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15 février 2012

Israël - Iran: Vers la 3ème guerre mondiale ?

- Exercice militaire international contre la «menace iranienne»

Un débarquement, un assaut aérien, 25 navires impliqués: les États-Unis et huit autres pays, dont la France, conduisent le long de la côte est des États-Unis un exercice amphibie majeur, Bold Alligator, destiné à contrer une menace rappelant celle de l'Iran.

- L'Iran se prépare à la guerre

Selon une information transmise par une source anonyme du blog "Minuit Moins Une" (datant d'octobre 2011), il est très probable que la 3ème guerre mondiale débute vers fin février-mars 2012, par une attaque de la Turquie sur la Syrie (surveiller l'armée de l'air turque). De plus nous pouvons aussi déduire que le début de la période finale de l’effondrement économique, financier et des états pourrait avoir lieu dans ce même temps.

"En relation avec: Syrie - Turquie - Russie - Chine - La montée de l'extrême droite - De la crise financière à la 3ème guerre mondiale - En attendant le Messie - Peak Oil - Crise organisée"

03/01/2012 - La fermeture du détroit d'Ormuz, "une déclaration de guerre" selon un expert - AFP

Iran: La 3ème guerre mondiale pour 2012? - Le dessous des cartes - Arte

03/11/2011 - Londres étudierait une attaque contre les sites nucléaires iraniens - Euronews

15/09/2011 - Ron Chaya - "Si Israël attaque l'Iran le prix du baril de pétrole triple et l'économie mondiale est par terre"

18/03/2011 - Allocution du roi Abdallah d'Arabie Saoudite "Cher Peuple, vous allez faire face au mal et à la trahison"

16/05/2010 - Interview d'Ahmadinejad sur ABC news - "Mme Clinton veut faire bouger les relations avec l'Iran à une telle vitesse, que l'affrontement est inévitable"

07/02/2012 - Exercice militaire international contre la «menace iranienne»?

Un débarquement, un assaut aérien, 25 navires impliqués: les États-Unis et huit autres pays, dont la France, conduisent le long de la côte est des États-Unis un exercice amphibie majeur, Bold Alligator, destiné à contrer une menace rappelant celle de l'Iran.

Ces manœuvres, pour la première fois ouvertes par les Américains à d'autres pays, constituent «l'exercice amphibie le plus important des dix dernières années», selon l'amiral John Harvey, chargé de la gestion de la flotte américaine.

Quelque 20 000 Américains, dont une brigade de marines, 650 soldats français, des troupes de marine canadiennes, néerlandaises et britanniques, ainsi que des officiers de liaison italiens, espagnols, néo-zélandais et australiens prennent part à l'exercice qui a débuté le 30 janvier au large de la Virginie et de la Caroline du Nord et se termine à la mi-février.

Un porte-avions, des navires de débarquement, dont le Mistral français, des dragueurs de mines canadiens et des dizaines d'aéronefs ont également été mobilisés pour l'exercice.

Le «jour J» s'est déroulé lundi matin, avec les marines américains débarquant à l'aide de leurs aéroglisseurs sur une plage de la base de Camp Lejeune, en Caroline du Nord.

Avec leurs AMX-10 et leurs véhicules de l'avant blindé (VAB), la mission des Français a été de «débarquer en premier pour sécuriser un passage pour les Américains qui ont débarqué un peu plus loin sur la plage, afin d'apporter une couverture pour faciliter leur installation» face aux forces ennemies, a expliqué à l'AFP le sous-lieutenant Chens Bouriche, officier de communication du 3e Régiment d'artillerie de marine.

Officiellement, l'exercice a pour objectif de «revitaliser, peaufiner et renforcer les compétences amphibies» américaines après dix ans de guerres dans les sables d'Irak et les montagnes d'Afghanistan, selon les organisateurs.

Pour les besoins de l'exercice, un scénario de crise a été créé de toutes pièces: le Garnet (Grenat), une théocratie, a envahi son voisin du Nord, l'état côtier d'Amber (Ambre) et poursuit sa course vers un autre pays, l'Amberland, qui a appelé au secours la coalition internationale. Le Garnet a miné certains ports et installé des missiles antinavires le long de la côte.

Les deux organisateurs, l'amiral Harvey et le général des Marines, Dennis Hejlik, se défendent d'avoir créé ce scénario sur la base d'un pays précis.

Mais en creux, c'est bien de l'Iran qu'il semble s'agir et de sa capacité à «fermer» le détroit d'Ormuz en y interdisant l'accès à l'aide de mines et de missiles antinavires.

Interrogé par des journalistes, l'amiral Harvey a reconnu que ce scénario était «applicable» à une crise dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Les tensions avec l'Iran et la menace d'une intervention israélienne contre son programme nucléaire controversé ont grimpé depuis le début de l'année, Téhéran soufflant le chaud et le froid sur une éventuelle fermeture du détroit, passage stratégique pour le transport de pétrole.

AFP


05/02/2012 - L'Iran se prépare à la guerre

A partir de mars 2012, l’Iran compte augmenter ses dépenses de défense d’environ 2,5 fois, a déclaré le président de la république islamique Mahmoud Ahmadinejad. En attendant, les Etats-Unis ont déployé au Qatar un escadron de bombardiers stratégiques. Les experts estiment que l'opération militaire des pays occidentaux et d'Israël contre l'Iran est de plus en plus possible, et ses conséquences pour la région et le monde seront imprévisibles.

Les Etats-Unis et leurs alliés continuent de regrouper les troupes et l’équipement militaire dans la région du Golfe. L'armée est arrivée sur l’île de Masirah à Oman, où se trouve la base américaine de l’Armée de l'air. Plus de 10.000 soldats américains sont en train de tester en Israël le système de défense antimissile de ce pays. Plusieurs équipes qui comptent jusqu'à 15.000 personnes stationnent au Koweït.

Une centaine de bombes en béton ont été transportées sur la base américaine de Diego Garcia dans l'océan Indien, et deux groupes aéronavals surveillent la zone du Golfe Persique. Un porte-avions et un sous-marin nucléaire Annapolis, tout comme le destroyer Momsen peuvent s’ajouter à eux. Plusieurs bombardiers se trouvent sur la base américaine au Qatar, ainsi que des avions de transport, des avions de ravitaillement et des systèmes aéroportés d’alerte précoce. Les alliés des États-Unis – la France et la Grande-Bretagne, sont également en train de déplacer leurs forces militaires vers les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

Ces actions laissent à penser que les Etats-Unis et l’Israël sont prêts à recourir à la force contre l'Iran.

«Le conflit armé est tout à fait possible. S’il n’y avait pas eu de conflit en Afghanistan, en Irak ou en Libye, on n’en serait pas si sûrs. Mais maintenant, les États-Unis estiment qu'ils sont suffisamment répété tous les aspects militaires de l’opération de pointe, le blitzkrieg», estime Sergueï Drouzhilovski, professeur à l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO). «Il y a un seul problème: il n’existe pas de «cinquième colonne» en Iran, comme c’était le cas en Iraq ou en Afghanistan. Les bombardements localisés ne sont pas très importants s’il existe des groupes de population qui sont prêts à renverser le régime an collaboration avec les Etats-Unis. Ce genre d’interventions ne donne rien, car il n’y a rien à bombarder. Le seul but – c’est de faire tomber le régime, qui reste comme un os bloqué dans la gorge des Etats-Unis et de tous les pays occidentaux en général. Il s’agit de savoir si oui ou non le peuple iranien serait prêt dans sa majorité à opposer de la résistance à cette agression».

En attendant, les dirigeants des services de renseignement israélien ont rapporté que l'Iran aurait à sa disposition de l’uranium enrichi pour la production de quatre bombes nucléaires, et le programme nucléaire pacifique de la république islamique n’est qu'une couverture. Ce genre de fausses informations est nécessaire pour la création du rôle d’ennemi pour l’Iran aux yeux de l’opinion publique, a indiqué dans un entretien à Voix de la Russie l’expert de l'Institut des études orientales, Vladimir Sotnikov.

«La situation est explosive. Il y a des chances qu’une opération militaire contre l'Iran soit menée par l’Israël ou les États-Unis», a-t-il précisé. «Mais ce n'est qu'une possibilité, car les Etats-Unis entrent en phase active de la campagne électorale. Et le président Obama ne va pas prendre le risque de s'impliquer dans un nouveau conflit, surtout que des conflits ne sont pas résolus en Irak et en Afghanistan. Cependant l'Iran représente une menace majeure pour l’Israël, et ce dernier risque d’arriver à la conclusion qu’il est nécessaire de résoudre le problème par la force. En même temps, les sanctions sévères qui sont déjà en vigueur contre la République islamique pèsent déjà lourdement sur l'économie iranienne. Si, malgré les avertissements de la Russie, de la Chine et d'autres membres responsables de la communauté internationale, ces «têtes brûlées» décident que le problème devrait être résolu par une intervention militaire, les conséquences seront graves. Cela risque non seulement de provoquer un nouveau conflit régional, mais de conduire à une catastrophe humanitaire de grande échelle au Moyen-Orient. Il s’agit là d’une menace à la stabilité internationale».

Les conséquences économiques seront également imprévisibles, car les prix du pétrole vont brusquement augmenter. Et l'embargo sur le pétrole iranien dans l’Union européenne aura des conséquences non seulement pour l'Iran, mais aussi pour l'UE elle-même.

