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01 octobre 2012

Interpellé vendredi à Accra: Tout sur l’arrestation de Koné Katinan

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Les faits sont rapportés pas un témoin qui a suivi l’affaire de bout en bout. Le porte-parole du président Laurent Gbagbo venait de rencontrer, dans l’après-midi du vendredi 28 septembre 2012, de hautes autorités policières ghanéennes au Bureau national d’investigation (Bni).C’est là-bas, faut-il le préciser, qu’il a été détenu, après son interpellation, alors qu’il revenait d’une mission en Afrique du Sud. Après sa libération sous caution, le mardi 25 septembre 2012, il était convenu qu’il y passe chaque fois que la Justice ghanéenne aura besoin de lui. Koné Katinan venait donc de quitter le Bni quand 20 mètres après, un policier ghanéen, à moto, stoppe net devant son véhicule. Le policier contrôlait les papiers afférents à la voiture quand d’autres, au nombre de 5, débarquent d’un 4x4. 


S’adressant au policier à moto, ils avancent que ce n’est pas à cet endroit qu’il devait arrêter le véhicule de Koné Katinan. Ils auraient donc tenté d’extraire l’ex-ministre du Budget de son véhicule. C’est alors qu’un de ses collaborateurs joint au téléphone un responsable du Bni. Celui-ci arrive sur les lieux et demande aux occupants du 4x4, les motivations de cette interpellation. Ils lui font savoir qu’ils sont d’Interpol Ghana. Le responsable du Bni fait accompagner les « protagonistes » à ladite structure. Tout en se gardant d’accéder à la demande des occupants du 4x4 qui auraient souhaité que Koné Katinan prenne place à bord de leur véhicule. 

Alors que le porte-parole de Laurent Gbagbo s’y trouvait, deux heures après, 4 personnes, se présentant comme étant d’Interpol Côte d’Ivoire, arrivent. A leur arrivée, ils ont insisté pour qu’on leur remettre Koné Katinan. Comme explication à leur requête, il font savoir qu’ils agissent dans le cadre d’une « procédure simplifiée, accélérée ». Et le responsable d’Interpol Ghana de rétorquer que ce n’est pas ainsi la procédure fonctionne dans le pays de John Dramani. Malgré leur insistance, cette autorité policière est restée ferme. Toutefois, elle leur a expliqué qu’ils pouvaient interroger Koné Katinan dans les locaux d’Interpol Ghana s’ils le désiraient. La « procédure accélérée, simplifiée » d’extradition, aurait précisé le responsable d’Interpol Ghana, n’existe pas dans la loi ghanéenne. 

Week-end à Interpol 

Promettant de revenir le samedi 29 septembre, c’est en vain que les policiers d’Interpol Ghana ont attendu leurs homologues ivoiriens. Tout comme Koné Katinan et ses avocats. Après des renseignements, le conseil du porte-parole de Laurent Gbagbo a appris que les policiers d’Interpol Côte d’Ivoire ont affirmé être disponibles que ce lundi 1er octobre 2012. Justin Koné Katinan a passé le week-end à Interpol. Selon la même source, le jour des faits, vendredi 28 septembre, vu l’heure avancé, l’ex-ministre du Budget, bien que le responsable d’Interpol Ghana lui ait demandé s’il voulait rentrer chez lui, a souhaité resté dans lesdits locaux. 

Pour des raisons de sécurité, ajoute notre interlocuteur Jointe par téléphone, Lucie Bourthoumieux, avocate du ministre Koné Katinan, a dénoncé un harcèlement policier. Elle a ajouté que c'est une tentative « d'instrumentaliser et donc de discréditer le bras policier de la communauté internationale ». Mme Bourthoumieux a souligné qu’il s’agit d’une « énième tentative de contourner les autorités étatiques et judiciaires du Ghana pour aboutir à la volonté de voir le porte-parole du président Gbagbo (extrader) à Abidjan ». 

Serge YAVO 

ABIDJANDIRECT

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