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18 janvier 2012

COMPRENDRE UN PEU ET EN PARTIE CE QUI SE PASSE AU NIGERIA

photo_categorie-120118_021903.jpgLe Nigeria est en ébullition en ce moment et le Président Goodluck Jonathan est dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit. Il ne sait à quel Saint se vouer, à Christ ou à Mahomet. Il est si dépassé qu’il reconnait son impuissance, en déclarant publiquement que la rébellion islamique qui mine son pays a des partisan dans tout les secteurs d’activité  et même les plus inattendus. Elle des partisans au parlement, dans la justice, dans l’enseignement, partout et même dans son gouvernement. Il ne sait quoi faire, car il ne sait qui est qui. Ça peut le voisin, l’ami, le collègue. Et ces islamistes demandent que les Chrétiens quittent non seulement toute la zone nord qu’ils occupent, mais également tout le pays où la sharia doit être appliquée. Dans le même moment, tous les syndicats lance une grève générale illimitée qui a débuté dans la violence, avec son cortège de morts. A ce jour, il fait partie des Chefs d’Etat au monde qui ne dorment pas du toutes les nuits. S’il lui arrive tout cela, ou si tout cela arrive au Nigeria, c’est parce qu’il a été frappé d’impuissance. Oh, pas lui entant que tel.  Pour ce qu’il m’est donné de savoir de la part de Dieu le Père, tout est parti du 24 Décembre 1999. Le 24 Décembre 1999, la Côte d’Ivoire a connu son premier coup d’Etat. La France ne s’y attendait, même si depuis un certain temps, elle avait lâché le Président Henri Konan Bédié. Elle ne savait pas que Dieu venait d’écrire une nouvelle histoire pour la Côte d’Ivoire. Elle s’est offerte deux solutions, soit remette le Président Henri Konan Bédié en scelle,  solution pense-t-on plus simple, soit installer  Ado qui était en ce moment là en France. Elle a opté d’emblée pour le Président Bédié. Aussi, a-t-elle décidé de faire venir en côte ‘Ivoire eux corps expéditionnaires prédisposés  à Dakar dans la nuit du 24 au 26.  Dieu dit alors : « Je vais frapper la France. Comment ? Me suis-je demandé. Je vais la frapper et tu le verras. Ainsi, elle aura besoin  de ses soldats déposés à Dakar pour réparer les dégâts que la frappe va causer ». le lundi 26 Décembre à 6 heures 26 minutes, la moitié nord de la France fut  prise dans une tempête jamais connue en France. Le mardi 27 Décembre à la même heure, ce fut le tour de la moitié sud. Ainsi dit, ainsi fait. La France fut totalement frappée par l’Eternel des Armées.


