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16 juin 2012

Ils montrent leur panique, ce gouvernement a peur

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Hier midi, alors que nous nous apprêtions à prendre un déjeuner avec un autre, un ami que je venais d’informer du calvaire que j’ai passé la veille devant mon petit écran à regarder la comédie humaine à la RTI version FRCI, m’a répondu exactement ceci : « quelqu’un m’a appelé pour me supplier de regarder la RTI. Au bout de deux phrases du Ministre d’Etat, j’ai comptabilisé quatre fautes de grammaire et de syntaxe. J’ai, à l’instant, décidé de ne pas m’imposer un tel supplice de la part d’un membre de gouvernement ». Alors je lui fais un bref résumé de ce qu’il a bien fait de ne pas souffrir. Et là, il me sort un petit cours de science politique. Ils ont beau vociférer partout qu’ils sont dans un état de droit, ils ne cessent de nous montrer au quotidien les formes les plus perverses du totalitarisme. C’est dans un Etat totalitaire que le criminel apporte la preuve de sa culpabilité. Dans un Etat de droit les aveux d’un présumé coupable ne valent rien parce que même cela a besoin d’être prouver. Dans une République normale, on aurait eu droit à un véritable procès et Lida Kouassi n’aurait pas eu à faire des aveux. En plus, lorsqu’on analyse les aveux, on en revient encore plus déçu. On se rend compte qu’on a sorti toute une batterie de communication autour d’une tempête dans un verre d’eau. Nous avons retenu que le régime reproche à Lida Kouassi deux choses. Et misère des misères, il l’a conduit à se croire coupable de ce que le bon sens lui aurait recommandé de faire. Lida Kouassi aurait eu vent d’un coup politique qu’il n’a pas eu l’amabilité de signer et on aurait trouvé dans ses documents un plan de transition. Est-ce qu’on est vraiment sérieux dans ce pays ? Lida est un homme politique en exil. Son statut d’exilé est en soi une négation de la nature démocratique du régime qui sévit dans son pays. De quel droit, il devrait contribuer à la pérennité d’un tel régime en lui signalant tous les petits coups qui se préparent contre. Subséquemment et secundo, ce qui aurait du être reproché à Lida, aurait été de ne pas avoir un plan de transition vers un Etat normal et démocratique. C'est-à-dire un Etat qui mettrait fin à son exil et dans lequel il vivrait librement avec tous ses concitoyens. On a l’impression avec nos amis d’en face que c’est ce qui est normal et juste qui les scandalise. En définitive le show d’Hamed Bakayoko à la télévision n’a servi à montrer que le régime d’Abidjan panique. Ce qui, pour notre part est normal et ne nous scandalise pas parce que la sagesse nous a enseigné que quand on sème le vent, on récolte la tempête.

 

Joseph Marat

TELEDIASPORA

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