topblog Ivoire blogs

29 mars 2013

Hollande : « Le temps où la France nommait des chefs d'Etats en Afrique est révolu ! »

3150108_3_4705_francois-hollande-sur-le-plateau-de-france-2_36cdb5a93380e047cd71f32757977318.jpg

Dans un discours télévisée à la nation ce jeudi sur France 2, le président français François Hollande a éxigé des élections présidentielles au Mali en juillet. Il a également annoncé dès juillet le retrait de 2000 soldats français, qui sont actuellement au nombre de 4000 dans le nord malien.

Vêtu d’un costard bleu marine, c’est un François Hollande détendu qui s’est exprimé ce jeudi soir sur France 2. Vivement critiqué depuis plusieurs semaines sur sa politique actuelle, nombre de français lui reprochant de ne pas avoir tenu ses promesses de campagne, le chef de l’Etat a tiré profit de l’opération militaire au Mali pour reprendre l’avantage.

Pour le dirigeant français, « les objectifs de l’intervention militaire française au Mali ont été atteints, en dehors des otages qui n’ont toujours pas été libérés, rendant hommage aux soldats français». Il a également évoqué l’émotion qu’il a ressenti lors de sa visite à Tombouctou, où il a reçu un accueil triomphal. « La France, l’ex-pays colonisateur était vu comme le pays qui a sauvé le Mali », des groupes terroristes qui comptaient s’emparait de Bamako, la capitale malienne.

A la question de savoir si la France nommerait un chef d’Etat à la tête du Mali comme les Etats-Unis l’ont fait en Afghanistan : François Hollande a répondu sur un ton quelque peu agacé : « Non. Le temps où la France nommait des chefs d’Etats en Afrique est révolu ! En revanche, a-t-il ajouté, de façon catégorique : Des élections doivent être organisées en juillet au Mali. Sur cette question nous serons intraitable. »

Il a également annoncé le retrait de 2000 soldats français en juillet dans le nord malien. Actuellement près de 4000 militaires français sont sur le champ de bataille aux côtés des soldats tchadiens, dans le massif des Ifoghas, où se sont retranchés les groupes terroristes.

Pour le moment, au moins cinq soldats français ont péri dans les affrontements. Dans le bataillon tchadien, plusieurs dizaines de militaires ont également perdu leur vie.

CAMEROONVOICE

Les commentaires sont fermés.