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01 février 2012

Le RDR ou la marque de fabrique des complots contre Gbagbo

 

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A force de toujours chercher à accabler le président Laurent Gbagbo, de tous les maux, Alassane Ouattara et les siens ont fini par trouver malheur en chemin. Et cela sous la forme d’un cinglant désaveu à eux infligé le week-end dernier par Wadjah Yatte, un photographe Sud-africain qui a révélé que l’image que les communicants du chef de l’Etat passent en boucle sur leurs supports, dans les médias amis ou encore le net, pour montrer l’inhumanité des partisans du président Laurent Gbagbo, est bel et bien de lui. Puis de préciser que celle-ci a été prise un jour de 2008, en Afrique du Sud, lors des manifestations xénophobes contre les ressortissants Zimbabwéens et Mozambicains, vus comme ceux qui enlèvent le pain de la bouche des couches populaires locales. Pour être choquante, l’image l’est  car elle montre un homme qui brûle vif. Très portés sur la communication et manipulateurs à souhait, les hagiographes de Ouattara ne pouvaient pas manquer l’occasion d’utiliser la photographie comme étant une scène à attribuer au camp Gbagbo. C’est ainsi que sans gêne aucune, Mme Sogona Bamba, conseillère en communication du chef de l’Etat, s’est précipité le 1er avril 2011 sur les plateaux de France 24, pour brandir la photo en question, tout en débitant des diatribes contre le président Laurent Gbagbo. La semaine dernière, voulant se sortir de la trappe des condamnations multiples qui se sont abattues sur le régime au lendemain du meeting vandalisé du FPI à Yopougon, le quotidien ‘’Le Patriote’’ a remis le couvert, en ressortant la fameuse image. Malheur lui en a pris avec notamment la sortie du bois, de Wadjah Yatte, ruinant ainsi toute la science des comploteurs du camp Ouattara. Ce mensonge grossier n’est pas le premier  à sortir de la fabrique du RDR pour finalement s’écrouler lourdement au pied de la vérité. On a encore en mémoire, l’histoire du charnier de Yopougon créée dès le premier jour de la présidence de Laurent Gbagbo et qui a fait flop à l’arrivée. Si on en croit l’enquête de Charles Onana, publiée dans « Côte d’Ivoire : le coup d’Etat » même l’ambassadeur de France à Abidjan, de l’époque et que l’on ne peut soupçonner de jouer dans le camp du « Woody » de Mama, a dédouané ce dernier sur le sujet. Même scénario pour les supposés enfants-esclaves qui travailleraient dans les champs de cacao et attribués encore au régime « frontiste ». A l’issue de multiples enquêtes, les chocolatiers américains qui menaçaient de boycotter les fèves ivoiriennes, avaient fini par se rendre compte que les accusations n’étaient que pures affabulations. Idem pour l’affaire Guy André Kieffer,  du  nom du brumeux journaliste Franco-canadien qui a disparu le 16 avril 2004 à Abidjan et  que les barbouzes françaises s’échinent toujours à faire porter la charge aux proches de Gbagbo. Aveuglé par la manipulation politicienne, le juge Ramaël a récemment poussé le ridicule jusqu’à déterrer les ossements d’un pauvre diable à Issia, pris pour les restes de Kieffer. Couvert de honte, le magistrat est depuis lors, bien coi dans son coin attendant certainement de rebondir ou de disparaitre définitivement de la circulation. Plus près de nous, on pourrait  citer les crimes économiques attribués à l’ex chef de l’Etat au lendemain de son arrestation, le 11 avril 2011 et douchés au finish par les enquêteurs de la CPI qui n’ont trouvé aucun centime dans les paradis fiscaux généreusement prêtés à Gbagbo. Loin d’être exhaustive, cette liste de complots montés successivement contre l’ancien N°1 Ivoirien, atteste éloquemment du penchant manipulateur du régime, aidé en cela par le peu d’intérêt accordé à la communication par le président Laurent Gbagbo et les siens. Heureusement que tous ces mensonges finissent chaque fois par s’écrouler comme un château de cartes.

 



Par Géraldine Diomandé


Source  :  ABIDJANDIRECT

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