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18 janvier 2013

L'armée malienne démunie face à des islamistes surarmés

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Sous-équipée et mise à rude épreuve depuis 2012 par des groupes islamistes lourdement armés, l'armée malienne joue pour l'heure le second rôle dans la reconquête du nord du Mali, menée par les forces françaises.

"Clairement, l'armée malienne n'a pas les moyens de faire cette guerre toute seule. L'illustration a été la situation à Konna", localité de la région de Mopti (centre du Mali), déclare à l'AFP le chercheur malien Kissima Gakou, spécialiste des questions de stratégie et défense.

La semaine dernière, les forces maliennes ont lancé seules l'offensive contre les groupes islamistes armés, tentant de les repousser vers Konna, sans y arriver, jusqu'à ce que la France vole militairement à leur secours le 11 janvier, a reconnu son chef, le colonel-major Ibrahim Dahirou Dembélé.

Impossible, donc, pour l'armée malienne seule, de stopper une progression des islamistes dotés d'armes lourdes venant de Libye et qui lui ont fait subir une débâcle en 2012.

Faible, sous-équipée, elle a été chassée des régions du Nord par des jihadistes et des rebelles touareg il y a plus de neuf mois, quelques jours après une mutinerie de soldats ayant débouché sur un coup d'Etat militaire le 22 mars 2012, mené par un obscur capitaine, Amadou Haya Sanogo, qui a supplanté les officiers de haut rang, accusés d'inaction.

Les jihadistes ont ensuite évincé des zones sous leur contrôle leurs ex-alliés rebelles touareg.

"Pour mener une guerre, on a besoin de trois éléments essentiels: des armes, des combattants et de l'argent liquide", ce qu'ont les islamistes armés au Mali, notait lundi le magazine Time, soulignant qu'ils ont utilisé ces dernières années les rançons payées par des pays occidentaux pour la libération de leurs ressortissants otages.

Face à eux, l'armée malienne n'avait "pas grand-chose", note un ancien haut responsable malien. Comme pour d'autres pays africains, il estime que "c'est le résultat d'une politique de plus 30 ans: peu d'argent consacré aux budgets de l'armée à cause de différents programmes d'ajustements structurels, et aussi mauvaise gestion."

De 12.000 à 20.000 hommes

Les effectifs de l'armée malienne - militaires et paramilitaires inclus - comprendraient 12.150 hommes selon des estimations de l'Institut international des études stratégiques (IISS, 2012), environ 20.000, selon The Military Balance cité en décembre par Jeune Afrique, hebdomadaire panafricain basé à Paris.

Les islamistes radicaux sont "hyperdéterminés, hyperarmés, fanatisés, c'est très compliqué pour une armée qui tente de se remettre à niveau" après avoir été "mise à mal" par la guerre que lui ont livrée plusieurs mois durant les jihadistes liés à Al-Qaïda, note Kissima Gakou.

Sur le terrain, en plus des raids aériens menées depuis le 11 janvier, les forces spéciales françaises se sont engagées au sol contre les islamistes, semblant reléguer l'armée malienne dans les seconds rôles, dans l'attente de troupes promises par plusieurs pays ouest-africains voisins.

Pourtant, soutient à l'AFP un responsable militaire au ministère de la Défense ayant requis l'anonymat, l'armée malienne ne fait pas de la figuration. "L'armée française est plus puissante, elle a plus de moyens que nous, c'est indiscutable" mais sur le terrain, "tout ce qui se fait, se fait de concert avec nous".

"On n'a pas assez d'avions, mais on est là, et on mène quelques opérations" notamment avec des "MI-24 (hélicoptères), des ULM Tetras (avions légers) et d'autres types d'avions", ajoute-t-il.

Selon lui, il est déjà convenu avec toutes les parties concernées par le déploiement des troupes pour la reconquête du Nord, que "c'est le Mali qui va être le fer de lance de tout cela".

Pour Babacar Justin Ndiaye, politologue sénégalais spécialiste de la région, la France n'est pas appelée à demeurer longtemps en première ligne au Mali.

"L'engagement français sera moins robuste sur un théâtre où Paris ne veut pas s'enliser. D’où la composante nettement aérienne. Les batailles terrestres seront l'affaire des Africains (...)", a-t-il estimé dans un entretien publié mardi par le quotidien sénégalais.

 L'Observateur.

Enlèvement et extradition manquée. Blé Goudé échappe au régime Ouattara

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Au Ghana, des hommes en civil ont tenté d’enlever et d’extrader vers la Côte d’Ivoire le fondateur du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep). Charles Blé Goudé a finalement été localisé hier par le Bureau national d’investigation (Bni). Echappant ainsi pour l’instant aux tortures du régime Ouattara 

Alassane Ouattara n’a pas encore renoncé à traquer ses opposants. Après de nombreux mandats d’arrêt contre les personnalités en exil proches du président Laurent, qui n’ont pas eu un écho favorable auprès de ses homologues étrangers –excepté Faure Gnassingbé qui a livré Moïse Lida Kouassi –, l’actuel numéro un ivoirien change de fusil d’épaule. Il procède par enlèvement de ses opposants. Après Justin Katinan Koné, qu’il n’a pas pu extrader dans la discrétion à l’insu des autorités ghanéennes, il s’acharne désormais sur Charles Blé Goudé.

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep), selon des sources crédibles a été enlevé, hier jeudi à 9h, au Ghana,par des agents d’Interpol, avant d’être repris par les fins limiers du Bureau national d’investigation (Bni), l’équivalent de la Direction de la surveillance du territoire (Dst) en Côte d’Ivoire. Un témoin raconte :

"Ce matin, Blé Goudé a été victime d’une tentative d’enlèvement à son domicile, précisément à Tema, une banlieue d’Accra, par 8 individus. Ils l’ont conduit vers une destination inconnue. Nous avons appelé les autorités ghanéennes pour leur faire part de cet enlèvement en leur donnant le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule. A 24 kilomètres du lieu de son interpellation, les autorités ghanéennes ont ...».

Le Nouveau Courrier

Lire la suite dossier dans le Nouveau Courrier de ce jour

Guerre au Mali : sécuriser l’approvisionnement de la France en uranium

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Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays.

Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions « religieuses », battent toute personne dont le comportement ne leur plaît pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent – en particulier des femmes – pour des broutilles ou même pour rien.

Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.

Qui croira qu’il s’agit de sécuriser la région ?

Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence « démocratique » ?

De même, qui croira qu’il s’agit de « sécuriser la région » ? En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.

A ce propos, on soulignera l’extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l’implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d’une immense partie nord-est, principalement désertique.

Salariés d’Areva enlevés

C’est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s’accaparer en toute tranquillité l’uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile « pouvoir » politique nigérien.

Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d’être méprisés, déplacés, spoliés. Et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, d’autres contrôlés par Kadhafi, et autonomisés suite à la disparition de ce dernier.

Des salariés d’Areva, cadres dans les sociétés d’extraction de l’uranium, ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, transférés au Mali et retenus depuis. Puis, le 7 janvier 2011, deux jeunes français ont à leur tour été enlevés au Niger.

L’Observatoire du nucléaire a été une des rares voix à dénoncer l’opération militaire immédiatement lancée par les autorités françaises. Ces dernières avaient en effet, de toute évidence, décidé de châtier coûte que coûte les preneurs d’otages, quitte à ce que cela se termine dramatiquement pour les deux jeunes otages. qui ont effectivement été tués dans l’opération.

Ces deux jeunes ne travaillaient pas pour l’extraction de l’uranium mais, c’est évident, l’idée était de décourager d’éventuelles prochaines actions contre des salariés d’Areva.

En intervenant, la France reprend la main

Depuis, les mouvements touaregs laïques et progressistes ont été marginalisés, en particulier par la montée en force du groupe salafiste Ansar Dine. Puissant et lourdement armé, ce dernier s’est allié à Al Qaïda au Maghreb Islamique(Aqmi), faisant courir un risque de plus en plus évident pour les activités françaises d’extraction de l’uranium au nord du Niger.

La France a soutenu avec la plus grande constance les gouvernements corrompus qui se sont succédé au Mali, aboutissant à un délitement total de l’Etat. C’est probablement cet effondrement qui a amené les groupes islamistes à s’enhardir et à avancer vers Bamako.

