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21 décembre 2012

Libération de la Côte d’Ivoire : avez-vous réellement compris ?

_invisible.jpgLa Révolution Permanente a axé ces derniers temps, la communication de guerre sur les bruits de couloirs du côté de l’envahisseur. Elle a évoqué des thématiques sensibles qui ont déchainé, comme au lendemain de la révélation sur le stratagème visant à remplacer l’imposteur par un autre boy à tout faire, la réplique maladroite des obligés de la France sur les sites de la Résistance patriotique en changeant de pseudonymes à chaque commentaire diffus, confus, sans queue ni tête, en se faisant passer pour des patriotes impatients ou avisés qui combattent Hassane Magued et toute la Révolution Permanente parce que ces affidés se gênent que des Résistants africains veuillent en finir avec la France et ses affidés nègres qui tuent et pillent en Côte d’Ivoire. Quels drôles de "patriotes" !

 

Bref. Nous avons parlé depuis un certain temps, de choses si importantes, qu’il est à présent bon de vous demander si vous avez compris toutes les pièces de ce grand puzzle que nous avons pris l’option de constituer pour réaliser non pas une Libération-débarra mais une Libération-révolution.

Nous avons parlé de guerre économique suggérée par des agents français comme une approche qui serait le moindre mal pour les intérêts français. Ils ont demandé d’identifier les zones sensibles, d’y déclencher un processus de mise à feu. Mais ce que nous ne vous avons pas dit, c’est qu’ils proposent d’arriver à un arrêt total de l’activité administrative, une sorte de paralysie totale. Ils sont surs que cela entraînerait la capitulation de l’imposteur. Et à la fin de la Chronique, nous avons posé la question: et si nous utilisions cette arme autrement que ce qui était préconisé ?

Dans les commentaires que nous avons lus, certains ont parlé d’informations sensibles qui ne devraient pas être données en lieu public. D’autres ont parlé de boycotter les produits français et on ne sait quoi d’autre encore. Certains ont pensé que brûler les entreprises françaises serait la panacée.

Cela dit, voici notre réaction à tout ça.

La Révolution Permanente ne fait rien avec la proposition des Français jouant les vrais faux Samaritains. En termes de guerre économique, cela fait plusieurs mois que notre stratégie a été élaborée et transmise à la hiérarchie de la Résistance. Elle est une stratégie tout à fait originale, qui n’a rien à avoir avec ce que vous imaginez.

Par exemple, comment comptez-vous boycotter des produits français alors que les plus grandes banques sont françaises, les pièces de rechange de vos voitures Renault, Peugeot, etc. sont françaises, les accessoires de l’électricité sont généralement des produits français et en plus de cela, l’électricité domestique et l’eau courante sont dans le patrimoine de sociétés françaises ?

Du temps du RDA (Rassemblement Démocratique Africain), le boycott de produits français pouvait prospérer facilement parce que très peu de gens dépendaient par exemple des banques et produits français. Aujourd’hui, l’imposteur renforce cette dépendance notamment dans le milieu bancaire où il a décidé de vendre toutes les micro-finances y compris la COOPEC à MICROCRED, une structure appartenant à l’Agence Française de Développement (AFD), à la SFI (Société Financière Internationale), la Banque Européenne d’Investissement, la SGBCI et la BICICI, toutes deux des banques françaises.

De même, le régime Ouattara dont certaines pontes contrôlaient jusqu’en 2010 COFIPA Investment Bank en tant que prête-noms, a décidé de céder cette banque au même consortium cité ci-dessus et cette banque qui devient une sorte de holding financier de tous ces prédateurs français du milieu bancaire en Côte d’Ivoire, a inscrit dans son agenda de racheter la CNCE (ex-CECP), la BNI, Versus Bank, la BFA, bref, tout ce qui est banque contrôlée par l’Etat de Côte d’Ivoire.

