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19 février 2012

OBANSADJO À DAKAR CE DIMANCHE 19 FÉVRIER 2012 POUR PROMOUVOIR LE DIALOGUE.

L’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo a été chargé d’une « mission de haut niveau » par la « Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) », « pour discuter avec tous les acteurs politiques du Sénégal en vue de promouvoir le dialogue et garantir des élections libres, transparentes et paisibles », indique un communiqué. Source : « PressAfrik ».



Olusegun Obasanjo (né le 5 mars 1937) est un homme politique nigérian, ancien président de la République fédérale du Nigeria de 1976 à 1979 et de 1999 à 2007.


L’ancien président du Nigeria est attendu dimanche 19 février 2012 à Dakar, selon diverses sources qui font part d’une volonté d’ouverture de ses prochains interlocuteurs, du pouvoir et de l’opposition, pour participer à l’apaisement de la tension pré-électorale.
A quelques jours du scrutin présidentiel, les manifestations contre la validation de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, menées par le « Mouvement des forces vives du 23-Juin (M23) », se multiplient et dégénèrent parfois dans différentes endroits du pays.

La décision d’envoyer M. Obasanjo a été prise conjointement par la « CEDEAO » avec l’« Union africaine (UE) », jeudi 16 février 2012, lors de la clôture de la 40ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la « CEDEAO » qui s’est tenu les 16 et 17 février 2012 à Abuja (Nigeria). A cette occasion, le chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara a été élu président en exercice de la «CEDEAO », tandis que l’ancien ministre burkinabé des Affaires étrangères, Kadre Désiré Ouédraogo, devient nouveau président de la Commission de la « CEDEAO », basée dans la capitale nigériane.

A ce sujet, l’un des candidats à l’élection présidentielle, Dr Cheikh Tidiane Gadio a affirmé sur les ondes d’une radio locale qu’il était convaincu de la crédibilité de l’ex-président nigérian. Et il a eu à travailler lui (Obasanjo) dans le domaine de la résolution des conflits. Mais pour le leader du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, il n’est pas temps à la négociation en tant que Me Wade n’a pas renoncé à sa candidature.


APPEL AU « CALME » ET À LA « SÉRÉNITÉ »

Le ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom a rencontré samedi 18 février 2012Serigne Mansour Sy, calife général de la confrérie des Tidianes à Tivaouane, pour tenter de calmer les esprits. Le porte-parole du calife a appelé les fidèles au « calme » et à la « sérénité ». Des ONG de défense des droits de l'homme ont déploré les violences en dénonçant des « dizaines d'arrestations » depuis trois jours. Elles ont exhorté les autorités à « cesser immédiatement la répression en cours ». Sept jeunes du « mouvement Y'en a marre », opposé à un nouveau mandat de Wade, qui avaient été arrêtés jeudi 16 février 2012 à Dakar ont été inculpés de « participation à une manifestation non autorisée » et mis en liberté, et seront jugés le 22 février 2012, selon leur collectif. Treize autres sont toujours entre les mains de la police.

Élu en 2000, réélu en 2007Abdoulaye Wade se dit sûr de remporter la présidentielle au premier tour. Le « M23 » estime qu'il a épuisé ses deux mandats légaux et juge illégale sa nouvelle candidature, ce que contestent ses partisans qui soulignent que des réformes de la Constitution lui donnent le droit de se représenter. C'est dans ce climat de vive tension que quelque 23 000 militaires et paramilitaires ont commencé à voter à la présidentielle de samedi 18 février 2012, jusqu'à dimanche 19 février 2012.

 

NERRATI

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