topblog Ivoire blogs

20 février 2012

Le Président Laurent Gbagbo, un produit très exploitable

 

 

gbagbo et simone.jpg

On aura tout vu dans ‘Le kidnapping du président Gbagbo’ par la France et les tueurs engagés par le Mossi Dramane. Les clubs pour ‘sauver’ le président Gbagbo naissent comme des fourmis qui sortent du trou. Même dans le camp du président enlevé, les clubs des ‘sauveurs’ ne se font pas rares. On pourrait dire que toutes les voies sont explorées depuis novembre pour s’enrichir illicitement sur le malheur du président Gbagbo qui a sorti ces vampires du néant pour en faire des hommes et des femmes qui furent intouchables. Suite au coup de la France, les roitelets d’hier multiplient subterfuges pour se maintenir, toujours, à la barre en dépit de leurs échecs cuisants et leur politique de ventre auprès du président Gbagbo. La mise au point du président du FPI par intérim, Sylvain Ouretto servira-t-elle de bouffée d’air dans les rangs du parti embastille pour que l’on aille à l’essentiel ? Ensemble, décortiquons ce qui se passe sur le terrain.

 

Depuis que le président Gbagbo a été kidnappé par monsieur Sarkozy le nazi hongrois qui dirige la France et ses barbouses, les clubs pour le ‘libérer’ se comptent par dizaines, surtout en dehors de la Côte d’Ivoire. Même la ville de la Haye voit ses hôtels et ses restaurants qui se frotter les mains depuis que le président Gbagbo y a été interné comme un vulgaire bandit par l’Occident et certains Africains poltrons qui croyaient protéger leur pouvoir en trahissant leur frère. Ici, nous faisons allusion à la momie ambulante sénégalaise Abdoulaye Wade et à Jonathan Badluck l’indigent du Nigeria, par exemple.
Nous épargnerons nos lecteurs des différents noms des clubs mangeurs qui profitent de l’internement de président Gbagbo. Cependant, un seul retient notre attention. C’est le super club appelé ‘PORTE-PAROLÂT’. D’abord, il faut reconnaître que le concept est bien à entendre. Cependant, son utilisation dans le camp du FPI a contribué aux hésitations et à la presqu’implosion qu’a traversée le parti du président renversé depuis le 11 avril 2011 sous les canons de la France. Il y a eu une bataille au sommet pour savoir qui était le porte-parole du président Gbagbo. Les partisans de ce nouveau ‘club-sauveur’ du président Gbagbo, en majorité noyés par leur ‘prouesses’ politiques du passé, voyaient en ce club un moyen de retour en fanfare sur la scène politique. Nous disons et maintenons que c’est avec les ‘conseils’ de certains conseillers qui se croyaient omnipotents et omniscients que le président Gbagbo est aujourd’hui à la Haye. Ainsi, monsieur Alain Toussaint qui a effectivement travaillé pour le président Gbagbo et qui continue de faire ce qu’il croit être un devoir envers le président Gbagbo, a été pris a parti par monsieur Koné Katina et ses nombreux représentants de la galaxie du ‘porte-parlât’ qui naquit ex nihilo depuis le Ghana où certains anciens hommes forts du FPI continuent de mener la même vie qui a conduit l’Eburnie à l’hécatombe. Une vie d’insouciance totale, une vie dont le seul but est le ‘m’as-tu vu ?’ Au lieu de se taire pour mieux travailler dans le souci de libérer proprement et effectivement l’Eburnie, les réfugiés célèbres ivoiriens au Ghana, continuent de se déverser dans les journaux. Ils parlent de leurs ‘plans’, décrivent comment ils ‘reviendront’ au pouvoir à qui veut les entendre. En un mot, nonobstant les assassinats que les Ivoiriens subissent quotidiennement de la part du Nazi hongrois Sarkozy et du Naba Dramane, les réfugiés célèbres ivoiriens conduit par Koné Katina qui, depuis un moment nomme et renvoie qui il veut, chantent tous comme des perroquets affamés et à la recherche de reconnaissance.

Des hommes et des femmes jadis ‘bras droits’ du président Gbagbo, profitent aujourd’hui de sa mésaventure pour se remplir les panses.

Suite à la visite au président Gbagbo à la Haye de monsieur Ouretto (nous lui avons adressé une note dès sa prise de pouvoir à la tête du FPI pour une mise au point), les choses devraient se normaliser au FPI. La première condition de la normalisation des choses au FPI est le démantèlement total et complet du ‘PORTE-PAROLÂT’ qui prélève des cotisations auprès des nationalistes et patriotes Ivoiriens à travers l’Europe et l’Amérique alors qu’il n’est pas reconnu par la direction du parti et par le président Gbagbo. La seconde condition pour mettre la pendule à l’heure au FPI est le renouvellement complet des Instances du parti. Ce qui arrive à ce parti et à l’Eburnie doit interpeler sa direction. Il faut du nouveau jus dans les rangs dudit parti. Il faut arrêter de voir le FPI comme ‘la chose’ de certaines personnes qui ne savent pas faire d’analyse politique, sociale et même idéologique. Il faut avoir le courage pour parler et de passer, sans attendre, à la reconstruction du FPI si ce parti qui reste majoritaire en Côte d’Ivoire malgré l’épuration qu’il subit de la part du Naba Dramane et du nazi Sarkozy, veut reprendre la destinée de l’Eburnie en main. Le troisième volet est que le président par intérim qui dit avoir reçu ‘pleins pouvoirs’ de la part du président Gbagbo, prenne les choses en main et sans complaisance, creuse et frappe là où il faut pour faire avancer les choses. Sinon, s’il vient jouer ‘aux amitiés de derrière la case’, il sera jugé par notre histoire pour sa part dans la destruction du seul parti politique ivoirien qui a libéré les énergies positives et productives sur le terrain et partout en Afrique, sans appel. Un autre élément très important qui redonnera du tonus au FPI est la dénonciation complète de tous ceux qui prennent le parti pour leur propriété privée à tel point qu’ils mettent des bâtons dans les roues de toute personne en dehors de leur cercle et de tout autre groupe de personnes qui travaillent pour le parti. Ces derniers voient en tout acte ne venant pas d’eux comme une menace contre les dénigrements dont ils sont maitres et qui leur donnent à ‘manger et dormir’ auprès des leaders dudit parti. Enfin, du côté du FPI et de la majorité présidentielle (si celle-ci existe encore), il faut apprendre à parler moins. Il ne faut oublier que les tueurs en face ne sont pas prêts à quitter le pouvoir par la voie de la démocratie ; réfléchissons autrement. Tous les moyens mènent à la liberté. La question ici est de savoir si nous voulons être réellement libres.
Ce que nous avons énuméré n’est pas une liste complète des plaies qui empêchent le FPI et ses alliés d’aller à l’essentiel. Cependant, nous disons que cela constitue un premier pas si nous sommes sérieux pour notre liberté et pour l’indépendance de notre pays. Nous avons intérêt à faire une introspection ; nous ne sommes pas des saints, acceptons donc nos limites et nous avancerons certainement bien et dans la bonne direction.
La lutte est longue, très longue. Prenons garde, car il faut vivre pour la mener jusqu'à la victoire finale, celle de notre terre souillée à longueur de journée. Faisons l’histoire de notre terre sans complaisance. Nous y arriverons si et seulement si nous nous disons la vérité et si nous y allons en rangs serrés…Tout est possible et à court terme.

SYLVAIN DE BOGOU

IVOIREBUSINESS

 

Les commentaires sont fermés.