De même, la France a maintenu depuis 40 ans le pouvoir du Niger dans un état de faiblesse et de dépendance par rapport à l’ancienne puissance coloniale et son entreprise d’extraction de l’uranium, la Cogéma devenue Areva. Alors que les dirigeants nigériens essaient tant bien que mal de contrôler ce que fait Areva, la France reprend totalement la main avec son intervention militaire.

Les récents mouvements des groupes islamistes n’ont effectivement fait que précipiter l’intervention militaire française qui était en préparation. Il s’agit indéniablement un coup de force néocolonial, même si les formes ont été mises avec un opportun appel à l’aide du Président par intérim du Mali, dont la légitimité est nulle puisqu’il est en place suite à un coup d’Etat qui a eu lieu le 22 mars 2012.

Le prétexte de la démocratie, un classique

Précisons à nouveau que nous n’accordons pas le moindre crédit aux dangereux fondamentalistes qui sont aussi des trafiquants de drogue et d’armes et n’hésitent pas à blesser et tuer.

Par contre, nous refusons la fable de l’intervention militaire « pour la démocratie ». Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l’approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires. Notons d’ailleurs que, à 27 000 euros l’heure de vol d’un Rafale, le tarif réel du courant d’origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l’on pouvait craindre…

En conclusion, il est une nouvelle fois démontré que l’atome, et la raison d’Etat qui l’entoure, ne nuit pas seulement à l’environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.

Stéphane Lhomme

Rue89.com

Mali : Arrivée de 40 Togolais, premiers soldats de la force ouest-africaine

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BAMAKO - Quarante soldats togolais sont arrivés jeudi à Bamako, premiers éléments de la force armée ouest-africaine déployée au Mali pour chasser les groupes islamistes armés qui occupent une grande partie du pays, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces soldats sont arrivés à l'aéroport de Bamako où ils ont été accueillis par des militaires maliens et français. La force ouest-africaine qui comprendra plus de 3.000 hommes - plus 2.000 soldats tchadiens - devra prendre à terme le relais de l'armée française qui intervient au Mali depuis le 11 janvier.Cette force, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), créée avec le feu vert de l'ONU, sera dirigée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir.

Quelque 2.000 soldats sont attendus d'ici le 26 janvier à Bamako, environ 1.300 dans les semaines suivantes.Pour sa part, la France a déjà déployé 1.400 hommes au Mali, un chiffre qui devrait rapidement atteindre 2.500 soldats.

Huit pays ouest-africains - Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso - plus le Tchad contribuent à la force. Au total, ce seront quelque 5.300 soldats du continent africain qui seront déployés au Mali.

AFP  -  Titre: AM

Désengagement de l’Etat ivoirien. Ouattara lance la mise en vente des banques d’Etat

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Un courrier signé du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Daniel Kablan Duncan, a été adressé jeudi dernier à toutes les structures sous tutelle, leur enjoignant de désigner des représentants en vue de statuer sur les contours de la privatisation des banques ivoiriennes.

Le chef de l’Etat ivoirien, au cours d’une de ses nombreuses visites en France, avait annoncé la liquidation des banques ivoiriennes. Ainsi la Banque nationale d’investissement (BNI), la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (BHCI), la Banque pour le financement de l’agriculture (BFA), Versus Bank… sont concernées par le processus de privatisation déjà engagé. Il s’agit pour le pouvoir ivoirien de céder les parts qui reviennent à l’Etat à des privés. A cet effet, un courrier venu de la Primature exige des différentes structures sous tutelle, notamment les Directions générales du trésor, des impôts, de la douane, la direction des affaires administratives et financiers (DAAF) du ministère de l’Economie et des Finances… qu’elles désignent chacune deux représentants en vue de plancher sur le contenu du dossier d’appel d’offres qui sera soumis à des privés désireux de racheter les parts de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Selon Alassane Ouattara qui avait déjà préparé l’opinion à cette mesure qui commence à prendre forme, les banques «ont constitué un terreau au dysfonctionnement du système bancaire public, gangrené par la corruption, le clientélisme et servant à financer des partis politiques».

Il est légitime, soutient-il, de faire sortir le secteur bancaire ivoirien de ces difficultés. Pour lui, ces établissements financiers ne doivent se concentrer que sur le monde des affaires, afin de pouvoir faire fonctionner l’économie du pays. Cependant, le retrait de l’Etat de nombre des sociétés qu’il contrôle ou dont il est actionnaire, en plus des banques citées plushaut, comme indiqué paruncommuniqué du conseil des ministres du 29 juin 2011, est-il souhaitable à ce stade de l’évolution de l’économie ivoirienne ?

Quand Don Mello mettait en garde…

Ahoua Don Mello, ex-directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), se référant à ce type d’expériences à l’époque où l’actuel chef de l’Etat était à la Primature, a fait une contribution publiée par Le Nouveau Courrier en septembre dernier :

«L’erreur sincère ou intentionnelle (c’est selon) de M. Ouattara n’a pas permis de guérir le mal contrairement à la Chine ou aux pays d’Asie et à certains pays d’Amérique du Sud mais a permis non seulement de dépouiller le pays de son économie ainsi que de sa souveraineté mais aussi elle a contribué à son immersion dans un océan de pauvreté et de dette. La politique de privatisation avait donc un objectif idéologique, économique et politique. Poussée par le vent libéral des années 1980, la Françafrique a caché son visage sous le masque de la bonne gouvernance et de la lutte contre la pauvreté pour faire main basse sur les économies naissantes par un contrôle direct des entreprises et des États et un dépouillement économique, politique et militaire des pays ciblés.

Le secteur privé érigé en panacée et moteur de la croissance s’est révélé le moteur des inégalités, de la dette et du chômage qui minent les États. Les solutions classiques de pillage économique telles que pratiquées à l’époque de l’esclavage et de la colonisation et qui reviennent avec de nouveaux prétextes avec les guerres de conquête économique (Afghanistan, Irak, Libye,Côte d’Ivoire, Syrie bientôt, etc.) ne donnent aucunrésultat face à la concurrence des pays émergents. Elles enrichissent les multinationales et appauvrissent les États et les peuples occidentaux qui votent périodiquement le changement pour se donner l’espoir d’un lendemain meilleur. C’est cette politique, dont on connaît tous les méfaits et limites, que M. Ouattara nous sert encore aujourd’hui. Comme hier, il va s’employer à son crime préféré : le bradage du patrimoine de la Côte d’Ivoire. Comme hier on sait qui vend mais sait-on vraiment qui achète ou rachète ?»

Gilles Naismon

Le Nouveau Courrier-17/1/2013

Blé Goudé Charles le leader du Cojep entre les mains d'Interpol Ghana

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Charles Blé Goudé a été arrêté au Ghana, a appris Jeune Afrique auprès d'un de ses avocats, jeudi 17 janvier. Le leader des jeunes patriotes de Côte d’Ivoire et président du Cojep, en exil au Ghana, serait actuellement détenu par le Bureau national des investigations (BNI) dans la capitale ghanéenne.

Les autorités ghanéennes ont procédé, jeudi 17 janvier à 10 heures du matin (heure ghanéenne), à l'arrestation de Charles Blé Goudé, leader des jeunes patriotes de Côte d’Ivoire et président du Cojep. Celui-ci serait détenu à Accra, dans les locaux du Bureau national des investigations (BNI).

Damana Adia Pickass, président de la coalition des Patriotes en exil (Copie), a confirmé que Blé Goudé avait été arrêté à son domicile à Téma, près de la capitale Accra. On ne sait pas encore si cette interpellation fait suite à un mandat de la CPI ou à une demande de l'État ivoirien. Néanmoins, Interpol y aurait participé

 

TELEDIASPORA

16 janvier 2013

EN DIRECT / Mali : des jihadistes encerclés au centre, assaut imminent

Pour la première fois, la France a engagé des troupes au sol. Un tournant après une campagne de raids aériens. Un Français et cinq Japonais ont été enlevés par des rebelles islamistes dans le sud de l'Algérie.

