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04 janvier 2012

Au lendemain de la débâcle des FRCI à Bangolo par le Commando Beinguiste, le gouvernement Ouattara réagit en sortant les chars de la gendarmerie

 

 

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La débâcle des FRCI à Bangolo sous le feu d’armes lourdes des combattants armés du Commando Beinguiste, qui a promis faire souffler un vent violent appelé Vovodou à l’Ouest, outre la confirmation par les populations locales vient d’être confirmée par le gouvernement d’Alassane Ouattara. Ce dernier a annoncé depuis hier, et à la surprise générale, de grandes manœuvres militaires de sécurisation de l’Ouest par la Gendarmerie nationale, force officiellement désarmée par lui-même, et minée par des dissensions.

 

Le timing de ces manœuvres n’a échappé à personne, car il intervient au lendemain de la déroute des FRCI à Bangolo, sous le déluge de feu des combattants du Commando Beinguiste.
La question qu’on se pose est quelle stratégie militaire sera employée par les hommes du Commando Beinguiste : Affrontement direct à l’arme lourde, technique de la terre brulée, ou guérilla urbaine comme au Vietnam?
Les habitants de Bangolo et de Duekoué parlent de combattants très mobiles et qui peuvent se fondre dans la nature comme un éclair.
La Côte d’Ivoire retient à nouveau son souffle, à la veille d’un affrontement évident entre Frci-Gendarmerie nationale d’une part, et Commando Beinguiste d’autre part.
Avec à la clé, une désorganisation de l’administration, la fuite des capitaux et des investisseurs, la chute de l’économie nationale.

Le Ministère des Affaires étrangères et Commerce international du Canada a recommandé d'éviter tout voyage non essentiel en Côte d'Ivoire à ses ressortissants.

Le gouvernement Ouattara, au lieu de réagir militairement, ne gagnerait-il pas à ouvrir le jeu politique et entamer un dialogue véritable avec l’opposition FPI, pour donner une chance à la paix, afin que les ivoiriens vaquent librement à leurs occupations ?
La désillusion de Mamadou Koulibaly, fervent supporter d’Alassane Ouattara, qui l’accuse aujourd’hui sur Africa24 d’être un tyran qui viole la constitution de la Côte d’Ivoire, la grogne du PDCI qui se sent floué car n’ayant pas obtenu la Primature, sont autant de signes qui devraient emmener Alassane Ouattara à la table des négociations.
Car on sait quand commence la guerre, mais on ne sait pas quand et où elle finit.

Eric Lassale

 

 

Source : IVOIREBUSINESS

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