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30 décembre 2011

Exactions en série: Les dozos sèment la terreur à Bangolo

 

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Des violences ont éclaté en début de semaine dans un village du département de Bangolo où les dozos ont manqué de faire un carnage. Une situation qui inquiète sérieusement les populations.

Dans le village de Goené Sahouaké, dans la sous préfecture de Diéouzon, à 32 km de Bangolo, les dozos sèment la terreur. Ils en imposent à tous, y compris la chefferie traditionnelle qui ne représente rien à leurs yeux. Mardi dernier, un incident survenu dans la localité a failli coûter la vie à de nombreux citoyens. N’eut été l’intervention

 

des FRCI appelés à la rescousse par les populations en détresse, c’est un véritable carnage que ces chasseurs traditionnels en armes auraient servi au régime. De nombreuses personnes qui été blessées à l’arme blanche ont été évacuées dans les hôpitaux les plus proches pour y recevoir des soins. Parmi eux, une femme enceinte dont le cas parait plus sérieux.Lundi dernier, monsieur Oulai Joachim, un natif du village et son manoeuvre de nationalité reviennent des champs. Sur le chemin de retour, ils rencontrent des jeunes, Kah Franck et Camara Adama qui, eux, vont dans le sens contraire. Le lendemain, soit le mardi, quand ils se rendent dans leurs exploitations, ils constatent le vol de leur stock de cacao. De lourds soupçons pèsent sur les deux jeunes.

Le manoeuvre burkinabé décide de faire appel aux dozos pour régler l’affaire. Il s’en suit un désordre monstre et les villageois s’en mêlent. Elles s’interposent et demandent aux dozos de se dessaisir de l’affaire, promettant de mener une enquête pour démasquer les voleurs et faire en sorte que les victimes rentrent en possession de leurs dus. Quand le calme revient, l’un des dozos dit avoir égaré son portable. Avec ses bande, il décidé donc d’enlever le jeune Kah Franck. Son oncle Mozai Pehé Athanase s’y oppose. Il refuse qu’on amène son neveu. «Il n’a pas pris votre portable», rétorque-til. Des nouvelles échauffourées éclatent au cours desquelles les dozos tailladent tous ceux qu’ils ont en face à la machette. Des jeunes, des femmes, des enfants, les deux filles de monsieur Mozai. 

Face à la situation, les FRCI situés dans une localité distante de trois kilomètres sont alertés. Quand ils débarquent, ils constatent le carnage et procèdent à l’arrestation deux dozos. Ils font également des saisies d’armes à feu et d’armes blanches. Le bilan de ces violences est lourd. On décompte dix blessés dont une femme enceinte dans une situation critique. Tous les blessés ont été admis à l’hôpital de Bangolo pour des soins. Leurs jours ne sont pas en danger contrairement au cas de la dama enceinte dont la situation a nécessité une évacuation à l’hôpital de Duekoué. Une fois les FRCI repartis, les dozos qui avaient pris la fuite reviennent dans le village où ils vaquent à leurs occupations.

Edouard Amichia


 

Source : Le nouveau courrier

 

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