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06 mars 2012

Côte d’Ivoire : les raisons d’espérer de Laurent Gbagbo

 

 

laurent gbagbo.jpgBeaucoup d’Ivoiriens, d’Africains, comme de citoyens du monde, ne voyaient pas d’un bon œil le transfèrement de l’ancien président à la Haye. Ce, d’ailleurs, pour des raisons diverses. «Juger Gbagbo» c’était tout d’abord i.n.a.d.m.i.s.s.i.b.l.e. Comment pouvait-on, à ce point, renverser la charge des preuves pour juger les innocents à la place des coupables ? Jusqu’à preuve du contraire, l’agressé, depuis 2002, c’est bien lui, pardi! Pire, bien pire, le juger seul, alors là, c’était l’aberration la plus totale, la rupture illégale de la chaîne de responsabilités dans un procès pénal. Mais juger l’homme de Mama, à la CPI, c’était, pour d’autres,  le soustraire pour des raisons politiques à la compétence de juridictions nationales et le livrer pieds et poings liés à une cour de justice internationale acquise. Contre toute attente, le premier à se réjouir de ce transfèrement a été Gbagbo lui-même. Non seulement, il le dit, mais en plus, cela tombe sous le sens. De meilleurs soins, de meilleures conditions carcérales et bien sûr, les moyens de se défendre.

 

Une éclaircie dans la tempête …
L’avenir se présente à lui comme un espace de réhabilitation de la vérité. L’espoir est ici d’autant plus dans la perspective que les enquêtes de la CPI, dans le dossier ivoirien, ont été étendues à 2002. Les leaders des pays agresseurs ont voulu assouvir une soif de vengeance,  se ménager des trophées électoraux en embastillant Gbagbo à La Haye. Ils n’ont pas comptabilisé les intérêts de la sous région.

Aujourd’hui, avec l’extension des compétences de la cour, c’est une nouvelle vie qui est offerte à l’ex président ivoirien. Avec sa combativité légendaire, la fidélité de ses nombreux soutiens de par le monde, il saura faire de son procès celui du siècle.

Des pots cassés, il risque d’y en avoir beaucoup, pour ceux qui se croyaient protégés par la communauté internationale pour violer la loi internationale. L’innocence de l’ancien président, qu’il brandit sur le front tel un diadème, ne s’imposera que dans la confusion de ses accusateurs  et tombeurs. La santé préservée, la liberté de parole garantie, les droits de la défense assurés, des révélations historiques seront faites qui feront dire, jusqu’aux puissances combattantes de la Côte d’Ivoire, qu’elles auraient mieux fait d’y regarder par deux fois avant de transférer Gbagbo et d’en faire, en ce moment, le plus célèbre prisonnier du monde, un homme dont le leadership est même plus fort aujourd’hui qu’il ne l’était hier.

Victory Toussaint

Sanfinna.com

Source : Le Nouveau Courrier : Dernière Mise à jour : 06/03/2012

 

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