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26 novembre 2011

Bernard Doza : L’ennemi du militant de la liberté : C’est le doute, la peur et le découragement.

 

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Ivoirebusiness: Bernard DOZA bonjour. Beaucoup d’ivoiriens supputent, sur ton séjour et tes déclarations en Côte-d’Ivoire.Comment es tu arrivé à Abidjan en février 2011 alors qu’on te savait en exil au Bénin en quittant la France?

 

Bernard DOZA : Merci de me donner l’occasion de répondre et de préciser, car ce n’est plus l’ivoirien moyen qui suppute. Mais les médias du PDCI qui me persécutent depuis l’époque de Félix Houphouët-Boigny. Aujourd’hui ils écrivent sur le : «mauvais côté que j’ai toujours choisi dans la politique ivoirienne, en défendant les causes perdues », comme Laurent Gbagbo, depuis sa chute en avril 2011.

Les Premières attaques sont venues du journal « Le Démocrate » du 17 Août 2011 qui, en titrant à la Une « Bernard DOZA, l’Eternel aigri », écrit en page intérieure ceci : « Pour rappel, celui qui avait vilipendé Houphouët-Boigny est revenu à la charge sous Bédié. Ancien compagnon de Laurent Gbagbo, il n’était pas le bienvenu sous la refondation. Bernard DOZA s’est illustré non seulement comme un défenseur des causes perdues, mais également comme un éternel Frustré. (…) Malgré les médiations, il n’a jamais pu avoir accès au palais présidentiel sous Gbagbo ».
De quoi s’agit-il ?

Prenons par le commencement. Les tractations avec le pouvoir de Gbagbo, ont démarrée en octobre 2010. C’est mon conseil, le pasteur Isaac Koré et mon chargé de communication Charles Vabé à Paris, en liaison avec Koré Moïse, le conseiller spirituel du président Gbagbo à Abidjan, qui ont convenu et m’ont appelé à Cotonou (Bénin). Il était question de rentrer en Côte-d’Ivoire…
Sur le coup, j’ai fait la sourde oreille. Car pour avoir dit en janvier 2010 dans une interview accordée à un journal sur le Net, que je faisais le tour d’Afrique pour constituer une armée africaine capable d’affronter la Force Licorne et l’ONUCI, j’avais été attaqué par certains journalistes qui se disaient Pro-Gbagbo, à Abidjan.
Ils avaient écrit qu’en réalité, j’étais au Bénin dans la préparation d’un coup d’Etat, avec le sergent IB, pour renverser le gouvernement. Alors que je ne connaissais pas IB, que d’ailleurs, je n’ai jamais rencontré…
Le 25 décembre 2010 en pleine crise postélectorale, c’est le pasteur Koré Moïse, qui m’a appelé. Me parlant avec insistance de taire nos divergences idéologiques pour venir aider « mon camarade de lutte en difficulté contre la France ».

Le 10 Janvier 2011, une mission est arrivée à Cotonou pour me rencontrer en vue de travailler sur un « plan politique de sortie de crise avec la France ». Un plan qui serait favorable au Président Gbagbo. A la suite de cette mission, conduite par deux agents du gouvernement, j’ai donné mon accord. Je suis donc arrivé en Côte-d’Ivoire dans la nuit du 14 février 2011, en ayant quitté Cotonou le 13 février au matin, à bord d’une voiture…

A ton arrivée à Abidjan, que s’est-il donc passé pour que tu n’aies pas accès au président Gbagbo, comme l’écrit « Le démocrate » ?

Ecoutez (d’après les renseignements), l’argent qui a été décaissé pour mon arrivée par le président Gbagbo et remis aux négociateurs a été détourné. Dès mon arrivée à Abidjan, ces derniers ont dressé un cordon de sécurité pour ne pas que je vois le président, ce qui les dévoileraient. C’est le ministre Tagro (informé par une de ses protégées) qui m’a reçu le 15 mars (que son âme repose en paix). C’est Désiré Tagro qui a saisi le Président Gbagbo pour un rendez-vous fixé au matin du 10 avril 2011. C’est en attente de ce rendez-vous (que j’ai voulu, en tête à tête, et hors du palais) qu’à ma surprise, le chef patriote Damanas Pickas m’appelle dans l’après midi du 09 avril, me demandant de le rejoindre chez le Président pour aider à faire cesser les bombardements sur la résidence par le biais de certains contacts à l’Elysée… Et malheureusement, je n’ai pu sortir de la zone où j’habite, à cause de l’intensité des tirs…

Et pourquoi es-tu resté à Abidjan après l’arrestation de Gbagbo et de son gouvernement le 11 avril 2011, alors que tout le monde fuyait l’avancée des FRCI ?

