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30 avril 2012

Site de regroupement des Frci à Yopougon: Des commandants et leurs éléments désertent 3 présumés espions arrêtés

BAE.jpgLe site de regroupement de Yopougon-Niangon nord, qui compte un peu plus 2.500 éléments, connaît une véritable saignée de ses « soldats » depuis quelque temps. Tout est parti d’un changement de commandement à la tête de ce site, placé, à son ouverture, sous les ordres d’un proche de Ben Laden.

Mais, celui-ci sera relevé, sur ordre de la hiérarchie et remplacé par un proche de Jah Gao, le très craint commandant de la zone d’Abobo. Depuis, le camp  vit au rythme des fréquentes montées de fièvre  de mécontentement,  au point que chaque semaine, on signale des désertions d’éléments emportant  armes et munitions.  Le commandant Tiéné, que nous avons joint le dimanche 29 avril 2012 en fin d’après-midi, ne dément pas ces départs, mais minimise leur portée. «  Il y a eu plein qui sont partis, c’est vrai. Ceux-là ont voulu suivre leur chef. Mais je vous dis aussi il y a eu de nombreux qui sont revenus au camp » a-t-il dit, soulignant «  n’avoir pas connaissance de la désertion de commandant d’unité.  «  J’ai organisé les commandants de compagnie  qui ont été affectés par la hiérarchie. Ceux qui ont voulu partir sont partis… C’est maintenant qu’on a mis une bonne organisation  en place. Je ne connais pas bien ces commandants auxquels vous faites allusion », a-t-il ajouté.

Dans la foulée, 3 éléments présents sur le site et qui faisaient, selon une source, l’objet d’une surveillance particulière, ont été mis aux arrêts et placés en détention à la caserne de B.A.E de Yopougon. Le commandant Tiéné s’est gardé de se prononcer sur ces trois cas.  Des observateurs n’hésitent pas, après le schisme survenu  dans ce site, à attribuer les récentes attaques des positions des Frci ayant fait 2 morts, aux éléments déserteurs. C’est pourquoi, à Yopougon, les Frci sont sur les dents, pour ne pas dire en alerte maximale, décrétant, dans certaines zones, notamment entre Niangon-nord et l’axe Sideci, un «  couvre-feu ».  «  Ce n’est pas un couvre-feu. C’est une mesure de sécurité », a précisé le commandant Tiéné.

 

Armand B. DEPEYLA

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