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11h37 : Islamistes encerclés dans le centre -Les troupes françaises se sont déployées mercredi autour de la ville de Niono, dans le centre du Mali, dans le cadre d'une opération visant à bloquer l'avancée des rebelles qui se sont emparés de la localité voisine de Diabaly, apprend-on de source militaire malienne. « Les forces françaises ont sécurisé Niono pour arrêter l'avance des islamistes vers Ségou, pendant que l'armée malienne sécurise la zone frontière avec la Mauritanie », a-t-on déclaré. « Ils sont maintenant encerclés et l'assaut final n'est plus qu'une question de temps. » Par ailleurs, au sixième jour des bombardements français, les chasseurs français ont frappé le siège de la police islamique à Niafunké, près de Tombouctou, ont indiqué les habitants.

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11h22 : L'armée française sécurise un pont stratégique - Un détachement de l'armée française va « sécuriser » un pont stratégique sur le fleuve Niger à Markala, près de Ségou, dans l'ouest du Mali, qui mène vers le sud et la capitale Bamako, afin d'en empêcher l'accès au islamistes armés. « La mission qui nous est confiée est de tenir le pont afin d'interdire à l'ennemi l'accès au Sud », a déclaré le colonel Frédéric (son prénom) du 21e RIMA (Régiment d'infanterie de marine), venu du Tchad. « Nous allons mettre en place un dispositif pour sécuriser cette zone », a-t-il ajouté. De source militaire française, on précise que des combattants islamistes armés se trouvent à environ 80 km au nord de Markala, localité située près de Ségou, à 120 km au nord-est de Bamako. Le détachement français d'une centaine de soldats circulant à bord d'une vingtaine de véhicules, parti mardi en fin d'après-midi de l'aéroport de Bamako, y est arrivé mercredi matin.

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10h37 : Cinq Japonais et un Français ont été enlevés mercredi par des rebelles islamistes sur un site pétrolier vers In Amenas, dans le sud de l'Algérie, a-t-on appris auprès de sources locales et diplomatiques. Les autorités algériennes n'ont pour le moment pas confirmé l'enlèvement. Huit otages français sont déjà détenus au Sahel. Les menaces proférées par les groupes islamistes qui contrôlent le nord du Mali ont plongé leurs familles dans l'angoisse depuis le début de l'intervention militaire française vendredi dernier. Le président français François Hollande a déclaré mardi qu'il était 'encore temps' pour les ravisseurs de 'rendre à leurs familles' les otages.

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10h29 : Bayrou salue la « détermination » de Hollande - François Bayrou, le président du MoDem, a salué la « détermination » et la « rapidité » de réaction du président François Hollande au Mali. Le chef de l'Etat « ne pouvait pas prendre une autre décision » que de lancer une contre-offensive militaire contre les groupes islamistes, a assuré l'ancien candidat à l'Elysée sur BFMTV-RMC, qui a ajouté: « J'aurais fait la même chose ». « Il l'a fait avec suffisamment de détermination et de rapidité dans l'urgence pour que ça crée un coup d'arrêt, un stop à ce qui était en train de se produire », a assuré le responsable centriste. « Les troupes jihadistes, dont beaucoup viennent de l'ancienne armée de Kadhafi en Libye qui avaient pris le nord du Mali », où ils ont « fait des exactions énormes », avaient « décidé de conduire un assaut contre le sud », a argumenté M. Bayrou.

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08h38 : Copé inquiet - Jean-François Copé, le président de l'UMP, a exprimé une « inquiétude forte » au constat de « la solitude de la France » au Mali, tout en réaffirmant son soutien au gouvernement pour cette intervention militaire. « Lorsque des soldats sont engagés, des Français exposés -ceux qui habitent au Mali et dans toute la zone -des otages menacés, l'union nationale doit prévaloir », a assuré le député-maire de Meaux sur France 2. Les dirigeants de l'UMP ont donc « très rapidement dit que nous serions au côté du gouvernement », a noté l'ex-ministre. « Je suis d'ailleurs très étonné de voir la virulence de membres de la majorité tels que M. Mamère », député EELV de Gironde, qui a qualifié de « propagande » les raisons invoquées par le gouvernement pour s'engager militairement au Mali. « Il y a une inquiétude aujourd'hui, forte: la solitude de la France dans cette opération », a dit M. Copé. « C'est vrai que la situation est extrêmement préoccupante au Mali, mais elle n'est pas nouvelle », a-t-il relevé. « Elle date du mois de mars, du début de l'année 2012 en réalité ». « Nous avons attendu un certain temps, avant cette intervention ».

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08h04 : Les forces terrestres françaises engagées au Mali « sont en train de remonter vers le nord » du pays, a annoncé mercredi matin le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Jusqu'à présent, nous avions fait en sorte qu'il y ait quelques forces terrestres à Bamako, pour sécuriser d'abord nos populations, nos ressortissants, les ressortissants européens et la ville de Bamako. Maintenant les forces terrestres françaises sont en train de remonter vers le nord », a déclaré le ministre sur RTL. Interrogé peu après sur Europe 1, le chef d'état-major des armées Edouard Guillaud a précisé que 'dans les heures qui viennent, mais je ne suis pas capable de dire si c'est dans une heure ou dans 72 heures, nous combattrons directement'. L'opération au sol est engagée 'depuis quelques heures', a-t-il confirmé, précisant que des renforts continuaient d'arriver de France et que des combats directs auraient lieu 'dans les heures qui viennent' entre soldats français et rebelles islamistes. La France a, pour la première fois, engagé mardi des troupes au sol au Mali, pour reprendre Diabali -400 km au nord de Bamako -tombée mardi aux mains de jihadistes (voir la vidéo ci-dessous), un tournant après une campagne de bombardements aériens menée depuis le 11 janvier. Dans l'attente de l'arrivée de la force ouest-africaine, la France a également poursuivi mardi ses frappes aériennes contre les combattants islamistes et annoncé le déploiement à terme de 2.500 soldats au Mali.

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04h05 : Tout juste revenu des Emirats, François Hollande préside mercredi matin un nouveau Conseil de défense à l'Elysée sur le Mali. La tenue de ce débat sans vote avait été annoncée lundi soir à l'issue d'une rencontre entre le Premier ministre et les principaux responsables du Parlement. Elle constituait la première étape de la saisine des parlementaires promise par le président vendredi au premier jour de l'intervention militaire au Mali. Lors du Conseil des ministres avancé à 09H00, la question devrait être évoquée dans la communication de Laurent Fabius sur la 'situation internationale'. A 13H00, ce dernier sera auditionné à huis clos par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée.

Même exercice devant les commissions du Sénat pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Dans une ambiance d'union sacrée, Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault représentera le gouvernement lors du débat à l'Assemblée -qui remplace à 15H00 l'habituelle séance de questions d'actualité. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius officiera lui devant les sénateurs à la même heure. Dans la matinée, c'est à l'Elysée que l'opération Serval pour repousser les islamistes armés au Mali sera au centre des discussions. François Hollande, à peine revenu d'une visite aux Emirats arabes unis où il a cherché des soutiens à l'intervention française, y préside à 10H30 un Conseil de défense, le quatrième depuis vendredi.

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01h55 : Une réunion sur la situation humanitaire et des droits de l'homme au Mali est prévue jeudi au Centre de crise du Quai d'Orsay à Paris en présence d'ONG, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères, au moment où plusieurs d'entre elles exprimaient des inquiétudes. A Bamako, l'ambassadeur de France Christian Rouyer devait aussi réunir des ONG à l'ambassade, a indiqué Philippe Lalliot, porte-parole du ministre français des Affaires étrangères lors d'un point-presse, sans préciser de date. Il a rappelé que la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali comportait un volet sur les sujets humanitaires et de développement. La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a évoqué mardi des risques de « représailles » des populations noires ou de l'armée malienne à l'encontre des populations touareg ou arabes du Nord.

Le Mali en miettes. À qui le tour?

africom2_big.jpg«Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant ». Tancrède dans le film: « Le Guépard de Luchino Visconti »

Ça y est! Comme nous l’avons prédit dans un article précédent, l’Afghanisation du Mali est en marche! Pourquoi l’engouement des redresseurs de tort de l’Empire et de ses vassaux pour un pays qui, en théorie, est un désert au sens qu’il ne contient rien de comestible à moins que nous n’ayons pas toute l’information sur les réelles potentialités de ce pays voisin. (1)

MaliPetit rappel: le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14 517 176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA). La République du Mali tient son nom de l’ancien Empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIXe siècle. Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest après le Niger.

