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27 juin 2012

Affaire «un container de treillis saisi» à la Riviéra La vérité sur un faux scoop

treilli militaire.gifde la présence des «suspects» dans les locaux de la GASPM, le Commandant Koné Zackaria, chef de la police militaire, demande leur transfert à son quartier général à Adjamé 220 logements, à l’ancien camp du 3ème bataillon du Génie militaire. Après avoir interrogé les responsables de l’entreprise et procédé à des vérifications, il réalise qu’il s’agit d’une vraie méprise et que les malheureux torturés pour rien, ne sont impliqués dans aucune opération de déstabilisation du pays. Les vérifications des limiers de la Gendarmerie nationale aboutissent à la même conclusion. Koné Zackaria, convaincu de leur innocence, fait donc libérer après deux jours de détention, les 21 jeunes gens, non sans confisquer leurs effets personnels (téléphones portables et autres accessoires), pour nécessité d’enquête. Quant aux trois responsables de cette société, transférés au parquet pour ouverture d’une information judiciaire, ils seront mis en liberté provisoire, en lieu et place d’une relaxe pure. Certainement pour ne pas désavouer le ministre délégué à la Défense. Lequel était convaincu d’avoir réalisé une grosse prise et était sur le point d’ordonner la fermeture définitive de l’entreprise en question. Lequel envisageait fermer définitivement cette société. Cette affaire a une fois de plus démontré les graves dysfonctionnements qui ont cours dans l’administration. Comment se fait-il qu’une entreprise légalement inscrite au registre de commerce ivoirien, reconnue comme fournisseur de l’armée par l’Etat major des armées et par le ministère de la défense au point pour ces derniers de commercer avec elle, puisse susciter une telle suspicion subite jusqu’à voir ses locaux occupés par les FRCI et ses marchandises mises sous scellées ? Au ministère de la défense, à la gendarmerie nationale et à l’Etat major de la police militaire, les personnes contactées par « L’Eléphant » sont restées sans voix. Comment le ministère de la défense, et l’armée peuvent- ils ignorer les sociétés avec lesquelles ils travaillent au point de menacer la cohésion sociale, par un grave déficit de communication et de coordination entre les différents services ? Cette histoire rappelle également la rocambolesque affaire des «18 mercenaires arrêtés dans la forêt du Banco» à Abidjan le jeudi 26 avril dernier. Alors qu’en réalité, ces fameux mercenaires n’étaient que des jeunes enlevés dans leurs quartiers à Abobo- Sagbé par des éléments des FRCI, certains à leur domicile sous les yeux de leurs parents, puis conduits en pleine forêt du Banco pour être présentés à la presse comme des mercenaires pris en flagrant délit de préparation en ces lieux, d’une tentative de déstabilisation du pouvoir en place. Ils n’ont dû leur salut qu’à l’indignation de leurs proches et de l’opinion nationale. Manifestement, ça continue.

CArEll Bohoui

IVORIAN

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