Alors chers Résistants, nous ne boycotterons rien. Mais nous allons les toucher là où aucun d’entre vous ni eux-mêmes ne peuvent l’imaginer. Et nous vous promettons que ça va faire très, très mal. A eux, à titre principal et ensuite, à leurs suppôts. Ça va faire vraiment mal. Quand cela sera fait, si cette option venait à passer avant celle pour laquelle vous êtes enjoints de faire des provisions depuis des mois, une si grande désolation se saisira d’eux au point que certains mourront de tristesse.

Par ailleurs, nous insistons depuis quelques temps, sur l’analyse des faiblesses principales du Résistant noir telles qu’exposées dans l’étude ethnographique de la Côte d’Ivoire : la division des tribus les unes contre les autres, le mauvais héritage de l’islamisation violente de nos frères du Nord par le barbare Samory Touré, la folie qui consiste pour tous à croire qu’ils sont tous appelés à être présidents de République, etc. etc.

Mais, il nous a semblé que certains frères Résistants originaires du Nord, n’ont retenu que la révélation relative au mauvais héritage psychologique de l’invasion violente de leurs terres par Samory Touré. Ils se sont sentis blessés dans leur amour-propre et ont pris cela comme une offense lorsqu’il est dit « qu’ils sont plus disposés à obéir à un chef étranger que ne le sont les autres tribus ».

Première chose : la plupart des éléments de l’analyse ethnographique de la Côte d’Ivoire sont exposés dans un document produit par le Gouverneur ANGOULVAN présenté comme Gouverneur de 1re Classe des Colonies, dans une lettre qu’il a intitulée «  Pacification de la Côte d’Ivoire  de 1908 à 1915 : Méthodes et Résultats ». Si vous lisez ce document qui a été mis à notre disposition par certains résistants du milieu universitaire, vous y découvririez des informations à la fois choquantes, humiliantes et révoltantes mais aussi et surtout, vous apprendrez avec une grande fierté et un peu d’amertume que nos parents de l’époque, qui n’avaient ni le téléphone portable ni l’Internet pour échanger, qui ne savaient ni lire ni écrire, qui n’avaient que des armes rudimentaires, ont résisté de façon héroïque, ont défait plusieurs fois l’armée coloniale, notamment les forces françaises d’élite qui ont été vaincues plusieurs fois par les Baoulés, mais ont été défaits au final car il n’y avait pas une coordination du combat de résistance au niveau des tribus.

Deuxième chose : Samory Touré n’a jamais été un résistant désintéressé en l’Afrique de l’Ouest. Il était un envahisseur tout comme le colon blanc. Il était en concurrence avec lui. Si Samory a dû combattre contre le colon, c’est parce qu’il y était contraint car lorsque deux envahisseurs convoitent ou luttent pour le contrôle de la même terre, ils finissent par s’affronter jusqu’à la victoire du plus fort ou du plus malin.

Voilà. Bien des Chroniques de la Révolution Permanente seront un jour ou l’autre des œuvres d’anthologie pour le combat de Résistance contre le colon français après la reconquête coloniale armée de la Côte d’Ivoire le 11 avril 2011.

Elles le seront lorsque les faits s’accompliront les uns après les autres, que vous lirez ces Chroniques l’esprit apaisé, sans passion ni prédisposition à la colère, avec le cœur et un esprit d’apprentissage.

Pour la petite histoire, sachez que les Chroniques sont liées les unes aux autres, qu’elles construisent un travail cohérent et coordonné, une pensée et une vision révolutionnaires, qu’elles préparent les esprits au combat ultime, qu’elles maintiennent la flamme de la Résistance toujours haut et qu’elles vont bien au-delà de tout ça.   C’est pourquoi elles font peur et dérangent.

Nous sommes en plein combat de libération totale et irréversible de la Côte d’Ivoire. Nous sommes au travail.

Avez-vous compris ou cherchez-vous à comprendre qu’il ne s’agit pas d’une Libération-débarra mais d’une Libération-révolution et que toute Révolution qui se veut permanente se construit toujours autour d’une pensée révolutionnaire écrite, enseignée pour qu’elle s’immortalise et se transforme en action révolutionnaire ?

Que Dieu nous garde et nous fortifie !

A Très Bientôt.

Hassane Magued

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