Cependant, il y a encore des chances d’éviter un nouveau conflit armé, même si ces chances sont de plus en plus illusoires. Ainsi, les experts de l'Agence internationale d'énergie atomique (AIEA) se rendront en Iran le 21 février prochain pour discuter du programme nucléaire du pays. L’inspecteur en chef de l’AIEA Herman Nackerts a indiqué que l'organisme entend obtenir des réponses à toutes les questions litigieuses. Toutefois, selon un rapport scandaleux qui a été récemment publié par l’agence, et qui accuse sans preuves l’existence de la composante militaire dans le programme nucléaire de l’Iran, cette visite risque de ne rien arranger.

Voix de la Russie

23/01/2012 - "Si les ventes du pétrole iranien sont perturbées, le détroit d’Ormuz sera certainement fermé"

L’Iran a qualifié lundi de « guerre psychologique » l’embargo contre son pétrole décidé par l’Union européenne, jugeant que de telles mesures ne feraient qu’envenimer la crise autour de son programme nucléaire.

Suivant la voie tracée par les Etats-Unis, les Vingt-Sept sont en outre convenus de geler les avoirs de la Banque centrale iranienne. « Les sanctions de l’Union européenne contre le pétrole iranien constituent une guerre psychologique […] Imposer des sanctions économiques est illogique et injuste mais cela n’empêchera pas notre nation de faire prévaloir ses droits », a réagi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, cité par la télévision publique.

« Les pays européens et ceux qui subissent des pressions américaines devraient réfléchir à leurs propres intérêts. Tout pays se privant de l’accès au marché énergétique iranien verra bientôt sa place prise par d’autres », a-t-il ajouté.

Vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi a pour sa part déclaré à l’agence de presse officielle Irna que, plus les pays occidentaux adopteront de sanctions contre l’Iran, « plus il y aura d’obstacles à surmonter pour résoudre la crise ». Auparavant, le vice-président de la commission des Affaires étrangères du parlement iranien a de nouveau agité la menace d’une fermeture du détroit d’Ormuz. «Si les ventes du pétrole iranien sont perturbées, le détroit d’Ormuz sera certainement fermé», a déclaré Mohammad Kossari à l’agence Fars.

Ouest France

12/01/2012 - Iran: risque "d'escalade militaire" selon Moscou

Le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev estime qu'il y a un risque "d'escalade militaire" en Iran, les Etats-Unis, poussés par Israël, visant selon lui à un changement de régime dans ce pays, dans un entretien publié aujourd'hui.

"Il y a un risque d'escalade militaire dans le conflit, vers laquelle Israël pousse les Américains", a-t-il déclaré dans cet entretien publié sur le site du quotidien Kommersant. "Les Etats-Unis considèrent l'Iran comme le problème numéro un. Ils voudraient faire passer Téhéran du statut d'ennemi à celui de partenaire loyal, et pour cela changer par tous les moyens le régime en place", ajoute-t-il. "Ils ont recours à l'embargo économique et à une aide massive aux forces d'opposition", poursuit le responsable russe. "On entend depuis des années les affirmations selon lesquelles les Iraniens vont créer pratiquement la semaine prochaine une bombe atomique (mais) personne n'a encore prouvé l'existence d'un volet militaire dans le programme nucléaire iranien", déclare-t-il.

L'Iran - déjà soumis à plusieurs sanctions de l'ONU - a démarré cette semaine une autre usine d'enrichissement, à Fordo (150 km au sud-ouest de Téhéran), provoquant un regain de tensions avec les Occidentaux, qui disent craindre que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire. M. Patrouchev analyse la tension autour de la Syrie dans ce contexte. "On veut punir Damas pas tant pour la répression de l'opposition que pour son refus de renoncer à ses relations d'allié avec Téhéran", affirme-t-il. "Il y a des informations selon lesquelles les membres de l'Otan et des Etats arabes du Golfe persique, agissant selon le scénario rodé en Libye, veulent transformer leur ingérence actuelle dans les affaires syriennes en intervention militaire directe", affirme encore Nikolaï Patrouchev.

"Cette fois, l'essentiel des forces de frappe sera fourni non par la France, la Grande-Bretagne et l'Italie mais, peut-être, par la Turquie voisine, qui entretenait jusqu'à récemment des relations d'amitié avec la Syrie", estime le haut responsable russe. La Turquie "est en rivalité avec l'Iran et a des ambitions immenses", juge-t-il. Selon lui, "Washington et Ankara travaillent dès maintenant à divers plans de zones d'exclusion aérienne où pourraient se former et s'amasser des unités armées de la rébellion syrienne"

Figaro

05/01/2012 - Iran, le scénario de la catastrophe

Sur un ton de bonimenteur, le ministre israélien de la défense Ehud Barak a annoncé que si « le pays était contraint à une guerre » contre l’Iran, cela ne lui coûterait pas « 100mille morts, ni 10mille ni même 1.000 mais à peine 500 et même moins si tout le monde reste à l’abri chez soi ». Ne sont pas compris, dans le calcul macabre, tous les autres morts.

Selon de hauts fonctionnaires britanniques, l’attaque contre l’Iran pourrait avoir lieu entre Noël et le début de la nouvelle année, avec l’appui logistique étasunien. Les experts pensent que les sites nucléaires iraniens seraient touchés par des missiles et des chasseurs-bombardiers, à travers trois couloirs aériens : un direct à travers Jordanie et Irak, un méridional à travers Jordanie et Arabie saoudite, un septentrional à travers la Méditerranée et la Turquie (voir carte).

Les implantations nucléaires seraient touchées par des bombes pénétrantes à tête non-nucléaire, comme les Blu-117 déjà fournies par les USA, qui peuvent être larguées à plus de 60 km de l’objectif, sur lequel elles se dirigent automatiquement.

Que se passerait-il si était détruite la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, qui a commencé à produire de l’électricité en septembre dernier pour une capacité de 60 mégawatts ? Un nuage radioactif se produirait, semblable à celui de Tchernobyl, qui, selon les vents, se propagerait sur le Golfe persique ou même sur la Méditerranée. Les conséquences seraient encore plus graves si, par rétorsion, l’Iran frappait le réacteur israélien de Dimona, dont la puissance est estimée à 70-150 MW. L’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, mais a des missiles balistiques à moyenne portée, testés en juin dernier, qui, avec leur portée d’environ 2.000 km, sont en mesure d’atteindre Israël. Ces missiles sont installés dans des silos souterrains et, donc, difficilement neutralisables par une attaque « préventive ».

Si le réacteur de Dimona, qui produit du plutonium et du tritium pour les armes nucléaires israéliennes, était endommagé ou détruit, le nuage se propagerait non seulement sur Israël (Dimona est à seulement 85 km de Jérusalem), mais aussi sur la Jordanie (distante de 25 km) et l’Egypte (distante de 75 km). Et, selon les vents, ce nuage pourrait atteindre même l’Italie et d’autres pays européens. Les radiations (surtout celles de l’iode-131 et du césium-137) provoqueraient avec le temps des milliers de morts par cancer.

Voila ce qui est prévu par ceux qui planifient l’attaque contre l’Iran. Il est donc prévu de neutraliser la capacité de riposte de l’Iran. Ceci ne pourrait être fait par les seules forces israéliennes. Selon Dan Plesch, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, « les bombardiers étasuniens sont déjà prêts à détruire 10mille objectifs en Iran en quelques heures ». Et même la Grande-Bretagne, révèle The Guardian, est prête à attaquer l’Iran. Le plan prévoit à coup sûr le déploiement d’armes nucléaires israéliennes (parmi lesquelles le missile Jericho à longue portée testé le 2 novembre) et aussi étasuniennes et britanniques. Soit pour dissuader l’Iran d’effectuer de lourdes représailles, même contre des bases étasuniennes du Golfe, soit par une attaque résolutive effectuée avec une bombe à neutrons, qui contamine moins mais tue davantage. Une guerre contre l’Iran comporterait la plus haute probabilité d’une utilisation d’armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide jusqu’à nos jours. Tandis que l’opinion publique est concentrée sur le « spread » (écart) financier, le « spread » humain augmente : le différentiel entre les choix politiques et ceux nécessaires pour la survie de l’espèce humaine.


Il manifesto - ISM

03/12/2011 - Les Usa veulent-ils que l'Iran bloque le détroit d'Ormuz afin d'avoir un prétexte d'attaque?

Téhéran a averti qu'elle prendrait des mesures en cas de retour d'un porte-avion américain dans les eaux du Golfe. Cet avertissement a été lancé alors que le pays semble souffrir de plus en plus des effets des sanctions américaines et européennes.

L'escalade entre l'Iran et les Etats-Unis a franchi mardi un nouvel échelon. Téhéran a en effet adressé une mise en garde contre un retour d'un porte-avions américain dans les eaux du Golfe.

L'Iran a lancé cet avertissement alors que son économie semble pâtir de plus en plus des effets des sanctions américaines et européennes. La perspective de mesures occidentales affectant pour la première fois profondément le secteur pétrolier iranien a fait plonger la devise iranienne, le rial, de 40% face au dollar au cours du mois écoulé. Des files d'attente se sont formées devant les banques et certains bureaux de change à Téhéran ont dû fermer leurs portes en raison de l'afflux d'Iraniens désireux d'acquérir des dollars pour préserver leur épargne. La République islamique entre par ailleurs en période électorale avec les législatives prévues le 2 mars. Il s'agira du premier scrutin depuis 2009 et la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, suivie de vastes manifestations de l'opposition réprimées par le pouvoir.

