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24 mai 2013

Compétitivité des économies africaines 2012-2013 : La Côte d’Ivoire passe du 129ème au 131ème rang

competitivite-2012-2013.jpgProduit conjointement par la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale et le Forum Économique Mondial, ce rapport 2013 sur la compétitivité de l’Afrique identifie le renforcement de l’intégration régionale comme un moteur important pour améliorer la compétitivité.

Les progrès réalisés par les économies africaines pour parvenir à la croissance économique doivent s’accompagner d’efforts visant à stimuler leur compétitivité à long terme, si l’on veut que le continent parvienne à des améliorations durables ». C’est là une des déductions du Rapport 2013 sur la Compétitivité de l’Afrique rendu public le jeudi 09 mai 2013 au Cap (Afrique du Sud).

 

Ayant pour thème « Connecter les marchés africains de manière durable », le document est une œuvre conjointe de la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale et le Forum Économique Mondial (FEM). Il examine « les barrières à l’accroissement du commerce y incluant, aussi bien l’état des infrastructures sur le continent que l’environnement juridique et réglementaire qui y prévaut ». Et, au terme de cet exercice, la Côte d’Ivoire classée 129ème lors de l’évaluation 2011-2012 perd cette année deux places, se positionnant au 131ème rang sur un total de 144 pays passés au crible.

La Côte d’Ivoire devra accélérer les réformes

« Le gouvernement vient d’adopter en Conseil des ministres la loi sur la concurrence, seulement ce 02 mai 2013 et cela, en réponse à une recommandation forte de la dernière mission conjointe Fmi-Banque mondiale-BAD au titre de l’article IV ; nos zones industrielles qui en réalité sont de simples lotissements industriels eu égard au niveau de dégradation de leurs infrastructures, n’apportent nullement le « plus » en matière de compétitivité que les entreprises qui y sont installées sont en droit d’attendre, l’administration des marchés publics, ces derniers années, est loin de satisfaire le monde industriel… c’est donc dire si la Côte d’Ivoire a de sérieux efforts à faire en terme de réformes, situation que traduit notre rang actuel de 131ème sur l’échelle de la compétitivité de notre économie au plan mondial » fait noter, le Directeur Général de la Fédération Nationale des Industries et Services de Côte d’Ivoire (FNISCI), Louis S. Amédé, commentant le Rapport 2013.

L’intégration, un sésame de choix

Ainsi donc, comme les pays africains indexés dans ce rapport, la Côte d’Ivoire doit accroître sa compétitivité, sinon elle risque de compromettre la belle dynamique de croissance sur laquelle elle surfe. Les auteurs du rapport prescrivent aux économies africaines, à cet effet, l’intégration régionale. Ils en font « un instrument essentiel pour aider l’Afrique à accroître sa compétitivité, diversifier sa base économique et créer suffisamment d’emplois pour sa population jeune et en rapide voie d’urbanisation ».

Et faisant le point sur les principaux problèmes politiques posés par la réalisation d’une intégration régionale plus poussée, ils appellent les États du continent à « combler le retard de compétitivité, faciliter les échanges, mettre en place de meilleures infrastructures et à investir dans des pôles de croissance ».

Hélas ! Nous ne cessons de dire que la croissance est endogène et pour cela il faut agir sur la structure de notre environnement en l’intégrant davantage, comme le "Global Report on Competitivness 2012-2013" le souligne à juste titre.

Cependant, il faut également penser la création d’écosystèmes propices à la compétitivité, à l’innovation, à la performance de nos systèmes productifs. Il faut agir avec du neuf dans une économie globalisée toujours plus concurrentielle. Beaucoup trop de discours et peu d’actions…

Dans sa mise en oeuvre, ça fait beaucoup de travail : une formation de haut niveau, un changement de culture basé sur le travail et l’effort, un état de droit, des politiques publiques audacieuses et visionnaires pour les jeunes, les femmes, la santé, l’éducation ; chacun à la place qu’il faut…

Cela dépasse largement l’échéance d’un mandat électoral pour s’inscrire dans un projet de vie commune et dans le cadre d’un contrat social.

Vous vous rendez compte, 131 ème sur 144. Derniers quoi ! Avec ça, comme de bien entendu, vous verrez tous ces décideurs venir trouver des arguments pour défendre une telle médiocrité. Hélas, hélas…

Source : www.fnisci.net

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