topblog Ivoire blogs

17 novembre 2011

Déclaration de la coordination FESCI en exil

 

KOUAME Charles dit Lumumba Secrétaire National Adjoint 2 aux affaires sociales.gif
Depuis que Mr Alassane Dramane OUATTARA a été parachuté au palais présidentiel du plateau après le coup d’état perpétré par la France, l’école ivoirienne a volé en éclat. Destruction, pillage des universités, des résidences universitaires, occupation desdites résidences par les dozos et soldats pro-Ouattara, nomination d’analphabète au poste de Ministre de l’Education Nationale, tout y passe.

Point besoin de s’interroger outre mesure puisque la formation et l’avenir de la jeunesse n’ont jamais constitués une priorité pour celui-ci.  Sinon  comment comprendre qu’après 7 MOIS d’exercice du pouvoir d’Etat aucun projet de réouverture des universités ne soit évoqué par OUATTARA et son gouvernement.

Souvenons-nous qu’aux premières heures du renversement du président LAURENT GBAGBO, les hommes de président du RDR se sont attaqués aux  Universités ainsi qu’à toutes les résidences universitaires. Détruisant, pillant tout sur leurs passages. Plusieurs étudiants ont été assassinés, brulés vifs, ou tués par balles quand les filles étaient violées. Cette situation a occasionné l’exil de milliers d’élèves et étudiants en passe de devenir des parias de la société. Notons qu’ils leurs est tout simplement reproché leur attachement et fidélité au Président légalement élu, le président LAURENT GBAGBO.

Aujourd’hui encore l’éminent professeur AKE N’GBO président de l’Université de Cocody est détenu  dans une prison au nord du pays tandis que celui de Bouake, même s’il est en liberté, n’a pas échappé à la furia de la bande armée du régime Ouattara car moleste et dépossédé de tout ses biens. Le professeur POAME Lazare garde encore les séquelles des moments de frayeur passés aux mains de ses bourreaux.

Aucun organisme national ou international n’ose lever le petit doigt pour condamner ces graves violations des droits de l’homme. Pis l’UNESCO a gardé un silence complice face à de telles dérives.

Le pouvoir OUTTARA a relégué au calen grec tout ce qui concerne l’enseignement en général et le supérieur en particulier. Ce, pour faire payer aux étudiants leur soutien à celui que le peuple souverain de COTE D’IVOIRE a choisi pour présider à sa destinée.

Les élèves et étudiants ont refusé hier et refusent encore aujourd’hui de s’allier à l’imposture du locataire du Palais Présidentiel et à la recolonisation de la nation ivoire par la honteuse France.  .

C’est pourquoi la coordination FESCI en exil exige :

 



  • La réouverture sans délai des universités et résidences universitaires fermées;

  • La libération immédiate des citées occupées par les forces pro-Ouattara ;

  • La libération du professeur AKE N’GBO président de l’université de Cocody ;

  • La libération de Mr MICHEL GBAGBO enseignant à l’UFR de criminologie à l’université de Cocody ainsi que de tous les enseignants emprisonnés ;

  • Le dédommagement de l’ensemble des élèves et étudiants pour tous les préjudices moraux, matériels et physiques du fait de la guerre menée a la COTE D’IVOIRE depuis 2002 par Mr OUTTARA et ses hommes ;

  • Face aux carences, à l’incompétence, l’incapacité et au degré d’analphabétisme dont fait preuve KANDIA CAMARA et au vue des résultats minables obtenus à l’occasion des récents examens de fin d’année, la coordination exige sa démission.


La coordination appelle l’UNESCO et les organisations des droits de l’homme a ouvrir les yeux et à dénoncer ce génocide intellectuel en cours en COTE D’IVOIRE .Ne dit-on pas que le silence devant un crime a son implication dans ce crime commis ? Alors que celles-ci ne se rendent pas complices de ce crime à grande échelle savamment préparé par OUATTARA et son gouvernement.

LA coordination FESCI en exil s’incline devant la mémoire des nombreux élèves et étudiants tués pour leur conviction par ADO et la France de SARKOZY parce qu’ils ont osé militer pour la vérité, la justice et l’indépendance. Sachez tout simplement que l’eau qui tombe de goutte à goutte finit toujours par percer le rocher le plus dur, de même la vérité finit toujours par triompher du mensonge et de l’imposture.

La coordination compatit à la douleur de tous ceux qui portent à ce jour les séquelles des attaques de OUATTARA.

A tous ceux qui ont échoué à leurs examens, du courage  et sachez que vous n’êtes pas moins bons que les autres mais plutôt que vous avez été victimes des tares du système politique actuel.

Aussi, ne pouvant y avoir d’école performante sans démocratie véritable, la coordination demande-t-elle à tous les élevés et étudiants de Cote d’Ivoire de se mobiliser et se tenir prêts pour les futurs batailles car l’histoire de notre nation ne s’écrira pas sans nous. De la vérité sur les Présidentielles de novembre 2010, dépendra les assises démocratiques de notre pays dont dépendent la santé de l’école ivoirienne. La France par ses armes ne peut nous imposer un Président qui s’évertue à sacrifier notre avenir.  La frayeur des armes passée, que s’engage la lutte pour l’éclatement de la vérité et de la libération de la mère patrie.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !!!


Pour la coordination de la FESCI en exil,
Le Secrétaire General
KOUAME Charles dit Lumumba
Secrétaire National Adjoint 2 aux affaires sociales


source : KOUAME Charles dit Lumumba

http://abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=3038

Les commentaires sont fermés.