Le chef de l'armée iranienne, Ataollah Saleh, a déclaré que, en raison des récentes manoeuvres navales iraniennes, les Etats-Unis avaient enlevé l'un de leurs porte-avions des eaux du Golfe. Il a ajouté que l'Iran prendrait des mesures en cas de retour de ce bâtiment de guerre dans le Golfe. Ataollah Saleh n'a pas précisé le nom de ce porte-avions mais le « John C Stennis » est à la tête d'une force d'intervention dans la région et une photo publiée la semaine dernière sur le site internet de la Ve Flotte américaine, basée à Bahreïn, le montrait en mer d'Oman.

« L'Iran ne réitérera pas sa mise en garde (...) Le porte-avion de l'ennemi a été déplacé en mer d'Oman en raison de nos exercices militaires. Je recommande et j'insiste sur le fait que le porte-avions américain ne doit pas revenir dans le Golfe persique », a déclaré Ataollah Saleh, cité par l'agence de presse Irna. Le commandant de la marine iranienne, Habibollah Sayyari, a pour sa part jugé que le maintien de la sécurité dans le Golfe ne nécessitait pas la présence de « forces étrangères ».

La France pour un durcissement des sanctions

Le lieutenant de vaisseau Rebecca Rebarich, porte-parole de la Ve Flotte de l'US Navy, a précisé que le « John C. Stennis » était sorti du Golfe le 27 décembre via le détroit d'Ormuz à l'occasion d'un déplacement de routine « planifié à l'avance ».

Un porte-parole du Pentagone, le capitaine de frégate Bill Speaks, a fait savoir à Reuters par courriel que les Etats-Unis continueraient à déployer des navires de guerre dans le Golfe. « L'US Navy opère en vertu de conventions maritimes internationales pour maintenir un état permanent de vigilance élevée pour garantir un flot continu et sûr sur les voies d'eau stratégiques pour le commerce mondial », a-t-il expliqué.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé plusieurs trains de sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, soupçonné de comporter un volet militaire. Ces sanctions ont eu un impact limité jusqu'à présent mais les dernières mesures pourraient pour la première fois frapper durement le secteur pétrolier iranien, qui représente 60% de l'économie du pays.

Le président Barack Obama a promulgué samedi une loi excluant du système financier américain toute institution collaborant avec la Banque centrale d'Iran, par laquelle le pays perçoit l'essentiel de ses revenus pétroliers. Si elles sont pleinement mises en oeuvre, ces mesures empêcheraient de nombreuses raffineries d'acquérir du brut iranien.

L'UE devrait à son tour décider de nouvelles sanctions lors d'une réunion de ses ministres des Affaires étrangères le 30 janvier, avec peut-être un embargo sur le pétrole iranien.

« La France (...) souhaite que nous durcissions les sanctions et le président de la République (Nicolas Sarkozy) a fait deux propositions concrètes. La première, c'est le gel des avoirs de la banque centrale iranienne, qui serait une mesure très rude, et la deuxième l'embargo sur les exportations pétrolières iraniennes », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, sur i-télé.

Michael Mann, porte-parole de la représentante diplomatique de l'UE Catherine Ashton, a précisé que les Vingt-sept débatteraient de ces questions cette semaine avec l'objectif de parvenir à un consensus avant la réunion du 30 janvier.

Ce durcissement occidental est nourri par un rapport publié en novembre par l'Agence internationale de l'Energie atomique dans lequel l'AIEA évoque des activités iraniennes potentiellement liées à l'acquisition d'un arsenal nucléaire. En réaction, l'Iran, qui assure vouloir uniquement produire de l'électricité, a adopté une attitude et une rhétorique de défi. Il a menacé le 27 décembre de fermer le détroit d'Ormuz, voie maritime par laquelle transitent 40% du commerce pétrolier mondial, en cas de sanctions contre son secteur pétrolier.

La Chine négocie des rabais

Il vient de terminer dix jours de manoeuvres navales dans le Golfe au cours desquels il dit avoir procédé à des tests de missiles de portée suffisante pour atteindre Israël et des bases américaines dans la région.

La situation paraît toutefois d'autant plus critique pour l'Iran que la Chine, même si elle bloque tout projet de sanctions au niveau des Nations unies, exige désormais des rabais sur ses achats de pétrole iranien, qui ont représenté 11% de ses importations au cours des onze premiers mois de 2011. Pour obtenir gain de cause, Pékin, principal partenaire commercial de l'Iran, a réduit de plus de moitié en janvier ses importations de brut iranien en se reportant sur des approvisionnements en Russie et au Vietnam. La Chine importait près de 550.000 barils par jour d'Iran en 2011 et elle n'a prévu d'en acquérir qu'environ 285.000 par jour en janvier.

La chute des revenus pétroliers a un impact direct sur la vie quotidienne des Iraniens avec la hausse des prix des biens subventionnés et la baisse du rial. Certains bureaux de change de Téhéran disent que leur activité est suspendue jusqu'à nouvel ordre. « Le taux change toutes les secondes (...) Nous ne prenons plus de rials pour les échanger contre des dollars ou toute autre monnaie étrangère », a dit Hamid Bakshi, d'un bureau du centre de Téhéran.

Zohreh Ghobadi, mère de famille ayant pris place dans une longue file d'attente devant une agence bancaire, a expliqué qu'elle souhaitait retirer ses économies et les convertir en dollars.

Les autorités iraniennes démentent cependant tout lien entre les sanctions occidentales et la baisse de la monnaie. « Les nouvelles sanctions américaines ne sont pas encore entrées en vigueur », a déclaré mardi Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Les echos

27/12/2011 - L’Iran est en mesure de bloquer le détroit d’Ormuz

La marine iranienne a commencé des exercices de dix jours à grande échelle dans la zone du détroit d’Ormuz qui revêt une importance stratégique, écrit lundi 26 décembre le quotidien Kommersant. Pour l’Iran, les exercices sont la première occasion de manifester sa puissance navale après que les Etats-Unis et Israël ont déclaré ne pas exclure un scénario de règlement par la force du problème nucléaire iranien.

Ces exercices sont sans précédent pour la flotte iranienne étant donné son rayon d’action dans l'océan Indien et l’utilisation de nouveaux types d’armes. Selon le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibollah Sayyari, les exercices se dérouleront avec la participation de sous-marins du type Tareq et Ghadir, de destroyers, de bâtiments équipés de systèmes de missiles mer-air dernière génération, de drones et d’artillerie côtière. Selon l’amiral Sayyari, le principal objectif des exercices est de s’assurer de l’efficacité de la marine iranienne dans ses eaux territoriales. L’amiral a promis que les exercices seraient un "message de paix et d’amitié destiné aux pays de la région". Selon les experts, les exercices iraniens seront la démonstration de force la plus importante de Téhéran dans le contexte de l’aggravation continue de la crise nucléaire iranienne. En novembre dernier, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont adopté de nouvelles sanctions draconiennes contre l’Iran dans les secteurs énergétique et financier. Par ailleurs, au cours des dernières semaines, l’administration américaine n’a pas exclu son soutien à Israël si ce dernier effectuait un raid contre les sites nucléaires iraniens.

La possibilité de bloquer le détroit d’Ormuz reste pour l’Iran un moyen efficace pour dissuader l’Occident. La semaine dernière, Parviz Sarvari, membre de la commission du parlement iranien pour la sécurité nationale, a déclaré qu’au cours des exercices la marine iranienne finaliserait les manœuvres visant à bloquer le détroit d’Ormuz (cette déclaration a conduit à une brusque hausse de prix sur les marchés mondiaux du pétrole). Certes, plus tard le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a désavoué la déclaration selon laquelle le détroit d’Ormuz serait bloqué pendant les exercices. L’amiral Sayyari a confirmé la veille que le blocage du détroit ne constituait pas l’objectif des exercices. Toutefois, il a déclaré que la flotte iranienne serait parfaitement en mesure de paralyser la navigation des tankers dans le détroit si le gouvernement iranien jugeait cette démarche opportune.

Rappelons que la partie nord du détroit d’Ormuz est contrôlée par l’Iran alors que son littoral sud appartient aux Emirats arabes unis et à Oman, alliés des Etats-Unis. Actuellement, plus d’un tiers des fournitures maritimes de pétrole de la planète s’effectue via le détroit. Selon les experts, la suspension de la navigation dans cette zone pourrait fortement ébranler les marchés mondiaux du pétrole.

Moskovstie Novosti

15/12/2011 - Moscou aiderait l'Iran en cas de frappes israélo-américaines (Nezavissimaïa gazeta)

La situation géopolitique autour de la Syrie et de l’Iran pousse la Russie à optimiser d’urgence ses forces armées en Transcaucasie, dans la mer Caspienne et dans les régions de la Méditerranée et de la mer Noire, écrit jeudi le quotidien russe Nezavissimaïa gazeta se référant à des sources au ministère de la Défense..


Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.

Ce problème fait partie des priorités de l’ordre du jour du sommet UE-Russie à Bruxelles jeudi avec la participation du président russe Dmitri Medvedev. La Russie a commencé récemment à exercer une influence diplomatique directe sur l’Europe et la communauté internationale concernant les problèmes d’une éventuelle guerre en Iran, après la publication en novembre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’un rapport sur le programme nucléaire iranien.

