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25 février 2012

Koné Zakaria (chef de guerre) : “Quand on se préparait au Burkina, Alassane Ouattara nous envoyait 25 millions par mois ”

Koné Zacharia, chef de la police militaire de Ouattara.

La décision des juges de la Cour pénale internationale d’étendre leurs enquêtes en Côte d’Ivoire sur la période de 2002 à 2010 a été acueillie avec joie par l’opinion ivoirienne. D’autant qu’enfin la lumière sera faite sur la rébellion armée qui a défiguré la Côte d’Ivoire et causé tant de morts. Cependant de nombreux Ivoiriens sont habités par l’inquiétude parce qu’ils se demandent si le procureur Ocampo dont les accointances avec le camp Ouattara sont connues de tous, pourra conduire avec équité ces enquêtes. Même si elle est justifiée, cette inquiétude devrait constituer une source supplémentaire de motivation pour tous ceux qui se battent pour que justice soit faite en Côte d’Ivoire. En effet, ce n’est nullement par magnanimité que les juges de la Cpi ont décidé d’étendre les enquêtes à la période de 2002 à 2010. C’est le prix de la forte mobilisation qui se fait à travers le monde en faveur du Président Gbagbo et de la Côte d’Ivoire souveraine. C’est cette même mobilisation qui va contraindre la procureure Fatou Bensouda, successeur d’Ocampo en juin 2012, à conduire les enquêtes avec impartialité. Il faut donc garder le cap. Nous sommes tous des contemporains de la rébellion armée déclenchée en septembre 2002. Tout s’est passé sous nos yeux. S’agissant, par exemple, de la paternité de la rébellion armée, la procureure Bensouda n’aura aucune difficulté à l’établir. Sa tâche a été facilitée par les chefs de guerre Koné Zakaria et Chérif Ousmane. Au cours d’un meeting tenu en 2003 à Mankono, koné Zakaria a été très explicite : « quand on se préparait au Burkina, c’est Alassane Ouattara qui envoyait 25 millions par mois. On n’a pas pris les armes pour IB (feu le chef de guerre, Ibrahim Coulibaly, ndlr), on n’a pas pris les armes pour Soro. C’est pour Alassane ». Cette information avait été confirmée par Chérif Ousmane au cours d’un autre meeting à Séguéla, la même année. Les films de ces rencontres existent. Et les concernés sont vivants. Ouattara les a même promus dans sa « nouvelle armée » ivoirienne. Les enquêtes peuvent-elles objectivement ignorer, par exemples, le massacre des 60 gendarmes et leurs familles à Bouaké, les massacres de Petit-Duékoué, de Guitrozon, le génocide Wê ? Comment la paire Ocampo-Bensouda va-t-elle faire pour camouffler la destruction de la flotte aérienne de l’armée ivoirienne et le massacre des jeunes ivoiriens aux mains nues devant l’hôtel Ivoire en novembre 2004 ? Ce d’autant plus que les images de ces évènements ont fait le tour du monde. En tout état de cause, les patriotes ivoiriens et africains doivent intensifier leur combat jusqu’à la victoire finale. Celle de l’éclatement de la vérité. « Le temps est un autre nom de Dieu », aime à dire la Président Gbagbo. Et bien, cette maxime se traduit progressivement dans les faits en Côte d’Ivoire.

Boga Sivori, bogasivo@yahoo.fr

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