Le Mali est un pays en développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L’activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l’or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d’or dans la région subsaharienne. En plus du coton (12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200.000 tonnes). (2)

Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database). Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1% (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30%. L’Indice de développement humain (IDH) est de 0,371 en 2007, 173e sur 177. L’Indicateur de pauvreté humaine place le Mali à la 107e sur 177. Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l’un des taux de fécondité les plus élevés au monde. Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46% selon les sources. (2)

Ce n’est, donc, pas le Pérou bien que l’on parle de découvertes d’hydrocarbures et d’un gisement d’hydrogène unique au monde.  Pourtant l’Empire veut le sauver malgré lui de ses démons islamistes, alors que le vrai problème est, comme nous le voyons, un problème de développement, la manipulation des foules au nom du Divin est plus facile quand les ventres sont vides, quand il n’y a plus de perspectives terrestres il reste l’Au-delà.

L’accélération des événements

Autre petit rappel du feuilleton tragique malien: le 30 mars 2012, la rébellion touarègue et les groupes islamistes armés alliés à Aqmi prennent le contrôle des capitales des trois régions du nord du Mali: Kidal, Gao puis Tombouctou. Le 1er avril, un coup d’Etat militaire à Bamako a renversé, le 22 mars, le régime du président Amadou Toumani Touré, la junte a invoqué l’échec du régime contre la rébellion.

Le 13 avril, Dioncounda Traoré est investi président par intérim, en vertu d’un accord entre la junte et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prévoyant le retour du pouvoir aux civils. Il menace d’une «guerre totale et implacable» les rebelles touareg et les groupes islamistes dans le Nord. Le 27 juin, Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Eddine écrasent les rebelles du Mnla, puis les chassent de Tombouctou et ses environs. Le Mnla, allié au début de son offensive aux groupes islamistes, puis marginalisé, ne contrôle plus aucune place forte dans la région.

Le 28 juin, dès le lendemain, les islamistes armés, devenus les maîtres absolus du Nord, entament la destruction de mausolées de saints musulmans de Tombouctou. Le 12 octobre, l’ONU adopte une résolution préparant le déploiement d’une force militaire et donnant quarante-cinq jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans. Le 11 novembre, des dirigeants de la Cédéao et d’autres pays africains décident d’envoyer 3300 militaires pour un an afin d’aider l’armée malienne à chasser les groupes islamistes du Nord. Le 11 décembre, démission forcée de Cheick Modibo Diarra du poste de Premier ministre. Son successeur, Diango Cissoko, est nommé le lendemain. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU donne son feu vert au déploiement d’une force internationale au Mali, sans fixer de calendrier précis. Le 10 janvier 2013, les islamistes s’emparent de la localité de Konna à 70 km de Mopti. Le 11 janvier, en fin d’après-midi, Francois Hollande confirme l’engagement des forces armées françaises au Mali, «le temps nécessaire».(3)

Curieusement, ces dernières semaines notamment avec les accords de Ansar Eddine et du Mnla à Alger, qui devaient ensuite être reçus par les responsables de la Cédéao pour une solution négociée, avaient fait miroiter une possible paix sans intervention militaire. Tout s’est précipité. Une résolution fut arrachée aux Nations unies le 20 décembre 2012, elle autorise une intervention en cas d’échec de la diplomatie. Cette diplomatie qui n’a pas eu à faire ses preuves puisque trois semaines après, la France intervenait pour stopper les mouvements se revendiquant d’un Islam fondamentaliste, sans accord du Conseil de sécurité.

AQMILa France, craignant, dit-on, que le nord du Mali ne devienne, au coeur de sa sphère d’influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d’intervenir militairement, déployant vendredi 11 janvier des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le Sud. Il s’agit, selon le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, de «stopper la menace terroriste». Cette menace, a-t-il déclaré lors d’une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi «sur la France et l’Europe».

L’intervention au Mali a été engagée après le forcing français pour l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour autant, aucune résolution de l’ONU n’autorise (ni n’interdit du reste) l’intervention française. Lorsque Assad invoque la présence terroriste représentée par Al Qaîda (pourtant apparemment bien avérée, notamment dans le cas de la prise de la base militaire de Taftanaz), les intérêts de la France, ne l’oublions pas, résident aussi dans les ressources en uranium dont dépendent ses centrales, principalement situées au Niger. Il y a des intérêts stratégiques à protéger. Invité du journal de 20h de France 2 samedi soir, Jean-Yves le Drian n’a pas exclu que les troupes françaises remontent jusqu’à Tombouctou, une ville située dans le nord du Mali et contrôlée par les rebelles islamistes. «Il n’y a pas de blocage dans les plans d’action de nos forces, donc pourquoi pas, un jour. Toutes les hypothèses sont possibles.» Nous sommes donc partis pour un possible enlisement. 

Les réactions

En France, l’unanimisme de la classe politique française est totale. Il y a tout de même des bémols. Marine Le Pen, quant à elle, semble bien plus prudente. Elle légitime l’intervention française tout en émettant ce paradoxe: «Cette intervention légitime révèle, cependant, un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisées aujourd’hui pour attaquer un allié historique de la France.»

Autre réaction à l’opposé de l’unanimisme « Umps» celle de Dominique de Villepin qui dans une tribune  au Journal du Dimanche reprise par le journal le Monde. Dans ce texte intitulé “Non, la guerre ce n’est pas la France”,  M. de Villepin s’interroge : 

Dominique de Villepin“Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?” “L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme”  m’inquiètent”, écrit l’ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l’ONU le “non” de la France à la guerre en Irak.

Pour lui, “au Mali, aucune des conditions de la réussite n’est réunie”. “Nous nous battrons à l’aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d’AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes”, ajoute-t-il.

“Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide”, développe-t-il.“Eviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d’une armée malienne divisée, défaillance générale de l’Etat, sur qui nous appuierons-nous ?” Enfin, “nous nous battrons dans le vide, faute d’appui régional solide. La Communauté des Etats de l’Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l’Algérie a marqué ses réticences”, dit encore celui qui se targue de n’avoir “jamais cessé” depuis 2003 et l’Irak de “(s’) engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force”. (4)

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a jugé hier que la reprise des affrontements au Mali rendait «nécessaire une accélération de l’engagement international» pour restaurer l’intégrité territoriale de ce pays.  David Cameron offre ses avions cargos, et Les Etats Unis proposent de surveiller par satellite les mouvements des damnés de la terre. Même le secrétaire général de la Francophonie s’est fendu d’un communiqué sur une «mobilisation urgente» en faveur d’une intervention internationale au Mali.

Naturellement, les médias main stream  ne tarissent pas de scoops sur une totale unanimité de la communauté internationale – comprenons les pays occidentaux – applaudissant la mort d’une centaine d’hommes parce que «ce sont des terroristes».

Jean-François Chalot y voit une ingérence malsaine au nom du grand capital:

«Ils sont tous là, droits dans leurs bottes, pour soutenir l’intervention militaire française au Mali. Ils sont bien alignés, au complet: le PS, les deux fractions de l’UMP unies en la circonstance et le FN… Il n’y a pas ici de contraintes budgétaires qui tiennent… L’intérêt supérieur des capitalistes prime avant tout. C’est le retour de la sainte France-Afrique, dénoncée, hier, par une gauche dans l’opposition et acceptée aujourd’hui par une gauche libérale au pouvoir. Il ne manque plus que l’Église pour aller bénir les bombardiers….

C’est comme en 14, vive les marchands de canons! Le matraquage médiatique a été bien mené: on présente les islamistes aguerris, sanguinaires qui attaquent le Mali en oubliant qu’au moment de la chute de Khadafi des hommes lourdement chargés et bien équipés militairement ont traversé le grand désert pour venir au Mali. Lorsque le Mnla, Mouvement national pour la libération de l’Azawed, a proclamé l’indépendance du nord du pays, il a obtenu le soutien bienveillant et actif financièrement et politiquement de la France….

La lutte contre l’islamisme radical n’est qu’un leurre… Ici, l’impérialisme le combat alors que là-bas, juste à côté, en Libye, le même impérialisme l’a aidé à accéder au pouvoir…. C’est la géopolitique et les intérêts économiques qui priment, c’est ainsi que les États-Unis essayent, de leur côté, de réduire l’influence française et d’assurer une présence politique et économique en Afrique… Voici les vrais enjeux. Le peuple du Mali est sacrifié.» (5)

Les actions décalées de l’Algérie

La solution politique à laquelle croit l’Algérie et qu’elle a martelée contre vents et marées, a fait long feu. Pourtant, on pensait que l’accord d’Alger de la semaine dernière entre les différentes factions, Mnla, et Ansar Eddine pour une résolution politique a fait miroiter, un moment, un début de solution. Il n’en fut rien, l’accord fut rapidement dénoncé. Avec un échec sur toute la ligne des tentatives diplomatiques algériennes d’éviter la guerre.

