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20 janvier 2012

Face-à-face meurtrier entre armée malienne et rebelles touaregs

Mali-touaregs-M.jpgLes combats qui ont mis aux prises des insurgés touaregs à l'armée dans le nord du Mali ont fait 47 morts, selon le ministère de la Défense du pays. Il s'agit des premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009.

AFP - Les combats qui ont eu lieu entre rebelles touareg et armée malienne ont fait 47 morts - 45 rebelles et deux soldats - dans deux des trois villes du nord du Mali attaquées par la rébellion, selon un communiqué diffusé jeudi par le ministère malien de la Défense.

"Les assaillants ont subi des pertes lourdes", selon le ministère, 35 morts dans leurs rangs à Aguelhoc, dix à Tessalit, tendis que deux soldats ont été tués dans ces deux localités, affirme le communiqué qui parle également de "nombreux blessés" chez les rebelles et de 10 (bien 10) soldats blessés (sept à Aguelhoc, trois à Tessalit).

"Des véhicules ont été détruits", ajoute le ministère qui ne donne pas dans ce communiqué de bilan des victimes dans la première ville attaquée mardi, Ménaka. Le gouvernement avait indiqué mardi que "plusieurs" rebelles touareg et un soldat avaient été tués dans cette ville.

Le communiqué de jeudi affirme que Ménaka est "sous contrôle de l'armée", ce qui a été confirmé par une source indépendante contactée par l"AFP.

Cette même source a affirmé que les villes d'Aguelhoc et de Tessalit étaient également contrôlées par l'armée malienne.

Des rebelles touareg maliens ont attaqué mercredi Aguelhoc et Tessalit, près de la frontière algérienne, après un assaut la veille sur Ménaka, autre ville du nord-est. Ils ont affirmé vouloir s'en prendre à d'autres villes.

Il s'agit des premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009 et depuis le retour de Libye de centaines d'hommes lourdement armés - essentiellement des Touareg - qui avaient combattu dans les forces soutenant le leader libyen déchu Mouammar Kadhafi, tué l'an dernier.

Les rebelles sont présentés par le gouvernement malien comme des combattants rentrés récemment de Libye et des membres du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Le MNLA, mis en cause par Bamako, est un mouvement politico-militaire né fin 2011 de la fusion de groupes rebelles, dont le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM) d'Ibrahim Ag Bahanga, mort officiellement l'an dernier dans un accident de la route.

 

Source :: FRANCE24

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