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12 juin 2012

Arrestation de Lida Moïse, tueries de casques bleus, mandat d’arrêt contre Calixte Beyala : Ouattara jette ses dernières forces dans la bataille pour clouer GBAGBO.

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Au moment où tous les esprits sont portés vers la CPI où devrait débuter le 18 juin, l’audience de confirmation des charges retenues contre Laurent Gbagbo, c’est alors que sont survenus trois faits qui ont marqué l’actualité la semaine dernière. Il s’agit primo de l’arrestation puis l’extradition à Abidjan, le mercredi 6 juin, de M. Lida Kouassi Moïse, ancien ministre de la défense de Laurent Gbagbo et membre important du FPI. Le pouvoir en place qui lui reproche de vouloir déstabiliser la Côte d’Ivoire, est jusque là le seul à connaître le lieu exact de sa détention. Secundo, le parquet d’Abidjan a publié le Vendredi 8 juin un communiqué faisant  état d’un mandat d’arrestation à l’encontre de Calixte Beyala, écrivain franco camerounaise dont l’engagement aux côtés de Gbagbo n’est plus à démontrer. Tertio, une attaque dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ce même jour a fait sept décès dans le rang des forces onusiennes et des victimes au sein de la population. Laquelle attaque a été systématiquement attribuée à une certaine milice pro Gbagbo par le pouvoir et ses relais médiatiques dont France 24. Face à un tel acharnement qui a pour unique cible Laurent Gbagbo, nous sommes tentés de croire qu’Alassane Ouattara est vraiment décidé à en finir avec son adversaire d’hier et sa victime d’aujourd’hui. « La fin justifie les moyens » dixit Machiavel. Et cela, ADO l’a si bien compris qu’il déploie tous les moyens, même les plus insoupçonnés, pour faire périr le « Woody de Mama ». Ayant en effet perdu son plus grand soutien Nicolas Sarkosy et vu les nombreuses difficultés de son complice Ocampo ainsi que l’exceptionnelle mobilisation des vrais démocrates qui manifestent leur soutien à Gbagbo, Ouattara a choisi tout simplement de distraire l’opinion internationale. Il tente de susciter par de vaines accusations, la colère et l’indignation de la communauté internationale afin de diaboliser celui qu’il a pris le soin de faire déporter à la Haye. Et ce en vue d’anéantir toutes velléités de libération. En un mot il essaie d’influencer les juges de la CPI qui seuls ont le pouvoir de condamner ou de relaxer Gbagbo.
Mais fort heureusement, ni les ivoiriens, ni les observateurs extérieurs ne sont dupes. Il n’ya que ceux qui sont nés de la dernière pluie qui peuvent accorder du crédit à ces traques de Dramane qui relèvent tout simplement d’un abus de pouvoir.


TELEDIASPORA

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