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07 janvier 2014

Affrontement armé entre syndicalistes à Koumassi dimanche : Chérif et Wattao cités

cherif ousmane et wattao.jpg

L’après-midi du dimanche 5 décembre a été perturbé au grand carrefour de Koumassi. Des tirs nourris de Kalachnikovs ont été entendus dans les environs de la gare de taxis intercommunaux. Une situation qui a créé un vent de panique et bloqué la circulation sur l’axe Treichville–Grand Bassam pendant plus d’une demi-heure.


Renseignement pris, ce sont des syndicalistes de deux différentes tendances qui s’affrontaient pour le contrôle de la gare. Il aura fallu l’intervention d’éléments du Centre de commandement des décisions opérationnelles (Ccdo), de la gendarmerie et notamment du commandant Cherif Ousmane, pour ramener le calme. Pour comprendre les dessous de cette affaire qui a failli tourner au drame, nous nous sommes rendus, hier, sur les lieux. Si le calme était revenu, les ‘’coxers ‘’ affiliés au Groupement d’organisation et de régulation du transport (Gor), n’ont pas digéré les événements de la veille. Ils se disent prêts à en découdre. A en croire l’un d’entre eux, ce sont des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) qui ont semé le désordre avec le soutien de certains anciens membres du Gor (dont Omback, Français et Kaba Moussa ‘’dit Aglaire’’). Ces derniers se sont associés, dit-il, aux hommes en arme pour pouvoir avoir la mainmise sur le ‘’territoire’’ de la gare. Selon lui, ces éléments soutenus par un commandant des Frci manœuvrent depuis longtemps pour avoir le contrôle de plusieurs gares sur l’axe Treichville-Koumassi-Port Bouët. Des Frci à l’index Et ils ne digèrent pas le fait que les syndicalites leur opposent une résistance. Karim. S, un chauffeur sur l’axe Treichville-Bassam, souligne que la promptitude avec laquelle les commandants Wattao et Cherif Ousmane ont circonscrit la crise cache quelque chose.


En effet la veille, le second à la tête d’un détachement s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Cela après que le premier soit passé pour la même raison. Un autre membre du syndicat des transporteurs et voyageurs, qui a requis l’anonymat, confirme que les individus à la base des échauffourées sont arrivés en compagnie d’éléments des Frci en armes. «Sur le site du grand carrefour de Koumassi, c’est le Collectif des syndicats des transporteurs de Koumassi (Cstk) qui travaille, mais d’autres individus appuyés des forces de l’ordre tentent de les déloger pour occuper l’espace. C’est ce qui a causé les affrontements d’hier (dimanche) », explique notre source. Il nous rappellera plus tard pour nous supplier de ne pas mentionner son nom pour raison de sécurité. « Je risque ma vie en vous donnant ces informations », justifie-t-il. Mais Mamery Doumbia, président de la Mutuelle générale des chauffeurs professionnels de la Cedeao (Mu.gcp.Cedeao), dont le siège a été visité, dimanche matin, par les mêmes éléments ‘’excités’’, selon un témoin, déplore la situation. Selon lui, les individus qui ont semé le trouble au grand carrefour sont passés à Treichville. Mais il dit ne pas les connaitre. Il enappelle, donc, aux autorités pour prendre la situation en main afin d’éviter le pire. « Notre secteur est infiltré par trop d’individus qui necomprennent rien au syndicalisme, il faut qu’on y mette de l’ordre », a-t-il déploré. Avant d’annoncer qu’une rencontre est prévue (hier après-midi) pour régler le problème. Alors que nous mettions sous presse, aucun écho de cette rencontre de crise ne nous est parvenu.


ABIDJANDIRECT

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