Cependant, la préparation de la Russie visant à minimiser les pertes suite aux actions éventuelles contre Téhéran a commencé il y a plus d’un an. A l’heure actuelle, elle est pratiquement terminée. Selon les sources du ministère russe de la Défense, en octobre-novembre 2011, la 102e base militaire en Arménie a été intégralement optimisée. Les unités de la garnison ont été projetées dans la région de Gumri, plus près de la frontière turque. En fait, les attaques éventuelles des troupes américaines contre les sites iraniens sont possibles à partir du territoire de la Turquie.

Un groupe aéronaval de la flotte russe du Nord sous le commandement du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, qui a l’intention d’entrer dans le port syrien de Tartus, a été envoyé près des côtes méditerranéennes. Les sources du ministère russe de la Défense n’ont pas confirmé, mais n’ont pas non plus réfuté le fait que ce groupe aéronaval était accompagné par des sous-marins nucléaires de la flotte du Nord. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant les missions de l’armée et de la flotte si une guerre était déclenchée contre l’Iran.

Les analystes n’excluent pas la participation militaire de la Russie au conflit en Iran. "Dans le pire cas de figure, si Téhéran était menacé par une défaite militaire totale en résistant à l’invasion des forces des Etats-Unis et l’Otan, la Russie lui apporterait son aide militaire. Du moins, technique", prédit le colonel Vladimir Popov, expert militaire.

Ria

13/12/2011 - Une frappe contre l'Iran serait catastrophique pour la région (Moscou)

Une frappe américaine ou israélienne contre l'Iran aurait des conséquences catastrophiques pour les pays de cette région et le monde entier, a déclaré lundi le représentant de la Russie auprès de l'Union européenne Vladimir Tchijov.

"Une frappe portée par les Etats-Unis ou Israël déclenchera un scénario catastrophique" à l'échelle régionale et mondiale, a indiqué M.Tchijov devant les journalistes.

Début novembre, des médias israéliens et occidentaux ont rapporté que les Etats-Unis et Israël pourraient porter une frappe contre les sites nucléaires iraniens après la récente publication d'un rapport de l'AIEA consacré à l'Iran.

Selon le rapport, l'Iran a œuvré pour la création d'une arme atomique jusqu'en 2003 et poursuit probablement ses activités en ce sens. En novembre, le président israélien Shimon Peres a déclaré que "la possibilité d'une attaque militaire était plus proche qu'une option diplomatique".

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié l'éventuelle frappe militaire contre l'Iran d'"erreur lourde de conséquences imprévisibles".

Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme mené, selon Téhéran, à des fins civiles. Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté plusieurs résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement de l'uranium.

Ria novosti

09/12/2011 - Iran : les militaires US craignent qu’Israël emploie l’arme nucléaire en seconde frappe

Un ancien amiral de l’US Navy ayant longtemps servi au sein des instances de sécurité nationale des Etats-Unis, a confirmé au magazine EIR que lui et de nombreux collègues craignent plus que tout de voir Israël lancer non seulement une attaque préventive sur l’Iran, mais qu’en cas de représailles iraniennes, l’Etat hébreux répondrait par l’arme nucléaire.

« Si les israéliens attaquent, ce sera extrêmement contre-productif, a expliqué l’Amiral. Je me fais beaucoup de souci à ce sujet. » Il a également ajouté qu’il considère l’ensemble de la région du golfe persique et de l’est méditerranéen comme un unique champ de bataille servant de déclencheur pour une guerre générale. Il a notamment cité la présence en Syrie de membres des Gardiens de la révolution iranienne et la perspective d’une guerre civile entre Sunnites et Chiites en Irak, dans le contexte du retrait des troupes américaines. « Mais étant donné la folie israélienne, je vois l’Iran comme le problème le plus effrayant. »

Face à l’escalade des menaces internationales contre l’Iran, l’Ayatollah Khamenei vient d’ordonner aux chefs des forces de sécurité de se mettre en état d’alerte. Selon le Daily Telegraph, le commandant des Gardiens de la révolution, le général Jaafari a fait redéployer les missiles longue portée Shahab sur des sites secrets le long des frontières afin de les préserver de toute neutralisation ennemi et de pouvoir déclencher immédiatement des représailles en cas d’attaque.

Le secrétaire américain à la Défense a prévenu qu’une attaque israélienne mènerait à une « escalade » pouvant « aspirer le Moyen-Orient dans un conflit que nous regretterions ».

S&P

06/12/2011 - Ryad pourrait envisager l'acquisition de l'arme nucléaire

"Une catastrophe touchant l'un de nous s'abattra sur nous tous", a prévenu le prince Turki al-Fayçal. Le prince saoudien Turki al-Fayçal, un influent membre de la famille régnante, a évoqué lundi la possibilité pour l'Arabie saoudite de se doter de l'arme nucléaire, dans la foulée de la course aux armes de destruction massive engageant Israël et l'Iran.

"Tous nos efforts et ceux du monde ayant échoué à convaincre Israël de renoncer à ses armes de destruction massive mais aussi l'Iran, il est de notre devoir à l'égard de nos peuples d'envisager toutes les options possibles, y compris l'acquisition de ces armes", a déclaré le prince Turki, ancien chef du renseignement saoudien, lors d'un forum sur la conjoncture régionale à Ryad. "Une catastrophe touchant l'un de nous s'abattra sur nous tous", a prévenu le prince, en référence aux effets dévastateurs d'une course régionale à l'arme nucléaire.

Le royaume saoudien, qui redoute une dimension militaire du programme nucléaire de l'Iran et qui dénonce constamment la puissance d'Israël en la matière, a multiplié les démarches pour développer de l'énergie nucléaire, officiellement à "usage pacifique".

En juin, un coordinateur de l'organisme saoudien du nucléaire civil, Abdel Ghani Malibari, cité par la presse locale, avait annoncé que Ryad entendait construire 16 réacteurs nucléaires civils dans les 20 prochaines années pour un coût de quelque 80 milliards de dollars.

Orient du jour

22/11/2011 - L'Iran "espère" qu'Israël commettra l'erreur de l'attaquer

Le commandant de la force aéro-spatiale des Gardiens de la révolution, le général Amir-Ali Hadjizadeh, a déclaré que l'Iran "espérait" qu'Israël commettra l'erreur de l'attaquer pour envoyer le régime sioniste "à la poubelle de l'histoire", a rapporté lundi l'agence Fars.

"Un de nos grands espoirs est qu'ils commettent une telle action car depuis longtemps il y a une énergie emmagasinée que nous espérons utiliser pour envoyer les ennemis de l'islam à la poubelle de l'histoire", a-t-il déclaré à propos des menaces d'attaques israéliennes contre les sites nucléaires iraniens. "Le développement de nos capacités balistiques ne cessera jamais", a-t-il ajouté.

Ces dernières semaines, des responsables israéliens ont menacé d'attaquer les sites nucléaires iraniens. L'Iran a mis en garde Israël mais aussi les Etats-Unis contre toute attaque en menaçant de s'en prendre non seulement à Israël mais aussi aux intérêts américains dans la région.

Belga

06/11/2011 - Une attaque contre l'Iran "de plus en plus vraisemblable", prévient Shimon Peres

Le président israélien Shimon Peres a averti samedi qu'une attaque était "de plus en plus vraisemblable" contre l'Iran, peu avant la publication par l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA) d'un rapport sur le programme nucléaire de Téhéran.

"Les services de renseignements des divers pays qui surveillent (l'Iran) s'inquiètent et pressent leurs dirigeants d'avertir que l'Iran est prêt à obtenir l'arme atomique", a affirmé M. Peres à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne.

"Il faut se tourner vers ces pays pour qu'ils remplissent leurs engagements (...) Ce qui doit être fait, et il y a une longue liste d'options", a-t-il encore dit.

M. Peres a tenu ces propos alors que l'AIEA doit publier le 8 novembre un rapport sur le programme nucléaire de l'Iran, que les experts israéliens jugent "alarmant".

Lors d'une autre interview dimanche matin à la radio publique, M. Peres a affirmé que, selon les "signes avant-coureurs, l'Agence a en main des preuves que les Iraniens malgré leur dénégations vont bien produire un armement nucléaire".

"Jusqu'à présent, l'Agence avait accordé le bénéfice du doute à l'Iran. Ce rapport, s'il est publié, va lever le doute", a ajouté le président en préconisant un durcissement des sanctions "économiques et pétrolières" contre Téhéran.

L'hypothèse d'une frappe préventive d'Israël contre les installations nucléaires de l'Iran a repris corps ces derniers jours, à la faveur de fuites organisées vers les médias d'un débat qui divise les membres du cabinet de Benjamin Netanyahu.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a démenti lundi des informations selon lesquelles il aurait d'ores et déjà décidé avec M. Netanyahu d'attaquer l'Iran.

Mais, il a ensuite ajouté qu'"il peut se créer des situations au Moyen-Orient dans lesquelles Israël devra défendre ses intérêts vitaux de façon indépendante, sans avoir à s'appuyer sur d'autres forces régionales ou autres".

Selon Haaretz, la majorité des 15 membres du cabinet israélien de sécurité est pour l'heure opposée à une attaque contre l'Iran. Seule cette instance peut arrêter une décision aussi grave.

De nombreux responsables israéliens soulignent qu'Israël n'est pas en mesure de lancer une telle opération sans la coordonner préalablement avec les Etats-Unis et sans le feu vert de ces derniers.

