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02 avril 2012

Rébellion armée contre le régime: Le Commando Beinguiste décrète Alassane Ouattara persona non grata à l’Ouest du 20 au 24 avril

 

 

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Tout le monde convient aujourd’hui, toute presse confondue, que l’insécurité est grandissante à l’ouest. Selon le pouvoir en place à Abidjan, cette insécurité serait l’œuvre de coupeurs de route. Tout est fait pour minimiser l’action néfaste du Commando Beinguiste, rébellion armée contre Ouattara, dont les hommes se présentent comme les véritables justiciers de l’Ouest, menant une traque implacable contre les FRCI qu’ils mettent constamment en déroute.

 

Cette présence du Commando Beinguiste dans l’Ouest ivoirien n’est pas une bonne nouvelle pour Ouattara, car elle pourrait faire capoter sa visite dans la région prévue pour bientôt, précisement du 20 au 24 avril prochain. Il a donc décidé de mener une traque sans merci contre ce Commando, qui opère selon la méthode de la guerilla urbaine.

Récemment, à la faveur de l’assassinat de M. Minga Yatié, un paysan ligoté et tué le vendredi 02 mars, et d’un jeune dénommé Kallé du village de Béouè (Bangolo) par les FRCI et les dozos, le Commando Beinguiste, qui avait fait une trêve, est sorti pour mettre en déroute tous les FRCI de l’axe Guéhibly-Béouè, obligeant les burkinabé et allogènes djoula à plier bagages.

COMMENT LE COMMANDO BEINGUISTE FAIT LA LOI DANS LE REGION ?

L’ouest de la Côte d'Ivoire demeure une zone dangereuse depuis la fin de la crise post-électorale. L'insécurité grandissante dans les départements de Duékoué et de Bangolo a atteint un niveau qui inquiète. Ce, à quelques semaines de la visite du chef de l'Etat, Alassane Ouattara, prévue du 20 au 24 avril prochain, après avoir été reportée une fois, il y a quelques mois. Après les élections législatives et le démarrage de la campagne agricole, les départements de Duékoué et de Bangolo sont devenus, en effet, de véritables nids pour des hommes armés, qui ont juré de faire la peau à Alassane Ouattara. Si les hommes du Commando Beinguiste n’attaquent pas les populations civiles, ils s’en prennent aux FRCi et aux coupeurs de route qui dépouillent et tuent les populations civiles aux mains nues, d’où l’appelation « Justiciers de l’Ouest » qui leur est affublée. Parmi eux, on peut citer les rédoutables combattants Petit piment et Gbagbadè.

A Duékoué comme à Bangolo, les hommes du Commando Beinguiste, après avoir neutralisé les FRCI ou les coupeurs de route, s’emparent de leurs engins et de leurs treillis.
Malheureusement, à eux seuls, ils ne peuvent traquer les coupeurs de route et les FRCI véreux. Ainsi le 26 février 2012 dernier à Bangolo sur l’axe Dah-Guinglo, 6 coupeurs de route, encagoulés et sortant de la broussaille puissamment armés de fusils d'assaut et de Kalachnikovs, vont s’attaquer à un car de transport.Ils vont dépouiller scientifiquement tous les passagers, hommes et femmes, de leur argent, téléphone portable, bijoux, et pagnes.
A Duékoué, le Commando Beinguiste fait également la chasse aux coupeurs de route, car leur objectif à eux, c’est le pouvoir d’Alassane Ouattara.
L’assassinat de M. Minga Yatié, un paysan ligoté et tué le vendredi 02 mars, alors qu’il venait de son champ situé non loin du site des déplacés, a beaucoup marqué les esprits. La moto de la victime est aussitôt emportée par ces assassins. Cet assassinat macabre couplé à celui du jeune Kallé de Béouè (Bangolo), a obligé le Commando Beinguiste à mettre fin à la trêve qu’il observait.
Le samedi 24 mars 2012, le Commando Beinguiste passe à l’offensive pour sécuriser la région. A Béouè, ils ont pourchassé les FRCI et les burkinabé, qui ont fui sans demander leur reste. Ils ont tué deux jeunes burkinabé et deux soldats FRCI. Deux autres corps de FRCI ont été également retrouvés dans un puit.

LES POPULATIONS ACQUISES A LA CAUSE DU COMMANDO BEINGUISTE, LES JUSTICIERS DE L’OUEST

Alors que les populations dénoncent les méfaits des coupeurs de route et autres FRCI, elles éprouvent de la sympathie pour le Commando Beinguiste, rédoutables combattants qui peuvent vivre pendant des mois en milieu hostile et sans nourriture.
Doté d’une véritable puissance de feu et d’un arsenal de guerre de première main, le Commando Beinguiste constitue aujourd’hui, une réelle menace pour le régime de Ouattara.

Surtout que les autochtones Wê accusent les déserteurs des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) d’actes malveillants et de l’insécurité ambiante dans la région.
Elles sont selon plusieurs témoignages, prêtes à substituer les FRCI par le Commando Beinguiste. Alors que les malinké et burkinabé caressent les FRCI dans le sens du poil.
Les communautés Wê et allogènes se regardent donc en chiens de faience. La réconciliation version Banny peut donc attendre.

Aujourd'hui, pour résoudre ce problème de l’insécurité dans les ex-zones CNO, il faut que l'Etat s'accorde certaines priorités. Sinon la région pourrait aisement tomber aux mains du Commando Beinguiste. L'attaque en janvier dernier du domicile du chef Baoulé de Duékoué, Koumassi Elvis, est encore dans les esprits. Ce dernier s'en est sorti avec ses jambes broyées, sa fille violée et un préjudice financier de 1.105.000 F CFA, somme ; somme colletée au cours d’une réunion avec sa communauté.

LA FORÊT CLASSEE DU MONT PEKO, AUTRE REFUGE DES HOMMES DU COMMANDO BEINGUISTE

Située entre Duékoué et Bangolo et Kouibly, la forêt classée du Mont Péko, à cheval sur les départements de Duékoué, Bangolo et Kouibly, est aussi le nid des hommes du Commando Beinguiste. Il y mènent la vie dure aux FRCI et aux coupeurs de route de la région.
Comme on le voit, ces hommes pourraient mettre à mal la visite d’Alassane Ouattara à l’Ouest. Ils ont décrété que ADO y était persona non grata.

 

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