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15 décembre 2011

Transfèrement de Gbagbo à la Cpi Les graves contradictions du Procureur Ocampo

 

 

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La chaîne de télévision du Qatar, Al Jazeera, est restée sur sa faim. Et avec elle, ses téléspectateurs qui ont suivi l’interview accordée à cette télévision par Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (Cpi). Tout au long des échanges, qui tournaient autour du rôle de la Cpi et du dossier Laurent Gbagbo, poursuivi pour crime contre l’humanité, le magistrat a esquivé les questions à travers des réponses vagues et des généralités. De l’avis d’Ocampo, la Cpi aide la Côte d’Ivoire à identifier les auteurs des crimes commis durant la crise post-électorale. Certainement à travers des enquêtes qui ont été menées et qui donnent lieu à des poursuites contre Laurent Gbagbo, ex-chef d’Etat ivoirien. Le procureur de la Cpi brandit d’abord la présomption d’innocence dont bénéficie l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire. Pour lui, l’écheveau à démêler est de « savoir si Gbagbo est responsables de crimes ou pas ». Puis, il brouille son langage et se perd dans des accusations maladroitement voilées contre celui qu’il poursuit. Morceaux choisis : «Dans le passé, les chefs d’Etat pouvaient commettre des crimes sans être poursuivis. Éventuellement, ils vont en exil. Maintenant, Gbagbo, ex-chef d’Etat, fait face à la justice. Cela montre que nous sommes dans une nouvelle époque. Plus de crime impuni, plus d’atrocité impunie » ; « nous faisons des investigations pour tous les crimes commis et nous présentons différents dossiers dès que nous avons obtenu des preuves et des évidences. Le cas de M. Gbagbo est le premier cas et ce n’est pas le dernier cas ». Sur la base de tels propos est-il encore besoin pour le procureur Ocampo de savoir si Gbagbo est responsable de crimes ou pas ? D’autant qu’il affirme que « le cas de M. Gbagbo est le premier cas et ce n’est pas le dernier cas ».Cour pénale internationale ou cour pénale africaine vu que cette Cour ne traite que des dossiers africains depuis sa mise en place ? Ocampo n’a pas de réponse précise, mais une approche « passepartout ». Tenez ! « Il y a plusieurs allégations de tous les côtés, la Cour a pour objectif d’être impartiale, nous faisons des investigations pour tous les crimes commis et nous présentons différents dossiers dès que nous avons obtenu des preuves et des évidences », se contente-t-il de dire. Mais Ocampo qui dit être là pour juger les crimes accorde certainement peu de temps aux questions du genre : « Voulez vous nous dire que le système judiciaire ivoirien s’est totalement effondré au point qu’il ne soit pas capable de juger un tel cas (Laurent Gbagbo : Ndlr) et que celui (Fils de Kadhafi : Ndlr) de la Libye présente une situation beaucoup plus meilleure ? ». Sur un débat d’une telle nature Ocampo a sa petite idée. « Mais je vous invite à continuer le débat un autre jour où sûrement le système de communication

 

A. BOUABRE

 

 

Soir Info-14/12/2011

http://actualite.ivorian.net/?p=4608

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