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03 mars 2012

Côte d’Ivoire – Le Port autonome d’Abidjan victime de la politique de « rattrapage ethnique » de Ouattara ?

 

 

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Jamais de mémoire d’Ivoirien, le Port autonome d’Abidjan n’a connu un aussi mauvais bilan que sous Alassane Dramane Ouattara .Plus de 10 mois après la fin de la crise postélectorale, le port peine à relever la tête.

 

Le trafic de marchandises au port d’Abidjan a chuté de 26% en 2011, en raison de l’embargo sur la destination Abidjan et de l`interdiction de la vente du cacao, premier produit d`exportation de la Côte d`Ivoire décrété par Alassane Ouattara appuyé par, par l’Union Européenne et la Cédeao et l’obliger à céder le fauteuil présidentiel. Le port autonome d`Abidjan (PAA), un des principaux en Afrique de l`Ouest, a affiché un trafic global de 16,6 millions de tonnes en 2011 contre 22,5millions de tonnes en 2010, soit une baisse de 26% », a déclaré Hien Sié, le directeur général lors d`une cérémonie .Les baisses significatives ont été enregistrées dans le trafic des produits pétroliers qui est descendu à 6,6 millions de tonnes en 2011 contre 10,6 millions de tonnes en 2010, soit une réduction de 37%, selon les chiffres fournis par la direction. Les marchandises en transit pour les pays enclavés, le Burkina, le Mali et le Niger, ont également chuté à 765.000 tonnes en 2011 contre 1,03 millions de tonnes en 2010, soit une baisse de 26,3%. Le port d`Abidjan, principal débouché pour plusieurs pays enclavés d`Afrique de l`Ouest, a été délaissé par ses utilisateurs après la crise postélectorale au profil des ports de Lomé, Cotonou et autres à cause de l’insécurité et des tracasseries routières de fin 2010 à avril 2011.C’est la conséquence d’une politique sociale qui fait la part belle à ses partisans et autres au détriment des professionnels qui eux, ont fait leurs preuves .En 10 mois les nouvelles autorités n’ont pas été en mesure de mettre en œuvre un plan de sauvetage, mieux, elles ont plutôt opté pour un licenciement de tous les cadres jugés pro Gbagbo. Pour ceux d’entre eux, qui ont été épargnés, ils ont été confinés à des postes où ils passent leur temps à se tourner les pouces. Remaniée à plus de 90%, la nouvelle équipe avait d’autres défis à relever que de procéder à des licenciements abusifs. Le directeur général du port autonome d’Abidjan justifie ses contre-performances par le fait de la crise. Son prédécesseur, a l’occurrence Marcel Gossio, qui a géré cette même structure en pleine crise militaro politique, avec un pays divisé en deux dont la partie septentrionale occupée par la rébellion a réalisé des records au niveau du trafic du 20 novembre 2000 à mars 2010. (17769961 tonnes en 2004, 18661784 tonnes en 2005 et 18862000 tonnes en 2006 avec un record pic en 2009 de 24.0034.167 tonnes) Le ministre ivoirien des Infrastructures économiques, Patrick Achi, a salué « la confiance retrouvée entre le port d`Abidjan et ses partenaires, mais aussi de son repositionnement au sein de la communauté internationale ». Une confiance qui ne semble pas pour l’instant refléter la réalité du terrain avec les mauvaises habitudes qui ont contraints les opérateurs économiques en général et particulièrement, ceux des pays sans façade maritime (Burkina Faso, Mali et le Niger) à se tourner vers les ports du Togo ou du Sénégal. Et ce n’est pas le président de l’observatoire de la fluidité routière qui nous dira le contraire, lui qui au cours de sa tournée de sensibilisation a constaté avec regret le retour en force des barrages non autorisés sur nos routes.

JC KORE

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