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29 janvier 2012

Le prix de la liberté

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Les Européens nous ont envoyé leur forme de démocratie. Ils ont dit que c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Aujourd’hui, ils sont en train de nous démontrer le contraire. Ils ont dit qu’il existe un principe de droit qui dit que tous les peuples sont libres en droit et qu’ils disposent  de la faculté de choisir leur voie. Aujourd’hui, les Occidentaux reviennent en force pour dire qu’il leur appartient de choisir en lieu et place des peuples autrefois colonisés, quant à la voie à suivre. En clair, ils considèrent que les peuples coloniaux sont des peuples enfants qui ne savent pas ce qui est mal ou bien pour eux-mêmes.

Ces temps-ci, ils choisissent des dirigeants liges qui constituent la main assassine de leurs peuples respectifs à travers la Françafrique. Alors, devons-nous poursuivre une hypothétique formation politique qui niaisement,  parle de démocratie à l’occidentale ?  Ces gens ne comprennent qu’un seul discours ; c’est celui de leurs intérêts. Ce qui heurte ces intérêts doit périr sans autre forme de procès. Alors que faire ?

Le G7 d’alors a mis son pion M. Alassane  Ouattara en mission de destruction de notre pays. Le vieux Houphouët-Boigny l’avait pressenti, mais n’eut pas le temps d’y remédier. Après lui, des habitants du Nord de notre pays ont été tentés par l’aventure de la charte du grand Nord. Ils se sont jetés dans les bras de M. Alassane Ouattara. L’homme présenté comme providentiel nous ramène à cinquante ans en arrière. Le grand démocrate des Français de gauche comme de droite, instaure la pensée unique dans notre pays. En attendant  qu’il pose des actes qui reflètent son intelligence pointue tant vantée, nous  constatons que pour lui, c’est par l’endettement que la Côte d’Ivoire  deviendra un pays émergent, puis une puissance économique. Etre un économiste de renommée mondiale et réfléchir de cette manière suppose que soit l’homme ne connaît rien en économie  politique soit il veut détruire le progrès réel du pays. Alors que faire ?

En visite officielle en France, il fait la promotion du néocolonialisme, mais surtout congratule la France d’avoir ourdi un complot en sa faveur pour occuper le fauteuil présidentiel. Il fait descendre beaucoup de Burkinabés dans les forêts classées de l’Ouest, au mépris des droits des autochtones Mandés et Wêh. Pire, de façon cynique, il s’est prononcé sur la présidence de l’assemblée nationale où selon lui, le perchoir, de droit revient au parti républicain.  A l’évidence, il a la majorité absolue au parlement, donc, il peut être tenté de retoucher la constitution sans référendum. Dans un tel climat délétère, que faut-il faire ?

Une seule et unique réponse semble la plus appropriée à tout cela. Il faut  provisoirement  suspendre  les formations politiques.  A l’inverse, il faut créer une multitude de groupuscules de libération nationale qui attaqueront simultanément et les intérêts français sur le sol ivoirien et  les symboles du pouvoir antidémocratique d’Alassane Ouattara. De manière éclatée, ces attaques finiront par porter leurs fruits, car Ouattara et ses parrains ne pourront mettre un élément de FRCI derrière chacun des 21 millions d’Ivoiriens. Il faut résister à un pouvoir liberticide. L’histoire retient que le  Viêt-Nam a lutté contre les USA et l’Indochine contre la France dans un combat inégal. Le résultat a été une cinglante défaite des Yankees et des colons. Nul doute que demain, l’ONUCI et la France verront leur tombeau en Côte d’Ivoire, si nous savons nous passer de compromissions.  Il faut que l’Afrique apprenne à « manger » ses enfants collabos du néocolonialisme jusqu’à ce que l’Occident change son fusil d’épaule. Il ne s’agit pas de rupture pour une vie en autarcie  mais plutôt, d’un rapport nouveau, expurgé du mépris des Africains, du racisme et de relations léonines au détriment de l’Afrique. Il faut de nouveaux rapports qui puissent permettre à notre continent de réellement décoller économiquement.  Par exemple : tout produit africain ne peut sortir du continent que sous forme semi-fini ou totalement fini. Ce n’est pas en étant un grenier à matières premières des autres, que l’Afrique se développera… La France nous agresse par ses conventions de maître à valet signées par M. Alassane Ouattara ; réagissons de façon idoine en organisant l’insécurité des collabos de cette politique.

Tout le monde a vu que le 21 janvier, le pouvoir d’Alassane Ouattara a empêché le meeting du FPI. Cinq jours plu tard, M. Alassane Ouattara en visite officielle dans l’Hexagone, la France sensible aux droits de l’Homme n’a pas protesté auprès de son hôte ; bien au contraire. C’est dire qu’on ne peut compter sur cette  France-là, si nous voulons notre liberté. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est mort avec le bombardement de la résidence du président Laurent Gbagbo, donc il faut  lutter pour notre liberté. Elle a un prix. Ceci veut dire qu’il faut oublier la démocratie à l’occidentale. Ivoirienne, Ivoirien, l’heure est grave, si tu veux ta liberté ou celle de ta postérité, tu sais ce qui te reste à faire. La liberté ne s’octroie pas, elle se prend dit-on !



source : Julius Blawa Gueye

ABIDJANDIRECT

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