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26 juin 2012

Après le report de son audience Pourquoi les grands du monde font la cour à Gbagbo / Gbagbo, «vendu» cher dans le monde

lg.gifA la Cpi, le Président Gbagbo continue de recevoir le soutien de plusieurs grands de ce monde. Cela s’est par la suite accrue, car le monde a finalement découvert que c’est lui la grande victime. «J’étais avec le chef pour son anniversaire. J’ai vu, et je repars vraiment très heureux, car je me rends compte qu’il a le soutien de plusieurs grands de ce monde qui lui manifestent leurs soutiens dans ses moments difficiles. Je ne t’en dirai pas plus. Parce que je sais que tu es un journaliste. Mais, il faut que tu saches que contrairement à ce qui se dit sur son compte, le chef reste la pièce maîtresse de la Côte d’Ivoire. J’ai vu et je sais de quoi je parle», se réjouit, la gorge totalement nouée par l’émotion, un jeune cadre ivoirien qui était le 31 mai, avec le Président Gbagbo à La Haye pour son anniversaire. une cérémonie célébrée dans la prison de la Cpi avec plusieurs proches et amis. Ce jour-là, il y avait certes Guy Laberty, l’ami de tous les jours. Mais il y avait plusieurs autres personnalités du monde intellectuel qui sont venus dire le «happy birth day» au plus grand prisonnier politique du monde, après la grande époque de Mandela. En fait, dans la prison de La Haye, le Président Gbagbo reçoit et discute de l’avenir de la Côte d’Ivoire. Et ceux qui viennent le voir ne sont pas n’importe qui, comme on le dit. Ce sont des envoyés de certains grands de ce monde. L’homme a bien sur, le soutien de plusieurs pays européens, américains et africains. Car après les salissures monstrueuses du 11 avril 2011, le monde découvre finalement la vérité sur la crise ivoirienne.

Gbagbo et la Côte d’Ivoire victimes d’une «mafia»

Certains qui hier avaient vite fait de pendre Gbagbo, se rendent finalement compte que la Côte d’Ivoire a été une grande victime de la mafia capitaliste et raciste, qui veut installer sa loi dans tous les pays de la planète. L’Afrique du Sud en a été victime sous une autre forme, pendant l’horrible système d’apartheid qui a défiguré cette nation arc-en-ciel durant plusieurs décennies. L’Anc et tous ses leaders ont été quasiment lynchés dans la presse occidentale comme de vulgaires et dangereux terroristes qui veulent tuer tous les Blancs. Mais avec le temps, l’humanité a fini par ouvrir les yeux sur la tragédie qui se passait dans ce pays. C’est aujourd’hui ce Mandela qui est adulé à l’échelle mondiale. Au point que l’Onu qui l’avait aussi banni en se mettant à la mode occidentale, se trouve obligé d’instaurer un «Mandela days». un jour célébré chaque année à travers le monde. Une manière de se faire bonne conscience. En fait, la métaphore parfaite de la pierre rejetée. L’Afrique du sud a été la pierre rejetée. Tout comme la Côte d’Ivoire qui l’a été aussi. Mais le temps, comme le dit le Président Gbagbo, «qui est le second nom de Dieu» a fini par faire son effet. Sur la Côte d’Ivoire et sur le cas Gbagbo. On se rappelle en ce moment aux mains de Sarkozy, avait presque juré d’avoir la peau de Gbagbo. Son nom était inscrit en lettres capitales sur le calepin de la Droite en ce moment au pouvoir. Chirac n’a pas réussi à l’évincer. Sarkozy qui le remplace voulait alors par tous les moyens, laver l’honneur de l’ump en Côte d’Ivoire. Mais surtout en Afrique francophone. Histoire de mettre en garde, tout autre chef d’Etat qui aurait des velléités de souveraineté. Malheureusement pour Sarkozy, Gbagbo a échappé au pire le 11 avril 2011 au palais présidentiel. En ce moment que faut-il faire ? A ce niveau, la Droite française ne se pose pas mille questions. On peut toujours tuer un homme politique par d’autres manières. L’option est alors mise sur la liquidation et l’humiliation de Gbagbo dans l’opinion occidentale. Le 11 avril 2011, il y avait au palais présidentiel à Abidjan, des journalistes français qui ont pris les images de son arrestation par l’armée française. Mais ce n’est pas ce qui intéresse le pouvoir de l’époque en France. Car l’Afrique se trouverait choquée de voir Gbagbo entre les mains des militaires français. Ça pourrait rappeler un certain Lumumba aux mains de la Cia. Gbagbo est donc remis aux hommes de Alassane Ouattara. C’est le coup parfait. Ce sont ces images que le confrère «Paris Match», un magazine de Droite, et de grande audience à Paris publie dans ses bonnes feuilles. Des photos humiliantes et bien légendées avec la mention «dictateur». un mot que le monde réprouve aujourd’hui. Il serait superflu de se demander comment ces images ont été imposées à ce journal. Gbagbo est alors brandi comme un trophée de guerre. Mais dans le politiquement correct de Sarkozy, comme un grand coup de campagne. 2012 n’étant pas loin. Dans les médias plus à ses ordres, il passe alors pour celui qui a réussi à déboulonner une horrible dictature qui ne faisait que massacrer son peuple. Sarko, comme un grand metteur en scène, appelle même à son secours, Henry-Lévy, l’un des plus grands écrivains français respectés dans le monde littéraire hexagonal. Mais c’était sans compter avec le coup de l’histoire et de la vérité. Tout ce mensonge servi au monde s’écroule aujourd’hui comme un grand château de cartes. Gbagbo a un parcours politique. Mais bien plus, il a un passé qui plaide largement en sa faveur. Il est devenu l’homme convoité et adulé par les masses du monde entier indignées par l’horrible système du capitalisme sauvage qui dérègle et pille les Etats. Le français Stéphane Hessel, l’auteur du livre à succès «Indignez-vous», a finalement de quoi à s’indigner du cas ivoirien. De sa cellule de La Haye, le Président Gbagbo est devenu le chou gras de la presse française qui a changé de lunette pour le regarder. Il est pour le moment soumis à une obligation de réserve.

