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29 janvier 2012

COTE D'IVOIRE: Abidjan, délinquance à tous les coins de rue

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La capitale ivoirienne à l'image du pays est de moins en moins sûre. Crise sociale et politique sans précédent oblige, libres de tout mouvement, faute de force de l'ordre inactives, les délinquants connaissent une période faste et un accroissement de leur nombre lié corolairement à un chômage de masse chez les jeune aussi regrettable qu'inquiétant. 

La délinquance est arrivée à son paroxysme à tel point qu'elle soit devenue selon nos observations auprès des populations, l'une des principale préoccupations avec l'emploi des ivoiriens et pou r cause, pas un jour ne passe sans que les témoignages de cas de vol, agression, viol ou autre escroquerie nous soit rapportés avec la désolation du sentiment d'abandon de l'Etat. Ne sachant plus vers qui se tourner un nombre croissant de victimes se ruent vers nos rédactions pour tenter de trouver une oreille attentive à leurs problèmes.

Outre l'interactif, le terrain offre toute sorte de spectacle comme ce vendredi en plein plateau quand devant des policiers immobiles et sans quasi autre réactions que de se lever, un passant en communication, téléphone à l'oreille en marchant, se verra arracher sauvagement son téléphone. Tentant malgré tout de courir après le malfrat en short tapette, aussi sale que violent, l'homme d'une quarantaine d'année au chômage, récemment licencié sans explication du port autonome, qui était venu difficilement au plateau pour déposer des CV restera complétement désabusé assis les mains sur la tête sur une bordure. Nous l'approcherons, son témoignage d'après agression sera édifiant. "Non je ne suis pas choqué mais perdu, qu'est devenu mon pays, j'en veux même pas aux policiers car ici c'est chacun pour soi, on se cherche tous, avant il fallait partir ailleurs pour se chercher aujourd'hui c'est dans notre propre pays qu'on se cherche, j'étais juste venu pour déposer des CV, il me restait un téléphone après la crise et voilà que je me retrouve sans rien et injoignable. Vous savez pour nous autre, acheter un téléphone c'est un énorme sacrifice même ceux de 3500fcfa car on a même plus ça à la maison". Le polcier qui tentait de lui venir en soutien nous indiquera fatalement quant à lui que l'ampleur de la délinquance est tel ces derniers temps qu'eux même ne savent plus quoi faire. "Vraiment c'est de plus en plus compliqué, c'est de plus en plus dur donc y'a de plus en plus de voleurs qui viennent des quartiers pour voler au plateau ici. Ils sont bien organisés, nous autre on a pas les moyens de les combattre et on nous écoute pas au niveau du ministère et surtout on craint aussi pour nos vie, trop de laisser aller..." témoignera l'agent proche de la retraite lui aussi désabusé par la réalité.

En dehors de ce fait direct rapporté, celui d'Aicha une femme habitant avec ces trois enfants à Koumasi, violée par deux hommes ayant forcés sa porte en pleine nuit et renvoyée chez elle sauvagement après une tentative de plainte dans un commissariat ce jeudi ou encore Max dépouillé de tous ses biens à son domicile ce vendredi soir par des brigands rentrés par effractions armes à la main dans sa modeste demeure d'Adjamé voire d'Augustin frappé à sang en pleine journée par deux malfrats alors qu'il tentait courageusement de récupérer son sac contenant un ordinateur à Cocody St Jean toujours ce vendredi.

Vous l'aurez compris avec ces quelques exemples tirés de la litanie des cas recensés par notre réseau, on ne dort et se ballade pas tranquillement en ces temps de crise à Abidjan avec cette même interrogation "mais que fait la police?".

Akissi Kouamé, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com

 

Source : KOACI

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