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27 juin 2012

JUSTICE IVOIRIENNE De nouvelles inculpations contre Aké N’Gbo, Alcide Djédjé, Désiré Dallo

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L'horizon continue de s'assombrir pour les prisonniers politiques du nord. Trois des détenus pro-Gbagbo de la prison de Boundiali ont en effet été inculpés lundi 25 juin 2012 de « crimes de sang, meurtres, assassinats, incendies volontaires d’immeubles et génocide », par la justice ivoirienne.
 Il s'agit du dernier Premier ministre de Laurent Gbagbo, l'universitaire Gilbert-Marie Aké N'gbo, de son ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé Illahiri et de son ministre de l'Economie et des finances, Désiré Dallo. Ces nouvelles inculpations se greffent à celles d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de crimes économiques formulées en août 2011 par les autorités judiciaires ivoiriennes. Ces trois personnalités de l'ancien régime ne sont pas les seules à être poursuivies pour « génocide ». L'ancienne première dame de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, avait été inculpée de génocide en février 2012. Idem pour le président du Front populaire ivoirien (FPI, le principal parti d'opposition), Pascal Affi N'guessan, qui lui, avait été inculpé la veille de son audition qui a eu lieu le 31 mai 2012.

D’autres proches de l'ex-président ivoirien, civils et militaires, pourraient être aussi poursuivis, selon RFI, pour génocide. Cette radio française révèle en outre, qu'un juge d’instruction et des représentants du procureur se rendront à Korhogo, la semaine prochaine, pour entendre l’ex-commandant de la Garde républicaine, le général de brigade Dogbo Blé. Celui-ci est emprisonné avec plusieurs autres militaires restés fidèles à Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale, dans les geôles de la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK), un camp militaire tenu par le commandant Martin Fofié Kouakou.

Le général Bruno Dogbo Blé et plusieurs de ses hommes pourraient être inculpés de génocide. Ce terme, faut-il le souligner, avait fait l’objet en 2011 d’intenses débats au sein de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Mais dans un rapport qu'elle a publié, ladite commission avait préféré l’expression « crimes contre l’humanité » à « génocide », pour justement qualifier les actes les plus graves commis lors de la crise post-électorale dans le pays. En tout état de cause, les auditions sur le fond se poursuivent pour les proches de Laurent Gbagbo, qui est lui-même incarcéré à la prison de Scheveningen à la Haye, où il attend l'audience de confirmation ou d'infirmation des charges qui pèsent contre lui.

Pour rappel, les auditions des pro-Gbagbo détenus au nord ont commencé le 31 mai 2012 et doivent se terminer, selon RFI, à la mi-juillet au lieu du mois d’octobre, comme prévu initialement.

 

Source : L'Inter : Dernière Mise à jour : 27/06/2012 

TELEDIASORA

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