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10 février 2012

Sans un traitement de choc administré aux dirigeants, l'Afrique sera toujours en guerre !

 

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« L’argent n’a pas d’odeur ». C’est ce que tout le monde dit. « Après tout, n’est-ce pas pour de l’argent que nous souffrons » ? Cette phrase est une maxime des temps modernes. « Un homme qui n’a rien ne vaut pas un cafard ». Certains le pensent. Mais où trouver l’argent et vite fait ? C’est la grande question. Mais cette question ne se pose pas en Afrique. Car sur le Continent berceau de l’humanité, pour être riche et vite fait, il faut faire la politique.

Suivez mon regard. Mon ami n’avait même pas terminé ses études qu’il s’est invité à la politique. Deux ans plus tard, il avait un parc auto plus fourni en grosses cylindrées que le plus grand industriel du pays. Leçon à tirer : la politique, c’est l’argent rapide.

Mais vous souvenez-vous qu’on dit aussi que l’argent est le nerf de la guerre ? Certainement.

La guerre, c’est comme l’effet secondaire de l’argent mal acquis. Or en politique, on ne peut devenir riche qu’avec l’argent mal acquis. Donc décrire la politique comme la voie royale de l’enrichissement rapide, c’est reconnaître en d’autres termes que la politique est la voie royale de toutes guerres que connaît l’Afrique.

Alors, une révolution de la pensée s’impose. Elle induit aussi une révolution du comportement politique. Parce qu’à y voir de près, il n’y a aucune différence entre un trafiquant de drogue et un homme politique africain ; il n’y a aucune différence entre un cartel de la drogue et un parti politique en Afrique.

Il en est ainsi parce qu’un trafiquant de drogue cherche à s’enrichir en défiant les lois nationales contre l’enrichissement illicite. En général, il exploite la misère des quartiers pauvres et construit un discours de bon samaritain qui attire à lui les plus démunis qu’il en fait des ouvriers acquis à sa cause. Il en est également ainsi parce que les cartels de la drogue fonctionnent avec des bandes armées.

En Afrique, nous avons encore le souvenir récent des guerriers Maï Maï, des Forces pro-Lissouba, des Forces pro-Sassou, des Forces pro-Kabila, des Forces pro-Taylor, et aujourd’hui des Forces pro-Ouattara qui sont des bandes armées irrégulièrement constituées pour la conquête du pouvoir d’Etat.

Avec cette propension à recouvrir aux bandes armées financées par les multinationales pour accéder au pouvoir d’Etat, ce qui se joue dans l’arène politique africaine n’a rien de différent des guerres meurtrières entre les cartels de la drogue.

Et pour s’en convaincre, il suffit de regarder à la gestion du pouvoir d’Etat après sa conquête par les armes. Une véritable honte ! Un business mafieux de familles, de tribus et d’alliés violents et manipulateurs, méprisant le peuple et faisant la seule volonté des multinationales qui achètent les armes et mobilisent les moyens de communication pour soutenir ces bandits se faisant passer pour des hommes politiques désireux de servir leurs peuples.

C’est donc pourquoi la Révolution Permanente espère appeler à une approche nouvelle de la politique à travers la présente chronique.

L’homme politique africain nouveau doit être un bénévole de la charité sociale. S’il en est le contraire, c’est qu’il est un affairiste qui n’apportera rien au peuple.

L’homme politique africain nouveau doit incarner la réalisation d’un idéal commun. S’il en est le contraire, c’est qu’il est un égoïste arriviste qui exploite la misère du peuple pour atteindre des ambitions personnelles.

L’homme politique africain nouveau doit avoir le sens de la République et de la souveraineté. S’il piétine la République et brade la souveraineté de son pays aux aventuriers venus d’ailleurs, c’est qu’il est un ennemi du citoyen et un danger pour sa survie.

C’est pourquoi dès maintenant, le nouveau réveil de l’Afrique doit prendre la forme d’une cure, d’un traitement de choc à administrer aux hommes politiques qui tirent notre continent vers le bas afin qu’il leur serve de marchepied pour réaliser leur ambitions personnelles.

En réalisant cette cure ici et maintenant, nous évitons à l’Afrique d’être un éternel champ de bataille entre bandits, se faisant passer pour des serviteurs d’un peuple qu’ils font massacrer par les Occidentaux au nom d’une fausse idée de démocratie, au nom de leurs intérêts privés et de ceux des multinationales qui les utilisent comme des tueurs à gage.

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

 

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