Toute la Gauche ne fuyait pas l’avancée des FRCI, car des militants, comme Bernard B. Dadié, président du CNRD, sont resté comme moi à Abidjan pour l’affronter. Mais en réalité, je ne voulais plus fuir… Lorsque j’ai entendu dans l’interview de Laurent Gbagbo à LCI ceci : « Si c’est pour donner le pouvoir à Alassane Ouattara, il faudra qu’on passe sur mon corps », j’ai compris que je ne devais pas sortir de la Côte-d’Ivoire. Car ces propos signifiaient politiquement que le Président était résolu, soit à mourir les armes à la main, soit arrêté et emprisonné à vie, à cause de l’intensité médiatique de la crise. Donc, nous étions à la fin de la philosophie de la « transition pacifique à la démocratie », cher au Front Populaire Ivoirien.

Il fallait rapidement préparer une autre relève politique intérieure, avec un nouveau discours, une nouvelle dynamique nationale, dans le combat contre la France, qui manipule Alassane Ouattara, désormais choisi comme le nouveau sous-préfet local, qui vient dans la violence de la pacification néocoloniale. Le combat ivoirien pour la liberté changeait de visage…

Car à travers l’installation du pouvoir Ouattara à Abidjan, ce que vise en réalité Nicolas Sarkozy, c’est la liquidation définitive de la gauche nationaliste en Côte-d’Ivoire. C’est une feuille de route que lui a donnée le lobby colonial français, parce que c’est la gauche nationaliste seule, de part la position financière de la Côte-d’Ivoire dans la sous-région, qui pouvait organiser et répandre la lutte vers la révolution anticoloniale en Afrique noire francophone. Voilà pourquoi il fallait abattre le discours nationaliste des patriotes ivoiriens par un coup d’état, pour réinstaurer l’ancien régime.

Dans une longue interview accordée à un quotidien ivoirien (L’IA) du lundi 21novembre 2011, Jean-Marc Simon, l’ambassadeur de France en Côte-d’Ivoire, confirme cette version politique : « Nous avons déploré(…) depuis 2003(…) l’instrumentalisation d’un sentiment anti-français en Côte-d’Ivoire. A mon sens, il ne correspond pas du tout au sentiment réel et profond des ivoiriens, avec lesquels les français ce sont toujours parfaitement entendus. (…) Une nouvelle page s’ouvre désormais. Aujourd’hui, le sentiment des ivoiriens à l’égard de la France est plutôt un sentiment de forte attente. La France est prête à y répondre dans le respect de la souveraineté ivoirienne et sur la base d’un véritable partenariat ».

De quel ivoirien parle l’ambassadeur ? Celui du pouvoir Ouattara, où celui du peuple de gauche?

Certains proches du FPI en exil disent que c’est Soro Guillaume, ton ami, qui te protège à Abidjan, voilà pourquoi tu parle sans qu’on ne t’arrête pour te mettre en prison.

Et pourtant j’ai reçu des menaces de mort de la part des pro-Ouattara, au lendemain de ma seconde sortie dans les médias ivoiriens contre le dictateur d’Abidjan. Sortie pour laquelle j’ai été convoqué au ministère de l’intérieur et reçu par Ahmed Bakayoko le 14 Octobre dernier, à 15h. Vous savez, il n’ya que les ignorants en politique qui raisonnent ainsi.

