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08 décembre 2012

Côte d’Ivoire : finalement, il nous fallait un imposteur !

dramane wattra.jpgIls ont fait leur calcul. L’imposteur, DAO Nouvian alias Pancheta, originaire du pays des hommes qui ont honte de leur pays, avait récolté la palme  du sponsoring pour son don surnaturel en mensonge et en faux et usage de faux.

 

Avec lui, ils croyaient pouvoir compter sur la confusion des noms et des genres surtout qu’il a été un miraculé non balafré. Mieux, il pouvait compter sur une forte colonie de gens dont la seule intégrité se résume à un reniement perpétuel du nom de leur pays qu’ils prennent pour une injure, pour peu que tu leur dises qu’ils en sont originaires.

Bref. DAO Pancheta, celui qu’on appelle ainsi parce que tout est penché sur lui et chez lui, avait été calibré par les Illuminati et il avait le profil idéal pour la mission de déconstruction malveillante d’un pays qu’ils rêvaient d’utiliser comme point focal et base arrière pour la conquête sans partage du Golf de Guinée.

Il est vrai que Pancheta, avec son sourire à l’allure d’une virgule, amoureux dingue des faux coups et des fausses gloires, n’a pas craché de la bile sur le deal ; surtout pour un complexé de la nationalité qu’il était, l’occasion était trop belle pour qu’il la ratât, étant entendu qu’il croyait ainsi faire le deal de sa vie, pour enfin réaliser le rêve de tout un peuple, celui d’assouvir plus d’un demi siècle de désir quasi bestial d’être Ivoirien, la tentative de se faire passer pour des Ivoiriens bon teint  avec balafres et dents taillées en suppléments décoratifs, ayant lamentablement échoué.

Et puis, Pancheta avait aussi et a toujours gardé cette qualité de tueur à sang froid, un surdoué du mal bien fait, un spécimen rare chez qui le remord est une pièce manquante.

Alors, ils l’ont fait croyant nous faire mal. Ils croyaient anéantir à partir d’un pédé au derrière foutu, tout un peuple dont la plus grande richesse réside dans sa jeunesse hautement intellectuelle, qualifiée, pacifique mais prête à relever n’importe lequel des défis, y compris bien sûr le défi à lui imposé par les esclavagistes d’hier, ceux qui pensent que l’humanité doit vivre de domination, de menace et de massacre des autres peuples comme si l’homme n’est pas assez intelligent pour inventer une autre façon de vivre sans piller  ou tuer l’autre.

Ils ont massacré des milliers de jeunes étudiants. Ils regardaient leurs cranes coiffés trop près du cuir chevelu. Ils regardaient leurs doigts qui devaient être droits comme une pointe sinon, … Ils regardaient leurs tailles. Trop grand et fort, trapu et musclé, trapu et frêle ; et puis ils les classifiaient. Gourou, Bété ou Dida, Guéré ou Wobé, Attié ou Abey, … Puis, dans les secondes qui suivaient, on entendait les rafales de kalachnikov à Yopougon Gesco, à Yopougon Koweit, à Yopougon SICOGI, dans la forêt du Banco, au CHU de Cocody, à Duékoué, Bangolo, partout où les jeunes croisaient leur chemin. Il leur était même interdit d’avoir une carte d’étudiant ou une carte nationale d’identité où il y était mentionné étudiant.

Oui. Ils nous ont fait beaucoup de tort. Mais à quelque chose, malheur bon.

Nous étions trop gentils, trop hospitaliers, trop insouciants, trop généreux, trop bons ; croyant tout bêtement que les autres qu’on accueillait ici ou là étaient comme nous, des gens qui respectent la vie et la chose d’autrui, et qu’ils nous seraient reconnaissants pour tout le bien reçu de nous en partage.

Et voilà. De ce sommeil d’idiots dans lequel nous étions plongés, ils nous ont servi un imposteur aux dents pointues, un faiseur de mal par vocation. Lui, à son tour, ne s’est pas fait prier. Il nous a tirés dessus avec des bombes et des armes lourdes de la France et de ses alliés mercenaires à la peau noire traitresse ; femmes, enfants, jeunes, vieillards, intellectuels, petits ouvriers, militaires, gendarmes, policiers. Tous ont reçus et continuent de recevoir des décharges d’armes à feu.

Depuis ce jour où il a montré qu’il était prêt pour nous, où il nous a enseigné que les dormeurs finissent leur vie en captivité et sous occupation, eh bien, depuis ce jour-là, nous ne dormons plus.

Debout. Dressés comme un lion poussé à bout. Le cœur en acier. Sans aucune peur dans le regard. Prêts à en découdre. Décidés à vaincre. Par tous les moyens. Vaincre et vivre en paix. Vaincre et laisser un héritage de paix à nos enfants. Aux enfants de la Côte d’Ivoire.

Il nous le fallait, cet imposteur criminel à la notoriété établie !

Oui. Il nous le fallait. Sérieusement !

C’est pourquoi nous lui témoignerons notre reconnaissance en lui rendant le bien pour le bien. Nous sommes à cette phase maintenant. Vous verrez.

A Très bientôt.

Hassane Magued

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