef al-Mankouch, chef d’état-major d’une armée fantôme avec pour tâche d’intégrer les diverses milices. Il n’est pas interdit de rêver.

2- Les milices islamistes de Tripoli, dont les principales constituent le bras armé du « CNT » et qui sont soutenues par le Qatar, cherchent actuellement à s’imposer dans la capitale tout en tentant de prendre le contrôle de la route menant à l’aéroport international qui est sous le contrôle de la milice de Zenten.

3- La milice de Zenten que la presse présente comme arabe est authentiquement Berbère. Zenten est d’ailleurs un nom berbère puisqu’il s’agit de la déformation de Z’nata ou Zénète, l’une des principales composantes du peuple amazigh. Cette « tribu » berbère arabophone occupe une partie du djebel (Adrar en berbère) Nefusa, autour de la ville de Zenten. L’actuel ministre de la défense, Oussama Jouli est de Zenten. Cette milice détientSeif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, qu’elle traite avec égards et même considération.

4- Dans le reste du jebel Nefusa ainsi que dans la ville côtière de Zuwara vivent les cousins des précédents qui, eux aussi sont des Berbères, mais des Berbères berbérophones et qui disposent de leur propre milice. Si les berbérophones ne constituent qu’un peu plus de 10% de la population de toute la Libye, ils totalisent au moins 20% de celle de la seule Tripolitaine ce qui leur donne un poids régional considérable. Alors qu’ils eurent un rôle militaire déterminant dans la prise de Tripoli, ils sont aujourd’hui les grands perdants de la nouvelle situation politique car, comme avant la chute du régime Kadhafi, ils se retrouvent face à un nationalisme arabo-musulman niant leur existence. Aucun ministre du nouveau gouvernement n’est berbérophone.

Dans cet imbroglio politico tribal, le « CNT », insolitement reconnu comme le seul représentant de tous les Libyens par la France suivie par la « communauté internationale », parait bien seul et bien impuissant. Sa seule marge de manœuvre est de donner des gages aux uns en essayant de ne pas s’aliéner les autres. Pour le moment, son coup est raté car il a déjà contre lui les berbérophones ainsi que la fraction tripolitaine des Warfalla dont le cœur est la ville de Bani Walid. Le grand danger qui menace le « CNT » serait la constitution d’une alliance des mécontents qui engloberait outre les milices de Zenten et du jebel Nefusa, la fraction tripolitaine des Warfalla ainsi que les tribus de la région de Syrte et de Sebha lesquelles n’ont pas oublié le traitement ignominieux qui fut réservé au colonel Kadhafi. Sans compter qu’au Sud, les Touaregs et les Toubou n’ont jamais manifesté de sentiments particulièrement amicaux à l’égard des nouvelles autorités libyennes.

En Libye, tout ne fait sans doute que commencer. Il eut été sage d’analyser la situation en profondeur avant de céder aux injonctions médiatiques de BHL et de foncer tête baissée dans le piège de l’ingérence dite humanitaire.

 

 

Source  : NERRATI

 

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14 décembre 2011

Benghazi : deuxième jour de manifestation contre le CNT

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Depuis lundi, des centaines de Libyens sont dans la rue pour dénoncer le fonctionnement du Conseil National de Transition. Le foyer de la révolte contestation contre Kadhafi commence à réclamer une nouvelle révolution.

 

“Benghazi, réveille-toi”, “le peuple veut une nouvelle révolution”, “le peuple veut faire tomber le conseil de transition”, sont les slogans qu’on peut entendre depuis deux jours sur la place Al-Chajara (l’arbre) dans le centre de Benghazi qui avait vu les premiers rassemblements contre le régime de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi le 15 février. Pour eux, il faut corriger le processus révolutionnaire, le CNT est bien trop opaque, ainsi que le dénonçait déjà l’ONG Human Right Watch dimanche dernier. Outre les craintes politiques, des préoccupations bien plus concrètes se posent : “Les gens veulent des salaires et des conditions de vie décentes. On va à la banque et il n’y a pas d’argent. Que fait ce gouvernement?”. Ils protestent également contre l’inflation galopante et réclament le contrôle des prix.

Le CNT de son côté promet de la transparence et appelle les manifestants à plus de patience. Abdelrazak al-Aradi, un membre du CNT, a en outre promis de faire de Benghazi la capitale économique du pays, ajoutant que des ministères liés à l’activité économique y seraient délocalisés.




source : humanite.fr


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27 novembre 2011

Libye – Détruire et tuer étaient les seules motivations de l’OTAN

Je suis toujours très étonné par l’inconsistance ou probablement la mauvaise foi et le racisme de ceux qui me critiquent sur le dossier libyen. Seule la vérité m’a toujours guidé et lorsque j’entends, ici et là, des cris d’orfraie pour insister sur le fait que Mouammar kadhafi était un dictateur, j’ai toujours rétorqué que ce n’était pas le débat. Il se situe sur le bien fondé de l’intervention barbare que rien ne permettait de justifier.

Lorsque le petit raciste Luis Moreno-Ocampo se « couche » devant les extrémistes et renégats du CNT, on peut comprendre simplement qu’il s’agit d’une fuite en avant dans la mesure où, Obama, Sarkozy ou Cameron, n’avaient qu’un seul but: la chute du régime libyen. Il s’agit comme je l’ai toujours indiqué, d’un coup d’Etat. Le putsch le plus sanglant de toute l’histoire de l’humanité qui se décline en acte nazi.