Haaretz a indiqué dans son édition de dimanche en citant des responsables américains que lors de la dernière visite en Israël le 3 octobre du Secrétaire d'Etat américain à la Défense Leon Panetta, MM. Netanyahu et Barak s'étaient contentés de répondre "en termes vagues" lorsque ce dernier leur a demandé de s'engager à coordonner avec Washington toute action contre l'Iran.

L'opinion israélienne est divisée pratiquement à égalité entre partisans (41%) et opposants (39%) d'une attaque contre les installations nucléaires iraniennes, selon un sondage.

En attendant une éventuelle décision, Israël a procédé jeudi à un vaste exercice de défense passive simulant une attaque de missiles dans la région de Tel-Aviv, et a tiré mercredi avec succès un missile balistique doté d'un nouveau système de propulsion.

Les médias israéliens ont également fait état d'un exercice mené ces derniers jours par 14 avions israéliens en Sardaigne (Italie) en coopération avec l'aviation italienne pour s'entraîner à des missions "à longue distance".

"Les Etats-Unis savent que toute attaque du régime sioniste contre l'Iran produira de sérieux dommages non seulement contre ce régime mais aussi contre les Etats-Unis", a averti le chef d'état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé jeudi en Libye que l'Iran s'est "préparé au pire".

AFP

06/11/2011 - Nétanyahou attaque la presse après des fuites sur d'éventuelles frappes contre l'Iran

Et maintenant, la théorie du complot ! Après un étonnant silence de plus de cinq jours, pendant lesquels la plupart des ministres israéliens ont fait chorus dans le débat très public sur l'opportunité ou non, pour Israël, d'envisager des frappes militaires contre les installations nucléaires iraniennes, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a demandé au Shin Bet, le service de renseignement intérieur, de diligenter une enquête sur l'origine des fuites concernant une discussion censée rester confinée au cénacle du cabinet restreint.

Haro donc sur la presse, coupable d'avoir rendu compte des états d'âme de ministres qui se sont notamment exprimés... à la Knesset, le Parlement israélien ! Mais comme les médias peuvent rendre des services, c'est par le biais du quotidien koweïtien Al-Jarida que le gouvernement israélien a choisi de faire part de la saisie du Shin Bet et de ses soupçons. Le bureau du premier ministre n'a ni confirmé ni démenti les informations d'Al-Jarida, un journal très souvent utilisé par l'exécutif israélien pour distiller informations, rumeurs et ballons d'essai.

DÉSIR DE REVANCHE

Que dit Al-Jarida ? Que ces fuites sont la manifestation du désir de revanche des anciens chefs du Mossad (renseignement extérieur) et du Shin Bet Meir Dagan et Youval Diskin, le premier n'ayant pas apprécié de ne pas être renouvelé dans ses fonctions, et le second de ne pas lui avoir succédé. Les deux hommes auraient "recruté" des journalistes pour nuire au premier ministre et au ministre de la défense, Ehoud Barak, et torpiller l'intention prêtée aux deux hommes de pousser les feux en faveur d'une intervention militaire contre l'Iran.

Mais Meir Dagan est du genre combatif : "Je suis un criminel qui viole les règles de sécurité ? Qu'ils me jugent donc ! Ceux qui ont poussé la question iranienne au centre de l'actualité, ce sont le premier ministre et le ministre de la défense", a ajouté l'ancien patron du Mossad. Dans cette ambiance de règlement de comptes, Moshé Yaalon, le ministre des affaires stratégiques, a dénoncé le comportement " cynique et irresponsable" de son collègue de la défense, par ailleurs soupçonné d'exagérer à dessein les menaces contre Israël pour obtenir des rallonges financières pour son ministère.

La plupart des éditorialistes de la presse israélienne dénoncent l'hypocrisie du gouvernement, qui, n'ayant pas fait usage de la censure militaire (une pratique pourtant courante sur des sujets sensibles), a laissé le débat prendre de l'ampleur, avant de désigner un bouc émissaire : la presse.

Que la tentation de frappes préventives contre l'Iran existe en Israël, nul ne peut en douter. La preuve : le débat s'est transporté, vendredi 4 novembre, de Jérusalem à... Cannes. Lors du sommet du G20, Nicolas Sarkozy s'est refusé à envisager une hypothèse guerrière, insistant au contraire sur la nécessité de multiplier les sanctions contre Téhéran. Le ton se voulait apaisant, mais non dénué d'une menace à peine voilée : "Si Israël était menacé dans son existence, la France ne resterait pas les bras croisés", a souligné le président français.

Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant) - Le monde

06/11/2011 - L'Iran a une installation pour tester des armes nucléaires selon l'AIEA

Un rapport publié par l'organisme de surveillance nucléaire de l'ONU la semaine prochaine soutiendra les allégations que l'Iran a construit une installation d'essais d'armes nucléaires, a rapporté Reuters samedi.

Dans son rapport, l'agence Reuters cite des sources affirmant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a obtenu des images satellite d'un grand conteneur en acier pour réaliser des tests avec de hauts explosifs qui pourraient être utilisés comme des armes nucléaires. Les images du site à Parchine, près de Téhéran, et d'autres preuves accréditent les allégations des Etats membres de l'AIEA que l'installation était destinée aux tests d'explosifs nucléaires.

Selon les sources que Reuters a eues, l'AIEA révélera aussi la preuve la semaine prochaine que l'Iran a effectué la modélisation informatique d'une arme nucléaire.

Les diplomates occidentaux contactés par le FT ont déclaré samedi qu'ils ne feraient aucun commentaire sur le rapport de Reuters.

Ces derniers jours, des diplomates occidentaux ont déclaré que le rapport très attendu permettra de renforcer les soupçons que Téhéran cherche à développer une capacité à fabriquer des bombes atomiques.

On ignore quand le conteneur a été construit à Parchine ou s’il a été effectivement utilisé pour des travaux liés au nucléaire.

Les responsables iraniens n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.

Les suspicions de travail sur des armes nucléaires au complexe militaire de Parchine, au sud-est de Téhéran date au moins de 2004, quand un éminent expert nucléaire a dit que des images satellites ont montré que cela pouvait être un site pour la recherche, les essais et la production d'armes nucléaires.

L'Iran, qui affirme que son programme nucléaire est pacifique, a déjà nié les allégations. En 2005, l'Iran a autorisé les inspecteurs nucléaires à visiter Parchine.

L'AIEA en mai, a énuméré sept domaines de préoccupation quant aux dimensions militaires possibles du programme nucléaire de l'Iran, y compris la fabrication de hauts explosifs et le développement, la fabrication, et les tests de composants explosifs.

Un des principaux obstacles dans la fabrication d'une bombe atomique est la conception d'un anneau d'explosif conventionnel pour compresser les matières atomiques dans le cœur d'ogives, enflammant une réaction nucléaire en chaîne. Les expériences doivent être menées pour tester l'impact des explosions sur les composants des bombes.

On s'attend à ce que le rapport d'AIEA inclue d'autre preuve de recherche et d'autres activités qui ont peu de sens si elles ne sont pas liées aux armes, ont dit les diplomates occidentaux.

Les puissances occidentales pensent que l'Iran essaye secrètement de développer des armes nucléaires, mais Téhéran nie ceci, alléguant qu'il enrichit de l'uranium uniquement pour faire fonctionner des réacteurs pour produire de l'électricité.

Toute preuve d'activités nucléaires renforcerait les appels à de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Benjamin Netanyahou, qui agite le spectre d’une menace imminente, envisage des frappes en Iran.

Selon les médias israéliens, une partie du gouvernement serait en faveur d'une attaque militaire préventive contre les installations nucléaires iraniennes. Ce point de vue, très loin de faire l’unanimité, a provoqué un vif débat à la Knesset le 31 octobre dernier. D’un côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prônent l’option militaire. Alors que l'autre partie du gouvernement et les responsables des agences de sécurité font bloc, privilégiant l’adoption de nouvelles sanctions économiques pour faire pression sur Téhéran.

"La sécurité, ce n’est pas uniquement la défense, c’est aussi la capacité d’attaquer", a déclaré Benjamin Netanyahou à la Knesset, provoquant une vive inquiétude au sein de son propre rang et un tollé de l’opposition.

Article rédigé par Melvine en Action - Source The Financial Times et France24

03/11/2011 - L'hypothèse d'une attaque de l'Iran par Israël resurgit

Des indiscrétions publiées en première page du quotidien «Yediot Aharonot» prétendent que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le ministre de la défense Ehud Barak se sont mis d'accord pour attaquer les installations nucléaires iraniennes, contre l'avis des services de renseignements militaires et civils.

Le quotidien Haaretz confirme qu’ils tentent de lever l'opposition d'une majorité de ministres contre une attaque visant les installations nucléaires iraniennes. A la suite de ces rumeurs, la chef de l'opposition, Tsipi Livni, a appelé le premier ministre à «écouter les chefs des services de sécurité concernant le dossier iranien».

Les États-Unis envisagent, selon le New York Times, de renforcer leur présence militaire dans la région du Golfe persique et pourraient également envoyer des navires supplémentaires dans les eaux du Golfe.

