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18 avril 2012

Présidentielle Jour J-4/Sondage CSA: Nicolas Sarkozy s’effondre à 24%. François Hollande prend le large à 29%

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Une carte majeure de la présidentielle française vient de se dessiner dans les intentions de vote de ces derniers, à quatre jours du premier tour du scrutin. En effet, dans un sondage CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC, Nicolas Sarkozy s’effondre devant François Hollande, marquant un tournant majeur dans la campagne. La stratégie du président-sortant de grappiller les voix du centre, s’est révélée un échec cuisant.

Le président-candidat a récemment décidé de changer de stratégie en lorgnant vers le centre en laissant de côté l’extrême droite.
Pour Jérôme Jaffré, président du Centre d’études et de connaissance sur l’opinion publique (Cecop) s’exprimant dans le journal le Monde (17/04), « le décrochage de Nicolas Sarkozy est à trouver dans le type de campagne qu’il a choisi. La crise aurait pu lui permettre de parler des enjeux du monde, et de définir la place de la France dans le monde. En partant des déficits, il aurait pu défendre un projet axé sur la compétitivité et mener la charge contre François Hollande en l'attaquant sur l’irresponsabilité du projet socialiste, son «inadaptation totale» à la situation du pays ».

Pour ce spécialiste français de l’Opinion, Nicolas Sarkozy s’est trompé de campagne, en tentant de reproduire la campagne de 2007 qui avait réussie.
Selon lui, c’est la stratégie de François Hollande qui s’est avérée payante. Il s’est totalement inspiré de celle de François Mitterrand évitant le face-à-face avec Jean-Luc Mélenchon, comme l’avait fait François Mitterrand avec Georges Marchais . Il s’est concentré sur son duel avec Nicolas Sarkozy, comme François Mitterrand avec Valéry Giscard d’Estaing.

Selon ce sondage CSA pour BFMTV, RMC et 20 Minutes, François Hollande creuse l'écart avec Nicolas Sarkozy, progressant de deux points à 29% tandis que son challenger UMP recule dans les mêmes proportions, à 24%, selon une enquête Au second tour, le candidat socialiste accroît aussi son avance, avec 58% d’intentions de vote (+1) contre 42% (-1) à Nicolas Sarkozy.
Derrière les deux hommes, Marine Le Pen gagne deux points à 17% d’intentions de vote, repassant devant Jean-Luc Mélenchon, qui perd deux points à 15%.
François Bayrou cède un point à 11%.
Chez les autres candidats, Eva Joly progresse légèrement (2%, +0,5), comme Nicolas Dupont-Aignan (1,5%, +0,5). Hausse dans les mêmes proportions pour Philippe Poutou (1%). Nathalie Arthaud est stable à 0,5%, Jacques Cheminade obtiendrait moins de 0,5%.
Pour Nicolas Sarkozy, la chute mesurée par CSA est sévère puisqu’il était encore crédité de 30% d’intentions de vote tout début avril, alors que François Hollande est au même niveau qu’au début du mois.
Le pronostic de victoire exprimé par les personnes interrogées reste extrêmement favorable au candidat PS, révèle cette enquête. 49% (-2) anticipent sa victoire, 27% celle de Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, 63% des sondés (+3) se déclarent sûres de leur choix au 1er tour, et 77% au second (-1).

Pour d’autres analystes, depuis une semaine, Nicolas Sarkozy semble avoir changé de stratégie en faisant des appels du pied à François Bayrou, candidat du MoDem, la «proximité» de certaines de leurs propositions et son attachement à l’«ouverture». Des déclarations qui ont semé le trouble dans le camp de Sarkozy où certains considèrent qu’il fallait continuer à séduire l’électorat de Marine Le Pen, la plus forte réserve de voix, selon eux. Et effectivement, dans la même période, la candidate du FN a repris du poil de la bête (+ 2 points). Les prochains jours risquent d’être tendus dans la cellule stratégique de l’UMP.
Comme on le voit, le candidat socialiste conforte son avance à quelques jours de l’élection présidentielle. Cela d’autant plus que plusieurs ténors de la majorité lui ont fait allégeance ou annoncé qu’ils voteraient pour lui.

Parmi eux, le clan Chirac - fille et gendre compris- à l’exception de Bernadette Chirac, Fadela amara, ex-secrétaire d'Etat à la politique de la ville de 2007 à 2010 et fondatrice de l’association Ni-putes Ni-soumises, Azouz Begag, ce chercheur au CNRS diplômé d’Economie et ancien membre de l’équipe gouvernementale de Dominique de Villepin comme ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des Chances de juin 2005 à avril 2007, Corinne Lepage qui fut ministre de l'environnement d'Alain Juppé (1995-1997), et Brigitte Giradin, ancienne ministre de la Francophonie et numéro deux de République Solidaire de Dominique De Villepin.

Christian Vabé

IVOIREBUSINESS

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