BouteflikaUn conflit est à nos portes, et la Télévision algérienne n’en parle pas. La rencontre tripartite Algérie-Tunisie-Libye sur la sécurisation des frontières a conforté la solution politique préconisée par l’Algérie. Même une tentative de mise en oeuvre des méthodes de résolution des conflits «à l’ancienne» a échoué.

Les factions maliennes ont boudé la rencontre d’Adrar. Les représentants des différentes factions maliennes n’ont pas fait le déplacement pour la rencontre prévue à Adrar. Côté algérien, même les personnalités politiques désignées pour ces négociations se sont abstenues de venir – hormis quelques membres de la société civile algérienne, des notables de Tamanrasset, d’Illizi et de Ouargla – à la réunion préparatoire du conclave qui s’est déroulée, au niveau de la zaouïa de cheikh Moulay Touhami.

Laurent Fabius s’est félicité hier de la collaboration de l’Algérie, qui, en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L’Algérie «a autorisé le survol de son territoire et je l’en remercie», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, à l’émission «Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL». « La France se devait d’intervenir de toute urgence, sinon il n’y aurait plus de Mali, mais un État terroriste…(…)  La décision d’Alger d’ouvrir son espace aérien aux appareils français basés sur le territoire national et qui frappent les islamistes dans le nord du Mali est significative compte tenu de la méfiance traditionnelle des autorités algériennes face à toute intervention militaire de Paris dans la région. Une fois que la force africaine aura pris le relais dans le nord du Mali, «il faudra que les Algériens ferment leurs frontières» pour couper les combattants islamistes de leurs bases», a ajouté le ministre. (6)

On le voit nous sommes, à notre corps défendant  des « collaborateurs ». Nous sommes impliqués – qu’on le veuille ou non- et tout sera fait par les médias pour présenter cet acte d’autorisation comme un acte majeur dans la lutte que mène la France, d’autant que Laurent Fabius nous conseille de « fermer nos frontières » ce que nous n’arrêtons pas de faire mais qui a une nouvelle connotation celle d’étouffer les combattants d’Aqmi, d’Anser Eddine..

Il vient que l’échec de la médiation algérienne qui voulait barrer la route à l’intervention française était prévisible. On ne lutte pas contre l’Empire avec des tire-boulettes. Il est à craindre que l’Algérie ait de moins en moins de poids politique dans le Sahel. Il serait grand temps qu’elle reconsidère la préservation de ses intérêts à la lumière des nouveaux enjeux, de la nouvelle géopolitique des relations internationales. Il est grand temps aussi que l’on explique aux Algériens les vrais défis pour les mobiliser le moment venu pour défendre en connaissance de cause le pays.

Dans un discours célèbre, le grand Aimé Césaire parlant de l’indépendance des pays colonisés, écrivait: «La lutte pour l’indépendance c’est l’épopée, l’indépendance acquise c’est la tragédie ». Cette sentence sans concession s’applique merveilleusement aux pays africains suite à des décolonisations ratées. La France-Afrique – que l’on soit de droite ou de gauche – est un invariant. Elle n’est en fait qu’un post-colonialisme ou mieux encore un néo-colonialisme, où l’ancienne puissance coloniale tente de maintenir d’une façon ou d’une autre son pouvoir en adoubant, ou en éliminant, ceux qui contredisent ses intérêts. Cinquante après, le continent africain francophone est plus atomisé que jamais.

En fait, dans cette affaire, nous avons la pénible impression que les différents acteurs africains jouent une partition écrite ailleurs avec un champ, un rôle à jouer. D’abord, il faut que les médias diabolisent ad nauseam des barbus barbares qui coupent les mains, c’est ensuite la parodie de la Cédéao dont on sait que le mécanisme de fonctionnement est ailleurs. Cette Cédéao ayant reçu comme instruction de pousser à la roue de l’aventure militaire. C’est aussi l’énigme de l’Union africaine devenue aussi boutefeu avec un commissaire à la Sécurité totalement dépassé et une présidente qui en appelle à l’Otan pour la délivrer d’un monstre que ce dernier a créé et alimenté en armes après le lynchage de Kadhafi et l’ouverture de son arsenal à tout vent.

Obama et HollandeLe partage du monde en sphère d’influence fait que les Etats-Unis laissent la bride sur le cou à la France car traditionnellement l’Afrique lui «appartient». Cependant, il ne faut pas se leurrer puisque le Mali s’avère comestible, il n’est pas interdit de voir apparaître l’Otan d’autant que l’Union africaine appelle l’Otan à son secours pour déloger des Africains entre eux. Le forcing est fait à travers la Cédéao, club de tyrans sous la botte française pour pousser à la roue, elle va participer à la curée. Il est hors de doute que les islamistes vont être laminés, des troupes étrangères resteront à demeure pour stabiliser le pays qui va plonger dans le chaos et ne se relèvera pas de sitôt. Il faut que tout change dans le sens il faut retracer les nouvelles frontières avec de “nouveaux peuples”, pour que tout redevienne comme avant comme au “bon vieux temps des colonies”.

La néo-colonisation est en marche elle a besoin d’un nouveau découpage des  territoires peuples faibles comme cela a été fait il y a un siècle pour l’empire ottoman  . Ce charcutage est rendu nécessaire par les besoins grandissants en ressources minières et énergie. Peut importe les espérances des peuples, ils ne comptent pas.

Le Mali est en miettes, à qui le tour? Dans cette nouvelle aventure coloniale, et curieusement, le colonialisme anglais, aussi répréhensible soit-il, a su créer une structure post-décolonisation: le Commonwealth qui est accepté plus sereinement. Il est à craindre que la France continue de croire que seule la force lui permettra de protéger son pré carré. Pourtant, la France peut contribuer à faire émerger une vraie alternance si elle veut un jour continuer à apporter son génie dans le cadre d’un partenariat win-win et surtout avec une égale dignité. On fermera alors la parenthèse honteuse d’une colonisation européenne abjecte avec l’élimination de Lumumba au profit d’un Mobutu, d’un Tschombé et autres scories de l’histoire.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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1.http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_profe...

2. Le Mali: Encyclopédie Wikipédia

3. Mali: De l’occupation du Nord…Le Monde.fr | 11.01.2013; Source de la carte : http://bamada.net/derriere-lenjeu-malien-la-france-coloni...

4. D. de Villepin http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/13/dominiqu...

5. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/troup....

6. http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/13/01003-201...

@mondialisation.ca

Alger-Paris: la pomme malienne de la discorde

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Paris a justifié l'intervention militaire française au Mali en faisant valoir que celle-ci a été décidée dans le respect de la légalité internationale. Argument en béton auquel rien n'est opposable de la part des acteurs régionaux nourrissant de la prévention contre la participation étrangère à la région dans une action militaire destinée à aider les autorités maliennes à réinstaurer leur souveraineté sur le nord de leur pays.

Il est d'autant inattaquable que l'intervention française a été sollicitée avec empressement par ces autorités maliennes légitimement effrayées par l'avance des groupes armés en direction de Bamako qui aurait été irrésistible sans cela. L'Algérie ne pouvait dès lors émettre son opposition à l'initiative française en ne lui reconnaissant pas le caractère légal tel que défendu par les autorités françaises. Elle aurait ce faisant engagé un combat diplomatique avec la France perdu d'avance.

Mais si Paris donne l'impression de jouer sur du velours en ayant mis la légalité internationale de son côté, il va néanmoins très vite apparaître qu'elle devra compter avec les réticences régionales et celles de l'Algérie en particulier que suscitera la présence prolongée au nord du Mali de sa force d'intervention. Paris le sait apparemment, ce pourquoi elle presse et les Etats de la CEDEAO à dépêcher la sienne et le Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il donne à celle-ci les moyens logistiques et financiers en rapport avec sa mission.

