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05 mai 2012

Situation humanitaire à l’Ouest de la Côte d’Ivoire: Ouattara cherche 70 milliards

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Le gouvernement ivoirien et l’agence onusienne pour les affaires humanitaires OCHA sont à la recherche de plus de 141,8 millions de dollars US, soit plus de 70 milliards de FCFA pour faire face aux besoins humanitaires en Côte d’Ivoire et plus particulièrement à l’Ouest du pays. C’est ce qui ressort de la rencontre (lundi dernier) au siège du BIT à Abidjan, entre d’une part M. Gilbert Koné Kafana, ministre d’Etat, ministre de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité, M. Diaby Laciné, directeur général du Plan et de la lutte contre la pauvreté, représentant le ministre Mabri Toikeusse et le coordonnateur humanitaire (OCHA) pour la Côte d’Ivoire, M. NDolamb Ngokwey, et d’autre part les bailleurs de fonds présents en Côte d’Ivoire. Il s’agissait d’une rencontre de sensibilisation aux bailleurs de fonds sur le financement de l’appel consolidé (CAP) 2012 lancé en janvier dernier pour mobiliser 85. 628.080.000 FCFA. Quatre mois après cet appel, la moisson n’est pas bonne selon les autorités ivoiriennes et Ocha. Seulement 18% des besoins de financement ont été satisfaits, soit 15.442.752.000 FCFA. 
L'agence onusienne et le gouvernement ivoirien font savoir qu'en dépit de points de satisfaction, d’énormes défis restent à relever, notamment dans le domaine sécuritaire, de l’éducation, de la protection sociale en matière de santé et de nutrition dans l’Ouest et dans d’autres localités du pays. Sur les besoins de financement, seulement 18 % l'on été, soit 31,2 millions de dollars US (15. 442.752.000FCFA), sur une requête initiale de 173 millions de dollars US devant être mobilisés (85.628.080.000FCFA). Selon M. NDolamb Ngokwey, «si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d’origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente». A l’en croire, «cette assistance tant nécessaire risque d’être compromise par le manque de financement (…). Un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d’accès à l’eau potable et environ deux millions de personnes dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de 5 ans seraient privés d’accès à des soins de santé de qua-lité ». 
Gilbert Kafana a profité de ce tableau peu reluisant pour lancer un appel aux bailleurs de fonds afin qu’ils viennent au secours de la Côte d’Ivoire. Il a fait le constat que sa première mission de sensibilisation en Europe à l’endroit des donateurs n’a pas été concluante. 
«Au regard du niveau de financement du CAP, force est de constater que la mission de plaidoyer auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux n’a pas porté les fruits escomptés alors que les demandes de services sociaux s’accroissent», a expliqué Gilbert Koné Kafana. 
La principale préoccupation des humanitaires présents dans la salle a été la question de relance des activités agricoles. «L’agriculture n’est pas un jeu du hasard. Si nous ratons la campagne agricole de cette année, nous serons obligés d’attendre l’année prochaine et il y aura dans ce cas un risque de famine dans la zone », a averti une humanitaire dans la salle. 


Coulibaly Zié Oumar

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