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26 juin 2012

Afrique de l’Ouest : ils sont tous devenus exportateurs de pro-GBAGBO !

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C’est le Togo de Faure Gnassingbé qui a ouvert officiellement le bal. Avec l’exportation de Lida Kouassi vers Abidjan, il posait la première pierre du nouveau chantier de la "Traite des pro-GBAGBO".

Là encore, les suspicions légitimes qui pèsent sur Lida, ont édulcoré ce nouveau commerce qui venait ainsi de naître en Afrique de l’Ouest. Mais hier, c’est le Libéria qui vient de se placer en tête des pays exportateurs de pro-GBAGBO recherchés par le Boucher d’Abidjan. Avec une livraison record de 41 jeunes ivoiriens arrêtés depuis mai 2011 et accusés aujourd’hui d’avoir tué les 7 Casques bleus de l’ONUCI le 8 juin 2012, la boucherie d’Abidjan peut être fière d’avoir réussi à constituer en une seule commande, son premier grand stock de pro-GBAGBO à abattre.

Mais si on y regarde de près, ce commerce ne date pas d’hier. En effet, un peu plus tôt qu’hier, ce fut le Mali qui livra une centaine de réfugiés ivoiriens par vol charter entre les mains du Boucher d’Abidjan, sous le fallacieux prétexte d’une persécution que subiraient des Ivoiriens à la suite de l’échec de la tentative d’assassinat d’Amadou Sanogo, commanditée par le même Boucher.

Mieux, on nous annonce les couleurs du côté du Ghana mais aussi du Bénin. A partir de ces pays, de nouvelles exportations vers Abidjan sont en programmation. L’enjeu de cette action immorale, c’est montrer patte blanche et éviter que le Boucher d’Abidjan et son réseau ne financent une rébellion à l’intérieur de ces Etats qui somme toute, vivent une relative meilleure santé économique depuis qu’une partie du trafic maritime ivoirien est distrait vers leurs ports respectifs. Bien évidemment pour des raisons de sécurité.

Mais la crainte des représailles ou la crainte d’être accusés de participer à un pourrissement de la situation en Côte d’Ivoire, n’est pas la seule raison qui justifie l’exportation massive de refugiés ivoiriens vers les prisons ivoiriennes.

Non. Il y a bel et bien un business juteux, un vrai deal  comme aux heures glorieuses de la Traite Négrière, en dessous de ces exportations à relent commercial. En effet, 300 milliards de budget de souveraineté dans les poches du Boucher d’Abidjan, plus des emprunts contractés d’une main au nom de l’Etat ivoirien et récupérée de l’autre pour régler des problèmes personnels d’un imposteur en mal de soutien, ça doit bien servir à quelque chose. Quelque chose du genre, « tout homme a un prix, il faut juste le trouver et le lui proposer ».

Alors, on y va. Les pro-GBAGBO, c’est une marchandise de luxe, un produit rare, une nouvelle découverte commerciale qui nourrit son homme et donne la paix. C’est, pourquoi bientôt, ils seront sur la liste des produits de grand luxe de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

En espérant que ce Commerce de la honte et de la lâcheté n’obligeront pas les ressortissants des pays qui s’y adonnent à payer un lourd tribut au peuple meurtri de Côte d’Ivoire, lorsque l’heure du bilan sonnera.

A Très bientôt.

Hassane Magued

LYNXTOGO

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