Parce que la politique, c’est la conviction. Je ne parle pas de la politique politicienne, où tous les travers sont permis. Encore moins, de la politique des mange-mils, qui ont gravité autour de Gbagbo pour de l’argent et qui l’ont bradé en le vendant à moindre frais à l’ennemi. Je parle de la vraie politique dans laquelle on mène un combat de sacrifice individuel pour le peuple. Et en politique de combat, on n’est pas réellement amis quand on ne partage pas les mêmes idées. Soro Guillaume, c’est le leader de la FESCI que j’ai rencontré en 1999 à Paris (en compagnie de Martial Ahipeaud), quand il est venu en exil, contre le régime de Bédié qui voulait l’emprisonner.
Devenu en 2002 secrétaire général du MPCI, il m’a sollicité pour venir le rejoindre à Lomé contre le pouvoir de Gbagbo (en réalité, c’était pour donner une dimension nationale à la rébellion), j’ai refusé. Parce que je suis de gauche, et que Gbagbo est mon ami.

Il m’a encore sollicité en janvier 2011 par le biais d’un conseiller qui m’a appelé à Cotonou(BENIN), pour venir le rejoindre à l’Hôtel du Golf avec Ouattara, j’ai refusé. Et j’ai fait un choix idéologique en venant à Abidjan au secours de Gbagbo, qui est toujours mon ami.
Qui est politiquement Guillaume Soro depuis 2002, pour nous les militants de la gauche nationale de Côte d’Ivoire?

Guillaume Soro, c’est le chef de l’armée de la droite ivoirienne (pro-coloniale), réunie dans le RHDP. Il a eu pour mission du lobby colonial français, de faire bloquer l’application du programme du Front populaire ivoirien en Côte d’Ivoire, à travers la rébellion. Pour cela, lui et ses hommes ont tué plus de 400 personnes, en une demi-journée le 19 septembre 2002 à Abidjan. Officiellement, il vient d’enlever le masque de son appartenance idéologique à la droite, en adhérant avec les FN (devenu mouvement politique) au RHDP pour aller aux élections législatives.

Il ne peut donc pas me protéger contre Ouattara. Car Ouattara, c’est la France au pouvoir à Abidjan. Et Soro Guillaume, c’est le bras armé d’Alassane Ouattara et du lobby colonial Français contre la gauche nationaliste en Côte-d’Ivoire.

Sur la question de mon arrestation : Seul Ouattara sait pourquoi il ne m’arrête pas. Et moi, je ne recherche pas particulièrement qu’on m’arrête pour en faire un effet de gloire. Moi mon combat depuis 1983 dans les médias à Paris, c’est l’amélioration de la condition de vie du peuple ivoirien. Et dans ce combat, plus un militant formé est libre, mieux il sert la cause… Et aujourd’hui, je suis sur le terrain, c’est ce qui compte…

Quant au PDCI (bras politique du régime Ouattara) il s’est déjà exprimé sur la question de ma présence à Abidjan, au lendemain de l’interview contre Ouattara où je dis : « Ce pouvoir-là ne peut pas résister… »

En réponse dans « Le démocrate », les écrivaillons du vieux parti de la droite s’interrogent et précisent: « Bernard DOZA veut-il devenir un martyr en proférant ces menaces ?(…) Mais, ce n’est pas lui qui empêchera le gouvernement d’ADO de travailler pour le bonheur des ivoiriens ». J’ai demandé au PDCI de regarder ce qui va se passer bientôt.

Beaucoup disent que tu es de nationalité française, voilà pourquoi tu n’es pas inquiété à Abidjan ?

J’ai fait 33 ans en France alors on a déduit que je suis français. Il faut dire aux ivoiriens que la nationalité est une bénédiction de Dieu. Dieu a dit que je devais naître ivoirien, donc je suis ivoirien. Et lui seul sait pourquoi je reste ivoirien. Mais le fait est que je suis un militant nationaliste. Un nationaliste profondément radical. Et pour moi, prendre la nationalité du pays colonisateur comme un abri social et politique, et ensuite parler au nom du peuple ivoirien, signifie ne pas aimer son pays, donc trahir le combat de la libération nationale… C’est vrai, j’ai été marié à une française, mes enfants sont français. Je suis un journaliste français, avec une carte de presse, visée par le ministère de l’intérieur français, délivrée par la commission nationale des journalistes depuis 1988. Mais c’est une profession qui ne fait de moi un français.