L'Elysée et le Quai d'Orsay ne cessent de souligner que la présence au Mali de la force d'intervention française ne sera pas immuable, conscients en cela que même légale elle provoque de la défiance quant aux buts pour lesquels elle aurait été décidée. Celui de la lutte contre le terrorisme et les narcotrafiquants qui mettent en péril l'existence en tant que nation du Mali, n'inspire pas grande confiance au camp des opposants à l'intervention extra-régionale. A ce titre, Paris n'échappe pas au soupçon d'avoir décidé d'agir au Nord-Mali avec un agenda dont la lutte contre le terrorisme international n'est que le prétexte cachant des visées ne tenant compte que des intérêts d'Etat de la France.

L'Algérie n'a pu que prendre acte de la tournure prise par les événements au nord du Mali. Elle ne pouvait en l'état des choses s'afficher ostensiblement contre l'intervention française en interdisant par exemple le survol de son territoire aux avions français qui y participent. Il n'en demeure pas moins quelle s'estime en droit d'avoir son mot à dire sur les développements que va prendre cette intervention d'autant que la logique de la stratégie militaire mise en œuvre par ses promoteurs fait se rapprocher de sa frontière le terrain des combats.

Pour l'heure, les autorités algériennes observent une ligne de conduite respectueuse de la légalité internationale même si la pertinence de la décision qui en a découlé dans la crise malienne ne leur apparaît pas évidente. Paris aurait tort de mésestimer le rôle d'acteur régional clef de l'Algérie et d'ignorer son point de vue pour ce qui touche au problème de la région du Sahel. La visite d'Etat effectuée par François Hollande est censée avoir ouvert la voie à des relations algéro-françaises basées sur la confiance. La façon dont Paris a imposé la vision française sur la crise malienne ne manquera pas de montrer les limites des pas réalisés dans ce sens.

Alger rumine sa déconvenue et s'astreint pour l'instant à laisser faire, mais elle réagira au moindre dérapage qui surviendra dans la poursuite de l'intervention militaire en cours au nord du Mali. Elle a déjà pris date en réaffirmant avec insistance qu'elle s'en tient toujours et avec plus de conviction à l'option de la solution politique. Laquelle reste pour elle la seule viable pour un règlement définitif de la crise malienne dont la cause déclenchante ne fut pas la présence au nord du Mali des groupes armés terroristes et narcotrafiquants mais la faiblesse de l'Etat malien et son incapacité à faire vivre entre elles et en toute égalité de droits et de chances les populations du Mali.

Kharroubi Habib

Palestine-solidatité

Les drones prédateurs US, en route, pour... le Mali !

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C'est le "Los Angeles Times", qui rapporte cette information. L'aide US, selon le journal, consistera à transmettre des enseignements à l'armée française et à faciliter l'envoi des troupes françaises, ce qui revient à accélérer le déploiement de la France, au Mali.

550 soldats français sont, déjà, au Mali, qui attend le déploiement de 3.500 soldats supplémentaires . Outre les drones furtifs américains, qui seront de la fête , les Américains enverront, aussi, des avions de ravitaillement, pour aider les Rafale à se ravitailler?.

Le retrait prochain des Etats Unis d'Afghanistan coïncide, ainsi, avec le redéploiement logistique de ce pays, au Yémen, en Somalie, au Mali et au Nord du Nigéria. Quant à l'aspect, exclusivement, militaire, c'est la France de Hollande qui en assume la charge.

 

CAMEROONVOICE

Hollande aux Emirats pour demander des fonds à sa guerre au Mali

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François Hollande est arrivé mardi matin aux Emirats Arabes Unis pour une visite qui doit être largement consacrée à l’intervention française au Mali lancée il y a cinq jours pour contrer l’offensive des groupes islamistes armés occupant le Nord du pays. 

Ayant à peine atterri à Abou Dhabi, le chef de l’Etat français avait rendez-vous avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz - une rencontre non prévue au départ - avant de se rendre à la base militaire navale «Camp de la Paix». Dans l’avion présidentiel qui a décollé lundi soir de Paris, l’entourage du chef de l’Etat a indiqué qu’une partie des 700 hommes de cette base étaient mobilisables, ainsi que les six avions Rafale qui y sont stationnés, pour participer à l’opération «Serval» au Mali en cas de besoin. 

«Le Mali n’est pas dans notre champ d’action, pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour. Si nous recevons des ordres nous les mettrons en œuvre», a indiqué sur place à la presse un des responsables de la base. Avec l’intervention au Mali décidée vendredi, le déplacement du président de la République, au départ à dominante économique, a pris «une autre tournure» ont souligné ses proches. Durant les six heures de vol, Hollande, en lien constant avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian resté à Paris, a continué à donner ses instructions pour la poursuite de l’opération «Serval»

Le président français doit aborder avec les dirigeants émiratis l’aide que pourraient apporter les Emirats pour l’intervention au Mali, a indiqué l’Elysée. A Abou Dhabi, des entretiens sont prévus avec président de la fédération des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyan, et le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammad Ben Zayed Al-Nahyan. Puis à Dubaï dans l’après-midi, il rencontrera le vice-président et Premier ministre, cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum. 

Depuis cinq jours, François Hollande a eu de nombreux entretiens avec les responsables occidentaux et africains pour mobiliser les moyens nécessaires au déploiement des forces africaines au Mali prévu pour démarrer progressivement dès cette semaine. Outre le Mali, la Syrie et l’Iran feront partie des dossiers abordés. 

Initialement ce déplacement était plutôt à dominante économique. Dans l’avion présidentiel, de grands patrons étaient d'ailleurs présents : Pierre Mongin (RATP), Henri Proglio (EDF), Augustin de Romanet (Aéroport de Paris), Jean-Cyril Spinetta (Air France), Jean-François Cirelli (GDF Suez). Dans la matinée, Hollande doit faire une allocution lors d’un Sommet international sur les énergies renouvelables après avoir visité les stands d’entreprises françaises spécialisées dans l'énergie et la gestion de l’eau. 

Parmi les gros dossiers économiques sur la table figure la concession de Total qui expire en 2014 et suscite des convoitises. La compagnie pétrolière possède 13% de ses réserves mondiales dans les Emirats. Elle est aussi partenaire de la construction de la plus grande centrale solaire à concentration, baptisée Shams (soleil). Le Rafale de Dassault est également à l’ordre du jour, même s’il n’y a pas de signature de contrat en vue pendant la visite du président. L’avion de combat français est en compétition avec l’Eurofighter des groupes britannique BAE Systems, italien Finmeccanica et européen EADS. 

La France est à la recherche également de nouvelles perspectives dans le nucléaire aux Emirats, après l'échec cuisant du consortium Areva, EDF, GDF, Suez et Total, qui s’est fait souffler en 2009 par la compagnie coréenne Kepco, la construction de 4 réacteurs (un contrat de 20 milliards de dollars). Dès son retour à Paris tôt mercredi, le chef de l’Etat réunira un nouveau conseil de défense restreint à l’Elysée, à 10h30 après le conseil des ministres. 

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/holland...

Découverte du pétrole au Mali : Le premier forage en mars 2010. Les vraies raison de la guerre au Mali

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Selon certains responsables de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP), les travaux d’exploration du pétrole dans le nord de notre pays se poursuivent normalement et incitent à l’optimisme. En effet, après les opérations d’acquisition sismique qui ont duré plusieurs mois, maintenant, place à la logistique et à la constitution de la base et du site aéroportuaire. Ces travaux permettront de faire un premier forage susceptible de découvrir du pétrole ou du gaz.

Dans les mois à venir, la recherche du pétrole dans le septentrion de notre pays connaîtra une étape décisive. « Les travaux jusqu’ici effectués sont promoteurs et on est vraiment optimiste, quant à la découverte du pétrole ou du gaz », a laissé entendre, il y a quelques jours, un haut responsable de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP).

A titre de rappel, c’est en 2008, tout jute, que les travaux de recherche pétrolière dans le nord de notre pays ont pris un nouvel élan. Malgré certaines mauvaises langues et la situation in sécuritaire, les travaux se sont normalement déroulés suscitant diverses interprétations au sein de l’opinion nationale et internationale.

En effet, l’Entreprise nationale italienne d’hydrocarbures (ENI) campée à Assedrème, une localité située à 570 Km au nord de Tombouctou (6è région administrative du Mali), avait reçu le vendredi 22 février 2008, la visite de Hamed Sow, à l’époque, ministre des mines, de l’énergie et de l’eau. C’était une première, d’un haut responsable malien qui a été suivie, quelques mois plus tard, de celle de son successeur Mamadou Igor Diarra.