Le risque d’une action militaire est à prendre d'autant plus sérieusement que la Russie a décidé de renforcer la défense de l’Iran contre les avions ou les missiles. D'autant plus que la première centrale nucléaire iranienne, construite par la Russie à Bushehr, devrait entrer en service au début de l’année 2012. Cette déclaration a été faite par Mohammad Ahmadian, responsable des centrales nucléaires au sein de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), lors d'une cérémonie marquant la montée de Bushehr à 40% de sa puissance: «Nous prévoyons de pouvoir connecter la centrale avec toute sa puissance au réseau électrique d'ici mars 2012».

Difficultés techniques

Le report de mois en mois de la mise en service du fleuron des usines nucléaires iraniennes prouvait les difficultés techniques du programme et confortait Israël dans sa conviction que le danger n’était pas encore immédiat. Il semble cependant que la donne vient de changer.

Israël avait déjà prévu d’attaquer les installations nucléaires à la fin de l'année 2010 mais les États-Unis l’ont empêché. Nos articles sur Slate avaient fait état des pressions qu’Israël maintenait sur Barack Obama pour le persuader de la nécessité d’une frappe préventive contre les installations nucléaires de Téhéran. WikiLeaks avait confirmé nos affirmations.

Les dirigeants israéliens, usant d’analyses fluctuantes, ont donné le sentiment de ne pas avoir de stratégie précise. Ils semblent vouloir brouiller les pistes sur leurs intentions réelles à l’égard de l’Iran. L’ancien chef du Mossad Meir Dagan avait en effet tempéré la situation en précisant que l’Iran n’aurait pas de capacité nucléaire militaire avant 2015.

Ces atermoiements ont été justifiés par les dysfonctionnements intervenus dans les centrales nucléaires sous l’effet du virus informatique Stuxnet. Les experts sont maintenant convaincus que ce virus avait été conçu pour s'attaquer aux centrifugeuses de Natanz utilisées pour enrichir l'uranium. Contrairement aux virus de type «familiaux», Stuxnet avait été élaboré «sur mesure» pour s’attaquer spécifiquement aux sites nucléaires iraniens. Il était chargé de saboter exclusivement les alimentations électroniques des centrifugeuses nucléaires. Le virus a ainsi agit comme une arme de destruction, nouvelle génération.

Parallèlement à cette attaque cybernétique, une guerre totale des services secrets avait été engagée entre l'Iran et Israël. Des savants iraniens ont été assassinés, retardant d'autant la réalisation du programme iranien. Le virus Stuxnet et les assassinats de scientifiques ont suffisamment retardé le programme nucléaire pour qu'Israël renonce presque officiellement à une attaque risquée et incertaine.

Nouvelle donne de l’AIEA

Toutefois l’AIEA (Agence internationale à l’énergie atomique) de l’ONU pointe, dans son rapport du 2 septembre qui sera publié le 8 novembre, sa préoccupation croissante «sur l'existence possible en Iran d’activités nucléaires non divulguées, liées au nucléaire militaire, y compris les activités de développement d'une charge nucléaire pour un missile». Le rapport montre que la production par l'Iran d’uranium faiblement enrichi (UFE) et d’uranium enrichi à 20% a continué sans relâche. Les iraniens ont augmenté leur stock d’UFE de 438 kg pour le porter à un total de 4.543 kg tandis que la production totale d’uranium enrichi à 20% a atteint 70,8 kg. L’Agence s’estime actuellement «incapable de fournir des assurances crédibles garantissant que toutes les matières nucléaires en Iran sont destinées à des activités pacifiques».

Fereydoun Abbas, chef de l'agence iranienne de l'énergie atomique, a confirmé le 29 août, l'accélération de son programme nucléaire militaire et les préparatifs contre une éventuelle attaque sur ses installations. Selon lui, la production de combustible nucléaire a déjà largement dépassé ses besoins. Les sources militaires israéliennes précisent que Téhéran est en mesure de passer de l’uranium enrichi à 20% à de l’uranium enrichi à 60%, dernière étape avant l’uranium à 90% utilisable pour les armes nucléaires. Le stock évalué par l’Agence à 4.543 kg d’uranium faiblement enrichi suffit à construire quatre armes nucléaires après enrichissement.

Fereydoun Abbas considère caduque la proposition des occidentaux de 2009 tendant à fournir à l'Iran du combustible en faible quantité pour son réacteur de recherche en échange d'un arrêt de la propre production iranienne: «Nous ne négocierons plus d’échange de combustible ni l'arrêt de notre production» a-t-il affirmé.

Nouvelle usine à Qom

Le chef l'agence atomique iranienne a révélé le transfert imminent de ses installations d'enrichissement de Natanz vers un lieu fortifié souterrain, à proximité de la ville sainte de Qom, pour les mettre à l’abri d’attaques de missiles et cybernétiques. Il a clairement prévenu que l’Iran n’autoriserait pas la visite par les instances internationales de cette nouvelle installation qui a reçu de nouvelles centrifugeuses plus avancées, IR-4 et IR-2m, en remplacement de celles détruites par le virus, afin d’accélérer la production d'uranium hautement enrichi.

Les sources de renseignement occidentales estiment à présent que les progrès réalisés par l’Iran permettront au printemps 2012 l'achèvement potentiel de deux à quatre bombes avec une capacité réelle d’effectuer un essai nucléaire. A la Maison Blanche, Tommy Vietor, porte-parole du Conseil national de sécurité, a déclaré que le projet iranien visant à «installer et faire fonctionner les centrifugeuses à Qom est une violation de leurs obligations vis-à-vis des Nations Unies et un nouvel acte de provocation». La France a, de son côté, adopté une attitude ferme puisque Nicolas Sarkozy a confirmé le 31 août que «les tentatives de l'Iran de construire des missiles à longue portée et des armes nucléaires pourraient conduire les pays occidentaux à lancer une attaque préventive».

Urgence stratégique

Les dirigeants israéliens laissent croire qu’ils attendent la mise à l'écart programmée du président Ahmadinejad. Mais les russes ne croient pas à un renoncement israélien. Moscou a annoncé, le 25 octobre, la vente à l'Iran de systèmes mobiles de radars très avancés, Avtobaza, montés sur camion et capables de brouiller les instruments électroniques de guidage des missiles d'attaque. Ce brouilleur de radar fait partie de l’arsenal militaire russe le plus sophistiqué pour signaler l’approche des avions de chasse et des missiles. Il est capable de détecter simultanément et électroniquement 60 cibles dans un rayon de 150 kilomètres à 360 degrés, avec une alerte de l’ordre de vingt minutes.

Le transfert des usines nucléaires, l’installation en cours du système Avtobaza et l’opportunité des délais de formation des servants des batteries pourraient avoir incité les dirigeants israéliens à anticiper leur intervention contre l’Iran. Les israéliens craignent que le nouveau matériel préfigure la livraison à l’Iran de la totalité du système russe de renseignement électronique ELINT qui lui permettrait d’identifier et de réagir à tout mouvement aérien, non seulement au-dessus de son territoire, mais dans la globalité du Golfe Persique et de la Mer Caspienne. Tsahal aurait alors plus de difficultés à intervenir.

L’annonce de la transaction a été faite à un haut niveau politique, par Konstantin Biryulin, directeur adjoint du Service fédéral de coopération militaro-technique de la Russie (FSMTC), et non par les responsables commerciaux habituels. Il a confirmé que «nous négocions la fourniture de moyens pour assurer la sécurité de l'Iran» car le Kremlin estime que les ventes d’armes à l’Iran constituent une question stratégique du ressort du gouvernement. Mais le message aux occidentaux reste clair: la Russie ne restera pas les bras croisés, comme au moment de l’intervention de l’OTAN contre la Libye. Elle ne tolèrera aucune action contre la Syrie ou l’Iran dont elle assure ouvertement la protection.

Test balistique israélien

Israël ne se sent pas concerné par cette mise en garde. En revanche, il laisse filtrer des informations stratégiques. Il a testé, le 2 novembre dans la base de Palmachim, un nouveau missile balistique intercontinental capable de transporter une ogive nucléaire. Il s’agirait d’un dérivé du Jéricho-3 à combustible solide dont la portée est estimée de 4.800 à 6.500 km, suffisamment pour atteindre l’Iran. Il ne servirait pas à une attaque contre les usines nucléaires mais serait une dissuasion pour toute velléité des iraniens d’atteindre des cibles civiles en Israël. En revanche, les experts militaires considèrent qu’une quarantaine de missiles à ogives conventionnelles est capable de détruire les trois sites de Natanz, Ispahan et Arak. Les israéliens disposent en effet depuis fin septembre de bombes GBU-28 capables d’atteindre en profondeur les bunkers enfouis dans des grottes naturelles.

L’annonce israélienne de cet essai balistique entre dans la nouvelle stratégie du gouvernement d’avouer ouvertement l’existence d’un programme nucléaire militaire alors que jusqu’à présent les dirigeants laissaient planer le doute et l’ambiguïté. Ils sont amenés à lever le voile devant les informations concordantes des services de renseignements faisant état d’un prochain test balistique iranien avec ogive nucléaire.

Par ailleurs, l’annonce que la Syrie a reconstruit un site nucléaire, pour remplacer le réacteur bombardé en 2007 par Israël, confirme que l’Iran n’a pas abandonné sa volonté d’équiper en armes nucléaires les ennemis d’Israël. La proximité d’un site nucléaire aux frontières d’Israël constitue un casus belli. Le test balistique israélien avec ogive nucléaire et la libération de la censure militaire sur les affaires nucléaires israéliennes pencheraient pour une volonté de mettre en garde les pays occidentaux sur la montée des périls et sur le fait qu'Israël ne restera pas longtemps sans agir pour sa survie.

