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15 janvier 2012

NOTATIONS SOUVERAINES 2012 : LE RATING DES PAYS AFRICAINS DEMEURE STABLE.

En dépit de la pression sur les « finances publiques » provoquée par la hausse des denrées de base, les pays africains maintiennent leur « notation » à quelques exceptions près. Revue des troupes. Source : « Les Afriques ».



Des pièces en lingot d'or.


Les conditions défavorables de liquidité sur le marché international peuvent retarder les émissions d’obligations africaines sur le court et moyen termes. Mais à long terme, les perspectives de la demande restent solides, selon l’« Agence Standard & Poor’s » qui vient d’actualiser la notation des pays africains. A la lumière de ce diagnostic, la plupart des notations souveraines du continent restent dans la catégorie spéculative en deçà de l’investissement grade « Triple B » tant recherché. Au sein des différentes catégories de cette place de notation, les allers-retours sont nombreux, souvent à cause de l’instabilité politique. Ainsi,en décembre 2007, le Mozambique a vu sa note en devises étrangères passer de « B » à « B+ ». Un chemin inverse pris par le Kenya, placé sous surveillance et dégradé de « B+ » à « B » en février 2008, suite aux troubles post électoraux. Avec le gouvernement d’union nationale et l’annonce de la poursuite des réformes, le pays a retrouvé sa perspective positive en août 2008. Le grand revers provient des Seychelles qui accuse un défaut de paiement courant juillet 2008. En conséquence, la « notation » en devises de ce pays a été ramenée courant août à « SD (Selected Default) », réservée aux pays qui n’honorent pas leurs dettes.


VERS DE NOUVELLES ÉMISSIONS

Au-delà de l’impact provoqué par la crise, les finances publiques des pays africains pâtissent toujours de faibles performances fiscales, à l’exception des producteurs de pétrole et des exportateurs miniers comme le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, le Botswana et l’Afrique du Sud. En raison des moyens financiers limités, la question du « comment financer le développement » reste permanente dans une région où le revenu annuel par habitant n’excède pas 671 dollars. A noter que beaucoup de pays africains ont bénéficié en 2006des programmes de réduction de la dette. Ces allègements qui contribuent à diminuer le « coût » du service de la « dette publique » n’ont pas, loin de là, résolu le problème des besoins de financement des projets de développement. Pour l’heure, ces initiatives de réduction et d’annulation de la dette tardent à se traduire en cash, servant plutôt de prétextes, pour certains pays développés, pour revoir leurs « aides publiques » à la baisse. Or, d’après les estimations de l’« ONU », cette « aide publique »  doit être de 100 milliards de dollarspar an afin que les « Objectifs du millénaire » soient atteints. L’on est encore loin du compte avec un total de70 milliards de dollars d’« aide publique au développement ». Aussi, pour financer leur développement, de nombreux pays africains seront obligés de revenir sur le marché de la dette. Le Ghana est devenu ainsi le premier pays « post PPTE » à émettre une « obligation à l’international » en 2007 avec un succès total qui lui a permis d’engranger 250 millions de dollars. Le Gabon a suivi fin 2007 pour 1 milliard de dollars, devant aller en partie au remboursement de sa dette vis-à-vis du « Club de Paris ». Le Kenya et la Tanzanie devront suivre prochainement.


NOTATIONS AFRICAINES STANDARD AND POOR'S :

PAYS

NOTATION DES DEVISES

NOTATION MONNAIE LOCALE

Botswana

A/Stable/A-1

A+/Stable/A-1

Afrique du Sud

BBB+/Stable/A-2

A+/stable/A-1

Tunisie

BBB/Stable/A-3

A/Stable/A-1

Maroc

BB+/Stable/B

BBB/Stable/A-3

Egypte

BB+/Stable/B

BBB-/Stable A-3

Nigeria

BB-/Stable/B

BB/Stable/B

Gabon

BB-/Stable/B

 

Ghana

B+/Stable/B

 

Mozambique

B+/Stable/B

 

Sénégal

B+/ Negative/B

 

Kenya

B/Positive/ B

 

Madagascar

B/Stable/B

 

Seychelles

SD

B/Négative/B

 

 

Source :  NERRATI

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