La résolution 1973 du Conseil de sécurité, qui date du 17 mars 2012 et qui a autorisé l’intervention militaire de l’OTAN en Libye est la plus grosse escroquerie jamais orchestrée dans le monde. Ses articles 1 et 2 affirment la nécessité d’imposer un cessez-le-feu immédiat, d’engager des négociations entre les forces en présence afin de chercher une solution pacifique du conflit; en cas de refus, une intervention militaire étrangère deviendrait inévitable. Deux voies donc, la paix ou la guerre, la première étant présentée comme prioritaire. Or, qu’est-ce qui s’est passé ? Pas besoin de vous faire un dessein.

Celle-ci, la résolution en son côté prioritaire, la solution pacifique, accueille de plus les faveurs des pays de l’Union africaine, de grandes puissances comme la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil, ou de pays européens comme l’Allemagne, la Pologne et la Turquie. Le déploiement des casques bleus de l’ONU est également évoqué. Dès le lendemain, 18 mars, Kadhafi fait savoir qu’il accepte le cessez-le-feu et l’ouverture des négociations. De son côté, le CNT, par la voix du commandant rebelle Khalifa Haftar, rejette la proposition. Curieusement et avec une mauvaise foi abyssale, les dirigeants occidentaux choisissent de le seconder: que Kadhafi arrête ses interventions d’abord, réclame Cameron; qu’il quitte au préalable les villes qu’il contrôle, ajoute Obama.

Le 20 mars, Kadhafi fait une nouvelle proposition de cessez-le-feu et de négociations; elle est ignorée. Le 27 mars, la Turquie fait état de ses contacts avec les deux belligérants et propose de négocier un cessez-le-feu; on n’en tient aucun compte. Début avril, l’Union africaine plaide pour un cessez-le-feu suivi de négociations. Le Conseil de sécurité refuse de l’écouter; il est donc étonnant de voir les pays africains reconnaître cet agrégat de malfrats. Pire, le CNT demande comme préalable la démission de Kadhafi – alors même qu’il s’agit de ramener le chef de l’Etat à la table des négociations. Là, nous sommes au coeur de ce que je nomme: la démocratie d’exclusion. Une grande première. Les offres suivantes de Kadhafi d’arrêter les hostilités et de commencer les pourparlers, du 30 avril, du 26 mai et du 9 juin, restent également sans réponse. Cherchez l’erreur !

Autrement dit, Paris, Londres et Washington, qui mènent l’intervention, ont choisi d’emblée l’option militaire intransigeante, et n’ont jamais cherché à favoriser la voie pacifique, comme le leur enjoignait la résolution 1973. Des prédateurs et des hors-la-loi donc, qui ont violé le droit international, avec la bénédiction de l’ONU. Le général de Gaulle avait raison de nommer cette organisation « machin ». La décision française, du 10 mars, de considérer le CNT comme unique représentant légitime de la Libye, écarte toute perspective de négociation: Kadhafi n’est plus qu’un usurpateur qu’il faut éliminer ! Mais est-ce à ces quelques puissances étrangères, pompeusement appelées «la communauté internationale», qu’il revient de décider quel dirigeant libyen est légitime et lequel ne l’est pas ?

 

 

Source : ALLAINJULES

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26 novembre 2011

LIBYE : ABDEL HAKIM BELHADJ, ISLAMISTE ET CHEF D'UNE MILICE ARRÊTÉ PAR UN GROUPE RIVAL.

Un « islamiste » à la tête d'une des plus puissantes « milices libyennes » a été arrêté jeudi 24 novembre 2011 à l'« aéroport de Tripoli » par les hommes d'un groupe rival, selon le personnel de l'aéroport, signe des fortes tensions après la chute de Mouammar KadhafiSource : « Reuters ».



Abdel Hakim Belhadj islamiste libyen, ancien membre d'« ALQAÏDA » et fondateur du « GICL-AQMI ».


Abdel Hakim Belhadj
a été relâché au bout d'une heure. Un membre de la milice de Zentane, qui contrôle l'«aéroport de Tripoli », a affirmé que son passeport était périmé. Le responsable de la communication d'Abdel Hakim Belhadj a refusé de commenter l'incident, affirmant que « tout (allait) bien ».

Selon plusieurs Libyens, il pourrait s'agir d'une humiliation infligée par Abdallah Naker, chef d'une milice de Zentane, à celui qu'il considère comme un agent du Qatar. Le Qatar a alimenté le groupe « rebelle » deBelhadj en armes et en aide humanitaire.

Naker s'est opposé à ce que son rival obtienne un poste au gouvernement ou dans la nouvelle « armée libyenne ». Le ministère de la Défense a été attribué à un commandant de Zentane. Le nouveau gouvernement intérimaire ambitionne de désarmer les « milices » et de les regrouper au sein de l'armée régulière mais toutes ont installé des points de contrôle sur les routes et pris possession de lieux stratégiques, comme les aéroports ou les puits de pétrole.

Les voyageurs arrivant à Tripoli sont ainsi accueillis par une grande banderole : « Bienvenue à Zentane ».

 

 

Source : NERRATI.NET

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