La comédie, qui se joue en Israël entre les partisans d’une attaque, les politiques, et ceux qui prônent la patience, les militaires, tend à masquer les intentions réelles d’Israël et à mobiliser en permanence les iraniens dans une guerre des nerfs dont l’issue reste improbable.

Jacques Benillouche - Slate

16/10/2011 - Complot iranien présumé: Khamenei rejette les accusations américaines

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a rejeté samedi en bloc les accusations américaines "absurdes" impliquant l'Iran dans un présumé complot pour assassiner l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, alors que Washington et Ryad ont affirmé que Téhéran devrait rendre des comptes.

L'ayatollah Khamenei, qui détermine les grandes orientations politiques nationales et internationales de l'Iran, a confirmé que Téhéran n'entendait reconnaître aucune responsabilité dans cette affaire, révélée mardi par les autorités américaines.

Les Etats-Unis "ont créé toute une histoire ces derniers jours (...) avec des accusations absurdes contre un certain nombre d'Iraniens (...) et en accusant l'Iran de soutenir le terrorisme, mais ce type de conspiration ne réussira pas à isoler" la République islamique, a affirmé le numéro un iranien dans un discours retransmis par la télévision.

La justice américaine a annoncé mardi l'inculpation de deux ressortissants iraniens accusés d'avoir projeté d'assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington dans le cadre d'une opération planifiée par Téhéran.

L'Iran a immédiatement rejeté ces accusations, criant à une manipulation destinée à diviser les pays musulmans, a protéger Israël et à isoler davantage la République islamique déjà soumise à de sévères sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et balistique controversé.

"L'Amérique veut utiliser ces accusations pour affirmer que l'Iran soutient le terrorisme, mais cela n'a pas marché et ne marchera pas", a affirmé samedi l'ayatollah Khamenei en faisant pour la première fois explicitement référence à cette affaire.

Les Etats-Unis "montent régulièrement ce genre de conspiration inutile et sans effet. Ils disent qu'ils veulent isoler l'Iran mais ils n'y parviendront pas, ce sont eux qui sont isolés", a ajouté le guide suprême iranien.

Le président Barack Obama a affirmé jeudi que le complot pour assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite était incontestablement le fait d'Iraniens ayant des liens avec le régime et a exigé que Téhéran rende des comptes, même s'il n'a pas exclu que les plus hauts dirigeants aient pu ignorer les détails de l'opération.

Il s'est dit déterminé à renforcer les sanctions contre Téhéran et à "poursuivre la mobilisation de la communauté internationale pour faire en sorte que l'Iran soit de plus en plus isolé et paie le prix d'un tel comportement".

L'Iran est déjà sous le coup de six résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant ses programmes nucléaire et balistique, dont quatre assorties de sanctions.

Les Etats-Unis, l'Union européenne et un certain nombre de leurs alliés européens et asiatiques ont renforcé ces sanctions depuis l'été 2010 en imposant unilatéralement un embargo financier, commercial et technologique sévère contre Téhéran.

L'ayatollah Khamenei avait déjà accusé jeudi Washington de chercher à répandre "l'Iranophobie" dans la région pour tenter de camoufler "les échecs" de la politique américaine au Moyen-Orient.
A cet égard, le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi a à nouveau appelé l'Arabie saoudite à la "prudence" dans cette affaire, alors que Ryad a annoncé vendredi préparer une riposte contre Téhéran.

"Nous ne plierons pas devant les pressions (de l'Iran) et nous lui demanderons des comptes pour toute action hostile, à laquelle l'Arabie saoudite apportera une riposte appropriée", a averti le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal.

"Nos ennemis cherchent comme toujours à créer des divisions entre les pays de la région, mais nous espérons que les Saoudiens auront la sagesse de ne pas entrer dans ce genre de jeu politique" et de "garder une approche prudente" de ce dossier, a répondu samedi M. Salehi cité par l'agence Fars.

AFP

Ces deux dernières semaines marque un passage très spécial...le mécanisme menant à la 3ème guerre mondiale a avancer d'un cran, et personne n'a l'air de vraiment réaliser ce qu'il se passe...

12/10/2011 - Complot iranien présumé à Washington : Téhéran crie au coup monté

L'Iran a rejeté en bloc les accusations américaines l'impliquant dans un projet d'assassinat de l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, criant à un coup monté de Washington qu'il a mis en garde mercredi contre toute velléité de "confrontation".

Le ministre américain de la Justice Eric Holder a annoncé mardi l'inculpation de deux ressortissants iraniens accusés d'avoir projeté d'assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel Al-Jubeir dans le cadre d'un complot "conçu, organisé et dirigé" par l'Iran.

"Scénario ridicule fabriqué de toutes pièces" pour créer des tensions entre l'Iran et ses voisins arabes du Golfe, a immédiatement rétorqué Téhéran.

"Les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite sont basées sur le respect mutuel et une telle accusation sans fondement ne mènera nulle part", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast.

Washington cherche à la fois à "détourner l'attention de ses problèmes domestiques" et à créer des divisions au sein des pays musulmans afin de "sortir Israël de son isolement actuel", a-t-il estimé.

Téhéran a toutefois laissé transparaître son inquiétude quant aux suites possibles des accusations américaines en mettant en garde les Etats-Unis contre toute velléité de "confrontation".

"Nous ne cherchons pas la confrontation, mais s'ils nous l'imposent les conséquences seront plus dures pour eux" que pour l'Iran, a affirmé le chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi.

L'Iran a également saisi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité sur les "conséquences dangereuses" que pourraient avoir les accusations américaines sur la stabilité dans le Golfe et au Moyen-Orient.

Dans une lettre officielle, l'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazaee, a également appelé les "voisins musulmans à se montrer vigilants contre les campagnes vicieuses (des Etats-Unis) visant à ébranler la paix et les relations d'amitié entre les pays de la région".

"Cette procédure solennelle et la rapidité inhabituelle des réactions iraniennes montrent que l'Iran prend l'affaire très au sérieux", a relevé un diplomate occidental à Téhéran.

A l'appui des craintes iraniennes, Londres a assuré Washington de son appui pour de nouvelles sanctions contre l'Iran, tandis que l'Union européenne avertissait Téhéran que l'affaire aurait "des conséquences très graves" si les accusations américaines étaient prouvées.

Washington a d'ores et déjà annoncé son intention de faire monter la pression internationale contre Téhéran, déjà soumis à de sévères sanctions de l'ONU et des pays occidentaux pour son programme nucléaire controversé ainsi que pour ses violations des droits de l'Homme.

Les autorités saoudiennes sont demeurées relativement discrètes, se bornant à condamner "une violation odieuse des conventions internationales" dans un communiqué de leur ambassade à Washington.

Mais cette affaire, relève-t-on dans les milieux diplomatiques à Téhéran, intervient alors que les relations de l'Iran avec l'Arabie saoudite se sont fortement détériorées, après l'intervention militaire saoudienne à Bahreïn en mars pour aider à réprimer une révolte de la population majoritairement chiite, comme en Iran, contre la dynastie sunnite de l'émirat.

Téhéran a vivement critiqué cette intervention, s'attirant en retour l'accusation d'ingérance dans les affaires intérieures de ses voisins pour chercher à les déstabiliser.

Ryad a également accusé l'Iran d'avoir fomenté des manifestations violentes la semaine dernière dans l'Est chiite de l'Arabie saoudite, laissant entendre que l'affaire aurait des suites.
AFP

28/09/2011 - Un diplomate français met en garde contre un fort risque de frappe contre l'Iran

L'ambassadeur français aux Nations Unies, Gérard Araud, a prévenu d'un "fort risque" d'une frappe militaire contre l'Iran si la république islamique continue sur la voie de la prolifération nucléaire, a rapporté l'AFP mercredi.

"Si nous ne réussissons pas à trouver la voie des négociations aujourd'hui avec l'Iran, il y a un fort risque d'action militaire," a déclaré l'ambassadeur français lors d'un groupe de discussion à New York, selon l'AFP.

Araud a ajouté qu'il était convaincu que "certains pays n'accepteront pas la perspective" que la république islamique atteigne l'armement nucléaire.

Il y a quelques jours, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé l'Iran à faire un premier pas en gelant la production des centrifugeuses, affirmant qu'une telle mesure permettrait d'éviter de nouvelles sanctions contre elle.

Si l'Iran fait ce premier pas, a déclaré Lavrov lors d'une interview à CNN dimanche, la Russie "n'adoptera pas de nouvelles sanctions au conseil de sécurité des Nations Unies ou unilatéralement."
Disant que le seul moyen de résoudre la question du nucléaire iranien passe par des négociations, il a ajouté : "je crois que si l'Iran reçoit un message très clair que ce n'est pas un problème de changement de régime mais que cela ne concerne que la non-prolifération, je crois que nous avons une chance de commencer des discussions sérieuses."

En attendant, le secrétaire américain à la défense, Léon Panetta, devrait arriver en Israël pour des discussions avec son homologue, le ministre de la défense Ehoud Barak. Les pourparlers devraient inclure la menace nucléaire iranienne.

Juif.org

28/09/2011 - L'Iran veut envoyer des navires de guerre au large des Etats-Unis

L'Iran a évoqué mardi l'envoi de navires de guerre dans l'Atlantique, non loin des côtes des Etats-Unis, en réponse à la présence de l'US Navy dans le Golfe.