Elle a rappelé ses soldats pour réparer effectivement les dégâts colossaux causés par la tempête. Mais elle ne peut laisser« sa » Côte d’Ivoire, sa vache à lait. Elle a alors sollicité ce qu’elle appelle le géant de l’Afrique de l’ouest, le Nigeria qui commande l’Ecomog de triste mémoire en compensation d’une place de membre permanent du conseil de sécurité de l’Onu. Dès que le Président Obasanjo donna son accord, Dieu dit : « Je vais frapper la présidence du Nigeria d’impuissance de commandement. Ainsi aucun Président nigérian n’aura aucune autorité sur le pays. Ce sera un grand aux pieds d’argile en interne, bien que écouté  à l’international ». Dès que Obasanjo sut cela, peut-être par les devins et autres voies invisibles, sans décliner l’offre française, n’intervint pas. Mais son accord a suffi au Dieu des Armées pour agir. Moi, j’aurais voulu qu’Il frappe la présidence nigériane surtout à l’international pour que le Nigeria ne représente rien.  Mais Dieu est Dieu, Souverain et fait ce qu’Il veut. Et depuis le Nigeria est comme un pays sans Président. Mais Obasanjo, par la suite  Président de la Cedeao et de l’Union africaine, n’a pas lâché prise sur la Côte d’Ivoire. Et en fonction du poste de membre permanent du conseil de sécurité que la France lui fait miroiter, le Nigeria a toujours joué la carte de la France. C’est ainsi que, quand la France a décidé de désarmer l’armée ivoirienne en Novembre 2004, c’est encore le Président du Nigeria qui a été sollicité pour proposer une solution d’exil au Président Gbagbo, s’il ne mourait pas au cours de la crise. En sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine c’est lui qui a proposé  son rival, Tabo Mbeki, choix des Américains pour le même poste de membre permanent du conseil de sécurité d l’Onu. L’objectif de la contre-offensive française à l’opération Dignité n’était pas fondamentalement de désarmer les Fanci, c’est-à-dire de casser toutes les armes sophistiquées achetées en Europe de l’est en violation de l’accord de défense de 1961, mais d’éliminer le Président Laurent Gbagbo. S’il ne mourait pas dans l’action, il fallait lui trouver, comme Jean Bertrand Aristide, de force ou de gré, un pays d’asile. Obasanjo savait que l’opération échouerait et même emmener le Président Gbagbo en exil échouerait aussi. Il a alors choisi son rival TAbo Mbeki pour que l’échec de ce dernier lui profite. L’opération dignité a eu lieu, on a cassé tous les avions, on a tué des dizaines d’Ivoiriens, on a bombardé la résidence de  Côte d’Ivoire et le Président Gbagbo n’a rien eu. Alors, on a fait entrer le Président sud-africain en scène. Son choix était pertinent, parce qu’en 2000, il avait appelé à a reprise de l’élection présidentielle, sans trop savoir où il y a avait déjà vu cela. Et comme vous le savez tous, parce que je l’ai déjà écrit, il est venu à Abidjan, le mardi 7 Novembre 2004 e fait pour chercher, comme c’était dit à l’époque, le Président Laurent Gbagbo.  Il était encore à Abidjan, certainement sur le pont De gaule quand la licorne a tiré sur les Patriotes à l’Hôtel Ivoire. C’est plus tard quand il est revenu le 13 Novembre qu’il a compris qu’il avait été pris entre le marteau et l’enclume. Mais il a tout de même fait avaler des couleuvres au Président Gbagbo et au Peuple de Côte d‘Ivoire. C’est lui est à l’origine du viol de l’article 35 de la Constitution. C’est qui également à l’origine de la composition actuelle de la CEI. Il a fait ces propositions en vue d’un referendum sur l’article 35.  Dans son rapport, il proposait désarmement, réunification du pays, restauration de l’autorité de l’Etat, redéploiement de l’Administration, recensement électorale et referendum. Les seuls mots désarmement et réunification du pays ont irrité la France (la vraie rébellion) qui s’est donné le droit de rédiger tout ce qui concerne la Côte d’Ivoire. Et le rapport Mbeki a été jeté à la poubelle. Il a échoué lamentablement (selon l’ordre Obasanjo). Sur la base de cet échec, la France tance Obasanjo, Président de l’Union africaine qui a mandaté Mbeki. S’il a échoué, c’est l’échec de l’Union. Alors qu’il n’est pas Président en exercice de la Cedeao, c’est lui qui retire le rapport Mbeki de la poubelle de l’Onu pour le ramener la Cedeao, pour un réexamen. Au sommet de la Cedeao qui a lieu à Abuja, le Président Gbagbo se fait représenter par Laurent Dona-Fologo. Et le Président du Nigeria pèse de tout son poids pour condamner le Président Laurent Gbagbo. Dans le rapport confidentiel fait au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, il est clairement proposé : « si Gbagbo accepte de conduire la transition, il ne devra pas être candidat à l’élection présidentielle. S’il choisit d’être candidat, alors une autre personnalité devra être choisie pour conduire la transition ». Mais comme « aucune élection n’étant possible en 2005, le Président Gbagbo conduira ce que la Cedeao appelle la transition. Et il en sera ainsi », parole du seigneur. Lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité, Seydou Diarra a été tout simplement limogé. Mais en tant Président de l’Union africaine, c’est le ministre des Affaires étrangères du Nigeria qui dirigeait le GTI et c’est lui qui prononcé la dissolution de l’assemblée nationale de côte d’ivoire en 2006. Si vous l’avez remarqué, depuis ce temps le Président nigérian n’a véritablement pas gouverné son pays, même s’il brille en dehors. Le Président auquel a succédé Jonathan Goodluck n’a même eu le temps de gouverner son pays, vu les conditions scabreuses dans lesquelles il a été élu. Et le Président Jonathan, au lieu de se ressaisir, quitter les entiers battus et revenir la gouvernance de son pays, s‘est mis dans les bottes d’Obasanjo. Tel père, tel fils. Il subira la même sentence. Et il s’est mis au service de la France sur la Côte d’Ivoire. Dans la crise postélectorale, toujours contre un hypothétique poste de membre permanent du conseil de sécurité d’une Onu dont la réforme n’est toujours pas à l’ordre du jour, il a joué à fond la carte de la France, contre la Côte d’Ivoire. C’est lui qui présenté la position de la Cedeao à l’Onu après la certification de Choï. Il a même fourni des soldats et des armes à la coalition qui a envahi la Côte d’Ivoire en mars-Avril 2011. Il ne peut être que frappé par le Dieu des Armées. Car si Dieu a frappé la Présidence du Nigeria du seul fait que Obasanjo avait simplement accepté de s’attaquer à la Côte d’Ivoire, que se passerait-il pour celui qui s’y est attaqué délibérément en offrant appuis, armes et soldats ? Et comme tous les autres pays, le Nigeria est en ébullition. Il est en entré dans un tourbillon infernal, avec ce qu’il est donné de voir aujourd’hui. S’en sortira-t-il ? Comment réussira-t-il à s’en sortir ? Je n’en sais absolument rien. Ceci n’est pas la seule cause de la situation actuelle du Nigeria. Mais c’est qui m’a été donné de savoir. Je n’ai fait que le partager.


Bien à vous.

Jean de Dieu Agneau

 

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