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25 septembre 2012

Arrestations arbitraires, emprisonnements, enlèvements, assassinats, etc. Pourquoi le régime Ouattara s’enlise Le regard des services secrets français

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Mal-gouvernance, atteintes aux droits de l’homme, etc. Pourquoi le régime Ouattara s’enlise Le regard des services secrets français

Arrestations arbitraires, emprisonnements, enlèvements, assassinats, expropriations, atteintes des droits de l’Homme, traque des partisans du président Gbagbo, etc. Pour les autorités françaises le pouvoir d’Alassane Ouattara n’aurait «pas d’autres choix» que d’agir de la sorte. Sinon…
C’est désormais clair dans l’esprit des dirigeants français : la résignation est dans le camp Ouattara. Une résignation aux conséquences ignobles auxquelles les populations civiles paient un lourd tribut, depuis le 11 avril 2011. Les nouvelles autorités ivoiriennes n’ont pas d’autres choix que de durcir le pouvoir et d’accentuer la dictature. C’est du moins à cette conclusion que sont parvenus les services secrets français dont un rapport est entre les mains du président français François Hollande. En effet, selon des indiscrétions émanant des sources françaises généralement crédibles, les arrestations arbitraires des opposants pro-Gbagbo, les harcèlements judiciaires, les emprisonnements et autres assassinats qui sont le lot quotidien des populations ivoiriennes majoritairement hostiles au pouvoir Ouattara, ont une explication que ces renseignements généraux lient à la fébrilité des dirigeants de l’actuelle Côte d’Ivoire. Confidences: «Si Alassane Ouattara lâche du lest, s’en sera fini de son pouvoir. Il ne pourra plus jamais gouverner sereinement ce pays. Au pire des cas, il risquerait de partir avant l’heure». Telle est la substance du commentaire qu’a tenu à faire un officier français en poste en Côte d’Ivoire qui a requis l’anonymat. selon donc les autorités françaises, si le régime d’Alassane Ouattara fait le jeu de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la transparence, du respect des droits de l’Homme dont l’expression
plurielle et divergente, il ne pourra pas faire le poids face aux politiciens rompus du Front populaire ivoirien (Fpi). Le parti créé par Laurent Gbagbo qui a réussi avec tact à se défaire de la forte étreinte du régime Ouattara, est à la manœuvre. Et ses experts qui constituent un véritable vivier de l’intelligentsia ivoirienne réfléchissent jour après jour pour trouver des failles dans le dispositif Ouattara. Les pions, ils les poussent avec maestria, ce qui a le chic de donner le sentiment que même avec des camarades en prison ou en exil, les responsables de la direction actuelle du Fpi contrôlent le pouvoir Ouattara qu’ils peuvent faire chuter à tout moment. rien qu’en jouant sur la psychologie des populations qui leur sont majoritairement et socialement acquises. D’où la conclusion française que la dictature constitue la seule garantie au régime Ouattara pour se maintenir. Est-ce pour autant que la France coutumièrement bruyante sur les cas d’atteinte aux droits de l’Homme du temps du président Laurent Gbagbo, doit-elle fermer les yeux sur les méfaits du régime d’Alassane Ouattara ? Question de bon sens. En août dernier deux cadres du Fpi, notamment Alphonse Douati et Laurent Akoun respectivement secrétaire général adjoint chargé des relations avec les institutions et, secrétaire général par intérim, ont été arrêtés et jetés en prison, pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Si la France décide de ne plus officiellement s’ingérer dans les affaires internes à la Côte d’Ivoire, cela se comprend. Et c’est même cela le souhait de la majorité des Ivoiriens qui n’ont que trop souffert de cette interférence qui rappelle l’ère coloniale cinquante deux ans après l’accession, le 7 août 1960, à la souveraineté nationale de la Côte d’Ivoire. mais que des droits élémentaires et la dignité humaine soient bafoués depuis l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir le 11 avril 2011, cela devrait
interpeler la communauté internationale dont la France représente les yeux et les oreilles en Côte d’Ivoire. Voilà le mutisme qui est inadmissible. Les Ivoiriens sont massacrés pour leurs opinions et aucune partie du pays n’est épargnée, leurs biens sont expropriés, les forêts de l’ouest grenier du pays sont occupées par des seigneurs de guerre dont le lugubre Amadé Ourémi, Burkinabé, le tableau est sombre. Et la France des libertés et des droits de l’Homme le sait que très bien. Par conséquent, ce pays ne saurait s’accommoder de la mal gouvernance et des atteintes aux droits humains érigées en mode de gestion par Alassane Ouattara. La France ne peut se borner à dire que «le régime Ouattara n’a pas d’autre choix que la dictature actuelle», après avoir pris connaissance du rapport confidentiel de ses services de renseignements généraux. L’on est désormais conscient du côté de l’hexagone que le nouveau régime ivoirien opprime son peuple par une violente dictature en tordant le cou à la démocratie. La conséquence aurait été que des pressions lui soient mises pour mettre fin au massacre des civiles. La communauté internationale est interpellée.
Gnakabi Vacouh

 

IVORIAN

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