Les opérations d’alors consistaient à faire des sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 attribués dans le bassin de Taoudéni à l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO), une des filiales de la SONATRACH, première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Ces blocs appartenaient au consortium constitué d’ENI 50%, Baraka petroleum 25% et SIPEX 25%.

Cependant, après les travaux d’acquisition sismique de plusieurs milliers de kilomètres ayant coûté à peu près 35 millions de dollars, le conglomérat s’est éclaté. De nos jours, les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 appartiennent aux sociétés ENI avec 66,67% des actions et 33,33% à SIPEX.

Avant dernière étape

Initialement prévu pour juin 2009, le premier forage sera fait, plaise à Dieu, en mars 2010. C’est cette exploration du bloc 4 qui permettra aux nombreux spécialistes de découvrir le pétrole ou le gaz. Vu ses potentialités, il est même possible qu’elle aboutisse à la trouvaille des deux. En tout cas, les précédents travaux ont mis fin aux conjectures scientifiques. A noter qu’un seul forage coûte environ 30 millions de dollars soit 15 milliards Cfa pour une profondeur variant entre 1500 et 1800 mètres.

Ainsi, après cette étape, on procédera à l’installation de la plate forme, de la canalisation et des pipelines en vue d’évacuer le pétrole malien par l’Algérie. Le choix du pays du président Abdoul Aziz Bouteflika au détriment de la Mauritanie, se justifierait par le fait qu’il dispose de la compétence et des infrastructures adéquates en matière de la recherche, de l’exploitation et du transport de l’or noir.

« Le forage nous permettra de déterminer les champs pétroliers et le volume d’hydrocarbures. C’est une opération que nous appelons les trois ‘’D’’ ou les trois dimensions : hauteur, longueur et largeur », a expliqué Idrissa Djibrila Maïga, chef du service géologie pétrolière à l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP).

Mandaté par sa structure, M. Maïga a suivi sur le terrain les travaux effectués par les différentes sociétés de recherche pétrolière. A ce titre, il est, en quelque sorte, l’œil et l’oreille du gouvernement malien auprès des sociétés.

Conscients de l’importance et de la sensibilité de leurs missions, le directeur général de l’AUREP Mamadou Simpara et son personnel adressent, chaque semaine, au ministre de tutelle, un rapport détaillant l’état d’exécution des travaux. Ce même rapport, semble-t-il, est communiqué à la présidence de la République et à la primature. Ces derniers remercient tous les acteurs dont l’implication a permis de parvenir à ces résultats probants.

Par ailleurs, dans le bassin de Nara, la joint-venture Afex global et Glenore a déjà terminé ses levés géophysiques aéroportés. Bientôt, elle entamera ses opérations d’acquisition sismique devant prendre fin en 2010. D’autres sociétés sont en train d’évoluer positivement en respectant leurs engagements contractuels. Et, aujourd’hui, sur 28 blocs 15 ont été attribués à 12 sociétés et 13 sont libres.

Par ailleurs, à signaler que hormis l’effectif de l’armée assurant la sécurité du personnel et des installations, beaucoup de maliens et algériens sont employés par les sociétés. Le climat varie entre 8° degré en saison froide contre 47° en saison chaude.

Cependant, à plein temps, un docteur veille à la santé des travailleurs grâce à une infirmerie équipée des moyens. Il y a aussi une pharmacie bien approvisionnée en médicaments. Une ambulance tout terrain équipée assure l’intervention en milieu désertique. Bref, toutes les dispositions sont prises pour parer au pire des cas.

La zone de Taoudéni, autrefois, réputée à cause de son ancien bagne où beaucoup de maliens y ont laissé la peau, devient de plus en plus un haut lieu de développement du Mali grâce aux travaux de recherche pétrolière. En février 2008, soit au tout début des opérations de recherche, l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO) a installé un forage à grand diamètre à Foum Elba, un hameau situé à 25 Km du site abritant sa base. Cet ouvrage représente tout, pour les habitants et le cheptel.

Alain Doh Bi

LYNXTOGO

14 janvier 2013

Bousculade de la saint sysvestre à Abidjan: Dominique ouattara et son prete nom mis en cause (Jeune Afrique)

 

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Jeune Afrique cité par le Nouveau Courrier

L’enquête sur le drame de la Saint-Sylvestre au Plateau, à Abidjan, qui a conduit à la mort de 63 personnes, selon le bilan officiel, va-t-elle aboutir un jour ? En tout cas, dans son édition à paraître ce lundi, l’hebdomadaire Jeune Afrique, soutien traditionnel d’Alassane Ouattara, livre une information assez troublante à propos du mystérieux « chantier de la mort », qui est un des facteurs à l’origine de la bousculade mortelle. « A l’heure où nous mettions sous presse, aucune responsabilité n’avait été précisément définie. Vers qui faut-il se tourner ? Vers le gouverneur d’Abidjan ? Le préfet ? Les services de polices ? Et quelle est la responsabilité des sociétés qui opèrent sur le chantier – le maître d’ouvrage (la SCI Le Nere) ; le maître d’ouvrage délégué (le cabinet Gecmo de Philippe Nouvian) ; la société Cobats, le Français Frédéric Pola, à qui la gestion des travaux a été sous-traitée ? A qui appartient vraiment le terrain ? Alassane Ouattara a promis de faire toute la lumière sur ces événements. Ses compatriotes attendent maintenant qu’ils tiennent parole », écrit Jeune Afrique. ...

Le titre est de Telediaspora.net

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Bousculade d'Abidjan : qui est responsable du drame de la Saint-Sylvestre ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

Quelques jours après le drame de la nuit de la Saint-Sylvestre à Abidjan, qui a fait 60 morts, les interrogations subsistent quant à l'organisation des forces de sécurité de la capitale.

Le président Alassane Ouattara est déterminé à faire toute la lumière sur les circonstances du drame de la nuit de la Saint-Sylvestre, qui a fait 60 morts et 49 blessés à Abidjan parmi les spectateurs du feu d'artifice tiré à l'occasion du nouvel an. Informé vers 9 heures du matin - soit près de six heures après le drame - par Hamed Bakayoko, le ministre de l'Intérieur, le chef de l'État a annulé la célébration de son 71e anniversaire dans la cité balnéaire d'Assinie pour se rendre sur les lieux.

Trou béant

Selon nos informations, l'événement était organisé par le district d'Abidjan et sa sécurité assurée par les policiers de la ville. Mais plusieurs axes d'accès au Plateau, non loin de la présidence, avaient été bloqués par la garde républicaine, rendant plus difficile la circulation des piétons. Au moins une dizaine de personnes qui croyaient échapper à la bousculade ont trouvé la mort dans un trou béant à proximité du stade Félix-Houphouët-Boigny, sur un terrain appartenant, de bonne source, à une haute personnalité de la République, qui y ferait construire un hôtel.

Chargés de l'enquête, le commissaire Honoré Niagne, de la police criminelle, et ses collaborateurs ont auditionné le 2 janvier Robert Beugré Mambé, gouverneur du district d'Abidjan. Ce drame remet en question l'organisation des forces de sécurité dans la ville d'Abidjan, où plusieurs unités (police, armée) travaillent sans réelle coordination ni plan d'évacuation, et conduit à s'interroger sur la lenteur et l'inefficacité des secours.

