topblog Ivoire blogs

19 mai 2012

Chelsea entre dans l'Histoire !

Chelsea-entre-dans-l-Histoire_full_diapos_large.jpg

Au terme d’une finale longtemps fermée et peu emballante, Chelsea crée l’exploit et remporte la première C1 de son histoire face au Bayern Munich à l'issue de la séance de tirs au but (1-1, 3-4 t.a.b). Drogba a été le véritable héros de cette finale.

Bayern Munich-Chelsea 1-1, 3-4 t.a.b
Bayern Munich : Müller (83e)
Chelsea : Drogba (88e)

Quel destin. Si malheureux cette année, avec une deuxième finale de Coupe d’Afrique perdue avec la Côte d’Ivoire, et revenu de loin après avoir été longtemps absent des pelouses, Didier Drogba a écrit une nouvelle page de l’histoire de Chelsea en inscrivant le tir au but victorieux d’une finale longtemps indécise. 107 ans après sa création, le club londonien obtient sa première C1, au terme d’une finale plus intense émotionnellement qu’au niveau du jeu produit. Défait dans son antre, le Bayern pourra nourrir d’incommensurables regrets après cette défaite aux tirs au but. Face à un club anglais. Comme la Roma face aux Reds de Grobelaaar en 1984. Un incroyable dénouement pour une équipe pourtant dominatrice tout au long de la rencontre. Mais qui n’aura pas su concrétiser ses multiples temps forts et est tombée sur des Blues bien regroupés et solides. Comme lors de la demi-finale face au Barça. D’abord crispés, les Bavarois ont pris peu à peu la mesure de leurs adversaires en insistant par les ailes grâce à l’activité du duo Robben-Ribéry. Mais ils ne sont pas parvenus à concrétiser leur légère domination dans un premier temps. La faute à la maladresse de Gomez (14e, 40e, 43e), ou à un Cech impérial devant la tentative de Robben qu’il détournait sur son équerre (22e).

Avec uniquement une frappe sans danger de Kalou à se mettre sous la dent dans ce premier acte (38e), Chelsea ne faisait pas figure d’épouvantail en face. D’autant que le scénario ne changeait pas d’un iota après la pause. Les Blues livraient néanmoins une belle opposition, à l’image d’un Cole omniprésent pour s’opposer devant Gomez (53e), Cahill (60e) et Kroos (70e). Supérieurs techniquement, les Bavarois affichaient moins de spontanéité dans leur jeu. Jusqu’à ce que Müller ne prenne les choses en mains. D’abord malheureux (79e, 82e), l’international allemand pensait envoyer son équipe au 7e ciel grâce à un coup de tête piqué qui heurtait la barre avant de tromper Cech (1-0, 83e). Pensait seulement. Car Chelsea revenait de nulle part et faisait preuve de ressources insoupçonnées et insoupçonnables. Le symbole ? L’inamovible Drogba, si discret jusque-là, qui sortait de sa tanière pour convertir le… premier corner en faveur de son équipe d’un autre coup de tête victorieux (1-1, 88e).

Robben encore malheureux
La prolongation, inévitable, offrait alors un véritable coup de théâtre d’entrée. Avec un penalty provoqué par Ribéry, après une faute de Drogba, passé par tous les états ce samedi soir. Mais après son échec à Dortmund il y a quelques semaines, Robben récidivait en voyant Cech capter en deux temps sa tentative (95e). Le tournant du match. D’autant que la sortie de Ribéry, dans la foulée, empêchait le Bayern d’intensifier la pression et d’offrir plus de variété à son jeu, malgré un centre-tir rasant d’Olic (109e). Epuisées, les deux formations devaient se départager dans la terrible séance de tirs au but. Et après son douloureux souvenir lors sa seule finale de C1 en 2008, Chelsea prenait sa revanche. Des ratés d’Olic et Schweinsteiger envoyaient les Blues de Di Matteo au paradis. Quel baptême de feu pour l’entraîneur italien, surement déjà adopté par les supporters londoniens…

1

Chelsea est la 22e formation à remporter la C1 et le tout premier club londonien.

Le joueur du match
Il y a peut-être une justice en football, lui qui parlait justement d’injustice après une demi-finale de C1 en 2009. Didier Drogba a pris une belle revanche sur l’histoire. On peut évoquer ses deux finales de Coupe d’Afrique perdues, son expulsion en finale de C1 en 2008, sa méforme persistante en début de saison. Non, l’Ivoirien n’a jamais abdiqué. Après avoir égalisé (son 9e but en 9 finales avec Chelsea), il a inscrit avec sang-froid le tir au but vainqueur de son équipe. Avant de partir sous d’autres cieux ?

On n’a pas aimé
On ne peut pas passer sous silence les performances décevantes d’Arjen Robben etMario Gomez. Bien qu’actif, le Néerlandais a d’abord gâché pas mal de situations par manque de lucidité ou excès d’individualisme. Mais, surtout, il a manqué un penalty qui coûte cher au final. Comme en Bundesliga à Dortmund où son raté avait fait parler. Quant à Gomez, il a tout raté sur son passage, se montrant incapable de peser sur la défense adverse. Tout le contraire de son adversaire direct…

sport24

Publié dans Sport | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.