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29 janvier 2012

OUATTARA A PARIS POUR LA SIGNATURE DU NOUVEAU PACTE NEOCOLONIAL: INDIGNATION ET REVOLTE DES PATRIOTES IVOIRIENS.

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Nous sommes le vendredi 27 janvier 2012, dans la rue du renard, à proximité de l’hôtel de ville de Paris. Du côté impair de cette rue, des voix se font entendre. Loin d’être des glapissements de renards, ces voix sont celles des patriotes ivoiriens. Confinés de ce côté du trottoir, dos contre le mur, ils font face aux barrières de sécurité et à la police. Ils sont au restreint. Plus d’une centaine, face aux policiers. Pour un jour ouvré, l’extraordinaire de la grande mobilisation n’a pu se produire. Le djôssi (boulot) a ses raisons que la mobilisation ignore. N’empêche que les patriotes présents étaient en nombre suffisant pour se faire entendre. Ils ont fait montre de leur détermination à exprimer leur indignation au despote d’Abidjan, en visite officiel à Paris. Leurs cris de colère perçaient les bruits et les klaxons des automobiles. Leur présence, naturellement perturbait la circulation. Les patriotes ivoiriens ont crié et scandé «Alassane assassin!Alassane dictateur! Alassane dehors!», «Gbagbo Président! Gbagbo Président! Gbagbo Président!»
Le patriote Madé Gueu et quatre de ces camarades, ont bien fait preuve de détermination. Ils sont venus d’Angleterre pour crier leur indignation. Mégaphone en main, Madé Gueu a fustigé l’homme accueilli et reçu en grande pompe par le président français Nicola Sarkozy. Sur un ton acerbe, il a dénoncé les assassinats, les tueries et les viols commis par les hommes aux ordres de Dramane Ouattara. Pour lui, toutes ces injustices de Ouattara et de ses maîtres et parrains occidentaux ne laissent autre choix que le combat. «Une chose est claire et certaine. Ce combat que l’Afrique a engagé, ce combat que les africains ont engagé, ne s’arrêtera tant que la victoire ne sera pas obtenue. Et la victoire c’est la libération totale de la Côte d’Ivoire, la libération totale de l’Afrique», a-t-il martelé. Des paroles qui dérangent, au point où le second mégaphone des manifestants a été endommagé par une brutalité policière. L’atmosphère était très tendue entre manifestants et policiers. Comme mis en cage sur ce côté de la rue du renard, les manifestants étaient empêchés par la police de traverser les barrières de sécurité. Cette situation a occasionné quelques échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre.
Après l’hôtel de ville de Paris où il a été reçu par le Maire de la ville, M. Bertrand Delanoë, Ouattara a pris la direction de l’ambassade de Côte d’Ivoire dans le 16ème arrondissement, pour une cérémonie de décorations. De l’hôtel de ville, les patriotes résistants l’y ont suivi. Arrivés à la place Victor Hugo aux environs de 14h30, ils font face à un impressionnant dispositif policier, obstruant l’accès à l’avenue Raymond Poincaré, qui mène à l’ambassade ivoirienne. Mais les patriotes ivoiriens en sont bien habitués. Loin d’en être intimidés, et bien déterminés, ils se sont regroupés pour manifester encore une fois leur indignation. Dès leur regroupement sur la place Victor Hugo, les manifestants ont été mis au restreint comme dans la rue du renard. Cette fois-ci, les choses ont mal tourné. Ils ont été gazés par la police. La présidente des femmes du COPACI (Courant de Pensée et d’Action de Côte d’Ivoire), Mme Bertine Mathias, a été victime de la brutalité policière. Son expression de colère n’a pas été du goût des policiers. Ces derniers n’ont eux d’autre recours que la violence pour la neutraliser. Elle dit avoir essuyé de violents coups de la part des policiers, loin des regards des autres manifestants. Entre temps, dans la suite de la manifestation, la place Victor Hugo a été transformée en une prison à ciel ouvert! Les manifestants ont été empêchés par la police de quitter les lieux avant 21h00! A 20h30, la police revient sur sa décision. Mais les manifestants en colère, décident de terminer la demi heure restante avant de quitter les lieux.

 

Il faut souligner qu’en plus de la Présidente des Femmes du COPACI, représentant son président Blaise Pascal LOGBO empêché, des leaders de la résistance patriotique étaient présents à ces différentes manifestations. Il s’agit notamment, de Mme Anne Gnizako, présidente des 3000 Femmes pour la Côte d’Ivoire, Brigitte Kuyo, Responsable du FPI, Willy Bla du Cri panafricain (Conseil pour la Résistance ivoirienne et panafricaine), Abel Naki du Cri-Panafricain (Congrès pour la Renaissance ivoirienne et panafricaine), Pacôme Zégbé du CRD (Congrès pour la Résistance et la démocratie), Christine Zékou du CODESCI (Comité de Défense des Institutions et des Structures de la Côte d‘Ivoire). Monsieur Guy Labertit, ami du président Gbagbo était également avec les manifestants.
Ouattara s’est rendu à Paris principalement pour la signature d’un nouvel Accord de défense avec la France. Une manière d’achever la liquidation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Considérée comme incapable de prendre en charge la défense de son intégrité territoriale, après 50 ans ?«d’indépendance», la Côte d’Ivoire devrait désormais (?) son «salut» à l’armée française! Mais cet Accord dévoile la fragilité d’un régime, qui confie sa stabilité à une armée étrangère. Cet Accord est aussi une catharsis dont Ouattara avait besoin pour se libérer de sa phobie de coups d’État. «Tout l’art de la guerre est basé sur la duperie», disait Sun Tzu dans son œuvre classique L’art de la guerre. Selon l’un des principes de cet art, quand on est fort, il faut montrer qu’on est faible, quand on est faible qu’on est fort. Ouattara qui demeure dans une logique de guerre permanente, n’aurait fait qu’appliquer ce principe de l’art de la guerre,en disant qu’il est désormais fort avec l’armée française à ces côtés.


ZEKA TOGUI.

IVORIAN

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