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22 août 2012

Guillaume Soro rumine sa haine: « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer »

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On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, pays à la recherche d'une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao. 

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d'apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n'est rien de moins qu'un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé - sans preuves - d'être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

"Au nom de l'humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

Jeuneafrique

LYNXTOGO

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