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02 février 2012

Stockholm (Suède) – Barack Obama dépouillé de son prix Nobel ?

 

 

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L’hypothèse de voir le prix Nobel retiré à Barack Obama n’est pas écarter. Un professeur de droit norvégien a en effet convaincu les autorités administratives de Stockholm (Suède) de demander des comptes au comité d’attribution.

 

Pour Fredrik Heffermehl, ce comité a trahi les dernières volontés d’Alfred Nobel, mort en 1896. Il y aurait même un « fossé » entre les souhaits exprimés par le savant et industriel suédois, inventeur de la dynamite, et les choix effectués en de multiples occasions par le jury du Nobel de la Paix, qui siège en Norvège.

Le prix récompense théoriquement « celui qui aura agi le plus ou le mieux pour la fraternisation des peuples, l’abolition ou la réduction des armées permanentes ainsi que pour la formation et la diffusion de congrès de la paix ». Alfred Nobel avait clairement souhaité la réduction de l’action militaire dans les relations internationales.

Or Barack Obama a été prématurément récompensé en 2009, moins de onze mois après être entré à la Maison-Blanche, à un moment où il avait déjà annoncé la poursuite et même l’intensification de la guerre en Afghanistan.

Le comité ne pouvait en revanche pas savoir, alors, qu’il ne fermerait pas Guantanamo, qu’il autoriserait de multiples exécutions sommaires par les drones de la CIA (au Pakistan, au Yémen, en Somalie) et que les Etats-Unis participeraient aux bombardements contre le régime de Kadhafi.

Ce n’est pas la première fois que Fredrik Heffermehl accuse ainsi le comité Nobel.

Mais cette fois-ci, le Conseil administration de la région de Stockholm, qui a autorité pour contrôler la conformité de l’action des fondations avec leurs principes fondateurs, a estimé avoir des éléments de preuve, et il a décidé d’écrire à la Fondation Nobel pour lui demander des éclaircissements.

Le juriste qui a rédigé la lettre, Mickel Wiman, assure qu’il n’est pas question de s’immiscer dans le choix du Nobel de la Paix.

Mais s’il constate des manquements, le Conseil administratif de la région de Stockholm pourra suspendre toute les décisions de la Fondation, avec effet rétroactif de trois ans.

Pour Henri Kissinger (1973) et Shimon Peres (1994), il y a prescription. Et, n’en déplaise à ses zélateurs, Nicolas Sarkozy, après les interventions en Libye et en Côte d’Ivoire, semble avoir perdu toute chance.

 

 

CONNECTIONIVOIRIENNE

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