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25 mai 2012

L’Etat ivoirien tente de récupérer un bien suisse d’Houphouët-Boigny

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La justice suisse vient d’ordonner la mise sous séquestre d’une résidence de luxe qui fut achetée autrefois par Félix Houphouët-Boigny, puis revendue en catimini par Laurent Gabgbo dans les derniers mois de son règne.

La villa est située à Vandœuvres, un quartier résidentiel de Genève très prisé. Selon Me Christ, notaire à Genève : «Possédant déjà une propriété en Suisse, le président de Côte d’Ivoire, M. Houphouët-Boigny, ne pouvait en acquérir une deuxième à son nom. Il l’avait donc payée de ses propres deniers, mais l’avait enregistrée au nom de l’Etat ivoirien».

Le 25 octobre 2007, Laurent Gbagbo avait personnellement mandaté un avocat franco-ivoirien exerçant à Abidjan, Maître Sanogo Yaya, pour procéder à la vente de cette propriété. Le chef de l’Etat ivoirien demanda alors à son avocat de faire verser le produit de cette vente, non pas au ministère ivoirien des Finances, afin que le pactole rejoigne le collectif budgétaire national, mais sur un compte français de la Société Générale, libellé « Présidence de la République ».

Finalement, en mai 2010, cette propriété trouvera un acquéreur en la personne de Tamari Wahbe, négociant à Genève d’origine libano-palestinienne, administrateur délégué de Sucafina SA et important acheteur de café ivoirien, qui emportera l’affaire pour une somme d’environ 12 millions d’euros (à l’époque 15,3 millions de francs suisses) dont la destination reste à ce jour inconnue.

La vente, selon le notaire suisse, était sujette à caution étant donné que la procuration effectuée par Laurent Gbagbo en faveur de son avocat, avait été authentifiée par un directeur de cabinet adjoint du Ministère ivoirien des Affaires étrangères, alors que pour être officiellement reconnue par le registre foncier de Genève, elle aurait du l’être par l’ambassadeur de Suisse à Abidjan.

Aujourd’hui, l’Etat ivoirien tente de récupérer son bien en faisant annuler la vente. Une procédure que ne semble pas approuver Tamari Wahbe qui, depuis la chute du régime Gbagbo, a «valorisé» le bien litigieux en espérant effectuer une coquette plus-value.

 

CONNECTIONIVOIRIENNE

Commentaires

Tu es de quel misnistère toi ...tu es de quel services secrets, tu reviens de quel planète toi qui a pondu cet article ???

Écrit par : BABA | 26 mai 2012

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