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14 avril 2012

CEDEAO – ADO Solution: Ordre constitutionnel cherche “Rétablisseur”en Guinée-Bissau!

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Nous vous l’avions dit dans une récente Chronique datée du 5 mars 2012 intitulée «Afrique de l’Ouest: ADO rébellion est dans la place, vive les rébellions armées!», que Ouattara, qui a connu son premier coup de foudre pour les rébellions armées et coups d’Etat en 1993 à la mort d’Houphouët-Boigny et qui a alors fait de la prise du pouvoir par les armes, un sacerdoce, était une malédiction pour l’Afrique de l’Ouest.

Nous n’avions pas encore avalé notre salive après avoir parlé que du Mali, la malédiction “ADO coup d’Etat” vient de s’abattre sur la Guinée-Bissau, un pays qui fonctionne comme si tous les hommes qui y sont nés, sont sortis des entrailles de leurs mères avec un couteau entre les dents.

Mais l’avènement de “ADO Rébellion” ou si vous le voulez bien “ADO Coup d’Etat” à la tête de la CEDEAO doit être accueilli comme une œuvre de Dieu, qui a tant aimé les Ivoiriens qu’Il a exaucé notre prière lorsque nous écrivions dans une Chronique datée du 17 juin 2011 qu’«Il faut donner à Dramane Ouattara, tout ce qu’il aime le plus».

Alors, Ouattara est bien servi. En l’espace de 30 jours, un coup fourré de type coup d’Etat arrangé au Mali. Une rébellion de type Rectification coloniale au Nord du Mali avec un nouveau bébé appelé AZAWAD. Et dans le même intervalle de 30 jours, un cadeau royal du ciel baptisé coup d’Etat sanglant en Guinée-Bissau.

Comme vous le voyez, Ouattara est un homme comblé. Parce qu’il est encombré de rébellions et de coups d’Etat; toutes choses qui concourent à son épanouissement à la tête des chefs d’Etat de la CEDEAO, ce conglomérat de vendus.

Au fait, n’est-ce pas pour vivre heureux que nous nous battions pour réaliser nos ambitions? Eh alors!?

Après la plaisanterie du Mali, il y a “bon bon coup d’Etat” en Guinée Bissau. Un vrai cette fois-ci.

Du coup, la CEDEAO ouattarienne nous dit ceci par la bouche de Kablan Duncan, son Ministre des affaires étrangères: «De même qu’il y a eu fermeté sur la question du Mali après le putsch du 22 mars à Bamako, il y aura fermeté sur le dossier de la Guinée-Bissau. La CEDEAO a suffisamment de capacité pour pouvoir intervenir sur les deux fronts».

Ah ça là, ce n’est pas vrai. On sait tous que Ouattara n’aime pas dire les choses telles quelles. Mais ça là, c’est trop gros pour passer même dans l’oreille d’un idiot.

La fermeté au Mali a consisté à exiger dans le cadre d’une mise en scène loufoque, la restitution d’un pourvoir par le rétablissement tordu d’un ordre constitutionnel décapité, déjanté et cousu de fil blanc en mélangeant du Sanogo putschiste sous-traitant et magistère de la transition à du Dioncounda Traoré, putschiste à col blanc et administrateur de la transition.

En Guinée-Bissau, celui qui doit être rétabli a été envoyé en enfer. Tous ceux qui sont susceptibles de lui succéder dans le cadre d’un ordre constitutionnel, emprunteront la même destination ou prendront la poudre d’escampette. La CEDEAO peine à réunir les hommes et les moyens pour le Mali azawadien. Elle sait que l’aventure azawadienne est périlleuse et que la France, propriétaire de l’Azawad ne la laissera pas aller au suicide et à l’humiliation.

Alors de quelle fermeté nous parle-t-on?

Ne vous foutez pas des gens. Vous cherchiez un simulacre de coup d’Etat pour montrer votre vraie fausse détermination à en finir avec les coups d’Etat dont vous êtes presque tous des rejetons, eh bien voici “vrai vrai coup d’Etat”. “Là c’est pas amusement. Ya du sang dedans”.

Peut-être que votre fermeté bidon, dans ce cirque pour idiot au Mali, vous permet de mentir et de créer des apparences que vous voulez donner de-vous à vos partisans. C’est une bonne chose.

Mais sachez qu’on ne ruse pas avec l’histoire. Et c’est ce message que la Guinée-Bissau vient de vous envoyer par un coup extraordinaire du destin. Ce pays allait au second tour d’une élection présidentielle gagnée au premier tour par le Premier Ministre Carlos Gomes Junior. Mais au lieu d’attendre que le second tour qui devait opposer Carlos Gomes Junior à Kumba Yala se tienne le 29 avril 2012, Antonio Njai a frappé. Il a tué Carlos Gomes Junior et pris le pouvoir.

Dans une telle atmosphère lourde où la CEDEAO sait très bien qu’Antonio Njai, le nouvel homme fort de la Guinée-Bissau, “est prêt pour elle”, comme le disent les Ivoiriens, que va faire et que peut faire cette bande de rigolos, tous issus de coups d’Etat ou d’élections fantoches?

Rien. Parce qu’elle ne pourra pas ressusciter Carlos Gomes Junior pour qu’il revienne être Premier Ministre ou candidat favori au second tour de l’élection présidentielle prévue le 29 avril2012. La CEDEAO ne pourra non plus prendre le risque d’envoyer des militaires ivoiriens ou nigérians ou burkinabés dans le couloir de la mort de la Guinée-Bissau.

Alors, affaire classée. Tout le reste ne sera qu’un jeu de gaspillage de salive. Et par la suite, un nouveau coup d’Etat, dans un pays de la CEDEAO, encore plus sanglant, viendra meubler le grand vide que la nature refuse de créer autour d’ADO Rébellion, l’homme qui ne jure que par la force des armes et du mensonge.

Comme pour dire que chaque initiative humaine de dimension historique, a toujours son âge d’or, surtout lorsqu’elle est portée par un homme qui en incarne la philosophie. Avec ADO Coup d’Etat alias ADO Rébellion à la tête de la CEDEAO, il ne peut y avoir que l’âge d’or de tout ça. Rébellions armées. Coups d’Etat.

Et dans la foulée, bien évidemment, il y aura l’âge d’or de la Révolution anticoloniale africaine. Qui viendra mettre réellement fin aux coups d’Etat, rébellions et impostures de Rectification coloniale faisant la pluie et le beau temps en Afrique depuis peu. Parce que toute œuvre humaine à toujours une fin. Une fin dans l’ordre naturel des choses. Ou une fin brutale, imposée par l’homme, comme ce sera le cas en Côte d’Ivoire.

A Très bientôt.

ABIDJANDIRECT

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