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17 novembre 2011

ACCUSATION DE BOURGI : « L'AFFAIRE DES MALLETTES AFRICAINES » CLASSÉE SANS SUITE PAR LE PARQUET DE PARIS.

L'« enquête préliminaire » ouverte après les accusations de l'ex-conseiller officieux de l'« Élysée »Robert Bourgi, qui affirmait avoir transporté des fonds africains occultes pour le compte d'hommes politiques français, et dont une partie a été remise à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin a été classée « sans suite ». Source : « AFP ».



L'avocat franco-libanais Robert Bourgi, le 07 septembre 2009 sur RTL.


Dans une interview au « JDD » le 11 septembre 2011, l'avocat avait affirmé avoir transporté à plusieurs reprises dans des valises des sommes provenant de chefs d'Etat africains, pour un montant de quelque 20 millions de dollars, pour les remettre à MM. Chirac et Villepin.

Le « parquet de Paris » a classé « sans suite » l'« enquête » ouverte après ces déclarations, les allégations de M. Bourgi ne pouvant être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations, a indiqué mercredi 16 novembre 2011 une source judiciaire à l'« AFP ». A supposer que les remises de fonds soient avérées, en raison de la période visée (1997-2005), l'« infraction » serait prescrite, a précisé le « parquet ».

M. Bourgi ne souhaite pas réagir à la « décision » du « parquet », a-t-on appris auprès de son entourage. L'ancien conseiller de l'ombre chargé des affaires africaines avait également accusé Jean-Marie Le Pend'avoir lui aussi reçu des « fonds occultes » de chefs d'Etat africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988.

La « loi de 1995 » sur le financement de la vie politique prévoit des peines de cinq ans de prison pour ce type d'infraction mais les « faits » sont prescrits au bout de trois ans. A la suite des accusations de M. Bourgi, le «parquet de Paris » avait diligenté le 13 septembre 2011 une « enquête préliminaire ». M. Bourgi avait été entendu par les enquêteurs de la « brigade financière » le 22 septembre 2011.


« JAMAIS MOINS DE 5 MILLIONS DE FRANCS »

Dans son interview au « JDD », puis à plusieurs reprises dans d'autres médias, Robert Bourgi disait avoir «participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne, à la mairie de Paris ». Selon lui, « il n'y avait jamais moins de 5 millions de francs. Cela pouvait aller jusqu'à 15 millions ».

Celui qui se présente volontiers comme le successeur de Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » de l'«Élysée » des gaullistes, avait expliqué avoir recueilli des fonds de cinq chefs d'Etat africainsAbdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso(Congo-Brazzaville) et Omar Bongo (Gabon).

Il s'était ensuite rétracté sur ses accusations contre M. Wade, affirmant s'être trompé. A plusieurs reprises, M.Bourgi a affirmé que Nicolas Sarkozy, dont il s'est rapproché en 2005, a mis un terme à cette pratique.


NICOLAS SARKOZY AUSSI ÉPINGLÉ

Mais dans l'ouvrage de Pierre Péan : « La République des mallettes », l'ancien « M. Afrique » de Jacques Chirac, le diplomate Michel de Bonnecorse, accuse M. Bourgi d'avoir remis en 2006 une valise avec de l'argent d'Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso « aux pieds du ministre de l'Intérieur » de l'époque,Nicolas Sarkozy.

Accusations « scandaleuses », avait réagi l'ancien secrétaire général de l'« Élysée » et actuel ministre de l'Intérieur Claude Guéant qui reconnaît des rencontres fréquentes avec M. Bourgi, « tous les mois » lorsqu'il était à l'« Élysée », mais uniquement parce que l'avocat est « un bon connaisseur de l'Afrique ».

M. Bourgi a également été entendu le 05 octobre 2011 dans le cadre de l'« enquête » sur les « biens mal acquis » en France par des chefs d'Etat africains.

Source : NERRATI

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