Pendant les 33 ans que j’ai vécus en France, je n’ai jamais fait une demande de naturalisation pour devenir français. C’est un choix politique. Ma carte de séjour de 10 ans, je l’ai encore renouvelée en novembre 2008 à Paris. Je suis donc un étranger en France, comme je considère que la France et les français doivent rester étrangers en Côte-d’Ivoire, sans s’immiscer dans les affaires intérieures de mon pays. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui…

Tu as lancé le 15 septembre dernier, ton organisation CAP-Liberté à Abidjan. Pourquoi jusque-là, il n’y a pas de démonstration de force contre le pouvoir Ouattara ?

La politique, c’est un art qu’il faut apprendre et connaître avant de le pratiquer. Gbagbo a fait de 1969 à 1990 (21 ans) avant de lancer officiellement le FPI à Abidjan. Il a fait dix ans, avec le FPI (1990-2000) en parcourant toute la Côte-d’Ivoire, village par village, avant d’accéder au pouvoir politique en l’an 2000 grâce au peuple ivoirien qui a versé le sang : 300 morts face aux fusils mitrailleurs de la garde présidentielle du général Guéï.

Aujourd’hui à Abidjan, nous sommes sur un terrain ivoirien traumatisé par les bombardements massifs de mars-avril 2011. Il a fallu que je lance une diatribe violente contre Ouattara dans le journal ivoirien « Aujourd’hui », pour que les partis de gauche sortent enfin du traumatisme en tentant des manifestations timides contre le pouvoir dans les quartiers de Koumassi et de Yopougon…
Mais, depuis mon dernier appel dans les médias pour la résistance anti-Ouattara, les rédactions des journaux sont submergées par les coups de fils, mais c’est moi qui retarde. Car je veux rencontrer les militants par groupe de dix dans leurs quartiers d’origine. C’est une grosse entreprise car nous n’avons pas besoin de militants pour manifester, mais des combattants de la liberté qui doivent être prêt au pire… Cap-Liberté s’organise pour faire se dédire Alassane Ouattara. Mais pour l’instant, nous formons les militants.

A quel genre de formation ?

La formation au discours et au combat anticoloniaux et surtout la préparation mental, à la mort pour la patrie.

L’ennemi du militant de la liberté : C’est le doute, la peur et le découragement. Ces trois éléments nocifs ont été enfouis dans le mental ivoirien par le bombardement d’Abidjan. Et à ce propos, je continue nommément d’accuser Alassane Ouattara et l’ambassadeur de France, Jean-Marc Simon, d’avoir supervisé les attaques des hélicoptères et le bombardement de la ville d’Abidjan (depuis l’Hôtel du Golf).

Le lundi 21 novembre, Jean Marc Simon se justifie et se défend dans un quotidien ivoirien sur l’arrestation de Laurent Gbagbo et la mort de Désiré Tagro. Mais ce n’est pas assez, car Alassane Ouattara et Jean Marc Simon devront verser la somme de 25 millions CFA à chacun des 5 millions d’ivoiriens qui ont subi le traumatisme du bombardement d’Abidjan pendant deux semaines, alors qu’il n’y avait en face de la part des présumés armes génocidaires de Gbagbo, ni riposte au sol, ni riposte en l’air, ni riposte venant de la mer. Tous les officiers de l’armée ivoirienne, soudoyés par la France et Alassane Ouattara, ayant trahi la Côte-d’Ivoire, « refusant de mourir pour Gbagbo ». Les militaires de l’armée nationale, sans commandement, s’étant déculottés aux premières frappes des hélicoptères français, en s’habillant en civil pour rejoindre les domiciles privés, ont abandonné le Président à son sort…

La France et l’ONUCI ont donc réalisé un bombardement politique, qui vise en fait, le traumatisme de toute la population d’Abidjan, qui devra payer, pour avoir abrité le discours des partisans de Gbagbo, dans la lutte contre les intérêts français.

Nous irons devant la cour européenne des droits de l’homme pour cela, et si elle refuse de dire le droit, nous reviendrons dans notre pays, chercher le droit des peuples de Côte-d’Ivoire agressés.

De quoi est-il question exactement dans cette démarche… ?