Cpi/ En attendant l’audience de confirmation des charges Charles Josselin veut témoigner pour Gbagbo

 

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Sous le gouvernement Lionel Jospin, il occupait le secrétariat d'Etat à la coopération puis à la coopération et à la francophonie. Pour finir, il a occupé le poste du ministre de la Coopération de Lionel Jospin (1997-2002). Lui, c’est Charles Josselin. C’est ancien collaborateur de l’ex-Premier ministre français qui veut témoigner pour le Président Laurent Gbagbo dans la cadre de l’affaire qui l’oppose au procureur de la Cour Pénale internationale. «Le ministre de la Coopération de Lionel Jospin (1997-2002) envisage de plus en plus l’éventualité de témoigner au procès de Laurent Gbagbo si d’aventure l’audience de confirmation des charges venait à confirmer les inculpations dont l’ex-président ivoirien fait l’objet. En privé, l’ancien et sénateur PS affirme volontiers vouloir apporter sa part de vérité.» C’est la lettre du continent qui révèle l’information dans sapublication n°650. En effet, selon notre confrère, cet ancien homme d’Etat français qui sait sûrement beaucoup de chose dans la crise ivoirienne refuse de se taire longtemps. Ne supportant pas certainement l’injustice dont Laurent Gbagbo fait l’objet, Charles Josselin a donc décidé de dire sa part de vérité en allant témoigner pour le Président Laurent Gbagbo qui ne mérite pas la méchanceté de certaines personnalités de la communauté internationale. Pour lui, il est temps que la vérité éclate. Une telle décision venant de Charles Josselin, il faut être certain qu’il y aura de la bombe dans l’air. Charles Josselin n’était certes pas aux affaires pendant le déroulement de la crise ivoirienne. Il n’était pas non plus là lors de la crise post-électorale, mais il demeure un sachant très important dans cette affaire qui préoccupe tout le monde entier. En attendant la publication du calendrier officiel de l’audience de confirmation des charges, prévue pour le 19 février prochain, le programme provisoire est le suivant : il s’étend sur 2 semaines avec un total de 9 séances situées entre le 19 février et le 1er mars 2013. Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité. A savoir, «meurtre, viols et d’autres violences sexuelles, actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences postélectorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011». C’est le 25 octobre 2011 que le procureur a introduit une requête auprès de la Chambre préliminaire III aux fins de la délivrance d'un mandat d'arrêt contre le Président Laurent Gbagbo. Ce mandat a été délivré sous scellés, le 23  novembre 2011. Et le 29 novembre 2011, il y a eu la levée des scellés et le document a été remis aux autorités ivoiriennes qui n’ont pas hésité à remettre Laurent Gbagbo à la Cpi, le 30 novembre de la même année. Le 5 décembre 2011 soit cinq jours après son transfèrement, il a comparu pour la première fois, en audience de comparution initiale.

ferdinandbailly@yahoo.fr

Ferdinand Bailly

TELEDIASPORA

Intervention militaire française au MALI: Qui paye la facture?

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La France tout comme les puissances impérialistes ne s'engagent jamais dans une guerre sans avoir la réponse à cette question: "Qui paye la facture?". C'est en cherchant la réponse à cette interrogation que nous sommes tombé sur cet article de  SÉKOU COULIBALY LE GUIDO, via maliweb.

En le lisant, vous comprendrez que la précipitation avec laquelle François Hollande a engagé l'armée française au Mali, "sans en consulter ni le parlement, ni le Gouvernement", s'explique nettement. La facture sera payée par les ressources pétrolières, gazières et uranumières du Mali.

VOICI LES VRAIES RAISON DE LA GUERRE AU MALI.

MALIWEB / SÉKOU COULIBALY LE GUIDO, 22/12/2009
Découverte du pétrole au Mali : Le premier forage en mars 2010

Selon certains responsables de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP), les travaux d’exploration du pétrole dans le nord de notre pays se poursuivent normalement et incitent à l’optimisme. En effet, après les opérations d’acquisition sismique qui ont duré plusieurs mois, maintenant, place à la logistique et à la constitution de la base et du site aéroportuaire. Ces travaux permettront de faire un premier forage susceptible de découvrir du pétrole ou du gaz.

Dans les mois à venir, la recherche du pétrole dans le septentrion de notre pays connaîtra une étape décisive. « Les travaux jusqu’ici effectués sont promoteurs et on est vraiment optimiste, quant à la découverte du pétrole ou du gaz », a laissé entendre, il y a quelques jours, un haut responsable de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP).

A titre de rappel, c’est en 2008, tout jute, que les travaux de recherche pétrolière dans le nord de notre pays ont pris un nouvel élan. Malgré certaines mauvaises langues et la situation in sécuritaire, les travaux se sont normalement déroulés suscitant diverses interprétations au sein de l’opinion nationale et internationale.

En effet, l’Entreprise nationale italienne d’hydrocarbures (ENI) campée à Assedrème, une localité située à 570 Km au nord de Tombouctou (6è région administrative du Mali), avait reçu le vendredi 22 février 2008, la visite de Hamed Sow, à l’époque, ministre des mines, de l’énergie et de l’eau. C’était une première, d’un haut responsable malien qui a été suivie, quelques mois plus tard, de celle de son successeur Mamadou Igor Diarra.

Les opérations d’alors consistaient à faire des sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 attribués dans le bassin de Taoudéni à l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO), une des filiales de la SONATRACH, première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Ces blocs appartenaient au consortium constitué d’ENI 50%, Baraka petroleum 25% et SIPEX 25%. Cependant, après les travaux d’acquisition sismique de plusieurs milliers de kilomètres ayant coûté à peu près 35 millions de dollars, le conglomérat s’est éclaté. De nos jours, les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 appartiennent aux sociétés ENI avec 66,67% des actions et 33,33% à SIPEX.

Avant dernière étape

Initialement prévu pour juin 2009, le premier forage sera fait, plaise à Dieu, en mars 2010. C’est cette exploration du bloc 4 qui permettra aux nombreux spécialistes de découvrir le pétrole ou le gaz. Vu ses potentialités, il est même possible qu’elle aboutisse à la trouvaille des deux. En tout cas, les précédents travaux ont mis fin aux conjectures scientifiques. A noter qu’un seul forage coûte environ 30 millions de dollars soit 15 milliards Cfa pour une profondeur variant entre 1500 et 1800 mètres.

Ainsi, après cette étape, on procédera à l’installation de la plate forme, de la canalisation et des pipelines en vue d’évacuer le pétrole malien par l’Algérie. Le choix du pays du président Abdoul Aziz Bouteflika au détriment de la Mauritanie, se justifierait par le fait qu’il dispose de la compétence et des infrastructures adéquates en matière de la recherche, de l’exploitation et du transport de l’or noir.

« Le forage nous permettra de déterminer les champs pétroliers et le volume d’hydrocarbures. C’est une opération que nous appelons les trois ‘’D’’ ou les trois dimensions : hauteur, longueur et largeur », a expliqué Idrissa Djibrila Maïga, chef du service géologie pétrolière à l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP). Mandaté par sa structure, M. Maïga a suivi sur le terrain les travaux effectués par les différentes sociétés de recherche pétrolière. A ce titre, il est, en quelque sorte, l’œil et l’oreille du gouvernement malien auprès des sociétés.

Conscients de l’importance et de la sensibilité de leurs missions, le directeur général de l’AUREP Mamadou Simpara et son personnel adressent, chaque semaine, au ministre de tutelle, un rapport détaillant l’état d’exécution des travaux. Ce même rapport, semble-t-il, est communiqué à la présidence de la République et à la primature. Ces derniers remercient tous les acteurs dont l’implication a permis de parvenir à ces résultats probants.

Par ailleurs, dans le bassin de Nara, la joint-venture Afex global et Glenore a déjà terminé ses levés géophysiques aéroportés. Bientôt, elle entamera ses opérations d’acquisition sismique devant prendre fin en 2010. D’autres sociétés sont en train d’évoluer positivement en respectant leurs engagements contractuels. Et, aujourd’hui, sur 28 blocs 15 ont été attribués à 12 sociétés et 13 sont libres.

Par ailleurs, à signaler que hormis l’effectif de l’armée assurant la sécurité du personnel et des installations, beaucoup de maliens et algériens sont employés par les sociétés. Le climat varie entre 8° degré en saison froide contre 47° en saison chaude. Cependant, à plein temps, un docteur veille à la santé des travailleurs grâce à une infirmerie équipée des moyens. Il y a aussi une pharmacie bien approvisionnée en médicaments. Une ambulance tout terrain équipée assure l’intervention en milieu désertique. Bref, toutes les dispositions sont prises pour parer au pire des cas.

La zone de Taoudéni, autrefois, réputée à cause de son ancien bagne où beaucoup de maliens y ont laissé la peau, devient de plus en plus un haut lieu de développement du Mali grâce aux travaux de recherche pétrolière. En février 2008, soit au tout début des opérations de recherche, l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO) a installé un forage à grand diamètre à Foum Elba, un hameau situé à 25 Km du site abritant sa base. Cet ouvrage représente tout, pour les habitants et le cheptel.


ABIDJANDIRECT