Gbagbo, «vendu» cher dans le monde

N’empêche, certains confrères hexagonaux qui sont toujours aux aguets, brandiront le moment venu, l’une de ses interviews comme le scoop de l’année. Surtout que Gbagbo est devenu un produit qui se vend très bien et très cher en France et même dans le monde. Dans les rayons des librairies parisiennes et provinciales, il fait l’objet d’une abondante littérature à succès qui met en lumière, l’homme politique et l’humaniste qu’on a voulu éteindre pour des intérêts purement capitalistes. un drôle de dictateur, dirait-on simplement. A La Haye, il prépare avec minutie, sa revanche sur le faux et la haine. Sa phrase, «Nous irons jusqu’au bout», continue de sonner comme un préambule. Et après son arrivée à la Cpi, sa victoire sur le mensonge avait même commencé à se dessiner. On sait qu’il a été dépeint sous les traits d’un horrible dictateur qui a massacré et pillé les caisses de son pays. Mais les enquêtes menées par les fins limiers de cette institution n’ont pas tardé de le blanchir. Gbagbo n’a pas de milliards qui dorment tranquillement dans les banques étrangères. Après 10 ans de pouvoir, il a juste un compte crédité de 700 millions de Fcfa dans une agence de la Sgbci à la Riviera. Là où certains s’en sortiraient sur le continent, avec des milliards dans les banques européennes. C’est ça Gbagbo. Et c’est au nom de cette rigueur morale et intellectuelle que le monde épouse aujourd’hui son combat. Dans ce genre de situation, une première victoire est toujours suivie d’une autre. Forcément. Gbagbo, par l’intermédiaire de ses avocats, vient d’obtenir le report de l’audience de la confirmation ou l’infirmation des charges à la Cpi. Le pouvoir ivoirien qui au départ, se moquait de cette demande de report formulée par son conseil, s’est trouvé dans l’obligation de rire jaune. Alassane Ouattara et sa cour, commencent à comprendre que le piège tendu à Gbagbo
se renferme finalement sur eux-mêmes. Entretemps, le Woody est en plein dans ses grandes manœuvrés. Le confrère «Jeune Afrique», qui pense que l’homme «a tout perdu» peut encore se demander sur quoi il compte, sans vraiment le connaître. Un autre coup de poker, il porte plainte à Paris contre l’armée française pour «tentative d’assassinat ». C’est vrai que La Haye sera le moment du grand déballage. Mais devant la justice parisienne, la France aura l’occasion de découvrir ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire en avril 2011. Pourquoi Sarkozy a donné l’ordre à ses hommes à Abidjan de bombarder la résidence dans laquelle il se trouvait. Et ce sont des bombes hautement dangereuses qui ont été larguées durant plusieurs jours sur la résidence de la présidence de la République de Côte d’Ivoire. une bombe, c’est fait pour tuer. Sarkozy et Alain jupé, son ministre des Affaires étrangères, pour masquer le faux, ont vite fait de faire croire au monde qu’ils étaient à la recherche des armes lourdes de Gbagbo pour les détruire. un tel argument avait pour objectif de justifier l’immixtion violente de la Licorne dans la crise ivoirienne, alors que le Président Gbagbo était pourtant confronté à une rébellion. Il était présenté comme le Président qui massacre son peuple. Pour émouvoir l’opinion, dans la commune d’Abobo, la mort de 7 femmes a été attribué sans aucune preuve à l’armée régulière ivoirienne. A la fin, le monde a découvert avec une grande stupeur tout le montage qui accompagnait cette contrevérité. Ce procès expliquera aussi pourquoi le ministre Tagro Désiré a été tué. Qui l’a tué ? Et qui a donné l’ordre de le tuer ? Autant de questions auxquelles il faudra répondre. En tout cas, il y a des vérités dans l’air. Car la justice appellera certainement plusieurs personnes à l’audience. Sarkozy, l’ambassadeur jean- Marc Simon l’homme de main de Sarkozy au moment des faits, le commandant des Forces françaises… et bien d’autres viendront témoigner pour que la vérité éclate sur ce côté sombre de la politique hexagonale en Côte d’Ivoire. A La Haye tout comme à Paris, le Président Gbagbo sera sur plusieurs fronts, pour faire le procès de la Françafrique, cette mafia qui pille le continent africain. juste après son élection, Sarkozy, trompette embouchée, annonçait qu’il mettrait fin à cette nébuleuse du crime. un discours naïvement applaudi en grande pompe par le pauvre petit peuple africain. A l’arrivée, le constat a été très amer. C’est en effet, sous son mandat que ce réseau a même pris de l’ampleur. On connaît aujourd’hui la suite… Le Président socialiste François Hollande qui vient de s’installer à l’Elysée affiche pour sa part, de bonnes intentions. Le continent africain suit avec beaucoup d’intérêts ses premiers pas. Va-t-il mettre fin à cette vieille pratique qui fait trop de tort à l’Afrique ? C’est un processus irréversible. Après avoir vaincu le parti unique, le Président Gbagbo est à bout d’un autre combat. A savoir la Françafrique, un réseau de prédateurs qui fait et défait les pouvoirs africains contre l’avis des peuples.


Guehi Brence
gbrence02063193@yahoo.fr

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