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13 décembre 2011

Des milliers de manifestants prennent la Haye en Otage (Vidéos)

Des Africains de la diaspora qui avaient à leurs côtés de nombreux Occidentaux ont démontré une fois de plus leur attachement au président Laurent Gbagbo. Ils ont crié leur indignation et amertume au monde entier pendant de longues heures, samedi dernier, devant la cour pénale internationale (CPI) accusée de partialité et d’affairisme.

A l’initiative de l’Union des partis politiques et des mouvements de la résistance en France (FPI, URD, COJEP, CRI Panafricain, UMAD, MIR, CRD, MER, CODESCI, CURCI, Côte d’Ivoire Coalition, Femmes Patriotes, 3000 Femmes pour la Côte d’Ivoire …), plus de deux mille Ivoiriens et Africains de la diaspora mais aussi des Européens se sont rassemblés samedi 10 décembre dernier devant la cour pénale internationale (CPI) à La Haye (Hollande). Pour apporter leur soutien au président Gbagbo, déporté à la  Haye depuis le 29 novembre dernier, par le régime Ouattara. Un podium avait été installé dans la rue longeant la CPI où la circulation a été coupée par la police  néerlandaise. Pendant de longues heures, les manifestants venus de toute l’Europe et dont la plupart ont rallié la ville dès la veille ont dénonce le caractère injuste de l’inculpation du président Gbagbo qui, clament-ils, est victime d’un complot international.



«Libérez Gbagbo ! Libérez Gbagbo», scandaient les manifestants qui ne décolèrent pas contre la CPI, particulièrement le procureur Ocampo, accusé de collusion avec les chefs d’Etat français et ivoirien, Nicolas Sarkozy et «son ami personnel» Alassane Ouattara. Selon un des organisateurs du rassemblement, Me Séri Zokou, avocat à Bruxelles et membre du collectif de juristes qui assurent la défense du président Gbagbo, il s’agit de montrer au monde entier que Laurent Gbagbo n’est pas le monstre qu’on veut faire croire. Au contraire, le peuple ivoirien se reconnait en lui et il n’est pas question de l’abandonner dans les mains des néocolonialistes qui dirigent le monde. «Nous sommes ici pour manifester notre soutien au président Gbagbo. Il sortira de ce bâtiment libre», martèle le juriste. Pour lui, les audiences de la CPI seront l’occasion de prouver au monde entier que les vrais auteurs des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire sont bien les actuels dirigeants du pays.

«Nous demandons à la CPI de faire venir ici les vrais responsables des massacres en Côte d’Ivoire, MM. Alassane Ouattara, Soro et les chefs militaires », a déclaré l’avocat Séri Zokou. Outre les Ivoiriens de la diaspora, le rassemblement qui a eu lieu samedi devant l’imposant bâtiment blanc d’une douzaine d’étages dans la banlieue de La Haye a enregistré la participation d’un grand nombre d’Africains de la diaspora engagés dans le combat pour la libération totale du continent noir et qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo. C’est le cas par exemple du Togolais Gaétan Zoumaro, coordinateur du Cercle de réflexion et d'initiative pour un Togo démocratique. «Laurent Gbagbo n'est pas seul, le peuple africain est avec le président. On se sent solidaire du peuple ivoirien», lancera-t-il, invité à parler au nom des mouvements panafricanistes qui ont pris part au rassemblement.

Au milieu des bonnets et des écharpes orange, blanc et vert, on distinguait aisément la présence de nombreux Européens venus dénoncer la justice des vainqueurs dont la CPI est l’incarnation. Parmi eux, un ami fidèle de Laurent Gbagbo. En l’occurrence le socialiste français, Guy Labertit, qui s’est réjoui de la mobilisation exemplaire et a appelé les Occidentaux à prêter oreille aux cris du coeur des hommes et femmes massés ce samedi 10 décembre devant la CPI. «C'est la première fois qu'il y a ici un rassemblement de soutien pour un prévenu de la CPI. Je me devais de venir ici en tant qu'ami et politique», soutient Guy Labertit qui a promis de rendre visite très bientôt au président Gbagbo. Les mouvements panafricains de résistance réunis au sein d’une union envisagent de remettre le couvert le 24 décembre 2011. Il projette d’organiser à cette date, veille de la fête de Noel, un grand réveillon devant la prison de Schevenigen où le président Laurent Gbagbo est injustement détenu après sa déportation. Débutée aux environs de 9h, la manifestation qui a suscité la curiosité de nombreux Néerlandais – qui apprennent chaque jour un peu plus sur le dossier ivoirien - a pris fin vers 15h.

 

 

Source : CAMEROONVOICE.COM

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