«Tout comme les "puissances arrogantes" sont présentes près de nos frontières maritimes, nous aurons nous aussi une présence imposante près des frontières maritimes américaines», a déclaré le commandant en chef de la marine iranienne, le contre-amiral Habibollah Sayyari.

Ce dernier s'exprimait lors des cérémonies marquant le 31e anniversaire du déclenchement de la guerre Iran-Irak, qui a duré de 1980 à 1988. Il n'en a pas dit plus sur ce déploiement envisagé.

Des navires de guerre américains patrouillent dans le Golfe et la Ve Flotte de l'US Navy est basée à Bahreïn. Au début du mois, le gouvernement de Téhéran a dénoncé le projet de l'Otan d'installer un radar d'alerte en Turquie. Ce dispositif est censé mettre l'Europe à l'abri d'éventuels tirs de missiles.

Le Pentagone a précisé qu'il serait opérationnel avant la fin de l'année.

20 minutes et reuteurs

17/09/2011 - L’Iran s’apprête à construire 34 nouvelles centrales atomiques

« 34 nouveaux emplacements ont été identifiés pour construire de nouvelles centrales atomiques, a affirmé le numéro deux de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohamad Ahmadiyan, lundi (12 juillet) dans la soirée.

« L’ensemble de ces installations produira plus de 20.000 mégawats d’électricité, a-t-il ajouté tout en soulignant des projets en cours qui impliqueront les spécialistes iraniens et étrangers. « La centrale atomique de Bouchehr est la 434ème centrale du monde à avoir été construite dans le respect total des mesures de sécurité et ce fait est bien avéré par les inspecteurs de l’AIEA , a ajouté M Ahmadiyan en rappelant la signature avec Moscou de deux nouveaux accords portant sur le renforcement des normes sécuritaires et le maintien et l’exploration optimale de la centrale de Bouchehr.

Irib

09/09/2010 - Nucléaire: l'Iran promet de riposter et proteste contre Sarkozy à l'ONU

L'Iran a assuré jeudi qu'il agirait en état de légitime défense en cas d'attaque, protestant contre des propos du président français Nicolas Sarkozy qui a évoqué récemment une attaque préventive contre les sites nucléaires de Téhéran.

Le 31 août, le président français avait averti l'Iran de la possibilité d'une attaque préventive contre ses sites nucléaires si Téhéran maintenait ses ambitions dans ce domaine.

Dans une lettre de protestation formelle adressée aux dirigeants de l'ONU, l'ambassadeur d'Iran aux Nations unies, Mohmmad Khazaee, a indiqué que son pays n'hésitera(it) pas à agir en état de légitime défense pour riposter à toute attaque contre la nation iranienne.

L'Iran prendra les mesures défensives qui s'imposent pour se protéger, a déclaré l'ambassadeur dans le courrier adressé au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et au Conseil de sécurité, dont la France est l'un des cinq membres permanents.

M. Sarkozy a tenu des propos incendiaires et des accusations sans fondement, a dénoncé M. Khazaee.

La République islamique d'Iran exprime sa profonde préoccupation et sa ferme condamnation à l'endroit de telles déclarations provocatrices, gratuites et irresponsables contre l'Iran, a-t-il ajouté, tout en démentant que son pays cherche à se procurer l'arme nucléaire.

L'Iran est à la pointe des Etats qui rejettent et s'opposent à tout type d'armes de destruction massive, y compris l'arme nucléaire, a-t-il assuré. Je répète en outre la position de mon gouvernement selon laquelle la République islamique d'Iran n'a aucunement l'intention d'attaquer d'autres pays.

Dans son discours devant la conférence annuelle des ambassadeurs de France, M. Sarkozy n'avait pas cité les pays qui pourraient être tentés par une option militaire contre l'Iran.

Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques (de l'Iran) constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix, avait déclaré le président français.

Téhéran est sous le coup de six condamnations de l'ONU et de sévères sanctions internationales contre son programme nucléaire, dont les Occidentaux redoutent qu'il n'ait un objectif militaire, ce que Téhéran nie.

Les pourparlers menés avec les grandes puissances pour tenter de résoudre cette crise nucléaire sont interrompus depuis janvier.

Dans son intervention, Nicolas Sarkozy s'était également prononcé en faveur d'un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran.

L'Iran refuse de négocier sérieusement. L'Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d'unité, de fermeté et que les sanctions sont plus sévères encore. Nous aurions tort d'en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles, avait-il affirmé.

AFP - Romandie

02/09/2010 - Attaque préventive: l'Iran réagit

L'Iran a estimé que le président français devait s'abstenir de tous propos fondés sur de "fausses informations" et qui pourraient menacer la stabilité de la région, après des déclarations de Nicolas Sarkozy sur une "attaque préventive" contre des sites nucléaires iraniens.

"Les activités de défense iraniennes sont toutes (des activités) de dissuasion, toute remarque basée sur des informations erronées peut provoquer l'instabilité dans la région et il est recommandé (...) de s'abstenir de faire de telles remarques", a dit le directeur général des Affaires européennes aux Affaires étrangères iraniennes, Hassan Tajik, cité par la télévision d'Etat.

AFP


31/08/2010 - Sarkozy évoque une attaque préventive contre les sites nucléaires iraniens

Le président français Nicolas Sarkozy a averti mercredi l'Iran de la possibilité d'une attaque préventive contre ses sites nucléaires, s'il maintenait ses ambitions dans ce domaine, tout en estimant qu'une telle opération provoquerait une crise majeure.

Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix, a-t-il déclaré au cours de la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

Le président français n'a pas cité les pays qui pourraient être tentés par une telle opération militaire visant les sites nucléaires iraniens.

Nicolas Sarkozy s'est également prononcé pour un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran.

L'Iran refuse de négocier sérieusement. L'Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d'unité, de fermeté et que les sanctions sont plus sévères encore. Nous aurions tort d'en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles, a-t-il souligné.

L'Iran a développé un ambitieux programme nucléaire qui, selon les Occidentaux, a des visées militaires. Téhéran réplique qu'il s'agit d'un programme dont l'objectif est exclusivement civil.

AFP

26/08/2010 - Pour sauver Israël, une guerre totale contre l’Iran devient inévitable...

Téhéran - Pendant ce temps, les mollah travaillent à enrichir leur arsenal de mort. Regardez un combat de boxe anglaise; ce sont les poings des combattants qui frappent mais chacun des deux boxeurs sait bien que ce n’est qu’en cognant la tête ou le corps de l’adversaire que ce dernier ira au tapis.

Le Hamas, Le Djihad Islamique Palestinien sont, tout comme le Hezbollah, les «poings» de l’Iran. Malheureusement, l’État hébreu s’entête à cogner sur les tentacules de Téhéran au lieu de frapper l’Iran au «corps et à la tête» et mettre enfin à terre ce pays qui se transforme de jour en jour en une super-puissance régionale.

Israël, quant à lui, n’est plus une puissance régionale (l’a-t-il été un jour ?) car l’État juif n’a quasiment plus aucune influence sur ces voisins et sur le déroulement des affaires du Proche et Moyen-Orient. Pis, ce sont les groupes et États terroristes qui l’environnent qui dictent le calendrier des évènements dans cette région de sauvages. Aujourd’hui, la situation de l’État juif est critique.

Son armée a été émasculée par des politiciens et des généraux israéliens devenus les toutous dociles de Washington dont le but est de garder l’État juif sous sa coupe pour le contrôler en émoussant sa volonté de se battre.

Si Israël n’arrive même pas à faire cesser des tirs de roquettes en provenance de Gaza, qu’adviendra t-il alors le jour où, à D.ieu ne plaise, le Hezbollah, le Hamas, le Djihad Islamique et l’Iran lanceront simultanément leurs missiles et roquettes de tous genres sur le petit territoire hébreu ?

Et que se passera-t-il quand l’Iran aura bouclé son processus de nucléarisation militaire ?

L’État juif a déjà un pied dans le gouffre et Israël n’a plus d’autre solution que d’engager une guerre absolue contre le fanatique régime des Mollahs et des Pasdarans.

Éliminez la menace iranienne et les mouvements terroristes anti-israéliens seront anéantis.

Éliminez la menace iranienne et c’est le risque d’un Holocauste nucléaire dirigée contre l’Etat juif qui disparaîtra ! Le jeu en vaut la chandelle !

Disons-le tout de go ; si I’armée israélienne n’a pas les moyens de se confronter à son pire ennemi, alors Tsahal est aussi utile pour le peuple juif que les Gardes Suisses du Vatican le sont pour les habitants de Rome.

En fait, ce ne sont pas les moyens qui manquent à Israël mais la volonté et le courage de son personnel politique, de son état-major et de ses services secrets (rien que ça!).

Les représailles israéliennes ne sont que des demi-mesures de plus en plus perçues comme de la faiblesse pure et simple.

Comme l’expliquait Carl Von Clausewitz dans ses Principes fondamentaux de stratégie militaire : «Lorsqu’on esquisse un plan d’attaque, il faut se fixer un grand but (...).Si l’on se fixe un petit but, alors que l’ennemi en poursuit un grand, on sera évidemment trop court […]. La première cause de victoire dans l’art militaire (est) : «Poursuivre un grand but déci

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Retenez votre souffle!!!

Écrit par : Sylvain Chapleau | 15 février 2012

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