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18 janvier 2012

Damas & Moscou : pas de troupes étrangères – même arabes – en Syrie !

 

 

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La Syrie a rejeté fermement, mardi 17 juin, tout déploiement de troupes arabes sur son territoire, enterrant de fait la requête présentée samedi 14 à la Ligue arabe par l’émir du Qatar.

 

« La Syrie rejette les déclarations de responsables du Qatar sur l’envoi de troupes arabes, qui amplifient la crise, font avorter l’action arabe et ouvrent la voie à une intervention étrangère » dit notamment le communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères.

Moscou donne un tour de verrou supplémentaire

Le secrétaire général de laLigue arabe, Nabil al-Arabi a laissé entendre que cette « proposition » qatarie pourrait être néanmoins examinée lors de la réunion de l’organisation pan-arabe ce week-end au Caire.Mais ce sera un examen de pure forme, la Ligue n’ayant pas les moyens, militaires et politiques, d’imposer une présence armée à la Syrie, et nombre de ses membres ne voulant pas en entendre parler. Par la même occasion, les ministres des Affaires étrangères arabes devraient décider quelle suite donner à la mission d’observation, dont le chef, le général soudanais Mustafa al-Dabi, devrait donner un nouveau rapport d’activités.

A supposer même que Damas ait donné un feu vert à la Ligue arabe pour le déploiement de contingents arabes, ces troupes auraient été exposées à toutes les provocations – ou peut-être auraient pu en susciter elles-mêmes, si les ordres de la direction de la Ligue, encore aux mains du Qatar jusqu’en mars, étaient de favoriser les opposants, et de créer des mini-zones d’exclusion interdites à l’armée et à la police syriennes. Bref, c’était mission impossible – et dangereuse – à tous les niveaux. Mais sans doute, le Qatar tirait-il une de ses « dernières cartouches » diplomatiques, avant de passer la main à l’Irak pour la présidence tournante de la Ligue arabe.

Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre longtemps pour que Moscou joigne sa voix à Damas : mercredi matin 18 janvier, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a sifflé la fin de cette récréation-là : la Russie s’oppose elle aussi à tout déploiement de troupes étrangères, même arabes, en Syrie. Plus globalement, elle ne soutiendra aucune sanction contre Damas, et tout Etat qui souhaiterait une intervention militaire en Syrie ne recevrait « aucun mandat du Conseil de sécurité des Nations-Unies ». Le message s’adressant, bien sûr, à Washington et à un certain nombre de capitales européennes, mais aussi à l’onctueux Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU qui s’est caractérisé par une grande « perméabilité » aux thèses et consignes américaines sur le dossier syrien.

On peut dire qu’en dépit des déclarations martiales, des menaces, des pressions, des manoeuvres onusiennes, la voie de l’agression militaire contre la Syrie est coupée. L’émir du Qatar et son ministre des Affaires étrangères présenteront peut-être de nouvelles « propositions » abondamment relayées par la presse occidentale, elles se briseront comme les précédentes sur le mur épais de la résolution de Damas et de Moscou. Et elles ne feront qu’isoler un peu plus le Qatar au sein du monde arabe.

 

Source : INFOSYRIE

 

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