Bernard DOZA : Du droit du peuple ivoirien au respect. Oui, la France doit apprendre à respecter l’homme noir dans son propre pays. Parce que déjà à Paris, les noirs sont considérés comme des sous-hommes parce que les peuples africains n’ont jamais pris le fusil pour la libération nationale. Sinon, où est le risque de la guerre ethnique d’Abidjan, qui a été brandi par les médias français pour justifier l’intervention armée d’Abidjan?

Cette méthode, c’est l’épopée de la Françafrique, qui rappelle les sinistres randonnées de Bob Denard. Or, l’ambassadeur Simon nous dit que la Françafrique est finie. Alors pourquoi la France après le bombardement d’Abidjan, n’a-telle pas montré à la presse et aux médias audio-visuels, les armes de destruction massives du génocidaire de Laurent Gbagbo ?

Alassane Ouattara, dans un discours à Cotonou au nom des intérêts de la France qui ne veut plus de nouvelles arrivées d’immigrés africains à Paris, à cause de la restauration de la destination Côte-d’Ivoire affirme : « Je rêve d’une Côte-d’Ivoire comme les Etats Unis d’Amérique ».
Je dis à Ouattara que la Côte-d’Ivoire ne sera pas les Etats unis d’Amérique, où les européens ont tué les indiens (peuples autochtones) pour prendre leur terre et conserver définitivement un pays qui ne leur appartient pas. La Côte-D’Ivoire ne sera pas le pays du « vivre ensemble » sans les autochtones ivoiriens, même si chaque jour ils sont dépouillés de leur terres par la horde des Frci au compte des populations de la CEDEAO, qui progressivement prennent possession de notre pays. Parce que nous allons combattre bientôt pour la conservation de notre terre…

Car, aujourd’hui, qu’est-qui reste au peuple autochtone de la Côte-d’Ivoire, vivant dans son propre pays ? Surtout quant les FRCI sont dans les plantations à Noé et dans l’Ouest, pour faire avaliser sous la menace des armes, la redistribution des terres des paysans aux allogènes étrangers, avec la complicité du pouvoir-Ouattara. Ce sont des faits et ils parlent d’eux-mêmes….

Face à cela, certains ivoiriens apeurés disent aujourd’hui : Laissez faire Dieu, le peuple ivoirien un jour en aura marre et il va se soulever et chasser Alassane Ouattara du pouvoir… Nous, nous disons à Cap-Liberté que seule l’action politique organisée paie, avec l’aide du Dieu Tout-puissant. Et Ouattara et ses forces nouvelles ont prouvé cela avec leurs dieux…. Mais le Psautier 144 dit en son verset7 à Dieu: « Etend tes mains d’en haut(…) Délivre-moi et sauve-moi de la main des fils de l’étranger, dont la bouche profère la fausseté et dont la droite est une droite mensongère!… ». Dans l’histoire moderne du monde capitaliste, seul le rapport de force sur le terrain dans l’affrontement social et politique aboutit à un résultat concret pour le peuple. Voilà pourquoi nous élaborons à Abidjan, une technique de la prise de parole contre l’impérialisme, fondée sur la base de faits établis.

Comme Ouattara dit que la Côte-d’Ivoire de la « liberté et du vivre ensemble » est de retour depuis le 11 avril 2011, donc nous sommes logiquement en Côte-d’Ivoire dans la plus grande démocratie d’Afrique noire, depuis la chute de Gbagbo. Il faut donc le prendre au mot sur son propre terrain… Et à ce niveau, nous le suivrons sur tous les chemins où il nous mènera, même celui de la guérilla urbaine. S’il ose tirer sur nos militants, nous ne resterons pas les bras croisés. Nous disons aux ivoiriens ceci : N’ayez pas peur.

Le Psaume 33V16 dit: « Ce n’est pas une grande armée qui sauve le Roi, ce n’est pas une grande force qui délivre le héros. Le cheval est impuissant pour assurer le salut et toute sa vigueur ne donne pas la délivrance ».

IvoireBusiness : Merci Bernard DOZA.

Propos recueillis au téléphone par Christian Vabé

 

 

Source ; lynxtogo

 

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